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Al-Khadir aleyhi salam


 
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Imam Al-hafidh Al-Iraquiy
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MessagePosté le: 01/01/2007 13:46:04    Sujet du message: Al-Khadir aleyhi salam Répondre en citant
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
ِ

Allah dit dans sourat Al-'A^raf / 176 :
فَاقْصُصِ الْقَصَصَ لَعَلَّهُمْ يَتَفَكَّرُونَ
ce qui signifie :
"Rapporte les récits, puissent-ils faire réfléchir".

Nombreux sont les récits dans le Qour'an Honoré qui rapportent les nouvelles de certaines communautés antérieures. Celui qui étant bien guidé, aura suivi les messagers, Allah lui donne un pouvoir sur terre. En revanche, celui qui dément, se rebelle et qui est mécréant, Allah le menace du châtiment, il périt et fait figure de moralité pour ceux qui viendront après lui.
Notre espoir est que le lecteur apprécie ces récits tirés du Qour'an Honoré et qu'il en tire la moralité. Que Dieu nous accorde la réussite pour accomplir ce qu'Il agrée.



Al Khadir ^alayhi s-salam
الخضر عليه السلام

Il a été rapporté qu'il s'appelle Al-Khadir, fils de Adam ^alayhi s-salam. Certains ont dit qu'il est le fils direct de Adam ^alayhi s-salam et d'autres ont dit qu'il s'appelle Balya' fils de Malkan fils de Falagh fils de ^Abar fils de Chalakh fils de Qaynan fils de 'Arfakhchadh fils de Sam, fils de Nouh ^alayhi s-salam. Il est donc un descendant de Nouh, selon cette autre version.
Ainsi selon ce deuxième avis, sa naissance a eu lieu avant la naissance de notre maître 'Ibrahim Al-Khalil puisque selon cette deuxième version, Al-Khadir est le fils de l'oncle paternel du grand-père de 'Ibrahim ^alayhi s-salam.
Il a été surnommé Al-Khadir (1). Parce qu'un jour qu'il s'était assis sur une terre aride et dépourvue de végétation, du fait qu'il avait pris place à cet endroit, elle s'était transformée en une terre verdoyante. Son surnom est Abou l-^Abbas.

Il a été rapporté que lorsque la mort devint proche pour Adam ^alayhi s-salam, il rassembla ses fils et leur déclara : « Ô mes fils, Allah va faire qu'un châtiment s'abattra sur les gens de la terre » et il leur annonça qu'il y aurait un déluge. Il leur recommanda que lorsque cela se produirait, ils transportent son corps avec eux sur l'arche et l'enterrent dans une grotte qu'il leur désigna et qui se trouve près du pays du Cham (2).
Le corps de Adam resta avec eux et les enfants rapportaient de leurs parents cette recommandation de Adam, jusqu'à ce que Nouh ^alayhi s-salam soit envoyé.
Avant que le déluge ne se produise, il emmena avec lui le corps de Adam sur l'arche puis la terre fut recouverte d'eau un certain temps.

Nouh redescendit sur une région de Babel et demanda à ses trois fils, Sam, Ham et Yafith, d'emmener le corps de Adam jusqu'à cette grotte que Adam leur avait indiquée et de l'y enterrer.
« La terre est inexplorée, lui expliquèrent-ils, c'est une terre qui nous est inconnue et nous risquons de ne pas retrouver notre chemin, nous attendrons que les gens se multiplient et deviennent plus nombreux ».
« Adam a invoqué Allah, leur dit Nouh, pour que Allah accorde à celui qui l'enterrera une longue vie jusqu'au jour du jugement ».
C'est ainsi que le corps de Adam fut confié, génération après génération, jusqu'à ce que vienne l'époque de Al-Khadir ^alayhi s-salam qui se chargea de l'enterrer. Or Allah a réalisé la demande que Adam avait formulée c'est-à-dire que Al-Khadir vivrait désormais longtemps, d'un temps que Allah lui a prédestiné.
Ceci constitue un premier avis concernant la longue vie de Al-Khadir.

Selon un deuxième avis, il a été dit que Dhou l-Qarnayn, qui était un saint et un vertueux avait gouverné la terre, de l'orient jusqu'à l'occident, et qu'il avait un compagnon parmi les anges appelé Rafa'il ^alayhi s-salam qui lui rendait visite de temps en temps.
Un jour, tandis qu'ils discutaient, Dhou l-Qarnayn l'interrogea: « Dis-moi comment, vous qui êtes au ciel, vous adorez Allah ? »
L'ange lui répondit en lui disant: « Que représente votre adoration par rapport à la nôtre ?! » c'est-à-dire votre adoration à vous les humains, par rapport à la nôtre qui sommes des anges. « Il y a, lui dit-il, dans le ciel, des anges qui sont debout et qui ne s'assoient jamais - c'est-à-dire qu'ils adorent Allah debout -, d'autres adorent Allah en inclination et ne se relèvent jamais, ils disent « Rabbana ma ^abadnaka haqqa ^ibadatik » c'est-à-dire « ô Seigneur, nous ne T'avons pas adoré de l'adoration la plus complète que Tu mérites » - c'est-à-dire qu'ils considèrent que ce qu'ils font est peu -. » C'est alors que Dhou l-Qarnayn pleura et dit :
« Ô Rafa'il, j'aimerais avoir une longue vie, de sorte à être de ceux qui obéissent à Allah véritablement. »
« Est-ce vraiment-là ce que tu veux ? », lui demanda Rafa'il
« Oui », répondit-il.
Alors Rafa'il ^alayhi s-salam lui révéla : « Allah a une source d'eau qui s'appelle ^Aynou l-hayat - la source de la vie -, celui qui en boit vivra une longue vie que Allah veut qu'il vive et ne mourra que lorsque Allah ^azza wa jall le fera mourir. »
« Et sais-tu où elle se trouve ? », lui demanda Dhou l-Qarnayn.
« Nous discutons, entre nous - c'est-à-dire les anges - dans le ciel, que Allah possède sur terre une obscurité qu'aucun humain ni jinn n'a pénétrée et nous pensons que cette source se trouve dans cette obscurité-là. »
Dhou l-Qarnayn rassembla par la suite les savants de la terre et les interrogea au sujet de la source :
« Nous ne la connaissons pas », lui dirent-ils.
« Est-ce que vous avez connaissance de l'existence d'une obscurité ? », leur demanda-t-il. Alors, un des savants l'interrogea :
« Pourquoi poses-tu la question à son sujet ? » Il l'informa de la raison. Le savant lui dit alors: « J'ai lu dans la recommandation de Adam, la mention de cette obscurité et qu'elle se trouve là où le soleil se lève. »
Dhou l-Qarnayn prépara son armée. Celui qui portait sa bannière, la bannière de son armée, c'était justement Al-Khadir ^alayhi s-salam.
Ils partirent et marchèrent douze années jusqu'à parvenir à l'orée de cette obscurité. Ce n'était pas une nuit mais plutôt quelque chose comme de la brume.

Dhou l-Qarnayn rassembla ses soldats, choisit deux mille cavaliers et mit à leur tête Al-Khadir qui les emmena à la recherche de cette source de la vie.
Ils progressèrent jusqu'à parvenir dans une vallée. Al-Khadir fit faire halte à ses compagnons et descendit à terre. Là il se retrouva au bord d'une source d'eau et il ôta ses vêtements.
L'eau était plus blanche que le lait et plus douce que le miel, il en but, fit son woudou' avec et s'y lava, puis il en ressortit, remit ses vêtements et revint.
Dhou l-Qarnayn toutefois ne put parvenir à cette source car il se perdit dans l'obscurité.

Al-Khadir ^alayhi s-salam est un prophète qui vit longtemps. Il vivait auparavant parmi les humains. Mais Allah ta^ala a fait que l'eau soit pour lui comme la terre pour nous.
Il vit actuellement à la surface de l'eau, solitaire, et on ne le voit pas. Mais il se peut qu'il se présente en un lieu et que dans toute l'assistance, une seule personne puisse le voir, tout comme nous allons le voir dans ce récit qui relate sa rencontre avec Mouça ^alayhi s-salam. Lorsqu'ils étaient tous deux sur un navire, Allah l'a voilé aux yeux des gens et ils n'ont pas pu le voir. Seuls ceux à qui Allah le prédestine le verront, comme les grands saints et d'autres.
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MessagePosté le: 01/01/2007 13:46:04    Sujet du message: Publicité
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MessagePosté le: 01/01/2007 13:49:48    Sujet du message: Al-Khadir aleyhi salam Répondre en citant
Al Khadir ^alayhi s-salam
- Sa rencontre avec le Prophète Mouça ^alayhi s-salam -


La raison de sa rencontre avec Mouça ^alayhi s-salam fut la suivante.
Allah avait sauvé les fils de 'Isra'il de Pharaon et de ses armées.
Notre maître Mouça (1) fit alors un discours qu'il adressa aux musulmans. Il les exhorta et leur rappela les bienfaits que Allah leur avait accordés.
Un homme parmi les fils de 'Isra'il lui dit : « Ô Messager de Allah, est-ce qu'il y a sur terre quelqu'un qui a plus de science que toi ? »
« Non » avait répondu Mouça. Or Allah fit savoir à Mouça qu'il convenait plutôt de dire : « Allah sait plus que moi s'il y a quelqu'un qui a plus de science que moi ou pas » et Allah lui révéla : « Qu'en sais-tu à qui J'accorde la science ? Il y a au bord de la mer quelqu'un qui a plus de science que toi. C'est Mon esclave Al-Khadir ».

La science que possédait Al-Khadir était la connaissance du fond des choses, c'est-à-dire des choses qui ne sont pas visibles, parce que cela lui était révélé. La science que possédait Mouça ^alayhi s-salam était la connaissance des lois et de la jurisprudence, concernant ce qui est apparent dans les paroles et les actes des gens.
Al-Khadir avait ainsi plus de science que Mouça dans des sujets bien particuliers et non dans l'absolu.
Lorsque Mouça l'apprit, il désira immédiatement le rencontrer tant il avait d'ardeur à rechercher la science et à quérir des connaissances qu'il n'avait pas. Il désirait ardemment rencontrer celui au sujet de qui on lui avait dit qu'il avait plus de science que lui.
Il y a en cela un signe important que le savant voyage pour demander et obtenir encore plus de science et qu'il profite de la rencontre des gens de mérite et des savants même s'ils se trouvent dans des terres éloignées. Telle est la conduite des vertueux grâce à laquelle les gens qui ont voyagé ont obtenu beaucoup de biens.
Mouça demanda à Son seigneur de lui faire rencontrer cet homme.
Allah lui révéla : « Va vers la mer, tu trouveras au bord de l'eau, un poisson, prends-le et donne-le à ton aide - c'est-à-dire celui qui t'aide et qui t'accompagne - puis reste toujours au bord de l'eau. Lorsque tu auras oublié le poisson et qu'il t'aura échappé, c'est là que tu iras rencontrer cet esclave vertueux, celui que tu recherches. Ce sera au confluent des deux mers. »
Allah ta^ala a fait savoir à Mouça l'état de Al-Khadir mais Il ne lui a pas fait connaître l'endroit exact où il allait le rencontrer, ce qui augmenta encore en Mouça son souhait de le rencontrer.
Et il a dit: « Je vais aller jusqu'au confluent des deux mers - là où les deux mers se rencontrent pour en constituer une seule - et j'y resterai aussi longtemps que nécessaire pour rencontrer ce grand savant. »
C'était-là un avertissement de la part de Mouça ^alayhi s-salam, lui qui appelait à la vérité, à la science et à la connaissance. II s'était préparé à supporter de grandes difficultés et une grande fatigue dans le voyage. Pour quelle raison ? Pour demander la science de la religion. Ceci est un avertissement pour celui qui veut apprendre. Même s'il voyage de l'orient à l'occident pour n'apprendre qu'une seule question de religion, cela en vaut la peine.

Mouça ^alayhi s-salam partit avec son aide appelé Youcha^ fils de Noun ^alayhima s-salam. II apprenait auprès de Mouça et l'accompagnait en étant à son service.
Ils prirent avec eux un poisson salé, conservé dans du sel et prêt à la consommation ainsi que du pain. C'était-là leurs provisions.
Lorsqu'ils arrivèrent au confluent des deux mers, il a été dit que ce sont les mers dites la mer de Perse et la mer des Romains, ils firent halte à l'ombre d'un rocher dans un endroit proche de la mer. Ayant posé leurs têtes, ils s'étaient assoupis.
Dans ce rocher il y avait une source d'eau, il a été dit qu'elle s'appelle ^Aynou l-hayat - la source de la vie - qui s'étend comme une petite cascade. Il n'y a pas une seule chose qui soit touchée par cette eau sans qu'elle devienne vivante par la volonté de Allah.
L'eau de cette source toucha ce poisson qui était conservé dans du sel. Le poisson remua, s'agita et s'échappa du récipient dans lequel il se trouvait pour plonger dans l'eau. Ce qui est étonnant, c'est que le poisson avait déjà été entamé, une moitié avait déjà été mangée et l'autre était restée. Ce fut un miracle pour Mouça ^alayhi s-salam.
Il a été mentionné que les gens de cette région avaient vu après ce miracle une nouvelle espèce de poisson, de la descendance de ce poisson-là. On ne trouve sur l'une des ses faces que des arêtes avec rien d'autre qu'une peau très fine tandis que l'autre face est charnue. C'était-là un signe que ce poisson était revenu à la vie après que sa moitié avait été consommée. Cette caractéristique est restée dans sa descendance.

L'aide de Mouça, Youcha^ s'était réveillé et avait constaté que le poisson s'était échappé de son récipient. II s'est dit : « Je ne vais pas réveiller le Messager de Allah, Mouça, maintenant. Je le lui dirai quand il s'éveillera. » Mais quand Mouça s'éveilla, son aide oublia de lui en parler et de lui dire que le poisson s'était échappé. Mouça de son côté avait oublié d'interroger son aide s'il avait vu quelque chose d'étonnant.
Ils poursuivirent leur route le restant de la journée et la nuit sans ressentir ni faim ni fatigue. Le lendemain, après avoir marché une longue distance Mouça dit à son aide : « Sers-nous enfin de ce repas, nous sommes fatigués de ce voyage. » En effet, Mouça n'avait ressenti la fatigue qu'après avoir dépassé l'endroit que Allah lui avait ordonné d'atteindre.
C'est alors que Youcha^ informa Mouça de l'incident. Ayant senti l'imminence de la rencontre avec Al-Khadir, Mouça répondit: « Voilà ce que nous voulions » c'est-à-dire nous voulions arriver là où nous devions perdre le poisson.

Ils rebroussèrent chemin et virent les traces qu'avait laissées le poisson dans l'eau puisqu'il y avait comme une tranchée de pierre. Ils la suivirent jusqu'à arriver au rocher auprès duquel ils s'étaient assoupis.
C'est là-bas que Mouça ^alayhi s-salam rencontra notre maître Al-Khadir ^alayhi s-salam sur un tapis vert, un vêtement vert sur le dos, à la surface de l'eau.
Mouça lui dit : « As-salamou ^alaykoum » et Al-Khadir qui avait découvert son visage lui répondit « wa ^alaykoumou s-salam, y a-t-il une paix sur ma terre ?! »
les gens de cette région en effet n'étaient pas musulmans.
Puis Al-Khadir demanda à Mouça : « Qui es-tu ? »
« Je suis Mouça », dit-il.
« Mouça des fils de 'Isra'il ? »
« Oui, comment le sais-tu ? »
« Celui Qui me l'a fait savoir est Celui Qui t'a fait connaître mon existence. N'avais-tu pas chez les fils de 'Isra'il suffisamment de quoi faire pour ne pas voyager afin d'arriver jusqu'à moi ?! »
« Si, avait répondu Mouça, mais j'ai reçu l'ordre de venir à toi pour que tu m'enseignes un peu de ce que tu sais. »
« Cela ne te suffit pas, Mouça, lui répondit Al-Khadir, d'avoir la Tawrat et de recevoir la révélation ? »
« J'ai certes une science que Allah m'a accordée et que tu n'as pas alors que tu as une science que Allah t'a accordée mais que je ne connais pas. »

Mouça ^alayhi s-salam s'était adressé à lui avec douceur et avec de belles paroles de politesse et de modestie en lui disant :
« Est-ce que tu m'accorderais, ô toi esclave vertueux, de me donner une part de tes connaissances ? je te suivrai, je m'attacherai à ce que tu m'ordonneras et j'éviterai ce que tu m'interdiras. »
Al-Khadir reçut l'inspiration que Mouça n'allait pas patienter pour se taire lorsqu'il verrait quelque chose de blâmable.
« Tu ne vas pas pouvoir patienter avec moi, dit-il à Mouça, et si tu me tiens compagnie, tu vas voir des choses étranges et étonnantes. »
Mouça qui insistait pour apprendre la science et qui aspirait à la connaissance lui dit : « Tu verras, si Allah veut, je serai patient et je ne te désobéirai pas. »
« Si tu me tiens compagnie, lui dit Al-Khadir, je veux prendre l'engagement de ta part de ne pas me poser de questions jusqu'à la fin du voyage. Après quoi je t'expliquerai tout ce que tu voudras et je te donnerai satisfaction. »

Mouça renvoya son aide vers les fils de 'Isra'il et partit avec Al-Khadir, marchant au bord de la mer ...
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MessagePosté le: 01/01/2007 13:50:27    Sujet du message: Al-Khadir aleyhi salam Répondre en citant
Mouça renvoya son aide vers les fils de 'Isra'il et partit avec Al-Khadir, marchant au bord de la mer jusqu'à un navire. Ils demandèrent au propriétaire de cette embarcation de les transporter là où ils se rendaient.

Al-Khadir leur dit : « Je donnerai pour chacun de nous deux le double de ce que vous prenez d'habitude » c'est-à-dire je paierai le double. L'un des marins dit : « Voilà des hommes dans un endroit inquiétant et nous craignons qu'ils soient des voleurs. » Mais ses compagnons lui dirent : « Nous allons plutôt les prendre parce que nous voyons que leurs visages sont éclairés » et ils les prirent sans contrepartie. Lorsqu'ils furent sur l'embarcation, Mouça fut surpris de voir que Al-Khadir avait pris deux planches de bois du navire et les avait arrachées. Al-Khadir n'avait pas été vu par les autres marins, seul Mouça l'avait vu. S'ils l'avaient vu, ils l'auraient empêché.
En effet parmi les caractéristiques de Al-Khadir, c'est que ne peuvent le voir que ceux pour lesquels Allah le veut. Il a été dit que lorsque Al-Khadir venait au Messager, notre Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui seul pouvait le voir. Mouça réprouva cet acte, lui qui était un messager honoré, envoyé pour guider les gens afin de les préserver de l'injustice. Il n'admit pas que l'acte des marins qui avaient accepté de les prendre à bord soit rétribué en mal et que leur bienfait se solde par une ingratitude. Comme il craignait qu'ils ne se noient, il s'adressa à Al-Khadir avec reproche : « Tu voulais leur perte alors qu'ils nous ont fait monter à bord sans contrepartie. Ils ont agi en bien envers nous et tu veux faire couler leur navire ? Tu as fait là quelque chose de bien étrange. »

C'est alors que Al-Khadir se tourna vers lui mais ne fit rien d'autre que de lui rappeler la condition et l'engagement.
Tandis qu'ils étaient encore à bord, un oiseau qui était venu et s'était posé sur le navire prit dans son bec une goutte d'eau. Al-Khadir dit à Mouça : « Ô Mouça, ma science et ta science sont comme rien par rapport à la science de Allah, tout comme l'eau que cet oiseau a pris dans son bec n'est comme rien par rapport à la mer » c'est-à-dire nous ne savons de la science de Allah que la part que Allah a voulu nous accorder et la part que Allah nous accorde par rapport à celle qu'Il ne nous accorde pas, c'est comme ce que cet oiseau a retiré de l'eau avec son bec lorsqu'il l'a plongé dedans.
Le navire ayant poursuivi son chemin sans que personne ne se noie, Al-Khadir passa sa main sur l'endroit des deux planches cassées et elles redevinrent comme elles étaient auparavant par la volonté de Allah.
Les gens du navire s'en étaient réjouis ; puis ils arrivèrent à destination et descendirent à terre.

Ayant quitté le navire, ils poursuivirent leur chemin. Ils trouvèrent des jeunes gens et de jeunes garçons en train de jouer.
Al-Khadir se saisit d'un jeune homme qui était égaré, un mécréant et un voleur. C'était un brigand qui semait le mal et qui jurait toujours à ses parents qu'il n'avait rien fait. Ses parents à leur tour juraient pour le protéger des soldats et de la vindicte populaire.
Lorsque Al-Khadir l'entraîna au loin, il le mit à terre et le tua.
Mouça fut surpris et constata que c'était quelque chose de très grave : « Tu as tué-là quelqu'un sans droit, dit-il à Al-Khadir. »
« N'est-ce pas que je t'avais dit que tu ne pourrais patienter avec moi ? » lui répondit Al-Khadir.

Il a été dit qu'il avait arraché l'épaule gauche de ce jeune homme et en avait retiré la chair et qu'il était inscrit sur ses os : « Un mécréant qui ne croira jamais en Allah. » Alors Mouça sut à ce moment-là qu'il avait fait subir à cet esclave vertueux plus que ce qui lui avait été permis et il lui dit : « Si jamais je te pose encore une autre question, alors je prendrai congé de toi. »
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MessagePosté le: 01/01/2007 13:50:53    Sujet du message: Al-Khadir aleyhi salam Répondre en citant
Mouça et Al-Khadir ^alayhima s-salam poursuivirent leur chemin et arrivèrent à un village. Les habitants de ce village étaient des gens avares.
Mais avant de dépasser le village, ils trouvèrent un mur qui était sur le point de tomber. C'est alors que par un miracle de sa main, Al-Khadir l'avait redressé. Il avait passé sa main dessus et le mur s'était redressé.
Ce mur faisait 30 coudées d'épaisseur avec la coudée de cette époque, sa longueur sur cette terre était de 500 coudées et sa hauteur de 50 coudées.
Mouça fut étonné de ce qu'avait fait Al-Khadir et lui dit :« Est-ce donc ainsi que tu rétribues ces gens qui ont été si rustres et qui ont si mal agi envers nous ? Si tu l'avais voulu, tu aurais pu exiger la rétribution de ce que tu as fait pour eux et nous aurions pu conserver. »

Al-Khadir répondit alors avec certitude que Mouça ^alayhi s-salam ne pourrait pas patienter après cela : « Voilà le point où nous allons nous séparer ».
Mouça le prit par ses vêtements et lui dit : « Je ne te quitterai pas avant que tu ne m'expliques ce qui t'a autorisé à faire ce que tu as fait. »
Mouça le lui ayant demandé, il donna les détails et s'expliqua : « Je vais t'expliquer ce sur quoi tu n'as pas pu patienter.
Pour ce qui est du navire, il appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer et c'était grâce à ce navire qu'ils pouvaient obtenir leur subsistance. Ils étaient dix frères à avoir hérité cette embarcation de leur père mais chacun de ces dix frères avait une maladie que l'autre n'avait pas. Cinq d'entre eux ne pouvaient pas travailler alors que cinq en étaient capables. Mais sur les cinq qui pouvaient travailler, l'un d'entre eux avait la lèpre - al-joudham, une dangereuse maladie de la peau -, le deuxième était borgne, le troisième était boiteux, le quatrième avait une hernie inguinale importante, le cinquième avait constamment la fièvre, c'était le plus jeune d'entre eux. Sur les cinq qui ne pouvaient pas travailler, il y avait un aveugle, un sourd, un muet, un handicapé et un fou. Ils étaient dans un royaume dont le roi était pervers, appelé Houdad fils de Boudad. II s'emparait injustement de toute embarcation en état de traverser ses eaux et ne laissait que les embarcations qui présentaient des défauts. »
Al-Khadir conclut sa parole en disant : « Ces frères ne savaient pas ce que le roi voulait leur faire alors j'ai causé à cette embarcation une avarie visible de sorte que lorsque les serviteurs du roi viendraient, ils ne prendraient pas cette embarcation à cause de son avarie. C'est bien ce qui s'est passé puisque le roi ne l'a pas prise et je l'ai réparée comme tu l'as vu après cela. Ils peuvent en profiter et cette embarcation est toujours en leur possession.
Quant au jeune homme qui a été tué, il s'appelait Haysoun. C'était un mécréant alors que ses parents étaient tous deux croyants. Ils avaient beaucoup de tendresse pour lui mais je n'ai pas voulu que leur amour les amène à le suivre dans sa mécréance. Alors je l'ai tué en considération de l'état qu'il allait avoir car s'il était resté en vie, il aurait épuisé ses parents à cause de sa mécréance. » - Allah a le droit de faire subir à Ses créatures ce qu'Il veut et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu'Il veut, Il n'est pas injuste -. La mère de ce jeune homme était enceinte lorsqu'il a été tué. Elle a accouché d'une fille qui était plus miséricordieuse que celui que Al-Khadir avait tué et il a été dit que lorsque cette fille a grandi, elle a vécu jusqu'à l'époque de notre maître Younous fils de Matta. Elle a cru en lui. C'est un prophète qui l'a épousée et qui lui a donné plusieurs fils grâce auxquels Allah a accordé la guidée à de nombreuses communautés. La moralité dans ce récit, c'est que les parents de ce jeune homme furent heureux le jour de sa naissance et furent tristes le jour où il fut tué mais s'il était resté en vie, il aurait été la cause de leur perte. Par conséquent, le devoir de chacun est de se satisfaire de la destinée de Allah ta^ala.

Al-Khadir poursuivit : « Quant au troisième événement, ce mur appartenait à deux jeunes garçons orphelins de la ville. L'un d'eux s'appelait Asram et l'autre Sarim. Leur père s'appelait Kachah et leur mère Dahna. Il y avait sous le mur un trésor qui leur appartenait. C'était des tablettes en or et beaucoup de pièces d'or et d'argent que leur père vertueux leur avait laissées. Il était en effet quelqu'un qui s'acquittait des droits d'autrui et qui rendait les objets qui lui étaient confiés. Ces deux orphelins avaient été préservés grâce à la vertu de leur père, conformément à ce qui est cité dans le hadith du Prophète : « 'Inna l-Laha yahfadhou r-rajoula s-saliha fi dhourriyyatih » qui signifie : « Allah préserve l'homme vertueux dans sa descendance. »
Si le mur qui était sur le point de tomber s'était écroulé, le trésor aurait été perdu. Allah a voulu qu'il demeure pour les deux orphelins afin de conserver leur droit et ceci par la cause de la vertu de leur père. »

Allah a ordonné à Al-Khadir de redresser ce mur pour que le trésor destiné aux deux orphelins leur soit conservé lorsqu'ils grandiraient. Les deux orphelins ignoraient qu'ils le possédaient. Seul leur tuteur le savait. Mais à cette période, il s'était absenté et le mur avait failli tomber durant son absence.
Après avoir exposé à Mouça les trois sujets, Al-Khadir lui dit : « Ce que j'ai fait-là, je ne l'ai pas fait de mon propre chef - c'est-à-dire ce n'était pas un effort de déduction de ma part ni un avis que j'ai eu - mais je l'ai fait sur ordre de Allah. »

Et ceci est bien une preuve qu'il est un prophète et qu'il reçoit la révélation.
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MessagePosté le: 24/06/2018 16:55:31    Sujet du message: Al-Khadir aleyhi salam
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