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Sourate An-Nissa’


 
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rym
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MessagePosté le: 04/09/2008 12:09:42    Sujet du message: Sourate An-Nissa’ Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh


Sourate An-Nissa’ (Les femmes)

Sourate An-Nissâ’ est une sourate médinoise qui fut révélée après sourate Al-Moumtahana (L’Eprouvée). Avec ses cent soixante-seize versets, elle est la quatrième dans l’ordre du Coran à la suite de ‘Âl-‘Imrân.
C’est la sourate de l’équité et de la miséricorde surtout envers les plus faibles. Après qu’Al-Baqara ait dessiné la responsabilité des Musulmans envers la Terre et exposé le système du vicariat, ‘Âl-‘Imrân nous invitait à nous en tenir fermement à ce système authentique et traitait de la responsabilité jetée sur les épaules des croyants. An-Nissâ’ leur fait suite pour nous apprendre que celui qui est responsable de la Terre doit être juste et miséricordieux envers les plus faibles dont il porte la responsabilité. C’est comme si la qualité essentielle des responsables de la Terre devait être l’équité.
An-Nissâ’ traite ainsi des droits sociaux des plus vulnérables, mentionnant les orphelins, les esclaves, les serviteurs, les héritiers et en particulier les femmes, en plus des droits de la minorité non musulmane sous la tutelle des Musulmans. Elle s’adresse également aux faibles eux-mêmes et leur apprend comment se comporter dans les situations diverses. A tout cela viennent s’ajouter des propos au sujet de l’étranger de passage, des deux parents et de la façon de les traiter.
C’est la sourate de la miséricorde et de l’équité dont, avec la faiblesse, elle parle d’une façon merveilleuse. C’est un exemple du caractère inimitable du Coran dont les répétitions ne sont jamais ennuyeuses pour le lecteur.
 

Un titre significatif : le point de départ.
La sourate a reçu ce nom parce que si l’homme est équitable et compatissant envers sa femme il saura l’être avec tous les faibles.
C’est la sourate de ceux qui sont faibles ou qui ont peu de pouvoir comme la femme, et Allah a choisi la femme pour les représenter et donner ce nom à cette sourate. C’est comme si Allah disait : Avant de vous donner la Terre en dépôt de confiance, montrez-Moi votre comportement chez vous, car si vous êtes équitables et compatissants dans votre foyer, vous le serez envers la société. Cette équité dans les familles est l’échelle de mesure pour l’équité des Musulmans dans l’épreuve du vicariat sur Terre. Trouverons-nous après cela des personnes qui prétendent que l’Islam abuse de la femme et ne la traite pas équitablement ?
Ces allégations n’apparaîtront jamais à celui qui lit le Coran et surtout sourate An-Nissâ’ qui, toute entière, traite de l’équité et de la compassion envers la femme. Elle vient après ‘Âl-‘Imrân qui a présenté Maryam et la femme de ‘Imrân comme des exemples de  foi solide et semblait préparer la célébration de la femme.
Examinons ensemble ses versets bénis et promettons-nous durant leur lecture d’être équitables avec tout le monde, et avec les plus faibles en particulier.
 

Le pilier du vicariat : l’équité.
La sourate commence par une démonstration claire de son objectif : “Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes.verset 1. Ce verset nous fait remarquer que l’origine est la même pour tous les êtres qui proviennent “d’un seul”. Pourquoi alors l’injustice ? Les femmes ont été créées des hommes et c’est une invitation franche à la compassion envers elles comme dans ce hadith du Prophète : “Les femmes sont les germaines des hommes.” 
Comme la justice doit être la règle générale pour toutes les nations, la sourate commence avec un appel universel “Ô hommes !”, à la différence de Al-Mâ’ida (La Table Servie) qui commence par un appel aux croyants “Ô les croyants !” Il est impossible à une nation d’arriver à la suprématie sur Terre par l’injustice, car l’équité est le pilier de la royauté, de la stabilité et du vicariat.
Il a été dit que : [[i]Les affaires des gens sont bien en ordre avec le règne de l’équité dans un milieu où sévit le péché, plus qu’avec le règne de l’injustice sans péchés. C’est pourquoi Allah hausse la nation équitable voire incroyante et non l’injuste même musulmane.[/i]] Ainsi que : [[i]Le monde perdure avec la justice même dans un milieu païen, et jamais avec l’injustice même dans un milieu musulman[/i].] “Le Recueil des Fatwa” (Recueil des avis juridiques).
Notez que sourate  An-Nissâ’ commence avec des paroles à propos de la piété : “craignez Allah, afin que vous réussissiez”, de même que la fin de ‘Âl-‘Imrân: “Ô hommes ! Craignez votre Seigneurverset 1.
 

Ne mangez pas le feu.
Le second verset de la sourate avertit de l’injustice contre une autre catégorie d’individus faibles dans la société, les orphelins : “Et donnez aux orphelins leurs biens; n’y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres : c’est vraiment un grand péché.” Ensuite viennent ces paroles d’Allah (que Son nom soit exalté) : “Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins...” L’Arabe élevait l’orpheline à ses frais à elle. De plus, une fois qu’elle avait grandi, si ce tuteur désirait l’épouser, il ne lui donnait pas son dû en dot comme pour une autre. Le verset est venu défendre cette catégorie vulnérable et nous y trouvons la fameuse loi de la polygamie qui décrète : c’est l’équité, ensuite l’équité et encore l’équité ou bien c’est une seule femme : “mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celle-ci, alors une seule.
 

La dot : le droit de la femme de bon cœur.
Ensuite, le quatrième verset vient instaurer le droit de la femme à la dot et affirmer l’importance de leur donner leur droit de bon cœur : “Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur.verset 4.  
Remarquez cette compassion entre les deux époux, solidement établie par le verset de la dot. L’homme est invité à donner de bon cœur tandis que la femme a le choix entre maintenir son droit ou en laisser une partie, également de bon cœur, à son mari. Un verset magnifique qui réunit la revendication de donner leur droit aux femmes et l’échange de sentiments intimes.
 

L’équité, même avec les inintelligents.
Les versets continuent pour instaurer l’équité envers les différentes classes de la société mêmes les inintelligents : “Et ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allah a fait votre subsistance. Mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtement; et parlez-leur convenablement.verset 5. Les inintelligents désignent ici ceux qui ne peuvent pas prendre soin de leur fortune et qui la dilapideraient si elle leur était confiée. Même cette catégorie de personnes n’est pas supposée subir d’injustice et être lésée comme c’est parfois le cas sous prétexte de leur incapacité à gérer leurs biens.
Le sixième verset décrète le droit des orphelins à reprendre leur argent à l’arrivée à l’âge adulte : “Et éprouvez (la capacité) des orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent (l’aptitude) au mariage; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu’ils ne grandissent.
Le septième verset instaure le droit de la femme à l’héritage dont les Arabes de la Jâhiliya (époque d’ignorance d’avant l’Islam) l’avaient privée : “Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée.
Le huitième verset unit l’équité à la bienfaisance : “Et lorsque les proches parents, les orphelins, les nécessiteux assistent au partage, offrez-leur quelque chose de l’héritage, et parlez-leur convenablement.
 

Protéger vos enfants après vous, grâce à l’équité.
Le neuvième verset corrige une fausse conception très répandue. Un grand nombre de personnes transgressent les droits des autres et sont agressifs pensant garantir l’avenir de leurs enfants après leur mort. Mais cette sourate nous apprend le contraire : “Que la crainte saisisse ceux qui laisseraient après eux une descendance faible, et qui seraient inquiets à leur sujet; qu’ils redoutent donc Allah et qu’ils prononcent des paroles justes.” Soyez équitable avec autrui et dites des paroles justes, Allah protègera vos enfants.
Ensuite, le dixième verset vient nous avertir fermement contre l’injustice : “Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l’Enfer.
 

L’héritage équitable.
Les lois concernant l’héritage des garçons et des filles suivent : “Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles.” verset 11.  C’est également l’équité parce que la distribution de l’héritage ne se base pas sur la préférence ou l’égalité entre le garçon et la fille mais sur la somme des devoirs et des responsabilités de chacun. L’homme a pour devoir de pourvoir aux dépenses de sa maison et de sa famille tandis que la femme n’en a pas. Son mari devra subvenir à ses besoins et elle gardera sa part d’héritage intacte.
Le douzième verset détaille les règles d’héritage entre époux, également avec équité : “Et à vous la moitié de ce que laissent vos épouses, si elles n’ont pas d’enfants.
En résumé, à chaque fois que vous sentez que vous devenez moins équitables, spécialement avec votre femme ou les catégories des faibles, relisez sourate An-Nissâ’ et voyez si vous vous y conformez.
 

Ce sont là les commandements d’Allah.
Deux versets significatifs viennent inciter à l’équité et avertir contre l’injustice et la transgression des commandements d’Allah : “Tels sont les ordres d’Allah. Et quiconque obéit à Allah et à Son messager, Il le fera entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Et voilà la grande réussite. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. Et celui-là aura un châtiment avilissant.versets 13, 14.
Et, si une personne commet une injustice ? Le verset 17 répond de suite : “Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est Omniscient et Sage.
 

La devise de la sourate : comportez-vous convenablement envers elles.
Les versets reprennent ensuite le sujet de l’équité envers les femmes et avertissent contre la prise de l’héritage des femmes contre leur gré : “Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré.verset 19.Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles.” Cette dernière ordonnance “comportez-vous convenablement envers elles” ne signifie pas seulement que l’homme ne doit pas être injuste envers sa femme mais les savants disent qu’il doit même supporter ses offenses, faire preuve de patience avec elle et essayer de l’amadouer pour apaiser sa colère comme le faisait le Prophète (BP sur lui). Le verset continue pour dire : “Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien.” verset 19.

Un engagement solennel
Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une un quintâr, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ?” Ce verset 20 unit l’équité au réalisme dans le comportement envers les femmes. Premièrement, comportez-vous convenablement envers elles et ensuite si vous ressentez de l’aversion pour elles, patientez. Si vous n’y parvenez pas et que vous désirez substituer une épouse à la place de l’autre, gare à vous de reprendre quelque chose de sa dot même si c’est un quintâr (grande unité de mesure). Le verset est rigoureux là-dessus “Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? ” Pourquoi ce terme d’injustice ici ? Parce que lorsque les Arabes voulaient substituer une femme à une autre, ils lui lançaient une accusation injuste pour l’obliger à rendre tout ce qu’ils voulaient de la dot. Ce vingtième verset est venu les admonester.
Nous trouvons ensuite un des plus beaux versets du Coran. Il vient attendrir les cœurs des époux et attirer l’attention sur la solennité du contrat de mariage et sa sublimité : “Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? ” La profondeur de la relation entre les époux apparaît dans ce verset 21 et rappelle au mari les dizaines de belles scènes qui ont eu lieu de nuit, de jour, dans la chambre à coucher, avant la détérioration des relations avec sa femme.
Quant au serment solennel c’est le contrat de mariage que l’homme a signé lorsqu’il a mis sa main dans celle du tuteur de sa femme et qu’il a dit : “Par le Livre d’Allah et la Sunna (tradition) de Son messager.” C’est un avertissement catégorique à tout mari de ne pas manquer à ce serment fait au nom d’Allah. Il est à noter que l’expression engagement solennel” n’apparaît que trois fois dans le Coran : une fois avec les prophètes qui l’ont honoré dans sourate Al-’Ahzâb (Les Coalisés) ; une seconde fois avec les Banî Isrâ’îl qui l’ont trahi et une troisième fois pour le mariage.
 

L’Islam honore la femme.
La femme a été souvent opprimée tout au long de l’Histoire et l’Islam est venu lui rendre ses droits avec sourate An-Nissâ’. Par exemple, à la mort de son père, l’homme héritait de toutes les possessions voire même des femmes de ce dernier, à part sa mère. C’était une grande humiliation pour elles. Mais le verset 22 est venu interdire cet acte ignoble : “Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite !”.
Les versets se suivent pour nous entretenir d’un autre droit dont personne ne s’occupait, le mariage des esclaves. Si un homme n’a pas les moyens d’épouser une femme chaste, c’est-à-dire libre, et désire prendre une esclave, le verset dit : “épousez-les avec l’autorisation de leurs maîtres (Waliy)”. Dans la version arabe, le terme maître a été exprimé par celui de Ahl, qui généralement désigne “Parents”, pour inciter à la compassion envers les esclaves et par égard pour leurs sentiments : “Et épousez-les avec l’autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable.verset 25 qui veut dire, payez leur dot de bon cœur et ne les lésez pas parce que ce sont des esclaves.
 

Non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins.
Le verset suivant s’adresse aux femmes : “ non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins” pour les avertir contre les relations illicites avec les hommes (sous prétexte d’amitié). La femme est considérée comme vulnérable parce que son cœur est délicat et ses sentiments violents. La sourate montre la miséricorde et la compassion de l’Islam envers elle. En effet l’Islam l’empêche d’avoir un ami afin de lui éviter une déception qui est inévitable dans une relation illicite, et qui peut détruire sa vie et sa réputation. Ô vous les filles ! Vous êtes chères à Allah (que Son nom soit exalté) et l’Islam a de l’égard pour vos sentiments et veut vous éviter d’être un jeu entre les mains de jeunes hommes irresponsables.
 

L’allègement du châtiment envers les faibles.
Toujours au sujet du verset 25 qui nous signale un aspect unique de l’équité de l’Islam et de sa compassion envers les faibles : “Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l’adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées.” C’est le contraire de ce qui était d’usage dans les lois anciennes romaines ou hindoues qui redoublaient les châtiments pour les classes inférieures tandis que l’Islam les allège.
Les versets (26, 27, 28) nous rappellent la miséricorde et la compassion d’Allah envers l’humanité entière, qui est en même temps de la compassion envers les faibles puisque le verset dit : “car l’homme a été créé faible. Lisez et admirez comment Allah nous démontre Sa miséricorde et Sa Justice et nous rappelle notre faiblesse au milieu des versets qui nous invitent à la pitié envers les catégories faibles.
Allah veut vous éclairer, vous montrer les voies des hommes d’avant vous, et aussi accueillir votre repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. Et Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous vous incliniez grandement (vers l’erreur comme ils le font). Allah veut vous alléger (les obligations,) car l’homme a été créé faible.
 

L’équité dans les biens et les individus.
Après avoir traité différents aspects de l’équité (envers la femme, la famille et la société), la sourate en vient à l’équité dans le commerce et les transactions monétaires : “Allah veut vous alléger (les obligations,) car l’homme a été créé faible.” Ensuite, à l’équité envers la vie humaine avec l’interdiction de l’homicide : “Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous.
 

Pas d’outrance ni de laxisme.
Le verset 34 établit les règles à l’intérieur de la famille musulmane parce que l’homme, à force de vouloir être équitable avec sa femme, peut aller jusqu’au laxisme voire au manque de fermeté et l’encourager inconsciemment à faire le mal. Le verset nous décrit un des aspects de l’équilibre en Islam, une fermeté accompagnée d’équité : “Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les.” La femme est appelée légalement à obéir à son mari pour que la vie en famille se régularise. Si l’homme donne son dû à la femme, il ne faut pas qu’il la laisse faire tout ce qu’elle veut par peur d’être injuste. La fermeté est nécessaire et le verset dénombre les degrés de remontrances à utiliser au besoin : l’exhortation, la séparation dans la couche et ensuite une légère correction. Il faut remarquer que le châtiment corporel n’a lieu qu’en cas de grave violation des droits conjugaux et de grave désobéissance risquant de détruire la famille. Il ne faut y recourir qu’exceptionnellement et pas n’importe quand sous prétexte que cela a été permis par le Coran. Il ne faut pas non plus oublier que cette correction doit suivre plusieurs règles et ne pas faire mal à la femme mais seulement lui faire sentir sa faute. 
Nous avons pour modèle le Messager d’Allah (BP sur lui) qui n’a jamais frappé une femme ou même une servante.
 

Ne vous faites pas du tort à vous-mêmes.
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé.verset 36. Les versets continuent à parler d’équité et à avertir contre le polythéisme qui est la plus grande des injustices comme cela est dit dans la sourate Louqmân : “ car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme.verset 13. Ensuite, le verset 36 dispense l’équité aux diverses classes de la société surtout aux plus faibles : “Agissez avec bonté envers (vos) père et mère” lorsqu’ils deviennent âgés et : “les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant.
Voyez-vous comment les versets de la sourate, même différents dans leur contenu, renforcent et servent le même axe qui est l’équité sous toutes ses formes.
 

Les obstacles devant la justice et la miséricorde.
La sourate parle ensuite des défauts humains qui entravent l’équité et la compassion envers les faibles. Le verset 37 commence par mentionner l’avarice : “Ceux qui sont avares et ordonnent l’avarice aux autres, et cachent ce qu’Allah leur a donné de par Sa grâce.” Ensuite, l’hypocrisie et la vanité dans le verset 38 : “Et ceux qui dépensent leurs biens avec ostentation devant les gens, et ne croient ni en Allah ni au Jour dernier. Quiconque a le Diable pour camarade inséparable, quel mauvais camarade !
 

Allah ne cause pas un atome d’injustice.
Après toute cette bienséance, Allah (que Son nom soit exalté) nous rappelle Ses grâces. Et puisqu’il est si généreux dans Sa justice, comment refusons-nous de traiter les autres équitablement : “Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d’un atome. S’il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part.verset 40.
Le verset qui suit nous rappelle que le Prophète (BP sur lui) témoignera de notre équité au Jour de la Résurrection : “Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te (Mohammed) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ?” C’est comme si Allah disait à l’injuste : Attention, le Prophète témoignera de ton injustice. Et au juste: Réjouis-toi, ton bien-aimé attestera de ton équité.
Un verset fondamental qui représente le cœur de la sourate vient ensuite : “Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droits, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout.verset 58.
 

La justice repose sur l’obéissance à Allah et à Son messager
Ce sens est évident dans le verset suivant : “Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement).verset 59.
Recourir aux lois d’Allah et ramener tout différend au Livre d’Allah et à la Sunna de Son Messager est le garant de la justice et de la miséricorde dans la société, quand bien même il en paraîtrait autrement. Cela est évident dans le verset 64. Si le croyant désobéit aux ordres d’Allah et de Son messager, il se fera du tort à lui-même : “Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement).Comment donc réaliser la justice parfaite ? Le verset 65 répond avec clarté : Non!... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence].” Ô vous les Musulmans ! Référez-vous au Livre d’Allah et à la Sunna du Prophète. Soumettez-vous aux sentences de ce dernier et   attention d’hésiter ou de vous abstenir d’obéir à ses ordres pour qu’il atteste en votre faveur dans l’au-delà.
 

Le combat dans le but de préserver les droits des faibles.
Un Hizb entier depuis le verset 74 parle de combat : “Qu’ils combattent donc dans le sentier d’Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future.” Quel rapport y a-t-il entre le combat et la justice ? Le maintien de la justice dans une société nécessite de la force pour défendre les droits des plus faibles. En effet, dans l’Islam, le combat n’est pas de l’antagonisme ni un but en soi mais un moyen servant un but particulier. La preuve : “Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : «Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur» verset 75. Il est à remarquer que la plupart des versets au sujet du combat sont venus dans la sourate An-Nissâ’ parce que les femmes sont les premiers producteurs d’hommes et parce qu’elles luttent dans leurs foyers. La femme qui supporte certaines pressions de la part de son mari subit le martyre chaque jour cent fois. Aussi les sentences au sujet du combat sont-elles venues pour lui dire : Ta patience envers ton mari est une lutte pour la grâce d’Allah dans le but de préserver ta famille.
 

L’influence des médias sur la justice.
Un verset important vient également dans le même Rub‘ (quart) à l’adresse des responsables de l’information pour signaler l’effet des médias sur la justice : “Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S’ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d’entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement).verset 83. Les médias peuvent paraître dangereux pour le juge intègre ou l’opinion publique parce qu’ils influencent leur jugement et leurs sentences. Aussi faut-il prendre les informations de leur source et ne pas essayer de les deviner ou de les commenter. Ce message concerne les Musulmans de nos jours qui doivent s’assurer des informations que diffusent les médias et les vérifier.
 

Le danger de l’hypocrisie.
Un  Rub‘ entier vient ensuite mettre en garde contre le danger des hypocrites pour la société : “Qu’avez-vous à vous diviser en deux factions au sujet des hypocrites? Alors qu’Allah les a refoulés (dans leur infidélité) pour ce qu’ils ont acquis.verset 88. La présence d’hypocrites dans la société est malsaine et conduit à la perte des principes d’équité et de respect des droits des plus faibles.
Les versets nous prennent ensuite vers l’apogée de la justice qui se manifeste dans le combat : “Ô les croyants ! Lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier d’Allah, voyez bien clair (ne vous hâtez pas). verset 94. C’est l’éthique de guerre dont les Musulmans furent les pionniers.
 

Sois positif pour obtenir la justice.
Jusque là, le Coran s’adressait aux puissants et aux responsables et leur ordonnait d’être justes envers les faibles et d’avoir de la compassion pour eux. Avec le verset 97, il demande aux plus faibles eux-mêmes d’être positifs, actifs, de ne pas se résigner et s’humilier. Ils ne doivent pas penser que leur devoir sur terre consiste à attirer la compassion des gens : “Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : «Où en étiez-vous?» (à propos de votre religion) - «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront : «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?» Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination !
 


Le raccourcissement de la Salât : une miséricorde d’Allah.
Allah attire ensuite notre attention sur Sa miséricorde envers Ses créatures et Ses serviteurs et le verset 101 vient nous parler des cas de raccourcissement de la Salât au moment, entre autres, où l’on craint le danger : “Et quand vous parcourez la terre, ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la Salāt.” Allah nous témoigne de la miséricorde pour nous apprendre à en témoigner envers les autres.
 

Avec les minorités non musulmanes.
Enfin, nous arrivons à la justice envers les minorités non musulmanes dans une société musulmane. Un homme au temps du Prophète (BP sur lui) avait volé et accusé un Juif à sa place. Un autre musulman qui savait la vérité, fit un faux témoignage en faveur du voleur pour lui éviter la punition sous prétexte de fraternité.
Le verset lance un avertissement sévère aux Musulmans : “Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu’Allah t’a appris. Et ne te fais pas l’avocat des traîtres.verset 105. Ensuite, le ton devient véhément envers l’injuste : “Et quiconque acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se rend coupable alors d’une injustice et d’un péché manifeste.” Allah a ainsi témoigné du haut des sept cieux de l’innocence du Juif pour réaffirmer les règles de l’Islam dans ses rapports avec les autres religions.
 

Retour aux femmes.
La fin de la sourate se penche à nouveau sur les lois concernant les femmes, mettant l’accent sur les principes de la justice et de la compassion : “Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : «Allah vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines.verset 127. Nous y voyons également une seconde invitation à l’équité dans la polygamie : “Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l’une d’elles, au point de laisser l’autre comme en suspens.verset 129. La laisser ainsi ni mariée ni divorcée est injuste. C’est un mauvais emploi de l’autorité de l’époux.
 

Soyez d’une justice stricte.
Puis ce même verset nous rappelle l’objectif de la sourate : “Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu’] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
Il nous ordonne donc d’être strictement équitables et de ne pas suivre nos passions qui risquent d’être la cause de beaucoup d’injustices parmi les gens.
 

L’injustice des gens du Livre.
La sourate entreprend ensuite la critique de quelques méfaits des gens du Livre se rapportant au même sujet que la sourate, et met en garde les Musulmans de les imiter : “C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites. verset 160. Qu’avaient-ils fait ? “… et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens.verset 161.
Les versets continuent ainsi : “Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas «Trois». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur. Jamais le Messie ne trouve indigne d’être un serviteur d’Allah, ni les Anges rapprochés [de Lui]. Et ceux qui trouvent indigne de L’adorer et s’enflent d’orgueil... Il les rassemblera tous vers Lui.versets 171,172. La mention de la déviation de la croyance des Chrétiens et l’altération de leur Livre sert le même sujet que celui de la sourate. En effet la faiblesse et l’oppression de la première génération des Chrétiens par les Romains furent la cause de leur déviation. Comme si le message ici était : Vous les croyants, veillez à ce que votre religion soit forte, soutenez-la afin qu’elle ne subisse pas les déviations et les altérations qu’a subies celle des gens du Livre.
Ensuite, deux versets lancent un avertissement solennel contre l’injustice : “Ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l’injustice, Allah n’est nullement disposé à leur pardonner, ni à les guider dans un chemin (autre) que le chemin de l’Enfer où ils demeureront éternellement… versets 168,169.
 

La sourate An-Nissâ’ est celle de la justice et de la miséricorde pour toutes les classes de la société. Elle se distingue par le fait qu’elle contient le plus grand nombre de beaux attributs d’Allah dans ses derniers versets (42). Ils comprennent ceux qui ont trait à la science, la sagesse (Omniscient, Sage), la puissance, la miséricorde et le pardon. Tous démontrent la justice d’Allah et Sa miséricorde dans les sentences qu’Il a décrétées pour réaliser la justice.
Mon frère, lis la sourate An-Nissâ’ avec l’intention d’être juste, dans ta maison, avec tes proches (spécialement ta femme et tes enfants), tes voisins et toute la société quelles que soient leur religion ou leur classe sociale.

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
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MessagePosté le: 04/09/2008 12:09:42    Sujet du message: Publicité
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