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Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1


 
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Badr7
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MessagePosté le: 14/08/2008 16:47:26    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
BismiLâh Er-Rahman Er-Rahim.

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Chers frères, chères sœurs,


       

"Le cœur de chaque musulman est empli d'amour envers le sceau des Prophète
; Et cette amour pour lui dote celui qui le ressent de bienfaits. L'amour et le respect envers une personne sont fonctions des bienfaits qu'elle peut nous procurer. Le Prophète
est le plus grand bienfaiteur de l'humanité, d'où l'attachement profond des musulmans pour Cet homme d'exception. Chaque circonstance de sa vie constitue pour le musulman un modèle à suivre, et notre degré d'amour envers lui reflète le niveau réel de notre foi.
Allah, exalté soit-Il, a décrit et explicité le statut de Muhammad
dans le Qur'ân en disant :

قُلْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَالرَّسُولَ فإِن تَوَلَّوْاْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يُحِبُّ الْكَافِرِينَ

3.32. Qul ateeAAoo Allaha waalrrasoola fa-in tawallaw fa-inna Allaha la yuhibbu alkafireena
3.32. Dis : “Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n'aime pas les infidèles !
3.32 . Say : Obey Allah and the messenger . But if they turn away , Lo! Allah loveth not the disbelievers ( in His guidan

L'amour pour le Messager d'Allah
fait partie inhérente à la foi musulmane. Le Prophète
a dit : " Aucun d'entre nous ne sera véritablement croyant tant que je ne serai pas plus cher à ses yeux que son père et son fils et l'humanité toute entière" Rapporté par Buhkari, Muslim, An-Nasâ-î, Ibn Maja et Ad-Dârami rahimahoumLah.
De nombreux ouvrages ont été consacrés à la vie du Prophète
, dans les premiers siècles de l'Islam, et le Qur'ân lui même nous a dépeint sa vie ; nous y lisons notamment ici :


وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ
68.4. Wa-innaka laAAala khuluqin AAatheemin
68.4. Et tu es certes, d'une moralité imminente.
68.4 . And lo! thou art of a tremendous nature .

Sa'd Ibn Hichâm ibn 'âmir interrogea un jour la mère des croyants Â'icha (radhiAllahou ^anha) sur le noble caractère et les pratiques du Prophète
, et elle lui répondit :" N'as-tu pas lu le Qur'ân. Son comportement reflétait intégralement le Qurân" Rapporté par Ahmed rahimahouLah.
Tout ce qui été prescrit ou proscrit par le Qur'ân a en effet trouvé son illustration pratique dans la vie du Prohète
, et le parfait comportement, décrit dans le Qur'ân, a été personnifié de la façon la plus élevée qui puisse être par Muhammad
."

C'est en lisant cette introduction du livre "Raheeq makhtoum" que j'ai réalisé à quel point celui qui se prétend musulman et qui ne connait pas l'histoire de l'islam et de Son Prophète
rate quelque chose. J'ai compris que l'on ne peut pas bien comprendre  le Qur'ân que si l'on connait la Sirâ (Biographie du Prophète salla Lahou aleyhi wa salam). Peut être avez vous déjà lu intégralement le Qur'ân, et je vous en félicite. (Qu'Allah vous en récompense. amine.) Néanmoins, qui peut me dire qui sont As-shabou l'oukhdoud cité dans sourate Bourouj ? Qui peut me dire quel est le verset dans lequel Allah déculpabilise directement Aïcha radhiAllahou^anha ? Qui peut me dire qui sont les djinns évoqué dans sourate djinns ? Qui peut me trouver quels sont les versets relatifs à la bataile d'Uhud ? Dans sourate Mudathir, qui peut me dire à qui Allah fait a fait allusion lorsqu'il dit "Darni wa man khalaktou wahida", traduit par " Laisse moi avec celui que j'ai créer seul", Qui peut me dire ..... Finalement, j'ai compris que l'histoire de l'islam est très importante à connaître pour comprendre le Qur'ân et ne pas tomber dans le piège des calomniateurs de notre religion. Cette Histoire est la nôtre, et on se doit de la connaître !

         

C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de vous faire part des cours que j'ai sur la Sirâ du Prophète 
. Ces post s'adresse à tous ceux qui désirent en savoir plus concernant l'histoire de l'Islam, du Prophète
, ainsi que les grands hommes de l'histoire musulmane tel que Abu Bakr, Umar Ibn Khettab, Uthman, Ali Ibn Abi Tâlib, Jafar, Muâd ibn Jabal, Bilâl, Khâlid Ibn Walid, et pleins d'autres radhiAllaou ^anhoum (Qu'Allâh les argée). Je vous propose aussi des récits concernant les grandes femmes de monde que furent les femmes du Prophète
comme Khadija, Aïcha, ou bien encore Fatima radhiAllahou ^anhouma, fille du Prophète 
et beaucoup d'autres inchAllah. Ces post vont aussi retracer, inchAllah, les grands évènements de l'Islam tel que la Révélation de l'Ange Djibril à Muhammad
, Le Voyage d'ascension du Prophète
, les grandes batailles ( Uhud, Badr, Mu'ta, Khaybar....), et les grandes épreuves qu'ont vécu le Prophète
et ses compagnons radhiAllahou ^anhoum, tel que les persécutions, les tortures, et autres, et tout cela dans l'ordre chronologique, avec toutes les dates jugés les plus fiables par les historiens.. Aussi, et c'est sans doute l'une des choses les plus importantes, c'est que nous tireront de chaque évènement inchaAllah, des leçons, qui nous permettront de répondre à nos doutes et à beaucoup de questions, que je retrouve souvent sur le forum.

         
En vérité, il existe plusieurs évènement qui ont tracé l'histoire de l'islam, et les savants déduisent à partir de ces évènements la voie de l'Islam pure et propre, dans la paix et dans la guerre, dans l'aisance et dans l'adversité, et dans toutes autres situations. Nous apprendrons inchaAllah l'origine du pèlerinage, des rites qui s'y attachent, de la Kaaba, de la naissance de la prière, l'origine des traditions qui animent la vie des musulmans et musulmanes, ainsi que leurs significations, de l'attitude à opter face à telle ou telle situation.
         

Je précise que l'intégralité de ce travail repose sur Le Qur'ân, sur des hadiths existant et jugé authentique (sahih), que je donnerai inchAllah, selon le consensus ( La majorité sont rapporté par l'imam Ahmed, bukhari et Muslim rahimahoumLah) Concernant le hadiths issue du Sahih de Bukhari rahimahouLah (Qu'Allâh lui fasse miséricorde), je donnerai même les numéros pour étayer ce travail inchAllah. Ce travail s'appuie également sur les grands livres de Sirâ que sont " Sirâ Ibn Hicham, Sira Ibn Ishaq, Al-Bidaya wa An-Nihaya d'Ibn Kathir, Dalail al-Nabawiya de Bayhaqi, certaines versions de fikh Sirâ de Ghazali, des livres de Sunan ( Abû dawaoud, Thermidhi, Nassaï, Ibn Maja) rahimahoumLah. Je m'appuierait aussi inchAllah sur des livres que j'ai chez moi comme " Muhammad, L'ultime joyau de la Prophétie" aussi appelé "Le Nectar cacheté" selon l'édition (daroussalam ou maison d'Ennour), traduction du célèbre "Raheeq Makhtoum" de Safyyu Ar-Arahmân Al-Mubârakfûrî, premier prix du concours de La Mecque de 1976, concours organisé pour élire le meilleur livre de Sira ( Biographie du Prophète salla Lahou aleyhi wa salam). Aussi, je m'appuirai inchaAllâh sur "Les compagnons du Prophète" de Messaoud Abou Oussama, ainsi que sur  "Qisâs El Anbiyya d'Ibn Kathir quand il s'agira de mentionner l'histoire de quelques Prophète. Egalement, sur un livre intitulé "Muhammed, le dernier Prophète" d'Abû El Hassan An-Nadwi. Je m'appuierai également inchaAllâh sur les cours oraux dispenses par Abû AbdAllah Muhammad al-Maghrébi, cours audio présents sur le Forum, dont plusieurs frères que je connais ont estimé utile de posséder un support écrit qui facilite a la fois l'apprentissage, et/ou une relecture plus adapté, avec la présence de carte notamment pour mieux situés les régions où l'on se trouve. J'attire votre attention sur le fait que chacune des traductions données du Qur'ân, seront bien entendu des traduction de sens, conscient qu'une véritable traduction des paroles d'Allâh 'azawajal de l'arabe au fanais est une chose impossible. Voilà, j'espère n'avoir rien oublié, et voici le premier cours inchaAllah, qui commence non pas par la naissance du Prophète
, mais par Ibrahim
, et ce, dans un souci d'expliquer le contexte politique, géographique et culturelle dans laquelle naquit l'Islam et Le Prophète Muhsawammad  .

         

CHAPITRE 1 : La Vie avant la naissance du Prophète


I°) Au tout début de l'histoire, Ibrahim aleyhi salat wa salam. Comment nous sommes nous retrouver avec 360 statues dans la Maison d'Allah ( La Kaaba) ?

1) Ibrahim aleyhi salat wa salam et la Kaaba.

Tout commence ici, en plein Arabie saoudite actuelle, mais qui à l'époque n'existait pas. L'étude est centré autour de La Mecque.




A cette époque, vivait le Prophète Ibrahim
Son histoire est rapporté par Bukhari, rahimahouLah. Ce Prophète 
vivait avec sa femme Sarah. Cette femme était initialement stérile, mais par la volonté d'Allâh 'azawajal, plus tard, elle donnera naissance à Ishaq 'aleyhi salam, futur Messager d'Allâh 'azawajal. Avant que ce miracle ne s'accomplisse, Ibrahim épousa une autre femme, Hajar. De cette relation naîtra Ismaël aleyhi salam, également un futur Messager d'Allâh .

Tandis que qu'brahim :
: vivait conjointement avec ses deux femmes, une certaine jalousie naquit entre elles, et un jour Allah ordonna à Ibrahim
  d'emmener Hajar dans un endroit bien précis, loin de Sarah. Voici le Hadith relatif a cette histoire.

         

lbn ’Abbâs dit : « La première fois que les femmes se servirent d’une traîne à leur robe fut quand la mère d’ismaël en fit usage pour effacer les traces de ses pas [lors de sa fuite]
de Sarah. Par la suite, Ibrahim vint avec elle et son fils Ismaël, qui la tétait encore, et la laissa près de la Maison, à côté d’un grand arbre, en amont de Zamzam, à endroit dominant la Mosquée.
A cette époque-là, il n’y avait à La Mecque ni personne ni eau. Il les installa donc là et leur laissa un sac en cuir contenant des dattes et une outre contenant de l’eau puis il prit le chemin du retour.
La mère d’ismaël le voyant partir ainsi le suivit et lui dit : "0 Ibrahim ! où vas-tu et comment nous laisses-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ?" Cela, elle le lui dit plusieurs fois.
Et, comme il ne se retourna pas, elle l’interrogea :
"Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ?
— Oui, répondit- il.
— Alors, dit-elle. II ne nous abandonnera pas."

Après quoi, elle retourna sur ses pas. Ibrahim continua alors son chemin, et arrivé à un col où ils ne pouvaient le voir, il fit face à la Maison et prononça en ayant les mains levées des invocations en ces termes :


رَّبَّنَا إِنِّي أَسْكَنتُ مِن ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ عِندَ بَيْتِكَ الْمُحَرَّمِ رَبَّنَا لِيُقِيمُواْ الصَّلاَةَ فَاجْعَلْ أَفْئِدَةً مِّنَ النَّاسِ تَهْوِي إِلَيْهِمْ وَارْزُقْهُم مِّنَ الثَّمَرَاتِ لَعَلَّهُمْ يَشْكُرُونَ
14.37. Rabbana innee askantu min thurriyyatee biwadin ghayri thee zarAAin AAinda baytika almuharrami rabbana liyuqeemoo alssalata faijAAal af-idatan mina alnnasi tahwee ilayhim waorzuqhum mina alththamarati laAAallahum yashkuroona
14.37. ô notre Seigneur, j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], - ô notre Seigneur - afin qu'ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d'une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?
14.37 . Our Lord! Lo! I have settled some of my posterity in an uncultivable valley near unto Thy holy House , our Lord! that they may establish proper worship ; so incline some hearts of men that they may yearn toward them , and provide Thou them with fruits in order that they may be thankful .

La mère d’ismaël se mit donc à allaiter son enfant et à boire de cette eau - là jusqu’au moment où toute l’eau s’épuisa. Après quoi, elle eut soif tout autant que son fils.

Elle le vit bientôt se tordre — ou rouler, suivant une variante. Et pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’éloigna, mais arrivée à as-Safâ’, la montagne la plus proche, elle y grimpa puis fit face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver.
Comme elle ne vit personne, elle descendit d’as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle souleva le pan de sa robe, et courut, comme le ferait une personne épuisée, jusqu’à la limite de la vallée. A al-Marwa, elle scruta [les alentours]
dans l’espoir de voir quelqu’un venir mais elle ne voyait personne.
Elle fit cela par sept fois. »


A ce point du récit, ibn ’Abbas dit que le Prophète salla lahou aleyhi wa salam avait dit : C’est en raison de cela qu’il y a la course des pèlerins entre les deux monts.




Et, lorsqu’elle surplomba al-Marwa, elle entendit une voix.
"Silence !" se dit-elle, et elle tendit l’oreille ; elle entendit la voix une seconde fois.
"Tu as été entendu, dit-elle alors à la source de la voix, voyons maintenant si tu peux nous secourir."
Et tout de suite elle voyait à l’endroit du puits de Zamzam l’Ange qui remua le sol avec le talon (ou, a-t-il dit, avec son aile), et bientôt l’eau jaillit.
Hâjar se mit alors à retenir l’eau comme dans un bassin ; et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre.
L’eau jaillissait chaque fois qu’elle en puisait.

Là, Ibn Abbas dit que le Prophète
avait dit : Qu’Allah accorde miséricorde à la mère d’ismaël. Si elle avait laissé Zamzam (ou : si elle n’avait pas pris de l’eau avec ses mains) Zamzam aurait été une source d’eau ruisselante et apparente.
Hâjar but alors et allaita son enfant. L’Ange lui dit : "Ne craignez pas d’être perdus. Vous êtes à l’emplacement de la Maison d’Allah que construira cet enfant et son père. Allah ne fera pas perdre les siens."
L’emplacement de la Maison surplombait l’endroit comme une colline ; les eaux des torrents y affluaient à sa gauche et à sa droite sans jamais l’atteindre
.
" Bukhari 3364.

Le hadith ne s'arrête pas là, mais avant de le poursuivre, il est important de savoir que l'élévation du puits de Zamzam se déroula après la destruction du barrage de Ma'rib qui était la source de richesse des habitants du Yemen (cf carte au dessus). Allah soubhana wa Ta'Ala les châtia ainsi de leur impiété en anéantissant ce grand barrage qui se trouvait dans une ville proche de San'a. Allah parle de cette destruction du barrage dans le Qur'ân en disant :

لَقَدْ كَانَ لِسَبَإٍ فِي مَسْكَنِهِمْ آيَةٌ جَنَّتَانِ عَن يَمِينٍ وَشِمَالٍ كُلُوا مِن رِّزْقِ رَبِّكُمْ وَاشْكُرُوا لَهُ بَلْدَةٌ طَيِّبَةٌ وَرَبٌّ غَفُورٌ
34.15. Laqad kana lisaba-in fee maskanihim ayatun jannatani AAan yameenin washimalin kuloo min rizqi rabbikum waoshkuroo lahu baldatun tayyibatun warabbun ghafoorun
34.15. Il y avait assurément, pour la tribu de Saba un Signe dans leurs habitats; deux jardin, l'un à droit et l'autre à gauche. “Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez Lui reconnaissants : une bonne contrée et un Seigneur Pardonneur”.
34.15 . There was indeed a sign for Sheba in their dwelling place : Two gardens on the right hand and the left ( as who should say ) : Eat of the provision of your Lord and render thanks to Him . A fair land and an indulgent Lord!

فَأَعْرَضُوا فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ سَيْلَ الْعَرِمِ وَبَدَّلْنَاهُم بِجَنَّتَيْهِمْ جَنَّتَيْنِ ذَوَاتَى أُكُلٍ خَمْطٍ وَأَثْلٍ وَشَيْءٍ مِّن سِدْرٍ قَلِيلٍ
34.16. FaaAAradoo faarsalna AAalayhim sayla alAAarimi wabaddalnahum bijannatayhim jannatayni thawatay okulin khamtin waathlin washay-in min sidrin qaleelin
34.16. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes contre eux l'inondation du Barrage, et leur changeâmes leurs deux jardins en deux jardins aux fruits amers, tamaris et quelques jujubiers.
34.16 . But they were froward , so We sent on them the flood of Iram , and in exchange for their two gardens gave them two gardens bearing bitter fruit , the tamarisk and here and there a lote tree .

En conséquence, la famine commença à sévir à cause de la sècheresse et les gens commencèrent à quitter le Yémen cherchant un endroit où vivre. C'est ainsi qu'ils se dispèrsèrent dans la Péninsule arabique et chaque tribu occupa un endroit. Par exemple, une tribu qui s'appelait Taqif s'installa à Ta'if (cf carte), les Ghassanides ont atteint les bordures du Sheim (Syrie et Jordanie actuelle) et y restèrent environ 400 ans sous la dépendance de l'empire Byzantin (les chrétiens), Les Moundhirites sont arrivés jusqu'en Irak sous la fréquente dépendance des Rois perses. On peut donc situer le contexte politique de l'époque comme divisé en deux parties, ceux qui s'allient à l' empire Perse, et les autres à l'empire Byzantin, un peu comme pendant la guerre froide avec les deux blocs URSS et USA. Les deux tribus de Aws et Khazraj s'installèrent à Yatrib (Médine). Retenez bien le nom de ces deux tribus, car inchAllah, nous y reviendrons plus tard. C'est dans ce contexte que Hajar vit passer une caravane, originaire aussi du Yemen qui était à la recherche d'un point d'eau. Le récit est rapporté dans la suite du Hadith que voici.
         

"Elle était ainsi jusqu’au jour où vint à passer près d’eux un groupe — ou un clan — de la tribu de Jurhum arrivant par la route de Kadâ’.
Ils installèrent leur camp en bas de La Mecque. Après quoi, ils vinrent à remarquer un oiseau tournoyer.
"Cet oiseau ne tournoie qu’autour d’une eau, se dirent-ils, nous connaissons cette vallée et nous savons qu’elle ne contient pas d’eau."

Et ils envoyèrent un ou deux éclaireurs. Ces derniers, ayant trouvé l’eau, revinrent l’annoncer au clan. Les gens s’y rendirent et rencontrèrent la mère d’ismaël à qui ils demandèrent la permission de s’installer près d’elle.
Elle accepta en les prévenant qu’ils n’avaient pas le droit de popriété sur l’eau.
"Certainement, répondirent-ils."

Là, lbn Abbas dit que le Prophète
avait dit : Cela plut à la mère d’ismaël car elle aimait la compagnie.
Après quoi, le clan s’installa et il envoya à la tribu Jurhum qui vint s’installer à son tour. L’enfant grandit et apprit d’eux la langue arabe.
En grandissant, il leur plut si bien qu’ils le marièrent à l’une de leurs femmes."

J'interromps le Hadith pour marquer le fait que selon des historiens, Ismaël aleyhi salam et Ibrahim
n'étaient pas arabe à l'origine. Il faut savoir que l'on peut distinguer trois types d'arabes :

         

-Les arabes disparus, comme les Âds et les Thamouds, cités à de nombreuses reprises dans le Qur'ân pour avoir été châtiés par Allah pour avoir traiter leurs Prophètes aleyhim salat wa salam de menteurs. ( C'est le Prophète Houd aleyhi salam qui a été envoyé aux Thamouds, et le Prophète Salih aleyhi salam qui a été envoyé aux Ads). Leur châtiment est décrit dans sourate El-Haqq :
         

كَذَّبَتْ ثَمُودُ وَعَادٌ بِالْقَارِعَةِ
69.4. Kaththabat thamoodu waAAadun bialqariAAati
69.4. Les Tamud et les Aad avaient traité de mensonge le cataclysme.
69.4 . ( The tribes of ) Thamud and Aad disbelieved in the judgment to come .

فَأَمَّا ثَمُودُ فَأُهْلِكُوا بِالطَّاغِيَةِ
69.5. Faamma thamoodu faohlikoo bialttaghiyati
69.5. Quant aux Tamud, ils furent détruits par le [bruit] excessivement fort.
69.5 . As for Thamud , they were destroyed by the lightning .

وَأَمَّا عَادٌ فَأُهْلِكُوا بِرِيحٍ صَرْصَرٍ عَاتِيَةٍ
69.6. Waamma AAadun faohlikoo bireehin sarsarin AAatiyatin
69.6. Et quant aux Aad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux
69.6 . And as for Aad , they were destroyed by a fierce roaring wind ,

Il existe d'autres arabes disparus qui sont les Jadis et les Tassimines qui s'exterminèrent mutuellement.

-Les arabes de souches, qui comprennent tous ceux dont la généalogie remonte à Ya'roub ibn Kahtan, et c'est la rasion pour laquelle on les appelles les Kahtanites.
         

-Les arabes arabisés, qui sont les descendants d'Ismaël aleyhi salam,


La mère d’ismaël mourut et Ibrahim arriva après le mariage d’ismaël pour s’enquérir de ceux qu’ils avaient laissés. Ne trouvant pas Ismaël chez lui, il interrogea sa femme sur lui.

"Il est sorti à la recherche de notre subsistance, lui répondit-elle."
L’interrogeant sur leur situation, elle lui dit : "Nous sommes dans la pauvreté, nous sommes dans l’angoisse et dans la peine." En somme, elle se plaignait.
Alors, il lui dit : "Quand ton époux reviendra, salue-le de ma part et dis- lui de changer le seuil de sa porte."

A son retour, Ismaël pressentit quelque chose, "Quelqu’un est venu ? demanda-t-il donc.
— Oui, répondit-elle, un vieillard fait ainsi et ainsi a demandé après toi. Je l’ai mis au courant. Et puis il m’a interrogé sur notre situation et je lui ai dit que nous sommes dans la misère et la peine.
— Est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? lui demanda-t-il.
— Oui, dit-elle, il m’a chargée de te transmettre le salut et il t’a dit de changer le seuil de ta prote.
— C’est mon père, lui dit-il, et il m’enjoint de me séparer de toi. Retourne alors dans ta famille."
Il la répudia donc et épousa une autre femme des Jurhum.

Remarque : Nous notons ainsi, l'exemple même de l'obéïssance de fils envers son père. Sans même se demander s'il avait tort ou raison, Ismaël 'aleyhi salam se plia à la volonté de son père, sans broncher outre mesure. Que dire de ces malheureuses histoires où, voyant le refus de son père, les prétendants au mariage s'opposent à sa décision, et persistent dans la rebelion. Que dire du cas de ces prétendants qui cherchent éperdûment dans les paroles d'Allâh 'azawajal ou du Prophète
, de quoi légitimer leur opposition des plus contraires à l'Islam envers leur parent  ?


Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour mais il ne trouva pas Ismaël. Alors il entra chez sa femme et l’interrogea sur lui.
"Il est sorti chercher des subsistances, répondit la femme.
— Comment vivez-vous ? demanda-t-il en l’interrogeant aussi sur leur situation.
— Nous sommes dans l’aisance et l’abondance, dit-elle tout en ayant loué Allah.
— Quelle est votre nourriture ? insista-t-il.
— La viande, répondit-elle.
— Et votre boisson alors ? insista-t-il encore.
— l’eau, dit-elle."
Alors, il se tourna vers Allah et lança : "0 mon Dieu ! bénis pour eux la viande et l’eau !"

Là, le Prophète avait dit : A cette époque-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient, il aurait invoqué Allah pour bénir les grains pour eux. Grâce à cette invocation et à La Mecque seulement, la viande et l’eau peuvent à elles seules fournir une alimentation complète.

Ibrahim avait dit donc à la femme : "Quand ton mari reviendra, salue-le de ma part et dis-lui de maintenir le seuil de la porte."

A son retour, Ismaël demanda : "Quelqu’un est venu ?
— Oui, il nous est venu un vieillard de belle allure, répondit sa femme en faisant l’éloge d'Ibrahim, il m’a interrogé sur toi ; je lui ai répondu ; il m’a interrogé sur notre existence ; je lui ai dit que nous étions dans l’aisance.
— Et est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? demanda-t-il.
— Oui, répondit-elle, il te salue et te demande de maintenir le seuil de ta porte.
— Celui-là est mon père, et toi tu es le seuil, dit alors Ismaël, et il m’a enjoint de te garder."

Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour pendant qu’ismaël était assis sous un arbre, près de Zamzam, et s’affairant à tailler des flèches à lui.
Ayant vu son père, Ismaël se jeta sur lui et tous deux firent comme font le père et son fils.
Après quoi, Ibrahim dit : "0 Ismaël ! Allah m’a donné un ordre à exécuter.
— Fais donc ce que ton Seigneur t’a ordonné de faire, répondit Ismaël.
— Et tu m’aideras ? demanda Ibrahim.
— Je t’aiderai ! assura Ismaël.
— Allah m’a ordonné, dit donc Ibrahim, de construire une Maison là- haut."

Et il désigna une colline qui dominait les alentours. Alors tous deux se mirent à élever les assises de la Maison ; Ismaël apportant les pierres et Ibrahim les disposant.
Quand la bâtisse était devenue haute, il lui apporta la pierre [du Maqâm[color=#000000]
[/color]
. Ibrahim se tint sur elle et continua la construction pendant qu’Ismaël continuait à lui apporter les pierres.
En travaillant, ils répétaient
: Notre Seigneur, veuille l’accepter de nous ! Tu es l’Entendant, le Connaissant. (al baqara, 127)

Ils se mirent à construire en faisant le tour autour de la Maison et en répétant : Notre Seigneur, veuille l’accepter de nous ! Tu es l’Entendant, le Connaissant. ».

Rapporté par Boukhari n°3364.

C'est ainsi que se battit la Kaaba, le premier édifice battit par les hommes.. Allah dit dans le Qur'ân :

إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكاً وَهُدًى لِّلْعَالَمِينَ
3.96. Inna awwala baytin wudiAAa lilnnasi lallathee bibakkata mubarakan wahudan lilAAalameena
3.96. La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers.
3.96 . Lo! the first Sanctuary appointed for mankind was that at Mecca , a blessed place , a guidance to the peoples ;

Bien entendu, à l'époque d'Ibrahim
, la Kaaba n'était pas celle que l'on connaît aujourd'hui. A l'époque, c'était un endroit désertique, au sens propre comme sens figuré.

La Kaaba fut battit sur un lieu bien précis. On apprend selon un récit de 'Ali radhiaAllâhou'anhou (le gendre et cousin du Prophète 
) que l'emplacement a été indiqué à Ibrahim
par une révélation venant de Dieu, qu'Il soit glorifié. Il est aussi rapporté que la Ka'ba est située verticalement zau dessous de "lbayt Ma'mour", la Maison peuplée. Ce temple est situé au 7ème ciel, et il représente pour les habitants du 7 ème ciel ce que la ka'ba représente pour les habitants de la Terre. Ainsi, dans lbayt Ma'mur, 70 000 anges différents viennent y effectuer des circumambulations (tawaf), c'est dire la grandeur du royaume d'Allâh 'azawajal.
Il est également rapporté de manière unanime, que le territoire sacré a été décrété "sacré" par Dieu dès la création des Cieux et de la Terre et il le restera jusqu'au Jour de la Résurrection.

C'est sur les assises d'Adam aleyhi salam qu'Ibrahim
et son fils aleyhim salam établirent la Kaaba, (selon d'autres versions, il se peut que ce soit le fils d'Adam aleyhi salam qui établit le premier la Kaaba, mais nous retenons ici plutôt le premier avis)s ur les assises qu'Ils déterrèrent au pied de la colline, à l'endroit révélé par Allâh 'azawajal. On peut alors se demander comment cela se fait-Il que cette maison sacré soit ainsi enterré. En fait, la Maison sacré fut enseveli à la suite du Déluge qui frappa le peuple de Nuh (Noé) aleyhi salam. Il y a d'autres évènements qui explique pourquoi il n' y avait plus de trace de la Maison à l'époque, comme des versions qui affirment que les pierres sacrées sont montées au ciel, Allahou a^lem. Quoi qu'il en soit, il n' y avait plus de trace à l'époque d'Ibrahim aleyhi salat wa salam, jusqu'à ce qu'Ils les déterrent a l'endroit révélé, et qu'ils battirent par dessus, la Kaaba.
Ils dressèrent ainsi, les piliers de la Ka'ba à l'aide de pierre qu'ils disposaient ça et là. C'est alors qu'au moment où il fallait combler un angle de la construction, de forme rectangulaire, voila que les deux hommes manquèrent de pierres. C'est alors qu'Allâh 'azawajal fit descendre sur eux, une pierre venant directement du Paradis. C'était une pierre aussi blanche que le lait. Ibrahim
et son fils coomblèrent ainsi le vide et terminèrent la construction. La pierre blanche issue du Paradis deviendra par la suite noire, à cause des péchés véhiculés par les milliers de pèlerins venus par la suite la toucher ou l'embrasser.

Durant la construction, à chaque fois qu' Ibrahim
construisait une partie, Il reculait de quelques mètres et regardait attentivement pour vérifier que la Kaaba ne soit pas bancale, et prenait beaucoup de temps dans cette observation, et l'endroit sur lequelle Il vérifiait on travail est devenu Maqâm Ibrahim.

         




Allah révéla au sujet du Maqam Ibrahim :

وَإِذْ جَعَلْنَا الْبَيْتَ مَثَابَةً لِّلنَّاسِ وَأَمْناً وَاتَّخِذُواْ مِن مَّقَامِ إِبْرَاهِيمَ مُصَلًّى وَعَهِدْنَا إِلَى إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ أَن طَهِّرَا بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالْعَاكِفِينَ وَالرُّكَّعِ السُّجُودِ
2.125. Wa-ith jaAAalna albayta mathabatan lilnnasi waamnan waittakhithoo min maqami ibraheema musallan waAAahidna ila ibraheema wa-ismaAAeela an tahhira baytiya liltta-ifeena waalAAakifeena waalrrukkaAAi alssujoodi
2.125. [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens - Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout - Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : “Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s'y inclinent et s'y prosternent .
2.125 . And when We made the House ( at Mecca ) a resort for mankind and a sanctuary , ( saying ) : Take as your place of worship the place where Abraham stood ( to pray ) . And We imposed a duty upon Abraham and Ishmael , ( saying ) : Purify My house for those who go around and those who meditate therein and those who bow down and prostrate themselves ( in worship ) .

Remarque : Ainsi, le Maqam Ibrahim correspond au fameux rocher sur lequel se tenait Ibrahim
pour élever la construction. Ce rocher étant collé au mur de la Ka'ba dans la même position où il était depuis des temps immémoraux jusqu'à l'époque de 'Umar Ibn El-Khettab radhiaAllâhou'anhou, deuxième Calife des Musulmans qui l'en éloigna quelque peu pour ne pas distraire ceux qui prie à sa proximité ou ceux qui tournent autour de la Ka'ba.


La Kaaba était donc reconstruite, mais le problème, c'est qu'aux yeux des gens, ce n'étaut là qu'une maison en pierre. Ce n'était ni un musée, ni un lieu touristique, ni autre chose... Le problème fut donc de savoir comment est-ce que Ibrahim aleyhi salat wa salam allait faire pour appeler les gens à venir y prier. C'est alors qu'Allah demanda à Ibrahim
d'appeler, de faire l'azan du pélerinage pour attirer les gens vers ce temple sacré. Ibrahim
se demanda "¨Ô mon Seigneur, qu'atteindra ma voie pour qu'elle puisse parvenir aux gens ?" Imaginez un endroit désertique, comme celui là par exemple :

         



Dans un endroit pareil, on a beau crier à haute voix, voir même avec un mégaphone, personne ne peut nous entendre, sauf, sauf par la Volonté d'Allah azawajal. Il faut savoir aussi que lorsqu' Ibrahim
posa la question, ce n'était pas pour se mettre en désaccord avec Allah, c'était un simple étonnement. Allah lui révéla que son devoir était d'appeler, mais concernant le fait que les gens entendent l'appel, Allah azawajal s'en occupe. Et effectivement, de cet azân, Allah nous révèle dans le Qurân :

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وَأَذِّن فِي النَّاسِ بِالْحَجِّ يَأْتُوكَ رِجَالاً وَعَلَى كُلِّ ضَامِرٍ يَأْتِينَ مِن كُلِّ فَجٍّ عَمِيقٍ
22.27. Waaththin fee alnnasi bialhajji ya/tooka rijalan waAAala kulli damirin ya/teena min kulli fajjin AAameeqin
22.27. Et fais aux gens une annonce pour le Hajj . Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné,
22.27 . And proclaim unto mankind the Pilgrimage . They will come unto thee on foot and on every lean camel ; they will come from every deep ravine .

Ibrahim
partit donc vers la montagne de 'Arafat, et appela les gens en leurs disant qu'Allah leur a prescrit le pélerinage, et en faisant l'âzan.


C'est alors que selon Ibn 'Abas, par miracle, cette voix ateignit le coeur des gens alors qu'ils n'étaient même pas encore nés. Toutes les âmes qu'Allah a créé ont entendu cet appel et vinrent en répondant la célèbre talbia " La bayk Allahouma la bayk". Allah a donc mis dans le coeur des gens l'amour de la Kaaba, et on verra même plus tard inchAllah comment une tribu a prouvé l'amour qu'elle portait à cet édifice sacré. Nous avons donc expliqué l'origine de certains des rites que font actuellement les pèlerins à La Mecque.

Ainsi, grâce à Allah, la religion de l'unicité d'Allâh atteignit le coeur des gens qui y adhérèrent. Ils faisaient le pélerinage, respectaient les prescriptions de l'Islam. Au passage, cela peut vous parraître curieux d'entendre parler d'Islam alors que le Prophète Muhammad
n'était pas encore né. Celà s'explique par le simple fait depuis Adam aleyhi salam, la religion agréé par Allah est l'islam. Telle était la religion des Prophètes aleyhim salam. Même Jésus Christ aleyhi salam adorait Allah l'Unique. Malheureusement, seulement, 3 siècle après sa venue, le concile de Nicée ainsi que tous d'autres conciles ( 325 ap-JC,381 ap-JC, etc) se réunirent et mirent en place le concept de Trinité, alors que jamais ni dans la Bible, ni dans l'Evangile, Jésus aleyhi salam n'a prétendu être le troisième d'une triade...
Les conciles œcuméniques représentent le rassemblement de tous les évêques de l'Église à l'initiative du pape, le but d'un concile est en général de fournir une explicitation de la Révélation chrétienne et de faire une élaboration théologique collégiale de la foi chrétienne . Le mot « œcuméniques » désigne universels. Un concile réunit tous les évêques du monde entier, il représente la plus haute autorité de l'Église. Le pape doit convoquer le concile, le présider lui-même ou le faire présider par un de ses légats. Il peut le transférer, le suspendre ou le dissoudre. Il doit également en approuver les décrets. Si le pape refuse le crédo , alors le crédo ne sera pas accépté par le concile. Les actes du concile revêtent un caractère "d'infaillibilité" s'ils concernent la définition d'une vérité de foi. Le pape choisit les sujets de discussion du concile, mais les évêques peuvent proposer d'autres avec son approbation bien sur . Le premier concile au sens propre du terme fut le concile de Nicée I convoqué en 325 après la reconnaissance de l'Église par Constantin. Contre Arius, il définit la divinité du Christ. Il établit le symbole de foi (credo) dit symbole de Nicée, et en particulier la consubstantialité du Père et du Fils : le Fils est de même nature que le Père ; il est Dieu lui-même, comme vous voyez ce dogme ne fut défini que lors du concil de nicée , et il n'a rien a voir avec l'enseignement du christ. Au fur et à mesure, différents conciles se succédèrent pour aboutir au christianisme d'aujourd'hui, si bien que la religion chrétienne s'est tellement modifié que Issa aleyhi salam ne la reconnaîtrai même plus. ( pour plus d'infos, je connais un site excellent qui donne de nombreux autres détails sur le sujet, c'est de chez eux que j'ai tiré cette information et celui qui désire ne savoir plus n'a qu'a m'en faire la demande en privée, car les liens sont interdits ici ). Revenons aux arabes le Tawhid se répendit donc, ( reconnaissance de l'unicité d'Allah soubhana wa Ta 'Ala, dans l'adoration, les rites, le dévouement exclusif, dans l'amour, dans la crainte). La religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam se répandit donc dans toute la péninsule arabique.

Ibrahim
, l'ami d'Allâh, a mérité ainsi, en sa qualité de bâtisseur de la Ka'ba pour les habitants de la Terre, d'avoir sa place, son degré, et sa position près de lbayt Ma'mour, la Ka'ba des habitans du septième ciel, une Maison bénie et honorée où entrent, chaque jour, 70 000 anges pour s'adonner à l'adoration et où ils ne reviendront pas avant le jour de la Resurrection. Effectivement, c'est là bas que se trouvera Ibrahim
lorsque Muhammed
l'aperçevra au cours de son voyage d'ascension, nous aurons l'occasion d'y revenir par la suite inchaAllâh.

Les jours se succédèrent, et petit à petit, le temps passait, les savants et leurs rappels se faisaient de plus en plus rares, l'ignorance sévit. Les prescriptions de l'Islam se diluèrent au fil du temps, et c'est dans ce contexte qu'emergea un homme, appelé Amr' Ibn Luhayy El-Khuza'i, à la tête d'une tribu appelé Khuza'a ( c'est pourquoi on dit Amr' Ibn Luhayy al Khuza'i).


         
2) L'émergence de 'Amr Ibn Luhayy el-Khuzahi.

a) L'egarement de la voie d'Ibrahim


Si vous avez bien suivit depuis le début, vous savez que Hajar fut recuellit par la tribu de Jhurhum. Cette tribu pouvait bénéficier de l'eau de Zamzam. Lorsque la Ka'ba fut édifié, c'est cette tribu qui s'occupa de nourir les pélerins, leur apporter à boire. En gros, c'était les gardiens de La Mecque, ce qui représentait un honneur immense. C'est alors que Khuza'a, tribu de Amr' Ibn Luhhay el-Khuza'i combattit la tribu de Jurhum, pour s'approprier La Mecque. Face à un tel butin, le combat fut acharné et on dénombra de nombreux morts, et finalement, la tribu de Khuza'a parvint à battre le tribu de Jhurhum, et s'approprier La Mecque. En revanche, lorsqu'ils sentirent la défaite, les membres de la tribu de Jhurhum prirent la décision d'enterrer et de cacher le puit de zamzam, afin d'empêcher l'adversaire ( les Khuza'i) de bénéficier de cette eau. Ainsi, comme l'eau de zamzam représentait une ressource élémentaire pour l'agriculture, abrevoir pour les chameaux, et beaucoup de choses encores, celà atténuait un peu la défaite qu'ils avaient subit. Défaits, la tribu de Jhurhum fuit La Mecque, à l'exception d'une petite minorité. Les Khuza'i quand à eux, s'installèrent à La Mecque privée de la source de Zamzam, ce qui les obligeait à acheminer l'eau de l'exterieur au prix de nombreux efforts pour lutter contre la sècheresse.
         


D'après les historiens, le tribu de Khuza'a s'établit à La Mecque pendant plus de 500 ans, et 'Amr Ibn Luhayy fut l'un de leurs plus grands chefs. Il était le chef incontesté, et en plus, il était très généreux, et c'est lui qui s'occupait de ce qu'on appelle le "Rifada", il s'agit du devoir de nourir en denrées alimentaires les pèlerins. Cette charge incombée à 'Amr seul, il égorgeait des chameaux pour des milliers de pèlerins. L'autre devoir qui incombait à 'Amr ibn Luhayy était la "Siqaya", il s'agit de donner à boire aux pèlerins, et comme il n'y avait plus de Zamzam, il devait importer l'eau de l'extérieur pour le donner au pèlerin. Imaginez ce degré d'hospitalité, car en plus, il rajoutait à l'eau des raisins secs et d'autres arômes. On retiendra aussi que l'hospitalité était un trait d'honneur particulièrement exacerbé chez les arabes. C'est ceci qui a fait que 'Amr ibn Luhayy était très apprécié du peuple, à tel point que sa parole seule était considérée comme législation. Ce qu'il disait faisait loi.


Un jour, alors qu'il voyagea en Syrie, Il partit en bordure du Sheim (actuelle Syrie) et y trouva une tribu qui s'appela Al-Amali qui rendait culte aux statues. Interrogé sur la raison pour laquelle il faisaient cela, ils répondirent que c'était parce que les statues leur apportaient victoire, pluie, richesse, et beaucoup d'autre bienfaits. 'Amr ibn Luhay fut séduit par le fait que ces statues apportaient la pluie, et que justement, il en avait besoin à La Mecque après la disparition de Zamzam. Pour lui, c'était une bonne chose, il adore une statue qui à la fois allait le rapprocher d'Allah mais qui en plus allait lui apporter la pluie. Il quitta donc ces gens, emportant avec lui Hubel, une statue qui lui avait été offerte, et qui devint la première statue qui entra en arabie depuis Ibrahim
. 'Amr prit la statue, la mit carrément dans la Kaaba, et ordonna aux gens de prier cette statue, en leur promettant que la statue était capable de leur offrire monts et merveilles, qu'elle allait les rapprocher d'Allah, et le peuple obéit. Par la suite, 'Amr imposa d'autres lois, et introduit d'autres idoles dans la péninsule en demandant à chaque tribu d'adopter sa propre idole pour l'adorer à La Mecque. Le problème s'aggrava lorsqu'il imposa que même chez eux, les tribus devaient adorer les statues de La Mecque, c'est à dire qu'ils devaient prendre des pierres de La Mecque pour les adorer chez eux. Dans certaines versions, on peut y lire que des gens prenaient une pierre de La Mecque en y faisant le Tawaf ( Le Tawaf, c'est les tours rituels que font les pèlerins autour de la Kaaba, on parle de circumambulation.) autour. Si bien qu'une fois, un homme voulu prendre des pierres de La Mecque pour pouvoir faire le tawaf autour. Le problème, c'est qu'il n'en trouva pas, et décida qu'au lieu de prendre des pierres, il utilisera des dattes de La Mecque qu'il avait. Il constitua ainsi une statue,commença à tourner autour et l'adora. Seul souci c'est qu'au bout d'un temps, il commença à avoir faim, et devinez la suite, il mangea son dieu. Voyez l'ignorance de l'époque, et à quel point ils ont changé la religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam. C'est là un point important. On voit ici comment est-ce que l'on peut s'égarer gravement tout en croyant que ce que l'on fait est bien. Tant qu'on ne se réfère pas aux bases de l'Islam, de la législation islamique, que l'on ne se rappelle pas ce qu'a dit Allah azawajal, on risque de tomber dans le même genre de piège, comme Allah nous l'informe dans le Qur'ân :

         

قُلْ هَلْ نُنَبِّئُكُمْ بِالْأَخْسَرِينَ أَعْمَالاً
18.103. Qul hal nunabbi-okum bial-akhsareena aAAmalan
18.103. Dis : “Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en oeuvres ?
18.103 . Say : Shall We inform you who will be the greatest losers by their works?

الَّذِينَ ضَلَّ سَعْيُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَهُمْ يَحْسَبُونَ أَنَّهُمْ يُحْسِنُونَ صُنْعاً
18.104. Allatheena dalla saAAyuhum fee alhayati alddunya wahum yahsaboona annahum yuhsinoona sunAAan
18.104. Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien.
18.104 . Those whose effort goeth astray in the life of the world , and yet they reckon that they do good work .

D'après le Sahih de Bukhari, le Prophète Muhammed
a dit concernant 'Amr Ibn Luhay El-Khuza'i " J'ai vu 'Amr Ibn Luhayy traîner ses intestins dans le feu. Il était le premier à changer la religion apportée par Ismaël". Il sagit d'une peuve authentique de ce que rapporte tout les historiens, preuve irréfutable du fait que le Hadith est aussi rapporté par Ibn Ishaq, Ibn Kathir, Tabari, et touts les grands rapporteurs de Ahlous Sounnah, qu'Allah leurs fasse miséricorde. 'Amr Ibn Luhayy est donc le premier à avoir changé la religion d'Ibrahim aleyhi salat wa salam. C'est à partir de ce jour que les arabes se détournèrent du monothéisme pure prêché par Ibrahim aleyhi salat wa salam, et se tournèrent vers le polythéisme. Au fur et a mesure du temps, la situation s'amplifia, de nouvelles statues firent leur apparition telle que "Manat", "Al-Lat","Al-Uzza", et même d'anciennes statues datant de l'époque de Nuh aleyhi salam dont Wadd, Sawaa, Yaghout, Yaouq et Nasr. Il faut savoir que ces statues représentent à l'origine des gens considérés comme vertueux et qui à force d'être vantés, devinrent des idoles divinisés par les arabes,. En effet, Abû Al-Jâwzâ' rapporte d'après Ibn 'Abbâs radhiaAllâhou'anhou qu'à l'origine, Al-Lât était un homme qui préparait du sawîq (bouillon) pour les pèlerins (cf Sahih Bukhari hadith N° 4859). Actuellement, sachez que la statue "Bouddha" représente à l'origine, un homme qui vécu il y a fort longtemps. C'est toujours la même histoire, les partisans vantent les mérites de leurs guide spirituelle au point de finir par le diviniser. C'est ce qui s'est aussi passé pour Jésus-Christ 'aleyhi salam, sur lequel nous y reviendrons un peu pluis bas inchaAlllâh, et c'est aussi un peu comme ce qui se passent en ce moment chez certains chiites. (attention pas tous les chiites, j'ai bien dit une partie) qui  idolâtrent leurs douze imam.  Concernant les statues arabes, Allah azawajal mentionne leurs noms dans le Qur'ân, et voici le verset :

         

وَقَالُوا لَا تَذَرُنَّ آلِهَتَكُمْ وَلَا تَذَرُنَّ وَدّاً وَلَا سُوَاعاً وَلَا يَغُوثَ وَيَعُوقَ وَنَسْراً

71.23. Waqaloo la tatharunna alihatakum wala tatharunna waddan wala suwaAAan wala yaghootha wayaAAooqa wanasran
71.23. et ils ont dit : “N'abandonnez jamais vos divinités et n'abandonnez jamais Wadd, Suwaa, Yagout, Yaouq et Nasr .
71.23 . And they have said : Forsake not your gods . Forsake not Wadd , nor Suwa , nor Yaghuth and Yauq and Nasr .

Enumérer toutes les statues existantes à l'époque est trop fastidieux, c'est pour cela que nous arrêtons aux deux statues les plus étranges, que sont Isaf et Naila. A l'origine, Isaf était un homme du Yemen, et Naila, une femme du Yémen. Ces deux personnes s'aimaient beaucoup et lorsqu'Isaf demanda Naila en mariage, le père de Naila refusa. Malgré cela, le couple se fixa un rendez-vous à La Mecque, au cours du pèlerinage. Profitant d'un moment d'inattention des gens, ils commirent le grand péché de la fornication A COTE DE LA KA'BA ! Ils commirent un grand pêché dans un endroit sacré, durant un mois sacré. Allah soubhâna wa Ta Ala les pétrifia pour que cela soit une leçon pour les pèlerins, pour que jamais plus une telle chose se reproduise. Isaf a été mis sur As-Safa, et Naila sur Al-Marwa ( ils s'agit des deux monticules entre lesquels Hajar fit l'aller-retour pour chercher à boire pour son fils, cf plus haut) pour mieux les mettre en relief, pour que tout les pèlerins les voient. Bien entendu, les gens ont oublié cette histoire ( évidemment.....) et 'Amr Ibn Luhay en rajouta une couche en disant qu'il faut les adorer, et le peuple obéit, et ce, jusqu'à la venue de l'Islam. A tel point que lorsque l'Islam illumina le cœur de la péninsule arabique, les gens ressentirent une gène pour faire la marche du pèlerinage entre As-Safwa et Al-Marwa, car ils n'avaient pas oublier qu'auparavant, ils le faisant pour les deux statues. C'est alors qu'Allah révéla :
         

إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِن شَعَآئِرِ اللّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَن يَطَّوَّفَ بِهِمَا وَمَن تَطَوَّعَ خَيْراً فَإِنَّ اللّهَ شَاكِرٌ عَلِيمٌ
2.158. Inna alssafa waalmarwata min shaAAa-iri Allahi faman hajja albayta awi iAAtamara fala junaha AAalayhi an yattawwafa bihima waman tatawwaAAa khayran fa-inna Allaha shakirun AAaleemun
2.158. As Safa et Al Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allah. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l'Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne oeuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient.
2.158 . Lo! ( the mountains ) Al-Safa and Al-Marwah are among the indications of Allah . It is therefore no sin for him who is on pilgrimage to the House ( of God ) or visiteth it , to go around them ( as the pagan custom is ) . And he who doeth good of his own accord ( for him ) , Lo! Allah is Responsive , Aware .

Tel était l'état de la religion d'Ibrahim
juste avant l'arrivée de l'Islam. L'idolâtrie a donc repris le dessus sur les arabes. Paradoxalement, les arabes savait qu'Allah était le Tout Puissant, Le Très Haut, mais ils L'ont égalé dans l'invocation, et comme je vous l'ai déjà dit, cette mauvaise manière a ressurgit de nos jours et dans nos rangs, chez certains chiites, qui savent pertinement qu'Allah est au dessus de toute chose, mais à côté de cela, ils vénèrent des imams, et les prient, en pensant que cela les rapprocheront d'Allah, et qu'ils intercèderont en leurs faveurs, comme sur cette photo :

        
 



C'est exactement ce qu'établit 'Amr Ibn Luhayy el Khuzahi avec les statues, c'est de l'association dans l'invocation, mérite reservé uniquement à Allah. Pourquoi vouloir à tout prix retourner aux coutumes de la Djahilya ( époque antéislamique) ? Allah azawajal en parle dans le Qur'ân quand Il dit :
        
 

وَيَعْبُدُونَ مِن دُونِ اللّهِ مَا لاَ يَضُرُّهُمْ وَلاَ يَنفَعُهُمْ وَيَقُولُونَ هَـؤُلاء شُفَعَاؤُنَا عِندَ اللّهِ قُلْ أَتُنَبِّئُونَ اللّهَ بِمَا لاَ يَعْلَمُ فِي السَّمَاوَاتِ وَلاَ فِي الأَرْضِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَمَّا يُشْرِكُونَ
10.18. WayaAAbudoona min dooni Allahi ma la yadurruhum wala yanfaAAuhum wayaqooloona haola-i shufaAAaona AAinda Allahi qul atunabbi-oona Allaha bima la yaAAlamu fee alssamawati wala fee al-ardi subhanahu wataAAala AAamma yushrikoona
10.18. Ils adorent au lieu d'Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent : “Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah”. Dis : “Informerez-vous Allah de ce qu'Il ne connaît pas dans les cieux et sur la terre ? ” Pureté à Lui, Il est Très élevé au-dessus de ce qu'Ils Lui associent !
10.18 . They worship beside Allah that which neither hurteth them nor profiteth them , and they say : These are our intercessors with Allah . Say : Would ye inform Allah of ( something ) that He knoweth not in the heavens or in the earth? Praised be He and high exalted above all that ye associate ( with Him ) !

Quand on les interroge, ils affirment que la vertu supérieur de leur imam font qu'ils sont capables de les rapprocher de Lui. Comme les arabes avec leurs statuts, la relation est la même, et Allah révela :

أَلَا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ وَالَّذِينَ اتَّخَذُوا مِن دُونِهِ أَوْلِيَاء مَا نَعْبُدُهُمْ إِلَّا لِيُقَرِّبُونَا إِلَى اللَّهِ زُلْفَى إِنَّ اللَّهَ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ فِي مَا هُمْ فِيهِ يَخْتَلِفُونَ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي مَنْ هُوَ كَاذِبٌ كَفَّارٌ
39.3. Ala lillahi alddeenu alkhalisu waallatheena ittakhathoo min doonihi awliyaa ma naAAbuduhum illa liyuqarriboona ila Allahi zulfa inna Allaha yahkumu baynahum fee ma hum feehi yakhtalifoona inna Allaha la yahdee man huwa kathibun kaffarun
39.3. C'est à Allah qu'appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : “Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah”. En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat.
39.3 . Surely Pure religion is for Allah only . And those who choose protecting friends beside Him ( say ) : We worship them only that they may bring us near unto Allah . Lo! Allah will judge between them concerning that wherein they differ . Lo! Allah guideth not him who is a liar , an ingrate .


Nous avons donc montré comment les arabes passèrent du monothéïsme pure d'Ibrahim
au polythéïsme.
Amr Ibn Luhay ne tarda guère à s'en rendre compte, car un des héritages de la Prophétie d'Ibrahim aleyhi salat wa salam, c'est la talbia. La talbia, c'est l'Invocation que le pélerin musulman prononce à haute voix au moment où il formule l'intention (Ihrâm) d'effectuer le pèlerinage et durant le pèlerinage lui-même, à plusieurs occasions et notamment à son arrivée à la Mosquée sacrée de La Mecque. Il prononce (traduction de l'arabe) : '' Me voici ô mon Dieu me voici ! Tu n'as point d'associé, me voici ! A toi la louange, la grâce et le royaume ! Tu n'as point d'associé ! '' Ainsi, Amr se rendit compte que cette talbia, cette hymne si vous voulez, contredit ce qu'il faisait, c'est alors qu'il décida de la modifier et de propager une autre talbia qu'on appelle talbia du shirk. En effet, à la talbia authentique hérité d'Ibrahim aleyhi salat wa salam énoncé ci dessus, il rajouta "Tu n'as point d'associer sauf un associer que tu as élu. Il t'appartient ainsi que ce qu'il possède". C'est donc l'histoire qui nous explique comment les arabes sont passés de la religion du monothéisme pure prôné par Ibrahim aleyhi salat wa salam, au polythéisme.La situation s'empira davantage, car après avoir associé Allah azawajal avec des statues, voilà que 'Amr Ibn Luhayy el-Khuzahi commenca à s'égaler lui-même à Allah soubhana wa Ta'Ala, en rendant illicite ce qu'Allah azawajal a rendu licite, en instaurant de nouvelles lois, comme le fait de rendre tabou tel ou tel animal. Parmi eux, il y eut la "Wasîla", la "Bahîra", le "Hâmi" et la "Sâ'iba". Qui sont donc ces animaux ???? La réponse nous est donné par Ibn ishaq rahimahouLah :

" La "Bahîra" était la femelle engendrée par la Sâ'iba, qui était une chamelle qui avait donné successivement et exclusivement naissance à dix femelles ; elle n'atait pas utilisé comme monture, on ne la tondait point et seul un invité pouvait boire de son lait. Toute femelle à laquelle elle donnait naissance subissait une entaille sur les oreilles puis était laissé librement paître aux cotés de sa mère et avait le même statut qu'elle. La "Wasîla" désignait la brebis qui avait donné naissance à dix femelles jumelles de façon consécutive. Ce qu'elle mettait bas après cela était réservé aux hommes. Les femmes pouvaient cependant manger de la chair de ces bêtes une fois que celles-ci étaient mortes. "Hâmi" désignait un chameau qui avait sailli dix fois des femelles qui donnèrent naissance à dix chamelles, se préservant ainsi de porter des charges ou d'être abattu."

        
 

Allah azawajal n'a jamais dicté de telle loi, et on peut lire dans le Qur'ân :

مَا جَعَلَ اللّهُ مِن بَحِيرَةٍ وَلاَ سَآئِبَةٍ وَلاَ وَصِيلَةٍ وَلاَ حَامٍ وَلَـكِنَّ الَّذِينَ كَفَرُواْ يَفْتَرُونَ عَلَى اللّهِ الْكَذِبَ وَأَكْثَرُهُمْ لاَ يَعْقِلُونَ
5.103. Ma jaAAala Allahu min baheeratin wala sa-ibatin wala waseelatin wala hamin walakinna allatheena kafaroo yaftaroona AAala Allahi alkathiba waaktharuhum la yaAAqiloona
5.103. Allah n'a pas institué la Bahira, la Saïba, la Wasila ni le Ham, Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah, et la plupart d'entre eux ne raisonnent pas. .
5.103 . Allah hath not appointed anything in the nature of a Bahirah or a Saibah or a Wasilah or a Hami , but those who disbelieve invent a lie against Allah . Most of them have no sense .


Ou encore :

وَقَالُواْ مَا فِي بُطُونِ هَـذِهِ الأَنْعَامِ خَالِصَةٌ لِّذُكُورِنَا وَمُحَرَّمٌ عَلَى أَزْوَاجِنَا وَإِن يَكُن مَّيْتَةً فَهُمْ فِيهِ شُرَكَاء سَيَجْزِيهِمْ وَصْفَهُمْ إِنَّهُ حِكِيمٌ عَلِيمٌ
6.139. Waqaloo ma fee butooni hathihi al-anAAami khalisatun lithukoorina wamuharramun AAala azwajina wa-in yakun maytatan fahum feehi shurakao sayajzeehim wasfahum innahu hakeemun AAaleemun
6.139. Et ils dirent : “Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d'entre nous, et interdit à nos femmes.” Et si c'est un mort-né, ils y participent tous. Bientôt Il les rétribuera pour leur prescription , car Il est Sage et Omniscient.
6.139 . And they say : That which is in the bellies of such cattle is reserved for our males and is forbidden to our wives ; but if it be born dead , then they ( all ) may be partakers thereof He will reward them for their attribution ( ordinances unto Him ) . Lo , He is Wise , Aware .

Voici donc quelle était l'ignorance des arabes, cela existe encore aujourd'hui comme en Inde où la vache est sacré et autres.. Parmi les mauvaises pratiques, il y avait celle qui consistait dans la consultation du sort au moyen de flèches divinatoires, appelé "Azlâm". Il s'agissait de flèches sur lesquelles on écrivait dessus "Allah veut" ou "Allah ne veut pas ". On tirait une flèche au hasard et on décidait ainsi des choses.
         


Allah a interdit cette pratique dans ce verset (entre autre) :

حُرِّمَتْ عَلَيْكُمُ الْمَيْتَةُ وَالْدَّمُ وَلَحْمُ الْخِنْزِيرِ وَمَا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللّهِ بِهِ وَالْمُنْخَنِقَةُ وَالْمَوْقُوذَةُ وَالْمُتَرَدِّيَةُ وَالنَّطِيحَةُ وَمَا أَكَلَ السَّبُعُ إِلاَّ مَا ذَكَّيْتُمْ وَمَا ذُبِحَ عَلَى النُّصُبِ وَأَن تَسْتَقْسِمُواْ بِالأَزْلاَمِ ذَلِكُمْ فِسْقٌ الْيَوْمَ يَئِسَ الَّذِينَ كَفَرُواْ مِن دِينِكُمْ فَلاَ تَخْشَوْهُمْ وَاخْشَوْنِ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِيناً فَمَنِ اضْطُرَّ فِي مَخْمَصَةٍ غَيْرَ مُتَجَانِفٍ لِّإِثْمٍ فَإِنَّ اللّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
5.3. Hurrimat AAalaykumu almaytatu waalddamu walahmu alkhinzeeri wama ohilla lighayri Allahi bihi waalmunkhaniqatu waalmawqoothatu waalmutaraddiyatu waalnnateehatu wama akala alssabuAAu illa ma thakkaytum wama thubiha AAala alnnusubi waan tastaqsimoo bial-azlami thalikum fisqun alyawma ya-isa allatheena kafaroo min deenikum fala takhshawhum waikhshawni alyawma akmaltu lakum deenakum waatmamtu AAalaykum niAAmatee waradeetu lakumu al-islama deenan famani idturra fee makhmasatin ghayra mutajanifin li-ithmin fa-inna Allaha ghafoorun raheemun
5.3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou morte d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu'on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. Si quelqu'un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux .
5.3 . Forbidden unto you ( for food ) are carrion and blood and swine flesh , and that which hath been dedicated unto any other than Allah , and the strangled , and the dead through beating , and the dead through falling from a height , and that which hath been killed by ( the goring of ) horns , and the devoured of wild beasts , saving that which ye make lawful ( by the death stroke ) , and that which hath been immolated unto idols . And ( forbidden is it ) that ye swear by the divining arrows . This is an abomination . This day are those who disbelieve in despair of ( ever harming ) your religion ; so fear them not , fear Me! This day have I perfected your religion for you and completed My favor unto you , and have chosen for you as religion AL- ISLAM . Whoso is forced by hunger , not by will , to sin : ( for him ) lo! Allah is Forgiving , Merciful .

Autres mauvaises pratique, c'était d'enterrer les jeunes filles vivantes, car c'était des hommes "d'honneur" qui voulaient n'avoir autour d'eux que des garçons. Allah a dénoncé cette pratique ici :

وَإِذَا الْمَوْؤُودَةُ سُئِلَتْ
81.8. Wa-itha almawoodatu su-ilat
81.8. et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante
81.8 . And when the girl child that was buried alive is asked

بِأَيِّ ذَنبٍ قُتِلَتْ
81.9. Bi-ayyi thanbin qutilat
81.9. pour quel péché elle a été tuée.
81.9 . For what sin she was slain ,

Allah azawajal nous montre à quelle point il répugnait à ces hommes d'avoir des filles, dans ce verset :

وَإِذَا بُشِّرَ أَحَدُهُمْ بِالأُنثَى ظَلَّ وَجْهُهُ مُسْوَدّاً وَهُوَ كَظِيمٌ
16.58. Wa-itha bushshira ahaduhum bialontha thalla wajhuhu muswaddan wahuwa katheemun
16.58. Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit].
16.58 . When if one of them receiveth tidings of the birth of a female , his face remaineth darkened , and he is wroth inwardly .

يَتَوَارَى مِنَ الْقَوْمِ مِن سُوءِ مَا بُشِّرَ بِهِ أَيُمْسِكُهُ عَلَى هُونٍ أَمْ يَدُسُّهُ فِي التُّرَابِ أَلاَ سَاء مَا يَحْكُمُونَ
16.59. Yatawara mina alqawmi min soo-i ma bushshira bihi ayumsikuhu AAala hoonin am yadussuhu fee altturabi ala saa ma yahkumoona
16.59. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !
16.59 . He bideth himself from the folk because of the evil of that whereof he hath bad tidings , ( asking himself ) : Shall he keep it in contempt , or bury it beneath the dust . Verily evil is their judgment .

Certains tuaient aussi leurs enfants "garçons" par crainte de la pauvreté. Malheureusement, encore une fois, ce sont là des pratiques que l'on retrouve encore aujourd'hui, notament dans en Inde ou avoir une fille représente une "charge" pour le mariage et autres, et aussi pour des histoires de réincaranation dans leurs religion ( je n'ai pas très bien compris leur trucs...)
        
 

b) Malgré l'ignorance, les valeurs arabes, et quelques traces encore intactes de la religion d'Ibrahim


Nous avons donc fait le point sur tout les mauvaises coutûmes des arabes de l'époque. Nous ne pouvons nier que la conduite des arabes d'avant l'Islam comportait des défauts. De l'aveu générale, des vices et des tares rejetés par le bon sens étaient omniprésents chez les arabes d'alors, toutefois, cela ne peut effacer l'existence hautement surprenante de vertus fort louables, parmi lesquelles Safiyyu Ar-Rahmân Al-Mubârakfûrî cite :
        
 

1°) L'Hospitalité : Les Arabes rivalisaient dans ce domaine et s'en enorgueillissaient. Presque toute leur poésie était consacré aux mérites et à la noblesse d'âme, attachés à la générosité. Ils étaient généreux et hospitaliers jusqu'au point de sacrifier leurs propres biens au profit d'un hôte affamé ou transi de froid. Ils n'hésitaient pas non plus à payer de fortes sommes en guise de prix du sang, afin d'enrayer d'inutiles effusion de sang et de s'attirer des éloges. Dans ce contexte, l'habitude de boire du vin apparaissait comme primordiale, et le fait d'en offrir à ses hôtes était un signe particulier de générosité et d'hospitalité. Pour les arabes d'avant l'Islam, boire du vin était une véritable fierté, et les grands poètes d'alors n'oubliaient jamais d'inclure dans leurs odes de superbes vers à la gloire des origines bachiques. Le mot même de "vignes" en arabe est identique à la fois en prononciation et en orthographe à celui désignant la générosité " Karam". Les jeux de hasards étaient également l'une des pratiques qu'ils associaient étroitement à la générosité puisque les gains étaient toujours destinés à servir d'aumônes. Même le Noble Qur'ân ne nie pas les bienfaits qui proviennent du vin comme les jeux de hasards, mais bien sûr, il dit aussi : " Et leur péché est plus grand que leur profit" ( 2,219).
         

2°) Le respect des engagements : Pour les arabes d'alors, faire une promesse ou conclure un pacte était équivalent à un endettement. Ils n'hésitaient pas à sacrifier leurs enfants ou leur maison pour honorer leur engagement. La littérature de cette époque est riche en récits mettant en avant ce mérite.
        
 

3°) Le sens de l'honneur et le rejet de l'injustice qui avait pour résultat leur courage exceptionnel, leur jalousie impétueuse et leur irascibilité. La moindre offense allumait le feu de la guerre, les Arabes n'hésitant pas à se sacrifier pour maintenir ce fort sentiment de dignité personnelle.
         

4°) Une volonté et une détermination inflexible : Les arabes n'abandonnaient jamais la poursuite d'un objectif qui mettait en jeu leur fierté ou leur honneur même au dépend de leur vie.
         

5°) La patience ou la clémence : Les Arabes admiraient beaucoup ces traits de caractères mais, leur vie, tout entière bâtie sur le courage excessif et la vitesse avec laquelle ils prenaient l'initiative de la guerre, était cruellement dépourvue de ces qualités.
        
 

6°) Une vie de Bédoins pure et simple : Elle n'était pas encore ternie par les futilités et les artifices de la civilisation, ce qui expliquait leur nature sincère et honnête et leur aversion pour les intrigues et la traîtrise.
        
 

Ces principes moraux précieux, joints à la position géographique exceptionnelle de la Péninsule Arabique justifièrent la désignation des Arabes pour assumer le faix du Message divin et de la direction de l'humanité. Si certains caractères causaient des préjudices, il n'en demeure pas moins que leur utilité, pour la société humaine était indéniable. Le parachèvement de ces bons caractères était une des tâches auxquelles s'est attelé l'Islam.
        
 

De ces caractères, les plus précieux et les plus utiles étaient certainement, en sus du respect des engagements, le sens de l'honneur et la haute détermination. Ils étaient indispensables dans le combat contre le mal et l'élimination de la corruption morale et dans l'établissement d'un ordre social fondé sur la justice et le bien.
Les arabes avaient certes d'autres qualités morales, mais nous ne les avons pas énumérées, notre objectif étant autre.
        
 

Autre fait marquant que l'on peut conférer aux arabes, c'est la présence dans leurs vies de quelques traces qui marquent le passage de la religion d'Isma'il aleyhi salam, parmi lesquelles :
        
 

-Le Tawaf autour de la Kaaba (circumambulation).
-L'aller-retour entre As-Safa et Al-Marwa.
-La récitation de la Talbia (malgré le fait que celle qu'il récitait était non conforme)
-Le Respect des mois sacré qui sont au nombre de 4, et ce conformément aux versets du Qur'ân suivants :

BismiLah Er-Rahman Er-Rahim
إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِندَ اللّهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْراً فِي كِتَابِ اللّهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَات وَالأَرْضَ مِنْهَا أَرْبَعَةٌ حُرُمٌ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ فَلاَ تَظْلِمُواْ فِيهِنَّ أَنفُسَكُمْ وَقَاتِلُواْ الْمُشْرِكِينَ كَآفَّةً كَمَا يُقَاتِلُونَكُمْ كَآفَّةً وَاعْلَمُواْ أَنَّ اللّهَ مَعَ الْمُتَّقِينَ
9.36. Inna AAiddata alshshuhoori AAinda Allahi ithna AAashara shahran fee kitabi Allahi yawma khalaqa alssamawati waal-arda minha arbaAAatun hurumun thalika alddeenu alqayyimu fala tathlimoo feehinna anfusakum waqatiloo almushrikeena kaffatan kama yuqatiloonakum kaffatan waiAAlamoo anna Allaha maAAa almuttaqeena
9.36.
Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois]
, dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu'Allah est avec les pieux.
9.36 . Lo! the number of the months with Allah is twelve months by Allah ' s ordinance in the day that He created the heavens and the earth . Four of them are sacred : that is the right religion . So wrong not yourselves in them . And wage war on all the idolaters as they are waging war on all of you . And know that Allah is with those who keep their duty ( unto Him ) .

Durant ces mois sacré, il est interdit de combattre, mais il est autorisé de se défendre. On retiendra que durant ces mois, le mérite des bonnes actions est multiplié, au même titre que le mérite des mauvaises actions. Les mois sacré sont Dhu Al-Qa'da, Dhu Al-Hidja, Muharram et Rajab, et ce conformément au Hadith rapporté par Al-Boukhari (3167) et Mouslim (1679) selon lequel, d’après Abou Bakrata RadhiAllahou^anhou , le Prophète
a dit :

        
 

« Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre :
l’année compte douze mois dont quatre mois sacrées ; les trois se succèdent et ont pour nom
Dhoul-Qa’ada, Dhoul Hidjdja et Muharram et le quatrième Rajab intercalé entre Djoumadaa et Chabaane
».

Remarque : Dans l'histoire, les arabes ont transgréssé les mois sacrés à 5 reprises. C'est ce qu'on appelle "lharb foujar". Les arabes avaient attaqué durant le mois sacré et la cinquième fois s'est produite du vivant du Prophète Muhamed 
, avant la prophétie. A l'époque, la tribu des Hawajins ont attaqués la tibus des Quraich, tribu de La Mecque. Durant cette bataille, Le Prophète
donnait les flèches à ses oncles, ou bien selon une version, Il 
défendait ses oncles contre les Hawajins. Cela nous indique qu'avant la prophétie, le Prophète
était déjà préparé au combat et à la stratégie de guerre. Ces transgressions s'expliquent par différent points. A l'époque, les ressources des tribus dépendaient beaucoup des guerres via le butin. De ce fait, patienter pendant 3 mois sacré successifs (Dhul Qa'da, Dhu Al-Hidja et Muharram) paraissait long à l'époque antéislamique. Les arabes ne pouvaient pas attendre autant de temps. En conséquence, ils ont élus un groupe de gens appelé Al-Nasi, qui étaient très attachés à la Kaaba, et leur dotèrent du pouvoir de décider du calendrier des mois lunaires. C'est à dire que quand il y avait un conflit, ils avaient le droit de décréter la fin du mois sacré et de le reporter, ce qui arrangeait les arabes en attente de vengeance ou bien en quête de butin. Allah parle de cela et dit dans le Qur'ân :

        
 

إِنَّمَا النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِ يُضَلُّ بِهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ يُحِلِّونَهُ عَاماً وَيُحَرِّمُونَهُ عَاماً لِّيُوَاطِؤُواْ عِدَّةَ مَا حَرَّمَ اللّهُ فَيُحِلُّواْ مَا حَرَّمَ اللّهُ زُيِّنَ لَهُمْ سُوءُ أَعْمَالِهِمْ وَاللّهُ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ
9.37. Innama alnnasee-o ziyadatun fee alkufri yudallu bihi allatheena kafaroo yuhilloonahu AAaman wayuharrimoonahu AAaman liyuwati-oo AAiddata ma harrama Allahu fayuhilloo ma harrama Allahu zuyyina lahum soo-o aAAmalihim waAllahu la yahdee alqawma alkafireena
9.37. Le report d'un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés : une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d'ajuster le nombre de mois qu'Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu'Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants.
9.37 . Postponement ( of a sacred month ) is only an excess of disbelief whereby those who disbelieve are misled , they allow it one year and forbid it ( another ) year , that they may make up the number of the months which Allah hath hallowed , so that they allow that which Allah hath forbidden . The evil of their deeds is made fair-seeming unto them . Allah guideth not the disbelieving folk .

Cette attitude était donc considérer par Allah comme un surcroît de mécréance. Ils ont autorisé quelquechose qu'Allah a rendu illicite, ils légiféraient des lois. On retiendra inchAllah le nom de la tribu de Al-Nasi, (si vous regardez la phonétique présente sur le dessus du verset), on voit écrit "alnnasee", qui est traduit par le report dans la sourate. La tribu de Al-Nasi, signifie donc la tribu du report, et la tribu fut donc nommée ainsi en vertu du droit de report des mois sacré qu'elle possédait ) car elle a joué un rôle dans l'histoire de l'Eléphant que nous étudieront au prochaine cour inchAllah.

        
 

Voilà nous achevons ici le premier cours. Bien entendu, j'ai conscience que cela est long, mais j'espère que ceux qui désirent connaître l'Histoire de Muhammed
et de l'Islam trouveront inchAllah ce qu'ils cherchent ici. En attendant, pour ceux que cela interesse, je vous informe que le deuxième cours inchAllah sera consacré de l'introduction du Judaïsme, du Christianisme, et des Perses en Arabie et à l'histoire de l'Eléphant. J'espère être en mesure de pouvoir aborder la Naissance du Prophète
dans les prochains jours inchAllah, pour que cela concorde avec la date anniversaire de Mawloud el-Nabi. C'est ma façon à moi de célébrer ce jour, de se remémorer et d'étudier l'Histoire de notre Prophète
, au lieu de faire la fête....

         

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Dernière édition par Badr7 le 07/08/2009 00:53:44; édité 10 fois
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MessagePosté le: 14/08/2008 16:47:26    Sujet du message: Publicité
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Badr7
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MessagePosté le: 14/08/2008 16:57:43    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
BismiLâh Er-Rahman Er-Rahim.
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Voici donc la suite du Chapitre 1, intitulé "D'' Ibrahim à Muhammad salla Lâhou 'aleyhim wa salam.".

II) De l'entrée du Judaïsme et du Christianisme en Arabie, à l'Histoire de l'Eléphant.

1°) L'entrée du Judaïsme.

L'émigration juive en Arabie, depuis la Palestine, s'est déroulé en deux phases :
-D'abord elle fut suite aux persécutions de Nabuchodonosor (roi de babylone) qui détruisit le temple de Jérusalem et déporta la plupart des juifs à Babylone, en 587 avant Jésus-Christ aleyhi salam pour le Hedjaz où ils s'établirent dans les contrées Nord. Le Hedjaz est une région qui se situe en Arabie Saoudite actuelle, et est représenté en vert sur la carte ci-dessous.
      



-Ensuite, la seconde phase au moment de l'occupation romaine de la Palestine en l'an 70 de notre ère. Il y eut alors une immense vague migratoire juive au Hedjaz, à Yathrib (Médine), à Kheybar, et à Tayma' notamment. Là, ils bâtirent des forts et des châteaux et furent à l'origine de la conversion de nombreuses tribus. Le Judaïsme joua un rôle important dans la vie politique de l'Arabie antéislamique ainsi qu'à l'aube de l'Islam. Les tribus juives possédant une forte notoriété étaient au début de l'Islam : Kahybar, An-Andir, Al-Mustaliq, Qurayza et Qaynuqa'. As-Samhûdî dénombre , dans "wafâ Al-Wafâ" plus de 20 tribus juives.
      
Le Yemen ( cf les première cartes ) connue une judaïsation différente. Les grands historiens ( Ibn Kathîr, Ibn Hichâm, Ibn Ishaq rahimaoumLah) situe cette adhésion via l'histoire d'une personne appelé Rabbi'a Ibn Nasr, un roi du Yémen. Un jour, il fit un rêve et demanda à des devins et des astrologues de l'interpréter (rappelez vous l'ignorance et l'idolâtrie des arabes avant l'Islam). D'après ceux-ci, le rêve annonçait une future attaque des abyssins (L'Ethiopie actuelle) contre le Yémen.
 

Ceci effraya de roi Rabia Ibn Nasr, qui décida d'expatrier sa famille dans une région appelé Al-Hira, une région d'Irak, excepté lui et son fils qui restèrent au Yemen. A sa mort, son trône se succéda de fils en fils jusqu' à arriver à Tabân As'ad, aussi appelé Touba'. En fait, tout les rois du Yémen étaient appelé Touba', aux mêmes titre que ceux de l'Abyssine étaient appelé Négus (Najachi en arabe), que ceux de la Perse étaient appelés Qisra et ceux des romains étaient appelé Qaysar. Ces appellations étaient en fait des titres honorifiques (de même que les monarques d'Egypte étaient appelés Pharaon, etc..). Ainsi, le plus célèbres Touba', c'est à dire le plus célèbre roi du Yemen était Taban As'ad, l'un des fils de Rabia ibn Nasr.

A son arrivée, le royaume était à son apogée. Taban as'ad était hospitalier et il aimait beaucoup voyager, soit pour le commerce, soit pour le tourisme. Lors de l'un de ses voyages, il laissa son fils à Médne, et continua sa route vers la Syrie. Néanmoins, une dispute éclata entre le prince et les médinois qui finirent par le tuer. Fou de colère, le roi fit demi-tour et décida de détruire Médine pour venger son fils. Il réunit son armée, et la bataille commença. Au cours de cette bataille, Taban As'ad fut stupéfait par l'hospitalité des arabes. En effet, de jour la bataille faisait rage, mais la nuit, les gens de Médine offrait à leurs adversaires de grands plats de nourriture. Ce degré d'hospitalité étonna beaucoup le roi (Hospitalité envers ses ennemis, l'une des grandes valeurs des arabes de l'époque). Malgré cela, le roi continua la bataille, décidé à détruire Médine pour venger son fils. C'est alors que deux rabbins juifs originaire de Kheybar, tout proche de Médine (rappelez vous que cette cité était convertit au judaïsme, cf plus haut inchAllah), rendirent visite au roi pour discuter avec lui. Alors que le roi réitérait son intention de détruire Kheybar, les deux rabbins lui informèrent qu'Allah allait l'anéantir (le roi) avant, car c'était écrit dans leur Thora que Médine était la ville d'un futur Prophète. On apprend ici que l'émigration du Prophète
était mentionné dans la Thora, ainsi que de nombreux autres signes, notamment sur les compagnons du Prophète Radi Allâh ^Anhou . Allah azawajal révèle dans le Qur'ân :

      

الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوباً عِندَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالإِنْجِيلِ يَأْمُرُهُم بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَاهُمْ عَنِ الْمُنكَرِ وَيُحِلُّ لَهُمُ الطَّيِّبَاتِ وَيُحَرِّمُ عَلَيْهِمُ الْخَبَآئِثَ وَيَضَعُ عَنْهُمْ إِصْرَهُمْ وَالأَغْلاَلَ الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهِمْ فَالَّذِينَ آمَنُواْ بِهِ وَعَزَّرُوهُ وَنَصَرُوهُ وَاتَّبَعُواْ النُّورَ الَّذِيَ أُنزِلَ مَعَهُ أُوْلَـئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ
7.157. Allatheena yattabiAAoona alrrasoola alnnabiyya al-ommiyya allathee yajidoonahu maktooban AAindahum fee alttawrati waal-injeeli ya/muruhum bialmaAAroofi wayanhahum AAani almunkari wayuhillu lahumu alttayyibati wayuharrimu AAalayhimu alkhaba-itha wayadaAAu AAanhum israhum waal-aghlala allatee kanat AAalayhim faallatheena amanoo bihi waAAazzaroohu wanasaroohu waittabaAAoo alnnoora allathee onzila maAAahu ola-ika humu almuflihoona

7.157. Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants.

7.157 . Those who follow the messenger , the Prophet who can neither read nor write , whom they will find described in the Torah and the Gospel ( which are ) with them . He will enjoin on them that which is right and forbid them that which is wrong . He will make lawful for them all good things and prohibit for them only the foul ; and he will relieve them of their burden and the fetters that they used to wear . Then those who believe in him , and honor him and help him , and follow the light which is sent down with him : they are the successful .
      

Les juifs savaient qu'un Prophète allait être envoyé, mais dès que vint Muhamed
et que descendit le Qur'ân, ils se détournèrent. Le pire, c'est quand il y avait des altercations entre les juifs et les polythéistes, les juifs menaçaient les Aws et les Khazarj (deux tribus polythéistes, avec lesquelles ils partageaient Médine) qu'un Prophète allait venir supprimer l'idolâtrie. En effet, Allah révèle :

      

وَلَمَّا جَاءهُمْ كِتَابٌ مِّنْ عِندِ اللّهِ مُصَدِّقٌ لِّمَا مَعَهُمْ وَكَانُواْ مِن قَبْلُ يَسْتَفْتِحُونَ عَلَى الَّذِينَ كَفَرُواْ فَلَمَّا جَاءهُم مَّا عَرَفُواْ كَفَرُواْ بِهِ فَلَعْنَةُ اللَّه عَلَى الْكَافِرِينَ
2.89. Walamma jaahum kitabun min AAindi Allahi musaddiqun lima maAAahum wakanoo min qablu yastaftihoona AAala allatheena kafaroo falamma jaahum ma AAarafoo kafaroo bihi falaAAnatu Allahi AAala alkafireena
2.89. Et quant leur vint d'Allah un Livre confirmant celui qu'ils avaient déjà, - alors qu'auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, - quand donc leur vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils refusèrent d'y croire. Que la malédiction d'Allah soit sur les mécréants !
2.89 . And when there cometh unto them a Scripture from Allah , confirming that in their possession though before that they were asking for a signal triumph over those who disbelieved and when there cometh unto them that which they know ( to be the Truth ) they disbelieve therein . The curse of Allah is on disbelievers .

Mais les juifs s'obstinèrent et se détournèrent de l'Islam. Lorsque le roi lu la Thora, il fut séduit et il embrassa le judaïsme. De crainte de se faire anéantir par Allah, il cessa la guerre et décida de retourner au Yemen en compagnie des deux rabbins, mais sur son chemin, il fit une escale à La Mecque où il rencontra la tribu de Hudael, qui haïssait à la fois les gens de La Mecque et les gens du Yémen.

Ainsi, il décidèrent de provoquer une guerre entre les gens de La Mecque et Taban As'ad pour qu'ils s'exterminent mutuellement. Pour cela, la tribu de Hudael envoya deux émissaires vers Taban As'ad qui avaient pour mission de lui dire que La Mecque renfermait de nombreux trésors. Cela était vrai, car à l'époque, les arabes aimait tellement la Kaaba qu'il y enfermèrent des bijoux dedans, et y enterrèrent même deux gazelles en or. Séduit par cette annonce, Taban As'ad réunit son armée pour envahir La Mecque et détruire la Kaaba pour y déterrer les trésors. Il s'apprêta à réaliser son dessein, lorsque vint à lui les deux rabbins juifs, qui lui dévoilèrent la mauvaise intention des gens de Hudael, et lui avouèrent que la Kabba représentait réellement la Maison d'Allah, la Maison la plus noble et la plus vénérée de cette Terre. Allah s'est attribué cette Maison, qui fut le premier édifice battit par les hommes, conformément au verset suivant :

      

إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكاً وَهُدًى لِّلْعَالَمِينَ
3.96. Inna awwala baytin wudiAAa lilnnasi lallathee bibakkata mubarakan wahudan lilAAalameena
3.96. La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers.
3.96 . Lo! the first Sanctuary appointed for mankind was that at Mecca , a blessed place , a guidance to the peoples ;


Les deux rabbins mirent en garde le roi s'il attaquai la Kaaba et lui conseillèrent plutôt de faire le Tawaf (circumambulation) autour.
Le roi s'étonna de cette réponse et demanda aux deux rabbins la raison pour laquelle eux même refusaient de faire le tawaf autour. A cela, ils répondirent que la présence des statues les en empêchaient en tant que savants. On retiendra de cela que les juifs de l'époque gardait des traces de Tawhid (Uncité d'Allah) dans leurs cœurs, et rejetaient le polythéisme Mecquois.

Finalement, Taban As'ad accepta de faire le Tawaf autour de la Kaaba et passa la nuit à La Mecque. Cette nuit là, il fit un rêve dans lequel il se voyait couvrant la Kaaba. Il faut savoir qu'à l'époque, la Kaaba était à nue, elle n'était pas couvert du tissus noir que l'on voit actuellement. Dès son réveil, il ordonna de vêtir la Kaaba avec de la laine. La seconde nuit, refit un rêve dans lequel il se voyait couvrant la Kaaba, mais cette fois-ci, avec un tissu plus précieux que la laine. Dès son réveil, il ordonna donc de couvrir la Kaaba d'un tissu fin et précieux, spécialement yéménite, qu'on appelle el-Mala-il. Au fil du temps, les arabes adoptèrent cette tradition, et chaque année, ils couvrèrent la Kaaba d'un drap , que l'on appelle plus communément Kiswa. Cependant, chaque année, les arabes habillait la Kaaba en empilant les Kiswa les unes sur les autres, si bien qu'au bout d'un certain temps, les arabes sentirent que la Kaaba était proche de s'écrouler sous le poids des vêtements. Ce ne fut qu'à l'époque de Abd El-Mutalib, le grand père du Prophète
, que les arabes décidèrent de retirer toutes les Kiswas, et de la renouveler chaque année en la remplaçant par une nouvelle.

      



C'est ainsi que finalement, Touba' rentra au Yémen et appela son peuple à embrasser le judaïsme. Mais le peuple, qui étaient noyé dans les croyances païennes (adoration du feu et des idoles apportées par 'Amr Ibn Luhayy El-Khuzahi) refusa. Pour se départager, ils décidèrent de confronter les rabbins et les devins/astrologues à la Maison du feu. Il s'agissait d'une maison enflammée dont le feu était constamment alimenté, et devant lequel le peuple yéménite (qui adorait le feu) avait coutume de présenter deux personnes qui étaient en désaccord sur un point. Ils ouvraient la porte de la maison, provoquant ainsi un appel d'air, et la personne touchée par le feu, était reconnue comme celle qui avait tort dans le litige, tandis que l'on donnait raison à celui épargné par le feu.

Dans Sira Ibn Icham, on peut y lire que le feu calcina les charlatans (devins et astrologues) et c'est ainsi qu'une partie du Yémen embrassa le Judaïsme. En effet, certaines régions du Yémen restèrent tout de même idolâtre.
      
Les jours passèrent, Taban As'ad mourut, le royaume s'élargit davantage. L'un de ses descendants, Hassan, devint ainsi très orgueilleux et son ambition et sa soif de pouvoir le poussa à vouloir conquérir le monde. Certes, il avait une grande armée, mais cela ne représentait rien face aux grandes puissances de l'époque. C'est ainsi qu'il demanda à ses notables quel était la plus grande puissance sur cette Terre. Ceux ci lui répondirent que c'était les perses. Poussé par son ambition grandissante, il réunit une grande armée en vue de marcher en direction des perses. Sur le chemin, les notables réalisèrent qu'ils n'avaient aucunes chances face aux perses, mais le roi était devenu complètement aveuglé par son orgueil, et il croyait vraiment qu'il pouvait conquérir le monde. Le problème, c'est que le rapport de force entre lui et les perses était incomparable. Face à cette situation, les notables commencèrent à s'inquiéter de voir leur pays courir à sa perte, C'est ainsi qu'il convoquèrent 'Amr, le frère du roi Hassan, pour lui demander, à presque l'unanimité, de tuer son frère, et en contrepartie, 'Amr était assuré de succéder aux trône.

Seul Dur'Ain, l'un des notables, refusa le complot. Il prévint 'Amr que s'il faisait une telle chose, il serai emprisonné par l'angoisse, l'insomnie, les remords et autres. Aveuglé par l'envie du pouvoir, 'Amr accepta cette mission mais rédigea une lettre à Dhu l 'Ain en lui disant de l'ouvrir que le jour où cela lui sera demandé. Comme il était le seul autorisé à se rendre auprès du roi sans être fouillé, 'Amr pénétra chez son frère, dissimula un poignard courbé, et tua son frère. Il prit ainsi le pouvoir, mais par la suite, il fut infligé de remord et était frappé d'une insomnie totale. Il consulta tout les médecins, devins, astrologues, charlatans, et tous furent unanime sur la cause de cette maladie : Le meurtre de son frère, et pour guérir cette maladie, il devait se venger en tuant tout les notables qui l'avaient poussé à commettre le crime. Il les exécuta ainsi les uns après les autres, jusqu'au jour où vint le tour de Dhu l'Ain. Le roi se rendit chez lui, et lui demanda d'ouvrir enfin la lettre qu'il l'avait donné auparavant. Deux vers (de poème) était lisible, dont voici la traduction approchée:

      

" Qui est donc celui qui vend son sommeil et achète l'insomnie ?
Heureux celui qui dort tranquillement.
Alors que les gens du Yémen ont rusé et trahi (en parlant des notables)
Le pardon d'Allah a couvert Dhu l'Ain. "

Après la mort de 'Amr, les descendants se disputèrent le trône du Yémen. Finalement, le royaume se morcela en plusieurs parties, et chaque parties se combattait mutuellement. Les combats firent rage à l'intérieur du Yémen. Au sein de ce conflit émergea un brigand appelé Lu Khuneh'a, qui profita de l'occasion ( conflit politique et social entre les descendants du roi) pour s'approprier le palais royal et commença à gouverner le Yemen. Lu Khuneh'a était très injuste envers la population et tout le monde le haïssait. Il fut assassiné par Dhu Nuwwas, l'un des descendants de du roi. Suite à cela, le royaume retourna de nouveau à la famille de Touba'.

Voila, c'est ici que je voulais en venir. J'ai conscience que tout ce qui précédait relève plus de l'Histoire de l'Arabie, et que cela peut paraître un peut fastidieux (on se croirait en cours d'histoire de 4ème), mais maintenant que l'on a expliqué comment Dhu Nuwas arriva au pouvoir du Yémen, on va inchAllah étudier une histoire TRES TRES IMPORTANTE, à l'origine de la rentrée du christianisme en Arabie, et de l'Histoire de l'Elephant , et même présente dans les hadiths du Ryad Es-Salihine.
      

2°) L'entrée du Christianisme en Arabie.

Tout commence par Siméone, un moine vertueux vivants dans les valeurs et les principes de l'unicité d'Allah prônés par Issa aleyhi salam, qui comme l'est rappelé dans le I), était musulman et innocent du principe de trinité crée 3 siècles après sa venue. Ce moine était originaire du Sheim ( Syrie), et il faisait plusieurs voyage pour prêcher le Tawhid (religion de l'unicité). Durant son trajet, il fut capturé par une troupe de brigand et vendu à un notable du Yémen ( originaire de la région de Najran plus précisément qui faisait partie de ceux qui ont refusé le judaïsme au Yémen et conservé l'idolâtrie). Siméone devint donc esclave chez le notable, de jour il rendait service au notable, et le soir, il pratiquait sa religion. Allah soubhAna wa Ta'Ala le dota de nombreux prodiges [Karamates], et à chaque fois que le notable yéménites rentrait chez le moine, il voyait une lumière qui éblouissait la chambre de Siméone. Je vous rappelle que cela se passait avant l'Islam.
     
 



Le notable fut émerveillé par cela, et interrogea le moine sur sa religion. Siméone lui expliqua les principes de la religion de Issa aleyhi salam ( on ne parle pas du christianisme, ne pas confondre...). Le notable hésitait à rentrer dans cette religion, et pour le convaincre, Siméone proposa une confrontation entre son Dieu (Allah), et celui du notable, en l'occurrence un arbre que les gens de Najran avait divinisé. A la demande de Siméone, les gens de Nadjran se réunirent le jour J autour de l'arbre. Le moine commença à invoquer Allah azawajal, et à lire les versets du livre saint (avant qu'il ne soit falsifié...). Une tempête se déchaîna et l'arbre fut carrément brûlé.
      



C'est là que tout les gens réunis autour de l'arbre embrassèrent la religion du Messie aleyhi salam, la religion de l'unicité.

L'une des pratiques des arabes de l'époque consistait à envoyer les enfants étudier chez des sorciers, comme s'ils allaient à l'école. Ce fut le cas du jeune AbduLah Ibn Tamîr. Siméone dressa une tante sur le chemin reliant la maison de AbduLah Ibn Tamîr au sorcier. C'est ainsi qu'à chaque fois que l'enfant se rendait chez le sorcier, il passait devant le moine. La suite de l'histoire nous est contée dans le celèbre Hadiths suivant, que beaucoup de gens connaissent peut être déjà, et présent dans le Ryad Es-Salihine, au début de l'ouvrage, c'est le Hadith N°30, le voici :
      

D'après Chou'ayb
, Messager de Dieu
, a dit: «jadis vivait un roi qui avait un sorcier. Quand le sorcier se sentit vieillir, il dit au roi: «Me voilà maintenant âgé. Envoie-moi donc un jeune homme pour que je lui enseigne la magie». Il lui envoya un jeune homme. Sur son chemin vers le sorcier, le jeune homme rencontra un moine. Il s'assit auprès de lui et écouta ses paroles qui lui plurent. Il faisait ainsi chaque fois qu'il se rendait chez le sorcier. Quand il arrivait auprès du sorcier, ce dernier le frappait pour son retard. Il s'en plaignit au moine qui lui dit: «Quand tu as peur de la colère du sorcier, dis lui: « J'ai été retenu par ma famille» et quand tu crains la colère de la famille, dis lui: «J'ai été retenu par le sorcier».
Entre-temps, voilà qu'une bête énorme interdit le passage aux gens. Le jeune homme dit: «Aujourd'hui je vais savoir qui du sorcier ou du moine à la plus grande valeur». Il prit une pierre et dit: «Seigneur Dieu! Si l'œuvre du moine T'est préférable à celle du sorcier, tue cette bête afin de permettre aux gens de passer». Il la frappa alors avec la pierre et la tua sur le coup. Les gens eurent ainsi la voie libre. Il vint en informer le moine qui lui dit: «Mon petit, tu es devenu maintenant plus fort que moi puisque tu es arrivé à ce miracle. C'est pourquoi tu vas certainement être mis à l'épreuve. S'il en est ainsi, ne dis à personne où je suis». Ainsi donc le jeune homme en arriva à guérir l'aveugle de naissance et le lépreux. Il guérissait les gens de la plupart de leurs maladies. L'un des courtisans du roi qui était aveugle en entendit parler et se rendit auprès de lui avec de nombreux cadeaux. Il lui dit: Tout ce que tu vois là est à toi si tu arrives à me guérir». Le jeune homme lui dit: «Je ne guéris personne moi-même mais c'est uniquement Dieu
qui guérit. Si tu crois en Dieu
, je Le prierai et Il te guérira». Le courtisan crut en Dieu et Dieu le guérit. Il se rendit chez le roi et s'assit près de lui comme il en avait coutume. Le roi lui demanda: «Qui donc t'a rendu la vue?». Il dit: «Mon Seigneur et Maître». Il lui dit: «Est-ce que tu as un Seigneur autre que moi?». Il dit: «Mon Seigneur et le tien est Dieu». Le roi le jeta en prison et ne cessa pas de le torturer jusqu'à ce qu'il dénonçât le jeune homme. On fit alors venir le jeune homme et le roi lui dit: «Mon petit, te voilà arrivé à guérir avec ta magie l'aveugle-né et le lépreux et à faire telle et telle chose». Le jeune homme lui dit: « Je ne guérit personne mais c'est Dieu
seul qui guérit». Il le jeta donc en prison et ne cessa de le torturer jusqu'à ce qu'il dénonçât le moine. On fit venir le moine et on lui dit: «Renie ta foi!» et il refusa de le faire. On ordonna d'apporter une scie qu'on lui plaça sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête qui tomba en deux morceaux. On fit alors venir le courtisan et on lui dit: «Renie ta foi!» mais il refusa. On lui plaça la scie sur la raie de ses cheveux et on lui coupa la tête qui tomba en deux morceaux. On fit enfin venir le jeune homme et on lui dit: «Renie ta foi!» Mais il refusa. Le roi le jeta à quelques-uns de sa suite et leur dit: «Amenez-le à telle montagne et escaladez-la avec lui. Une fois parvenue à son sommet, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le du haut de la montagne. Ils le prirent donc avec eux et escaladèrent la montagne. Il dit: «Seigneur Dieu! Sauve-moi d'eux par ce que Tu veux!». La montagne se mit alors à branler. Ils tombèrent dans le vide et il vint dire au roi: « Dieu m'a sauvé d'eux». Le roi le jeta à des gens de sa suite et leur dit: «Allez avec lui et mettez-le dans une grande barque. Une fois arrivés au large, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le à la mer». Ils partirent avec lui et, une fois en pleine mer, il dit: «Seigneur Dieu! Sauve-moi d'eux avec ce que Tu veux!». La barque se retourna et ils se noyèrent. Il vint en marchant (sur l'eau) jusqu'au roi qui lui dit: «qu'ont fait tes compagnons?». Il lui dit: «Dieu m'a sauvé d'eux». Il dit alors au roi: « Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t'ordonner de faire. «M'ordonner quoi?» demanda le roi. «Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifie sur le tronc d'un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l'arc et tu dis: «Au nom de Dieu, Seigneur et Maître de ce jeune homme», tu me tires alors la flèche et si, tu fais tout cela, tu me tueras sûrement». Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d'un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l'arc. Puis il dit: «Au nom de Dieu, Seigneur et Maître du jeune homme!». Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe . Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup. Les gens dirent alors: « Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme». On vint dire au roi: « Que dis-tu de ce que tu craignais? Par Dieu, te voilà donc atteint de l'objet de la crainte et voilà que ton peuple à cru en Dieu». Il ordonna de creuser des fossés à l'entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu. Le roi dit: «Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi». C'est ce qu'ils firent jusqu'à ce que vint une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu. Son enfant lui dit: «Mère! Patiente car tu es sur la juste voie». (Mouslim)       


Vingt-milles personnes ont ainsi embrassé le christianisme originale, celui qui prêche l'unicité d'Allah, ce jour là, et ils furent donc assassinés par Dhu Nuwwas. AbduLah Ibn Tamîr s'est sacrifié pour que la vérité parvienne aux gens. Cette scène eût lieu au mois d'octobre de l'an 523 de notre ère. Allah soubhâna wa Ta'Ala en parle dans le Qur'ân, dans Sourate Bourouj, et voici les versets relatifs à ce récit:
     
 

وَالسَّمَاء ذَاتِ الْبُرُوجِ
85.1. Waalssama-i thati alburooji
85.1. Par le ciel aux constellations !
85.1 . By the heaven , holding mansions of the stars ,

وَالْيَوْمِ الْمَوْعُودِ
85.2. Waalyawmi almawAAoodi
85.2. et par le jour promis !
85.2 . And by the Promised Day .

وَشَاهِدٍ وَمَشْهُودٍ
85.3. Washahidin wamashhoodin
85.3. et par le témoin et ce dont on témoigne !
85.3 . And by the witness and that whereunto he beareth testimony ,

قُتِلَ أَصْحَابُ الْأُخْدُودِ
85.4. Qutila as-habu alukhdoodi
85.4. Périssent les gens de l'Ukhdoud ,
85.4 . ( Self ) destroyed were the owners of the ditch

النَّارِ ذَاتِ الْوَقُودِ
85.5. Alnnari thati alwaqoodi
85.5. par le feu plein de combustible,
85.5 . Of the fuel fed fire ,

إِذْ هُمْ عَلَيْهَا قُعُودٌ
85.6. Ith hum AAalayha quAAoodun
85.6. cependant qu'ils étaient assis tout autour,
85.6 . When they sat by it ,

وَهُمْ عَلَى مَا يَفْعَلُونَ بِالْمُؤْمِنِينَ شُهُودٌ
85.7. Wahum AAala ma yafAAaloona bialmu/mineena shuhoodun
85.7. ils étaient ainsi témoins de ce qu'ils faisaient des croyants,
85.7 . And were themselves the witnesses of what they did to the believers .

وَمَا نَقَمُوا مِنْهُمْ إِلَّا أَن يُؤْمِنُوا بِاللَّهِ الْعَزِيزِ الْحَمِيدِ
85.8. Wama naqamoo minhum illa an yu/minoo biAllahi alAAazeezi alhameedi
85.8. à qui ils ne leur reprochaient que d'avoir cru en Allah, le Puissant, le Digne de louange,
85.8 . They had naught against them save that they believed in Allah , the Mighty , the Owner of Praise ,

الَّذِي لَهُ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَاللَّهُ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ
85.9. Allathee lahu mulku alssamawati waal-ardi waAllahu AAala kulli shay-in shaheedun
85.9. Auquel appartient la royauté des cieux et de la terre. Allah est témoin de toute chose.
85.9 . Him unto Whom belongeth the Sovereignty off the heavens and the earth ; and Allah is of all things the Witness .

إِنَّ الَّذِينَ فَتَنُوا الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ ثُمَّ لَمْ يَتُوبُوا فَلَهُمْ عَذَابُ جَهَنَّمَ وَلَهُمْ عَذَابُ الْحَرِيقِ
85.10. Inna allatheena fatanoo almu/mineena waalmu/minati thumma lam yatooboo falahum AAathabu jahannama walahum AAathabu alhareeqi
85.10. Ceux qui font subir des épreuves aux croyants et aux croyantes, puis ne se repentent pas, auront le châtiment de l'Enfer et le supplice du feu.
85.10 . Lo! they who persecute believing men and believing women and repent not , theirs verily will be the doom of hell , and theirs the doom of burning .

Remarque : On peut remarquer ici qu'Allah azawajal commence le verset par "Par le ciel aux constellations". A de nombreuses reprises dans le Qur'ân, Allah jure au nom de ces créatures, mais les gens ne sont pas autorisé à jurer de la même façon. S'il jure, il doivent le faire absolument au nom d'Allah. Oublions donc les célèbres "Sur la tête de ma mère", "Sur la vie de mes enfants", "Sur la tombe de chez pas qui..." Il faut donc jurer exclusivement par Allah. Les gens de l'Oukhdoud sont donc les martyrs de Najran, assassiné par le roi Dhu Nuwwas, seulement pour avoir cru.

Parmi les 20 000 victimes du roi, une personne réussit à s'échapper du génocide. Il s'agit de Daws dhu ta'laban. Il fut pourchassé par les soldats mais le chemin que prit Daws était trop sablonneux et ne permit pas aux cheveaux d'aller plus loin. Décidé à venger la mort de ces frères, Daws se rendit en Syrie, dans le royaume des Byzantins pour se plaindre de l'attitude de Dhu Nawwas, car les byzantins étaient chrétiens comme les 20 000 victimes. Il rencontrat donc Qaysar ( le nom attribué au rois byzantins) qui était d'une piété exemplaire et qui fut révolté de l'attitude de ce roi. Cependant, le Yémen était trop loin de la Syrie, et envoyé toute une armée est difficile, c'est la raison pour laquelle Qaysar renvoya Daws en Abyssinie chez le Négus, qui était lui aussi chrétien, car son royaume était plus proche du Yémen que les byzantins. Pour mieux comprendre l'intérêt de cette stratégie, regarder la carte, en rouge le tracé de l'empire de Byzance au yémen, et en bleu celui Abyssinie-Yemen :
      



Comme vous pouvez le constater, stratégiquement, pour attaquer, il n'y a pas photo, l'Abyssinie est mieux placé . Daws Dhu Ta'la ban est donc parti en Abyssinie emportant avec lui une lettre de la part de Qaysar et des messagers. Il rencontra ainsi le Négus (nom attribué aux rois de l'Abyssinie) qui comme Qaysar était quelqu'un de très pieux. Il fut lui aussi très révolté en apprenant la nouvelle. Il monta une armée de 70 000 personnes bien équipée et prépara les bateaux pour traverser la Mer Rouge. A la tête de l'armée, le chef s'appelait Aryat. Le combat se déclencha, et l'armée du Yémen fut mise en déroute. Pourchassé par l'armée, le roi du Yémen Dhu Nawwas se jeta dans la Mer avec son cheval. La fierté ( souvenez vous les valeurs des arabes énumérées dans le premier cour) qui l'anime le poussa à préférer la noyade plutôt que de se faire exécuter. L'Abyssinie s'appropria le Yémen qui devint ainsi de religion chrétienne. ET cela fut la réalisation du rêve de Rabia Ibn Nasr. Souvenez vous, c'est le premier roi du Yémen qui par crainte du songe qu'il avait fait et de l'interprétation des devins selon laquelle les abyssins allait conquérir le Yémen, avait expatrier sa famille à Al-Hira, en Irak. Les Abyssins régnèrent donc sur le Yémen, avec à sa tête Aryat, le commandant abyssin qui avait dirigé le Yémen.

Il était donc devenu le représentant du Négus au Yémen. Malheureusement, Aryat était très injuste envers le peuple ainsi qu'envers son armée. Il les tyranisais complètement, se gonfla d'orgueil et opprimait les gens. Le peuple n'en pouvaient plus, et c'est alors que l'un des chefs de l'armée appelé Abraha, fit une scission dans l'armée. Il a réussi à rallier autour de lui une troupe et fit un coup d'état contre Aryat. Les deux armées se firent face, avec à la tête de chacune Abraha contre Aryat. Les deux chefs ont préféré faire un duel plutôt que d'exterminer l'armée du Négus risquant ainsi un soulèvement des yéménites contre les abyssins. Ainsi, le combat entre deux armées se transforma en combat entre deux hommes. Dans la lutte, Aryat réussit à couper le nez de son adversaire, et c'est pour cela qu'on dit Abraha al-achram, (al-achram signifie dont le nez est coupé), mais finalement, Abraha reprit le dessus et tua Aryat, s'octroyant ainsi le pouvoir au Yémen. L'information parvint au Négus, qui se mit en colère, comment cela se fait-il qu'un soldat tue l'un de ses représentants ?? s''interogea-t-il, et il manifesta son intention de se venger. Il fit le serment de rentrer au Yémen, de piétiner la terre du Yémen, et retourner au royaume qu'après avoir retirer les cheveux d'Abraha, signe d'humiliation. Quand l'information parvint à Abraha, il fut prit de panique. Il remplit un sac de sable du Yemen, il coupa ses cheveux, et il envoya le colis avec un messager au Sheim (Royaume d'Abyssinie) comme signe de soumission avec une lettre où était écrit :


" Ô Négus, vous avez tenu votre serment. Voici de la terre du Yémen, piétinez là et voici mes cheveux. et je n'ai fait cela que parce que Aryat nous as opprimé, je me dévoue à vous,".

Il adressa ensuite des paroles d'éloges au Négus qui s'appaisa, voyant l'inutilité de sacrifier des troupes alors qu'à la tête du Yémen se trouve un serviteur dévoué. Malgré cela, Abraha n'était pas encore satisfait, et il craignait toujours une riposte des abyssins, et pour vraiment s'attirer la grâce du Négus, il battit une énorme église, décoré avec les marbres du palais de la reine de Saba selon certaines versions ( Reine ayant vécu à l'époque du Prophète Souleymane aleyhi salam). Il envoya une lettre au Négus lui rapportant qu'il avait battit une grande église à l'effigie du christianisme, et qu'il s'apprêtait à appeler tout les arabes à venir y faire le pèlerinage. Il envoya donc une lettre à toutes les tribus pour les appeler à ce nouveau pèlerinage.

Pami les destinataires, il y avait la tribu de Al-Nasi ( Nous avons déjà évoqué le statut de cette tribu dans le dernier paragraphe du Premier cour) et cette tribu vénéraient beaucoup la Kaaba qui tenait une grande place dans leurs cœurs. Lorsqu'il lu la lettre envoyée par Abraha, un des homme de la tribu fit le voyage de La Mecque jusqu'au Yémen. Il s'introduit dan la grande église et fit ses besoins à l'intérieur et Il salit les murs du temple. L'information parvint à Abraha, qui prit connaissance des gens de Al-Nasi, et surtout, de la Kaaba qu'il ne connaissait pas. Il comprit ainsi que malgré la publicité qu'il faisait, il ne pouvait pas attirer les arabes pour venir faire le pèlerinage dans son eglise tant qu'il n'aura pas détruit la Kaaba. Il jura donc d'organiser une grande expédition contre La Mecque pour détruire la Kaaba....

      

3°) L'Histoire de l'Eléphant.

Abraha réunit une grande armée avec en tête du cortège un grand éléphant appelé Mahmoud, et se dirigea vers La Mecque en laissant son fils Yaksum gouverner au Yémen. Par fierté, plusieurs tribus tentèrent de barrer le chemin à Abraha. Le premier à s'être dressé contre Abraha s'appelait Dhu Nafar mais sa petite armée ne lui permit pas de vaincre celle d'Abraha. Dhu Nafar fut donc capturé et emmené de force à La Mecque. De même , une autre tribu dite de Khut'um avec à sa tête Nufaïl ibn hubeyb el Khut'umi tenta sa chance, mais son armée échoua et Nufaïl fut également emprisonné et emmener de force à La Mecque. Abraha arriva donc à Ta'If,
      


La tribu de Taqif fut effrayé par la venue d'Abraha. Ils avaient peur pour leur temple dans lequel reposait la statue Al-Lat. Lorsqu'ils apprirent qu'Abraha n'était la que pour détruire la Kaaba, ils furent soulagés. Tant qu'Abraha ne voulait aucun mal au temple, il était autorisé à passer sans confrontation, et pour montrer leurs allégeances et leurs respects à Abraha, ils lui donnèrent un guide nommé Dhu Lughal qui se porta volontaire pour montrer le chemin. Néanmoins, Dhu Lughal mourut sur le chemin reliant Ta'if à La Mecque, et il fut enterré sur place. A l'époque antéislamiqe (djahiliya), sa tombe devint un lieu de lapidation des arabes car Dhu Lughal les avait trahi en dénonçant la Kaaba. Jusqu'à aujourd'hui, le traite est surnommé Dhu Lughal (pas au Maghreb, mais en Arabie saoudite).

Arrivés en bordure de La Mecque, les soldats du Négus s'approprièrent le bétail en train de paître, et parmi ce bétail, il y avait deux cents chameaux qui appartenaient à Abd El Mutalib, le grand père du Prophète
, chef incontesté de La Mecque. Lorsqu'il apprit la nouvelle, il se rendit au fief d'Abraha, mais celui-ci refusait de s'adresser à un arabe de La Mecque. Obstiné, Abd El Mutalib se rendit devant Dhu Nafar, le prisonnier, pour lui demander s'il y avait moyen de voir Abraha l'abyssin. Dhu Nafar avoua son impuissance pour faire l'intermédiare entre Abd El-Mutalib et Abraha, mais depuis son voyage forcé du Yémen à La Mecque, Dhu Nafar avait forgé une sympatie avec Ouneyss, le maître de l'éléphant, qui était très respecté par l'armée. Dhu Nafar parla donc à Ouneyss qui "pistonna "un rendez vous. Finalement, Abraha rencontra Abd El Mutalib, et là, Abraha fut impressionné par le carrisme de du chef de La Mecque. Il était très charmant, et il inspirait les grands chefs. Au départ, tellement impressioné, Abraha qui était assis sur un trône majestueux voulait faire assoir le Chef de La Mecque à coté de lui, mais craignant la critique des abyssins, il descendit de son trône et s'assis par terre avec Abd El Mutalib, en lui demandant ce qu'il voulait. Le chef de La Mecque lui dit que parmi le bétail accaparé par les soldats abyssins se trouvaient entre autres, ses 200 chameaux qu'il était venu les récupérer. Là, Abraha tomba de haut. Il lui avoua qu'au début, il était impressionné par son carrisme, mais maintenant qu'il vit que l'objet de sa visité était la récupération de quelques bétails, Abd El Mutalib perdit l'estime d'Abraha. Imaginez vous, Abraha qui vient détruire la Kaaba, et le Chef qui lui parle de chameaux, sans même faire allusion à la démolition de la Kaaba, maison sacré depuis l'aube de l'humanité. Et là, Abd El-Mutalib a dit une grande parole, de grande valeur en islam. Il dit :


"Les chameaux m'appartiennent, donc je les réclame. Quant à la Kaaba, elle a Son maître, il s'en occupera"
  
    

Abd El Mutalib récupéra les chameaux, et Abraha lui informa qu'entre eux, il n' y avait aucune haine. Abraha n'en voulait pas à la population, et ne voulait pas faire la guerre. Il voulait simplement détruire la Kaaba, proposant même aux Mecquois de quitter La Mecque juste le temps de la destruction pour pas qu'il n' y ait de blessé. Abd El Mutalib ordonna donc aux gens de se réfugier dans les montagnes. Le jour J, Abraha s'apprêta à faire son entrée triomphale à La Mecque, avec l'éléphant et toute son armée. A ce moment là, Nufail Ibn Hubeyb, le deuxième prisonnier, celui qui était à la tête de la tribu de Khut'um, s'échappa et courru vers l'éléphant, s'aggripa à ses oreilles et cria à de nombreuses reprises " Assis toi Mahmoud ! Assis toi car c'est la maison sacré d'Allah !". L'éléphant s'agenouilla et ne se leva plus. Ils ont tout fait pour essayer de le convaincre mais rien à faire. Ouneyss, le maître de l'éléphant avait même bandé les yeux de l'éléphant pour le faire marché mais l'éléphant était plus résigné que cela, et avançait sur toutes les directions sauf celles menant à La Kaaba. Toutes l'armmée se battit pour pousser l'éléphant vers la Kaaba mais l'éléphant résistait de toutes ses forces quand soudain, une noirceur couvra le ciel tout entier. En levant la tête, les soldats aperçurent une nuée de petits oiseaux qu'on appelle " Tayr Ababile". Dans les livres de Sira, on peut y lire que ces oiseaux portaient trois cailloux, un dans leurs becs, et les deux autres dans les pattes. La nuée d'oiseaux, les soldats d'Allah azawajal s'abbatit donc sur les soldats abyssins et leurs jetèrent ces cailloux, qui au contact de la peau, l'éffritait et la déchirai jusqu'à la faire tomber complètement, décimant ainsi toute l'armée. Ce fut l'anéantissement de l'armée d'Abraha. Allah azawajal à consacré une sourate entière à l'évocation de cet évènement, sourate que beaucoup de gens connaisse et que voici :
      

BismiLahi, Er-Rahman, Er-Rahim

أَلَمْ تَرَ كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِأَصْحَابِ الْفِيلِ
105.1. Alam tara kayfa faAAala rabbuka bi-as-habi alfeeli
105.1. N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l'éléphant .
105.1 . Hast thou not seen how thy Lord dealt with the owners of the Elephant?

أَلَمْ يَجْعَلْ كَيْدَهُمْ فِي تَضْلِيلٍ
105.2. Alam yajAAal kaydahum fee tadleelin
105.2. N'a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ?
105.2 . Did He not bring their stratagem to naught ,

وَأَرْسَلَ عَلَيْهِمْ طَيْراً أَبَابِيلَ
105.3. Waarsala AAalayhim tayran ababeela
105.3. et envoyé sur eux des oiseaux par volées
105.3 . And send against them swarms of flying creatures ,

تَرْمِيهِم بِحِجَارَةٍ مِّن سِجِّيلٍ
105.4. Tarmeehim bihijaratin min sijjeelin
105.4. qui leur lançaient des pierres d'argile ?
105.4 . Which pelted them with stones of baked clay

فَجَعَلَهُمْ كَعَصْفٍ مَّأْكُولٍ
105.5. FajaAAalahum kaAAasfin ma/koolin
105.5. Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.
105.5 . And made them like green crops devoured ( by cattle ) ?

Allah les a donc rendu semblables à de la paille mâchée, la peau déchiquetée soubhanAllah.

Après cet évènement, la Kaaba a gagné beaucoup plus de notoriété, d'amour dans le cœur des arabes, et de, vénération, à tel point qu'ils prirent comme référence à leur calendrier cette date. On disait par exemple un an après l'année de l'éléphant deux ans après l'année de l'éléphant etc... Et c'est durant cette année, le douze du mois de Rabbi'el awal, ce fut la naissance du Prophète .
Malgré cela, le Yémen resta dominé par les abyssins, car comme on l'a rappelé plus haut, Abraha y laissa son fils Yaksum sur le trône, qui mourut puis le céda à son frère Masruq ibn Abraha.
      

4°) L'entrée des Perses en Arabie.

Durant cette période émergea un des descendants de Rabbi'a Ibn Nasr. Souvenez vous, Rabbi'a ibn Nasr est le roi du yémen qui avait fait un rêve et qui avait expatrié sa famille. Souvenez aussi que les Touba' (rois du Yémen) avaient perdu le trône à la suite de l'invasion abyssine contre le royaume de Dhu Nawwas, qui avait fait le génocide contre les chrétiens. Revenons donc au descendant de Rabia Ibn Nasr, qui n'avait qu'une volonté, c'est de rétablir la famille des Touba' sur le trône et sortir les abyssins du Yémen. Ce prince s'appelait Sayf ibn Dhi ya'zan ( D'après Sira Ibn Ishaq, Ibn Hicham et Ibn Kathir rahimahoumLah). Sayf commença par se rendre chez Qaysar, le roi Byzantin, mais il fut accueillit avec froideur du fait que les Abyssins comme les byzantins étaient chrétiens, et qu'il n' y avait aucune raison pour que Qaysar aide le Yémen à perdre le christianisme. Déterminé à vouloir rétablir le trône des Touba', Sayf se rendit chez l'un des rois Yéménites, Abd ALLah ibn el-moundhir, qui régnait en Irak pour lui demander de l'aide. Ce dernier, qui n'avait qu'une petite armée sous la main, le renvoya finalement chez Qisra ( nom attribué au roi des Perses, qui étaient la première puissance mondiale de l'époque) en compagnie d'une délégation. . Qisra possédait un trône sertis de perles, de diamants et d'or, et possédait aussi une couronne qui pesait selon les savants 90 kilos. Bien entendu, elle briserai la nuque à quiconque tenterait de la porter, mais pour se faire, l'artifice consistait à l'attacher à une chaîne en or. Lorsque le roi s'asseyait sur le trône, il ajustait d'abord la couronne à l'abri des regards cachés derrière un voile, et quand les gens se présentaient à lui, on retirait le voile (comme au théâtre) et les gens se prosternaient devant Qisra. C'est ainsi que lorsque la délégation de Abd Allah ibn el-Moundhir pénétra dans le palais le Qisra, ils se prosternèrent devant lui à l'exception de Sayf. Lorsque le roi des perses, avec l'orgueil qui accompagne son rang de première puissance mondiale , demanda l'identité de celui qui refuse de se prosterner, Sayf s'excusa et affirma que l'ampleur du souci qu'il a lui faisait oublier toutes manières. Quel est ton problème s'interrogea le roi. Là, Sayf dit au roi :

" Au début, le Yémen était sous le pouvoir des perses, et aujourd'hui, les abyssins l'ont récupéré, comment cela se fait -il donc que vos alliés soient exclus du Yémen ?".

Après avoir consulté ses notables, et présenté le souci de l'enfant à vouloir rétablir le règne de ses parents, le roi lui dit que le Yémen était trop loin, et qu'il n' y avait aucun bénéfice de déplacer toute une armée du Nord de l'Irak, jusqu'au Yémen qui ne contient que peu de richesse. En guise de consolation et par fierté, le roi offrit des vêtements à Sayf et 10 000 dirhams en argent. Sayf quitta le chateau du roi, et commença à jeter les 10 000 dirhams par terre, attroupant toute la population autour de lui. Lorsque cette information parvint à Qisra, il ordonna de ramener Sayf, estimant que ce qu'il a fait prouve une sincérité, un courage et une grandeur d'âme, car il est arrivé au point de défier le roi. Interrogé sur la raison qui l'avait poussé à jeter cela, Sayf affirma au roi que l'argent offert n' a aucune valeur comparé aux montagnes d'ors et d'argent contenue dans le Yémen.
      


Le roi eût un moment de doute, interrogea les notables, et finalement, ils décida de former une armées de 800 condamnées à mort pour envahir le Yémen, comme ca, en cas de défaite, le roi n'aura rien perdu puisque de toute façon, il s'agit de condamnés à mort.


L'armée s'embarquèrent donc sur 8 bateaux via l'Euphrate et arrivèrent au Yémen. A la tête de l'armée, c'était un homme appelé Wah'ris. Masruq ( le fils d'Abraha qui avait récupérer le trône du Yémen) avait préparé son armée, et d'après sira Ibn Hicham, Wah'ris qui était très habile tua le roi du Yémen Masruq en visant l'entre deux yeux avec une lance. L'armée perses fut donc victorieuse, mais au lieu que ce soit la prince Sayf qui récupèra le trône, ce fut Wah'ris, Cette histoire à donner naissance a un proverbe yéménite du complexe de Sayf ibn Dhi Ya'zan, qui a tout fait pour redorer le blason de ses pères, mais qui à la fin s'est retrouvé dans la même situation. Le règne perse se succéda jusqu'à l'arrivée du pouvoir de Badan, et nous retiendront inchAllah qu'au moment où le Prophète
reçut la prophétie, ce fut Bâdan et les perses qui gouvernaient le Yémen.

      

Nous achevons ainsi le second cours. Le prochain cours sera consacré inchAllah au réveil de l'eau sacré de Zamzam par Abd El Mutalib, ainsi qu'à la naissance du Prophète
, ce qui clôturera inchAllah le chapitre 1, intitulé "La vie avant la naissance du Prophète
" et annoncera le prochain Chapitre 2 inchAllah.

Qu'Allah nous guide. amine.

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MessagePosté le: 14/08/2008 17:00:52    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
BismiLâh Er-Rahman Er-Rahim.
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh



III) La renaissance du puits de zamzam et la naissance du Prophète
.


1°) L'Histoire de Qusay Ibn Kilab.


Nous avons évoqué la dernière fois, entre autre, l'histoire de l'éléphant et la conquête du Yémen par les perses, qui envoya l'expédition des 800 condamnés à mort. Revenons maintenant, inchAllah, à La Mecque. Nous avons vu dans les cours précédents que la Tribu de Zurhum, qui était celle qui avait accueilli Hajar, (femme d'Ibrahim
), avait été vaincu par la tribu de Khuza'a, qui s'appropria La Mecque pendant environ 500 ans, et modifia les coutumes d'Ibrahim 
à travers les innovations de Amr Ibn Luhayy el Khuza'i.

 Au sein de cette tribu vivait un homme riche et honorable qui appartenait à la lignée d'Ismaël aleyhi salam et qui s'appelait Qusay,(descendant de Fihl appelé aussi Qureych, d'où l'origine des Qureychites). Il était très respecté d'autant plus qu' il épousa la fille de Hulayl, le chef de La Mecque. A la mort de Hulayl, Qusay revendiqua le droit de succéder à La Mecque ce qui déplut à la tribu de Khuza'a et qui provoqua une guerre entre d'un côté les Khuza'is, et de l'autre, Qusay soutenu par les tribus de Bani Kinana et de Qureich . Cette guerre provoqua d'immense perte, ce qui poussa les deux camps à s'en remettre à un juge pour faire arbitre et trancher entre les deux et éviter de lourdes pertes des deux cotés. Celui-ci, nommé Ya'mur ibn 'aouf, décida de tout attribué à Qusay.


Parmi ces pouvoirs attribués, il y avait bien entendu la Siqaya (intendance des eaux de La Mecque, sachant que le puits de Zamzam avait été préalablement enseveli par la tribu de Zurhum par vengeance lorsqu'ils sentirent la défaite face à la tribu de Khuza'a), Rifada (quête de l'argent des gens de La Mecque pour faire à manger aux pèlerins), Liwa qui représentait l'honneur de porter l'étendard lors des batailles, les clés de Nadwa, qui était une maison qui servait de centre de consultation pour prendre des décisions concernant les batailles, les guerres, problèmes politiques (parlement actuel) ainsi que le mariage des femmes, ainsi que lhijaba, c'est à dire l'honneur de posséder la clés des porte de la Kaaba, dont la photo ci dessous représente l'une des plus ancienne :
          





Remarque : Mercerdi 9 avril 2008, une autre ancienne clé de la Ka'ba vieille de 800 ans a été vendu à Londres, sous la modique somme de 18 000 000 de dolars... La voici en photo


Tout les honneurs étaient donc disposés entre les mains de Qusay ibn kilab. Plus tard il eût 4 fils :'Abd ad-Dar (l'aîné), 'Abd Manaf, 'Abd el Uzza et 'Abd. Lorsqu'ils grandirent, ils furent tous respecté à l'exception de l'aîné (Il arrive parfois que l'aîné perde l'estime de son entourage par rapport à ses frères). Qusay fut vexé par cette situation, et pour régler cette situation, avant sa mort, il rédigea un testament dans lequel il lègue tout ses biens et pouvoirs à 'Abd Dar, l'ainé, au détriment de ses jeunes frères. Mais souvenez vous l'état d'esprit des arabes à l'époque antéislamique que nous avons décrit dans le premier cour, et dans lequel nous avons montré à quel point l'honneur était une chose primordiale chez les arabes d'antan. C'est ainsi que les fils se disputèrent, mais réussirent à se mettre d'accord, en se partageant l'honneur.

          


-Les fils de 'Abd Manaf ont reçu la Siqaya et la Rifada.
-Les fils de 'Abd al-Dhar, ont pris lhijaba, Nadwa et Liwa.

Cette alliance perpétua de père en fils.

Remarque: Juste avant l'Islam, les clés de Nadwa échurent à Hakim ibn Hizem (qui se convertit à l'Islam après la venue du Prophète
) d'une façon assez drôle. Il faut savoir que Hakim avait l'habitude de boire du vin en compagnie de la personne qui possédait l'honneur des clés de Nadwa à ce moment là. Au cours d'une soirée arrosée, Hakim ibn Hizem demanda à la personne chargée des clés de Nadwa d'accepter de lui vendre les clés. C'est alors dans un état d'ivresse pas possible, que la personne accepta de vendre les clés à Hakim en échange d'une bouteille de vin. Hakim bondit sur l'occasion, fit mander les témoins, apporta les documents nécessaires et acheta les clés de Nadwa en échange de cette bouteille. Il les conserva ainsi jusqu'à l'époque de Mu'awiyya radhiAllahou^anhou, l'un des califes, c'est à dire après la mort du prophète
, s'étant bien sûr préalablement converti à l'Islam. Hakim fait faisait parti des gens qui ont beaucoup vécu machAllah. A terme, Hakim ibn Hizem vendit les clés de Nadwa au prix de 100 000 dinars (qui représentait une somme considérable à l'époque), s'attirant les reproches de Mu'awiyya radhiAllahou^anhou sur le fait d'avoir vendu l'honneur de sa famille. Il avoua finalement à Mu'awiyya qu'il l'avait acheté à l'époque au prix d'une bouteille de vin, et que la vrai noblesse ne résidait plus dans le fait de posséder la maison de Nadwa, mais plutôt dans la crainte d'Allah, et il donna tout cet argent fil djihad fisabiliLah.

          

Parmi les fils de Qusay ibn Kilab, il y eût 'Abd Manaf. Parmi les fils de 'Abd Manaf, il y eût Hachim, 'Abd Chams, Nawfal et Al-Muttalib. Hâchim hérita des droits au détriment de ses frères, et devint responsable de l'intendance des eaux (Siqâya) et de la fourniture de la nourriture aux pèlerins (Rifâda). Il en était ainsi depuis que les fils de 'Abd Manaf et de 'Abd ad-Dâr avaient conclu un compromis sur la répartition des charges. Hâchim était riche et très distingués. Il fut le premier à offrir aux pèlerins du pain cassé et trempé de bouillon. Son véritable nom était 'Amrû mais il fut également le premier à faire deux fois le voyage jusqu'en Syrie, une fois en hiver, et une fois en été.
 

Lors d'un de ses voyages en Syrie pour le commerce, il s'arrêta à Médine où il épousa Salmâ, fille de 'Amrû des Beni 'Adiyy fils d'An-Najr. Cette femme était très respectée, jusqu'au point que c'était elle qui avait le droit de divorcer, alors que ce privilège était réservé aux seuls hommes en période préislamique. Hâchim resta auprès d'elle quelques temps avant de poursuivre son voyage, laissant sa femme enceinte à Médine. Il mourut à Gaza, en Palestine, en 497 de l'ère chrétienne. Plus tard, son épouse accoucha d'un enfant appelé Cheyba (plus connu sous le nom de 'Abd El-Muttalib, et qui n'est autre que le grand père du Prophète
), à cause de la présence de cheveux blancs sur la tête, et l'éleva à Yathrib (autre nom pour qualifier Médine). Personne de la famille de Hâchim n'apprit la nouvelle de cette naissance. Hâchim avait en fait 4 fils, Asad, Abû Sayfi, Nadla et Cheyba, et cinq filles, Ach-Chifa', Khâlida, Da'ifa, Ruqaya et Janna. (cf Ibn Hichâm, 1/107).

          

Après la mort de Hâchim, c'est d'abord l'un de ses frères, Al-Muttalib, qui hérita des droits du Siqâya et de la Rifâda. Al-Muttalib était très honnête, obéi et bienfaisant au point qu'on le surnommait Al-Fayyâd, "le munificent". Lorsque Cheyba atteignit l'âge de l'adolescence, son oncle Al-Muttalib entendit parler de lui et vint à Médine afin de le ramener chez lui à La Mecque. Quand il le vit, ses yeux débordèrent de larmes, il l'étreignit et le fit monter sur son chameau. Le jeune garçon, cependant, refusa de l'accompagner sans l'aval de sa mère. Al-Muttalib demanda à celle-ci son autorisation mais elle lui refusa. Toutefois, il parvint à la convaincre lorsqu'il lui dit :

"Ton fils se rendra à La Mecque où il recouvrera l'autorité de son père et vivra dans l'Enceinte Sacré".

Finalement, Chayba quitta les siens pour rejoindre La Mecque. Là-bas, Chayba suscita toutes les curiosités, et les gens pensèrent d'abord qu'il s'agissait d'un esclave qu'Al-Muttalib avait ramené avec lui. C'est la raison pour laquelle on surnomma l'enfant, 'Abd El Muttalib (qui signifie serviteur d'Al Muttalib). Al-Muttalib leur dit alors qu'il s'agissait plutôt de son neveu, le fils de son frère, le défunt Hâchim. L'enfant grandit dans la maison d'Al-Muttalib, et à la mort d'Al-Muttalib à Bardamân au Yémen, 'Abd El Muttalib lui succéda. Il suivit la tradition de ses aïeux et surpassa même ces derniers en grandeur, son peuple l'aima et son rang fut éminent dans la société mecquoise. (cf Ibn Hichâm 1/137-138).

          


Remarque: En vérité, à la mort d'Al Muttalib, l'un de ses frères Nawfal, c'est à dire un autre oncle de 'Abd El-Muttalib, s'arrogea les droits de son neveu . Pour se défendre, 'Abd El-Muttalib fit appel aux Qureychites pour l'aider à combattre son oncle, mais ceux-ci s'abstinrent d'apporter leur soutien à l'un comme à l'autre. Désespéré, 'Abd el Muttalib écrivit à ses oncles maternels des Beni An-Najjâr, ceux qu'il avait laissé à Médine avec sa mère Salma avant son émigration à La Mecque ,quand Al-Muttalib était venu le chercher, pour solliciter leur aide. L'un d'eux, Abû Sa'd fils de 'Adiyy, mit en place une armée et marcha en direction de La Mecque à la tête de 80 cavaliers et établit son campement dans la vallée de La Mecque. 'Abd El-Muttalib sortit à sa rencontre et l'invita à venir chez lui, mais Abû Sa'd objecta : " Pas avant d'avoir rencontrer Nawfal". Il trouva ce dernier assis avec quelques notables de Qureych, à l'ombre de la Kaaba, il tira alors son épée en disant :"Par le Seigneur de la Kaaba, si tu ne restitue pas à mon neveu ce que tu lui a pris, je te tuerai avec cette épée". Nawfal fut donc contraint de rétablir les droits à 'Abd Al-Muttalib, et les notables de Qureych furent pris à témoin. Abû Sa'd demeura ensuite trois jours chez 'Abd Al-Muttalib et accomplit la 'Umra (petit pèlerinage) avant de sen retourner à Médine. Suite à cette humiliation, Nawfal s'allia aux Beni 'Abd Chams contre les Beni Hâchim. 'Abd Muttalib se trouvait donc seul face à ses oncles et à leurs enfants à La Mecque. Néanmoins, c'était sans compter les Khuza'a, tribu de La Mecque à laquelle appartenait la mère de 'Abd Manâf, et qui dirent en voyant les Beni An-Najjar (les renforts de Médine) soutenir 'Abd Al-Muttalib :

"Il est notre fils autant que le votre, nous sommes plus en droit de le soutenir".

          
Ils firent lors irruption dans Dâr an-Nadwa (Parlemnt actuel) et scellèrent leur alliance avec les Beni Hâchim contre les Nawfal et les Beni 'Abd Chams. Si je vous dis cela, c'est parce que c'est au nom de cette alliance que s'effectura plus tard la conquête de La Mecque comme nous le verrons plus loin inchAllah. Entre temps, voici un petit résumé inchAllah :
          
          



Abd el Mutalib eût comme premier enfant Al-Harith. Un jour, 'Abd el-Mutalib fit un rêve étrange...

2°) Le rêve de 'Abd El Mutalib et le réveil de l'eau de Zamzam.


'Abd el-Mutalib fut témoins de deux évènements importants durant se vie, à savoir l'expédition dite de l'Eléphant (dont nous avons longuement étudié les détails dans le cours précédent) ainsi que le rétablissement de l'eau de Zamzam, que nous allons étudié maintenant inchAllah . Un jour, 'Abd El Mutalib fit un rêve très mystérieux dans lequel une personne s'approcha de lui disant :"Creuse la bonté (Ihfar tayba)". Le lendemain, il fit un second rêve où il entendit " Creuse Bahra". Le surlendemain, le même rêve, et la personne lui dit " Creuse Al-madnounah". C'était toujours le même rêve, dans lequel un homme lui demandait de creuser quelquechose de différent à chaque fois, sans que 'Abd Al-Muttalib ne sache de quoi il s'agit. Pour l'instant, le sens de ce rêve lui échappait complètement, c'est alors que la quatrième nuit, il refit le rêve et la personne lui dit clairement "Creuse Zamzam, il ne s'épuise jamais ni on ne connait sa profondeur, un approvisionnement en eau pour les pèlerins, elle se trouve entre les tripes et le sang, la où va becqueter le corbeau, près de la fourmillère". 'Abd al-Muttalib comprit alors qu'il était de son de devoir de rétablir la source de Zamzam, qui avait jaillit autrefois devant Hajar, (femme de Ibrahim : : : :
: : : : ) après que l'Ange Djibril (Gabriel) aleyhi salam ait foulé le sol de son aile, mais dont le puits avait ensuite été enseveli par la tribu de Zhurhum (lors de leur défaite face à la tribu des Khuza'a pour plus de détails, cf cour 1 inchAllah). Seul problème, depuis des siècles personnes ne savaient où se trouvait cette source. Les seuls indices qu'il détenaient étaient ceux énumérés dans son rêve, qui sont :

-"Entre les tripes et le sang"
-"Là ou va becqueter le corbeau"
-"Près de la fourmilière"
Plutôt maigre comme indice n'est-ce pas ? Malgré cela, 'Abd Al-Muttalib prit avec lui son fils aîné Al-Harith, et scruta les lieux. Il arriva proche de Isaf, (rappelez vous, Isaf était la statue qui avait été posé sur le mont As-Safwa à La Mecque), et soudain, 'Abd Al-Muttalib et son fils aperçurent deux hommes traînant une vache avec eux. En fait, ils faisait ce que l'on appelle en arabe el-qarabine, cela consiste a s'approcher de leur idole avec des animaux et de les égorger devant eux en guise d'offrande. Après avoir commencé à l'égorger, du sang coula mais soudain, la vache s'échappa et commença à courir !! Elle continua ainsi sur une certaine distance puis les deux personnes réussirent à la rattraper et l'achevèrent. Ils l'éventrèrent (c'est a dire qu'il lui ouvrit le ventre) laissant apparaître ainsi les tripes de la vache. Témoins de cette scène depuis le début, 'Abd Al-Muttalib et son fils ont compris que c'était l' évènement dont le rêve faisait allusion. Malgré cela, la distance entre les traces de sang et les tripes de la vache recouvrait une zone trop grande pour commencer à creuser. Ils comprirent quand même que la source Zamzam se trouvait entre les tripes et le sang, Poursuivant ses recherches entre le sang et les tripes, il découvrit enfin une énorme fourmilière, mais malheureusement, elle était trop énorme, et creuser sur toute cette zone circulaire nécessitait beaucoup d'efforts et de persévérance. Regardez par exemple cette termitière ( et encore, il y en a qui font plus de 3 mètres de hauts...)
          


Le père et son fils réfléchirent sur ce qu'ils allaient faire, quand soudain ils aperçurent un corbeau, avec une légère blancheur sur les ailes, qui se posa près de la fourmilière et becqueta. Il s'agissait du signe ultime, "là où va becqueter le corbeau" annonçant immédiatement le départ des travaux de recherche. 'Abd Al-Muttalib commença à creuser, suscitant ainsi la stupéfaction des gens de La Mecque, qui s'étonnèrent de voir une personne creuser tout proche du Lieu Sacré. Ils se précipitèrent sur 'Abd Al-Muttalib pour l'en empêcher, mais Harith s'interposa pour les retenir pendant que son père creusait à toute vitesse quand soudain, 'Abd Al-Muttalib s'écria "Allah oua Kbar !!!". Il venait ainsi de découvrir l'ancien puits de Zamzam, l'un des trésors de La Mecque ainsi que d'autres objets que les membres de la tribu de Zuhrum avaient enterrés lors de leurs départ forcé de La Mecque parmi lesquelles des épées, des armures et deux gazelles en or.

 
Les Quraychites, qui furent témoins de la scène, connaissait la valeur de Zamzam et connaissait l'ampleur de cette découverte. Depuis des années, les mecquois étaient obligés d'importer l'eau nécessaire de l'extérieur de La Mecque, et ce, depuis des siècles et des siècles. En plus, ce nouveau puits se trouvaient juste à côté de l'endroit sacré, ce qui permet d'alimenter directement les pèlerins en eau, c'était un honneur IMMENSE, celui de la Siqaya (Approvisionnement en eau des pèlerins), et pas avec n'importe quelle eau, mais celle révélé par l'Ange Djibril aleyhi salam à Hajar, femme de Ibrahim
. En outre, ce puits était susceptible de renforcer la notoriété de la Kaaba c'est la raison pour laquelle à la seconde où les Qureychites ont vu le puits de Zamzam, ils dirent à 'Abd Al-Muttalib " Nous sommes tes associés !!". Là, une dispute éclata entre ces hommes, 'Abd al-Muttalib prétendant que ce mérite lui était voué en vertu du fait que c'est lui qui a découvert la source, et les Quraïchites qui voulaient à tout prix s'arroger une part de cette riche découverte, c'était une question d'honneur, et comme nous l'avons déjà dit dans le premier cours, quand il s'agit d'honneur, les arabes étaient prêts à sacrifier leurs vie s'il le faut pour gagner cet honneur, coûte que coûte. C'est dans ce contexte qu'ils ont failli s'entretuer.

Finalement, ils se mirent d'accord pour consulter une devineresse. Souvenez vous qu'a cette époque, la consultation des devins et des astrologues était enracinés dans leurs cœurs, et faisait parti de leur dogme. Le goût de l'honneur qui les habitaient les poussa faire le voyage jusqu'au Sheim (Actuelle Syrie) pour consulter la fameuse devineresse. Pour l'info, sachez que la distance entre Damas et La Mecque est d'environ 1770 km.

          





Voyez à quelle point chacun était obstiné à vouloir absolument posséder le privilège d'être le propriétaire du puits. Les deux clans préparèrent donc leurs montures, et se mirent en marche vers la Syrie. Durant le trajet, les vivres vinrent à manquer, jusqu'à ce que l'eau de la famille des 'Abd Al-Muttalib s'épuisa complètement. Ils demandèrent ainsi de l'eau au clan "adverse" avec qui ils faisaient route, mais ceux ci refusèrent, narguant le risque d'épuiser à leur tour leur eau. Là, coincé en plein désert avec la sècheresse, la situation de la famille des 'Abd Al-Muttalib devint grave. Ils sombrèrent donc dans le désespoir, si bien que finalement, 'Abd Al-Muttalib ordonna aux siens à ce que chacun creuse sa propre tombe pour y mourir dedans, comme ca au fur et a mesure que les gens mourront, les survivants les enterre et ainsi de suite pour que tout le monde soit enterré convenablement (sauf le dernier survivant évidemment...). Chacun creusa sa tombe. Dans ce contexte de crise, 'Abd Al-Muttalib s'assit attendant que la mort vienne le chercher, lorsqu'il se rendit compte que mourir dans dans de telle condition n'était autre qu'un signe de faiblesse et qu'il fallait à tout prix se battre pour survivre, l'honneur de sa famille en dépendait. Tout le monde se bougea donc pour chercher de l'eau. Dans son élan, 'Abd Al-Muttalib se leva brusquement, bousculant ainsi sa chamelle qui prenant appui avec sa patte sur le sol, provoqua le jaillissement d'une eau souterraine !!
          


La famille de 'Abd Al-Muttalib remplirent leurs outres, et sont même partis en donner aux autres membres de l'expedition (le clan adverse si vous voulez), après s'être rendus comptes de ce qui venait de se passer, dirent
"Par Allah, Celui Qui t'as donné l'eau là-bas (en parlant de Zamzam) est Celui Qui t'as donné l'eau ici".
C'est ainsi que les gens de La mecque reconnurent à 'Abd Al-Muttalib le mérite de la Siqaya du puits de Zamzam. D'autre part, avec les épées en or qu'il avait trouvé avec Zamzam, il fit faire une porte pour la Ka'ba, qu'il revêtit d'or en fondant les deux gazelles et il assigna l'eau de Zamzam pour désaltérer les pèlerins.

'Abd Al-Muttalib devint donc le garant du puit de Zamzam. Un jour, il invoqua Allah et fit un vœu, dans lequel il fit le sermon que s'il engendrait dix fils atteignant l'âge de la puberté, il en sacrifierai un. Dans sa vie, il eût seize enfants.

Dix garçons :
6 morts avant la venue de l'Islam
-Al-Hârith
-Az-Zubayr
-Al-Ghîdâq
-Al-Maqwam
-Safâr
-'AbduLlah (Celui que 'Abd Al-Muttalib chérissait le plus, le père du Prophète
)


4 morts après la venue de l'Islam
-Abû Tâlib
-Hamza (RadhiAllahou^anhou)
-Al-'Abbâs (RadhiAllahou^anhou)
-Abû Lahab

Ses six filles furent:
-Umm-Al-Hakîm ( aussi appelée Al-Baydâ )
-Barra
-'Atika
-Saffiya
-Arwâ
-Umayma


Les références sont 2/56-66 "Rahmatun lil-'Âlamîn" et pp.8-9 "Talqîh Fuhûm". Après avoir eu ses enfants, il décida d'accomplir sa promesse, c'est a dire de sacrifier un de ses fils. Il parti voir le devin de la Kaaba, qui lui proposa un sac avec des flèches sur lesquelles étaient inscrit sur chacune d'elle le nom de l'un de ses fils (on appelle ces flèches Al-Azlam), pour tirer au sort et décider lequel de ses fils allait être sacrifié. Ce fut 'AbduLlâh qui fut tiré au sort. Je vous rappelle que cette méthode a été abrogé par l'Islam comme nous avons pu le voir, je vous rappelle le verset :
 

حُرِّمَتْ عَلَيْكُمُ الْمَيْتَةُ وَالْدَّمُ وَلَحْمُ الْخِنْزِيرِ وَمَا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللّهِ بِهِ وَالْمُنْخَنِقَةُ وَالْمَوْقُوذَةُ وَالْمُتَرَدِّيَةُ وَالنَّطِيحَةُ وَمَا أَكَلَ السَّبُعُ إِلاَّ مَا ذَكَّيْتُمْ وَمَا ذُبِحَ عَلَى النُّصُبِ وَأَن تَسْتَقْسِمُواْ بِالأَزْلاَمِ ذَلِكُمْ فِسْقٌ الْيَوْمَ يَئِسَ الَّذِينَ كَفَرُواْ مِن دِينِكُمْ فَلاَ تَخْشَوْهُمْ وَاخْشَوْنِ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِيناً فَمَنِ اضْطُرَّ فِي مَخْمَصَةٍ غَيْرَ مُتَجَانِفٍ لِّإِثْمٍ فَإِنَّ اللّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
5.3. Hurrimat AAalaykumu almaytatu waalddamu walahmu alkhinzeeri wama ohilla lighayri Allahi bihi waalmunkhaniqatu waalmawqoothatu waalmutaraddiyatu waalnnateehatu wama akala alssabuAAu illa ma thakkaytum wama thubiha AAala alnnusubi waan tastaqsimoo bial-azlami thalikum fisqun alyawma ya-isa allatheena kafaroo min deenikum fala takhshawhum waikhshawni alyawma akmaltu lakum deenakum waatmamtu AAalaykum niAAmatee waradeetu lakumu al-islama deenan famani idturra fee makhmasatin ghayra mutajanifin li-ithmin fa-inna Allaha ghafoorun raheemun
5.3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou morte d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu'on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. Si quelqu'un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux .
5.3 . Forbidden unto you ( for food ) are carrion and blood and swine flesh , and that which hath been dedicated unto any other than Allah , and the strangled , and the dead through beating , and the dead through falling from a height , and that which hath been killed by ( the goring of ) horns , and the devoured of wild beasts , saving that which ye make lawful ( by the death stroke ) , and that which hath been immolated unto idols . And ( forbidden is it ) that ye swear by the divining arrows . This is an abomination . This day are those who disbelieve in despair of ( ever harming ) your religion ; so fear them not , fear Me! This day have I perfected your religion for you and completed My favor unto you , and have chosen for you as religion AL- ISLAM . Whoso is forced by hunger , not by will , to sin : ( for him ) lo! Allah is Forgiving , Merciful .

Résigné à vouloir sacrifié son fils, 'Abd Al_Muttalib emmena 'AbdLlâh. Là, un groupe de Qureychites interrogèrent 'Abd Al-Muttalib sur ce qu'il avait l'intention de faire. Une fois mis au courant, ils s'exclamèrent "Par Allah, on ne te laissera pas faire". Une querelle éclata, chacun tirant 'AbdLlâh de son coté.

Dans la lutte, 'Abd Al-Muttalib blessa son fils avec le couteau, c'est la raison pour laquelle on dit 'AbdLlâh Al-Achaj, c'est à dire "le bléssé". Le groupe de mecquois voulait à tout prix empêcher 'Abd Al-Muttalib d'immoler son fils, de crainte que cela devienne une habitude chez les arabes (souvenons nous que 'Abd Al-Muttalib tenait un haut rang chez les mecquois). Quel est le goût de la vie après avoir tué son fils de ses propres mains ??? Finalement, ils déidèrent d'aller s'en remettre à une devineresse, qui se trouve à Médine, la ville natale de 'Abd Al-Muttalib. Selon Ibn Ichâm RahimahouLah, cette devineresse se nommait soit Qutba, soit un autre nom que je n'arrive pas à trouver pour le moment. Cette femme appartenait aux Beni Sa'd, et vivait à Kheybar qui était une cité juive. Là, après avoir pris connaissance du prix du sang chez les arabes (comprenons par là que lorsqu'une personne en avait tué une autre, elle devait s'acquitter du prix du sang qu'on appelle Diyya, auprès de la famille du défunt) qui était évalué à 10 chameaux. Celle-ci les enjoignit de placer d'un coté 10 chameaux , et de l'autre, 'AbdLlâh, puis de consulter le sort au moyen des flèches.. Si le sort désignait son enfant, alors ils devaient augmenter le nombre de chameaux de 10, tandis que si les flèches désignaient les chameaux, ils devaient tous les immolés.

 

De retour à La Mecque, 'Abd Al-Muttalib reprit ce que lui avait conseiller la devineresse. Il prépara un sac dans lequel il mit deux flèches : l'une portant le nom de 'AbdLlâh, et l'autre, où était inscrit la mention" dix chameaux".
   
      


A chaque fois qu'il tirait une flèche désignant 'AbdLlâh, le nombre de chameaux augmentait de 10. En même temps, 'Abd Al-Muttalib invoquait la statue Hubel pour qu'il intercède devant Allah en faveur de son fils. Malheureusement, ces pratiques sont encorre courantes chez des musulmans, lorsqu'ils invoquent les tombeaux d'imams ou de saints pour qu'ils fassent "l'avocat" devant Allah, ou carrément pour qu'il leur apporte grâce, et cela constitue du shirk...Ce n'est donc qu'au bout du 10ème tirage que 'Abd Al-Muttalib réussit à tirer la bonne flèche, celle ne désignant pas 'AbdLlah, et établissant le nombre de chameaux à 100. Abdul Muttalib les immola tous en guise de rançon pour son fils et les Quraychites en furent réjouis. La chair des chameaux fut laissé aux pauvres et aux carnassiers. Cet évènement eut une incidence sur le montant du prix du sang jusqu' alors en usage en Arabie. Il avait été de 10 chameaux, il passa désormais à 100. L'Islam approuva cela. Il a été rapporté que la Prophète
a dit : "Je suis le fils des deux sacrifiés ", faisant allusion à AbdLlâh et Ismaêl aleyhi salam.

 

'Abd Al-Muttalib choisit Âmina , fille de Wahb fils de 'Abd Manâf fils de Zuhra fils de Kilab pour être l'épouse de son fils 'AbdLlâh. Elle était alors la meilleur fille quant à sa lignée et à son rang. Son père était alors le chef des Beni Zuhra. Le mariage eut lieu à La Mecque, en présence des tuteurs et des témoins (L'union était totalement légitime, contrairement à ce qu'il se faisait à l'époque dans certains cas) et peu après, 'AbdLlâh fut envoyé par son père 'Abd Al-Muttalib acheter des dattes à Médine où il mourut. D'après une autre version, 'AbdLlâh mourut à Médine alors qu'il revenait de Syrie suite à un voyage de commerce. Il fut enterré d'An-Nâbigha Al-Ja'di. Il avait alors 25 ans. La plupart des historiens s'accordent pour dire que sa mort se produisit 2 mois avant la naissance de Muhammad
. D'aucuns ont cependant dit que son décès s'est produit 2 mois après la naissance du Prophète 
. Une chose importante, c'est que le tombeau de 'AbdLlâh existait jusqu'à une certaine époque jusqu'à ce qu'il ait fallu le soustraire et le cacher du regard des gens, car certains s'y rendait pour l'invoquer et le prier en vertu du fait qu'il est le père du Prophète
, alors que Bukhari rahimahouLlâh rapporte, d'après Anas raddiAllahou^anhou , que

"Un homme dit "Ô RassoulouLlâh, où
est mon père ?". Le Prophète  a répondu "En enfer". Quand l'homme s'apprêta à partir, le Prophète
le rappela et lui dit : "Mon père et ton père sont en enfer"
"


Quand Âmina apprit la nouvelle de la mort de son mari, elle célébra sa mémoire dans une élégie poignante. 'AbdLlâh laissa très peu de biens derrière lui : cinq chameaux, un troupeau de moutons et une esclave dénommée Baraka et surnommée Umm Ayman, qui allait devenir nourrice du Prophète
.


Pour récapituler tout la généalogie du Prophète
, je vous propose un petit schéma récapitulatif inchAllah :

          





3) La Naissance du Prophète


Le Maître des Prophètes
naquit dans le vallon des Beni Hachim à La Mecque un lundi matin, le neuvième jour du mois de Rabîh Al-Awwal,au cours de l'année de l'Eléphant,qui était également la quarantième année de Chosroes I "Anocharvan". Cela correspond au vingt ou vingt-deux avril de l'an 571, selon ce qu'établirent le savant Muhammad Sulaymân Al-Mansûrfûrî et l'astronome Mahmûd Pacha.

          
La naissance du Prophète
s'est accompagné d'évènement étonnant que nous allons évoquer inchAllah, tout en sachant que la grandeur du Prophète
ne vient pas de ces évènements là, mais de sa véracité, de sa loyauté, et du Message, du Qur'ân et de la Sunna. La grandeur du Prophète
n'émane donc pas de ces évènements là, ils sont évoqués en tant que signe de Prophétie, tout simplement.

          
C'est ainsi qu' Ibn Sa'd ( Qu'Allah lui fasse miséricorde) a rapporté que la mère de Muhammad
a dit :

"Lorsqu'il naquit, une lumière jaillit de moi et éclaira les Palais de Syrie."

L'Imam Ahmad ( qu'Allah lui fasse miséricorde) a rapporté d'après Al'Irbad fils de Sâritta des propos similaires. (cf Muhâdarat Târîkh Al-umam Al-Islâmiyya, 1/62; Rahmatun Lil 'Âlamîn). De plus, au cours de sa grossesse, Amina ne sentit rien des manifestations ressenties par toutes femme enceinte à savoir la grossesse, la lassitude... On sait par ailleurs qu'Allah azwajal a dit dans le Qur'ân :

          

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْناً عَلَى وَهْنٍ وَفِصَالُهُ فِي عَامَيْنِ أَنِ اشْكُرْ لِي وَلِوَالِدَيْكَ إِلَيَّ الْمَصِيرُ
31.14. Wawassayna al-insana biwalidayhi hamalat-hu ommuhu wahnan AAala wahnin wafisaluhu fee AAamayni ani oshkur lee waliwalidayka ilayya almaseeru
31.14. Nous avons commandé à l'homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l'a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination.
31.14 . And We have enjoined upon man concerning his parents . His mother beareth him in weakness upon weakness , and his weaning is in two years . Give thanks unto Me and unto thy parents . Unto Me is the journeying .


Et dans un autre verset, Allah 'azwajal dit au sujet du mérite de la femme enceinte :

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَاناً حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهاً وَوَضَعَتْهُ كُرْهاً وَحَمْلُهُ وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْراً حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ وَبَلَغَ أَرْبَعِينَ سَنَةً قَالَ رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَى وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحاً تَرْضَاهُ وَأَصْلِحْ لِي فِي ذُرِّيَّتِي إِنِّي تُبْتُ إِلَيْكَ وَإِنِّي مِنَ الْمُسْلِمِينَ
46.15. Wawassayna al-insana biwalidayhi ihsanan hamalat-hu ommuhu kurhan wawadaAAat-hu kurhan wahamluhu wafisaluhu thalathoona shahran hatta itha balagha ashuddahu wabalagha arbaAAeena sanatan qala rabbi awziAAnee an ashkura niAAmataka allatee anAAamta AAalayya waAAala walidayya waan aAAmala salihan tardahu waaslih lee fee thurriyyatee innee tubtu ilayka wa-innee mina almuslimeena
46.15. Et Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : “ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne oeuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis”.
46.15 . And We have commended unto man kindness toward parents . His mother beareth him with reluctance , and bringeth him forth with reluctance , and the bearing of him and the weaning of him is thirty months , till , when he attaineth full strength and reacheth forty years , he saith : My Lord! Arouse me that I may give thanks for the favor wherewith Thou hast favored me and my parents , and that I may do right acceptable unto Thee . And be gracious unto me In the matter of my seed . Lo! I have turned unto Thee repentant , and lo! I am of those who surrender ( unto Thee ) .
ِ
L'imam Ahmed (qu'Allah lui fasse misércorde) a également rapporté que des signes précurseurs de la mission prophétique de Muhammad
ont accompagné sa naissance : 14 tours du palais de Chosroes I se renversèrent, le feu des Mages s'éteignit, et quelques églises s'effondrèrent près du lac Sâwa qui se tarit. Mais si Al-Bayhaqî ( Qu'Allah lui fasse miséicorde) a relaté ces évenements, Muhammad Al-Ghazâlî ( Qu'Allah lui fasse miséricorde) les conteste. (cf Fiqh As-Sîra, p46)


Le feu des Mages était un feu considéré comme sacré par les perses, alimentés génération après génération, et depuis plus de 1000 ans selon certaines versions. Le Lac de Sâwa était un lac sacré dans lequel les gens vouait des rites propres à leurs cultes.)
Lorsque Qisra (nom attribué aux rois perses) se rendit compte de ces évènements, ils s'inquiéta et partit consulter les devins et les astrologues.

Remarque : Au passage, s'il vous arrive de vous poser la question de savoir comment est-ce que certains devins soient capables de "tomber juste dans leurs prédictions", sachez que c'est parcequ'ils sont souvent en communication avec les Djinns. Le processus est simple : Un djinns se place au ciel le plus bas, et écoute les paroles révélées par Allah aux anges. Une fois l'information volée, le djinn la transmet à un autre djinn, qui l'a transmet à un autre et ainsi de suite jusqu'à atterir à celui qui est inséparable de l'homme, c'est à dire l'allié des devins/ astrologues et lui jette cette parole dans l'oreille. Bien sûr, au fil de sa transmission, il s'est mêlés plusieurs mensonges. Ce processus est décrit dans Sahîh ul-Bukhârî (Chapitre de l'interprétation du Qur'ân, 4701), d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, le Prophète
a dit :


"Quand Allah décrète Son jugement dans le ciel, les Anges battent des ailes en signe de soumission à Sa parole. Ce battement ressemble au son que fait une chaîne frottée contre un rocher très lisse, et ils acceptent le Jugement avec paix et satisfaction. Ensuite, lorsque la frayeur s'est éloignée de leurs cœurs, ils disent : "Qu' a dit votre Seigneur ?" Ils répondirent : La Vérité, c'est Lui le Sublime, le Très-Grand". A ce moment là, les démons sont à l'écoute pour voler la nouvelle, entassés les uns sur les autres. Le démon qui frôle le ciel saisit au vol la nouvelle, puis la répète à celui qui est en dessous de lui, jusqu'à ce qu'elle arrive au dernier qui la répète au sorcier ou au devin. Il arrive que le démon soit atteint par un météore avant de transmettre la nouvelle, ou bien qu'il la transmette avant qu'il ne soit touché, mais il y rajoute une centaine de mensonges, mais ceux qui l'entendent du sorcier ou du devins disent : "Ne nous avait-il pas dit un jour ceci et cela" et ils le croient du fait de cette parole entendue (volée) du ciel.

Allah azwajal parle de cette "chasse" aux démons qui volent les paroles révélées aux anges dans le Qur'ân :
          

وَلَقَدْ جَعَلْنَا فِي السَّمَاء بُرُوجاً وَزَيَّنَّاهَا لِلنَّاظِرِينَ
15.16. Walaqad jaAAalna fee alssama-i buroojan wazayyannaha lilnnathireena
15.16. Certes Nous avons placé dans le ciel des constellations et Nous l'avons embelli pour ceux qui regardent.
15.16 . And verily in the heaven We have set mansions of the stars , and We have beautified it for beholders .

وَحَفِظْنَاهَا مِن كُلِّ شَيْطَانٍ رَّجِيمٍ
15.17. Wahafithnaha min kulli shaytanin rajeemin
15.17. Et Nous l'avons protégé contre tout diable banni.
15.17 . And We have guarded it from every outcast devil ,

إِلاَّ مَنِ اسْتَرَقَ السَّمْعَ فَأَتْبَعَهُ شِهَابٌ مُّبِينٌ
15.18. Illa mani istaraqa alssamAAa faatbaAAahu shihabun mubeenun
15.18. A moins que l'un d'eux parvienne subrepticement à écouter, une flamme brillante alors le poursuit.
15.18 . Save him who stealeth the hearing , and them doth a clear flame pursue .

Et il y a beaucoup de versets du Qur'ân là dessus. Allah azawajal a voulu qu'il en soit ainsi, Il choisit soit de laisser partir l'information, soit de châtier les djinns par les météores.



Pourquoi est-ce qu'Allah tolère que des djinns réussissent à s'emparer des paroles révélées ? Pour faire la distinction entre celui qui croit vraiment en lui, qui croit que Seul Allah L'unique est le connaisseur du Ghayb (l'insaisissable), et ceux qui croit que le Ghayb est détenu par les devins, astrologues, à leur Waliy (homme vertueux), à leurs sheykh. ou autres. C'est donc une épreuve de la part d'Allah Soubhâna wa Ta'âla. N'oublions pas que l'astrologue est menteur même s'il a raison.
 

Revenons donc à Qisra inchAllah. Après avoir consulté les devins, ils lui annoncèrent la naissance d'un prophète, et que la chute des 14 balcons de son palais signifiait que désormais, le royaume perse ne connaîtrait plus que 14 rois. Là, le roi se réconforta en disant que 14 rois, c'est encore plusieurs siècles de règne pour les perses. Ce qu'il ne savait, c'est qu'après sa mort, ses enfants se diputèrent le trône, et en l'espace de 4 ans, 10 Qisra se succédèrent, il ne restait donc plus que 4 rois pour les perses selon les astrologues.

 
Parmi les signes, le poète du Prophète
Hassan ibn Thâbit, qui est né 7 ans avant le Prophète
, et qui vivait dans une cité juive de Médine à l'époque, témoigne dans un hadith sahih :

"J'étais dans la région où se trouvaient les juifs à Médine, et un des rabbins juifs est monté sur un mur et s'écria " Ô communauté des juifs ! Aujourd'hui est apparu l'étoile de Ahmed !"

Dès la naissance de Muhammad
, sa mère fit porter la bonne nouvelle à 'Abdul-Muttalib, grand-père du Prophète
s'en réjouit et prenant le nouveau né, il l'introduisit dans la Ka'ba où il pria Dieu et le remercia. 'Abdul-Muttalib l'appela Muhhamad, nom qui était à cette époque, peu courant chez les Arabes. Au septième jour, il le circoncit conformément à la coutume des Arabes. (cf Ibn Hicham, 1/159-160; Zâd Al-Ma'âd, 1/18; Muhadarat Tarîqh Al-Umam Al-Islamiyya, 1/62)".
 

Par contre, Ibn Katir rahimahouLLâh, un grand savant de l'Islam, nous apprend qu'il existe plusieurs versions, dont celle relaté par El Bayhaqi, dans son célèbre ouvrage "Dalaïl An Nabawiyya", qui rapporte d'après 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbâs, d'après son père El 'Abbâs Ibn 'Abd Al Mutalib radhiaAllâhou'anhoum qui a dit :
 

"Le Messager d'Allâh
est né circoncis et le cordon ombilical coupé. 'Abd Al Mutalib en fut très étonné et y vit une marque de grande fortune. Il disait à ce sujet : "Mon fils que voici aura une grande importance." Et effectivement, il a eu une grande importance."

Cependant, ce hadith est contesté par de nombreux traditionniste nous apprend Ibn Katir dans son ouvrage "Bidaya wa Nihaya",
De son côté, Ibn 'asakir rahimahouLLâh a rapporté un hadith semblable, d'après al hassan d'après Anas radhiaAllâhou'anhoum qui dit :

"Le messager
d'Allâh  a dit : "Parmi mes prodiges, est que je suis né circoncis et que personne n'a vu mon intimité."

Ce hadith est aussi rapport épar Abou Nou'aim, d'après 'Iqrima, d'après Ibn 'Abbâs et d'après son père Al-'Abbâs radhiaAllâhou'anhoum. Les diverses voie par lequelle ce hadith nous est apporté ont fait dire à certain traditionniste qu'il est authentique, voire même répété par plusieurs transmetteurs se succédant les uns les autres. Allâhou 'alem
 

Un autre signe important nous est conté par Al Bayhaqi. Selon lui :

"On nous a apporté de la part d'Abî El-Hakim Ettanouki que lorsqu'un nouveau né naissait chez les gens de Qureych, il était confié à certaines femmes qureychites jusqu'au matin, afin qu'elles lui confectionnent un talisman contre le mauvais oeil. Lorsque le Messager d'Allâh
: vint au monde, 'Abd El-Muttalib le confia à des femmes qui lui confectionnèrent un talisman. Le lendemain, elles vinrent et trouvèrent que le Talisman s'était désintégré en deux. ils virent aussi que le nouveau né avait les yeux ouverts et fixait le ciel. Elles vinrent trouver donc 'Abd Al-Mutalib et lui dirent : "Nous n'avons jamais vu de nouveau né pareil; nous avons trouvé le talisman désintégré en deux et nous l'avons trouvé les yeux grands ouverts et fixés vers le ciel". il leur répondit :"Gardez cela en secret, car j'espère quil va avoir un grand destin ou acquérir un grand bien."

 

Aussi, Ibn Katir radhiahouLlâh rapporte d'après El-Kharaïti ce qui suit :

" 'AbdAllâh Ibn Muhammed El Baloui nous a rapporté, d'après 'Umâra Ibn Zaïd, d'après 'AbdAllâh Ibn El'Alâ, d'après Yahya Ibn 'Aroua, d'après son père, qu'un goupe de qureychïtes, parmi eux Waraqa Ibn Nawfel, Zaïd Ibn 'Amrou Ibn Nawfel, 'AbdAllâh Ibn Djehch et 'Uthmân Ibn El-Houwwaïrith, avaient une idole qu'ils vénéraient et à qui ils consacraient une journée chaque année pour organiser des festivités en son honneur. ils lui faisaient des offrandes, égorgeaient des bêtes, et passaient la journée en fêtes et réjouissances. Or, un jour, en venant lui rendre visite, ils la trouvèrent renversée, face contre terre. Ils la remirent à sa place. Mais elle ne tarda pas à se renverser de nouveau. ils la remirent à sa place et, de nouveau, elle retomba violemment de sa place, face contre terre.
En voyant cela, ils en furent étonnés; 'Uthmân Ibn El-Houwaïtith leur dit :

"Qu'a-t-elle à tomber à chaque fois ?! Une chose importante vient sûrement de se passer".

Cela se passa, en effet, la nuit où le Prophète 
est venu au monde. ils la remirent encore à sa place; une fois dressée, une voie en sortit, en disant : "Un nouveau-né vient de venir au monde, et sa lumière a illuminé toutes les contrées de la Terre, à l'Est et à l'Ouest. Les idoles se sont renversées à sa naissance et les coeurs des rois de la Terre se sont remplis de terreur; Le feu des perses s'est éteint et le roi des perses à un grand soucis. Les djinns ne peuvent plus informer leurs devins et ces derniers n'ont plus de nouvelles ni vraies, ni fauses.


"Ô Qusayn revenez de votre égarement et courez vers l'Islam et vers la demeure vaste !"

En entendant ces paroles, ils s'enfuirent. ils se dirent ensuite : "ne répétez à personne ce que vous venez d'entendre."

Waraqa Ibn Nawfel leur dit alors : "Vous savez par Allâh, que votre peuple n'a aucune religion ! Il s'est égaré et a abandonné la religion d'Ibrahim salla llâhou 'aleyhi wa salam. Les statues de pierre que vous adorez, ne peuvent ni entendre, ni voir, ni vous apporter du bien, ni vous faire du tort ! Ô peuple, allez à la recherche de la religion !"

Ils partirent donc, chacun de son côté, à la recherche de la Hanafiyya, la religion d'Ibrahim : : : :
: : : : .


Pour qui est de Waraqa, il embrassa le christianisme, et étudia les livres sacrées jusqu'à ce qu'il devienne un savant en la matière."
 


Pour l'anectote, le prénom du Prophète
a aussi une histoire. Un jour, 'Abd Al-Muttalib (son grand père) était en voyage au Sheim (Syrie) en compagnie de trois personnes qui sont : Sulayman ibn Mujachi', Uheyha ibn al Halaj et Hamrân ibn rabi'a. Sur le chemin, ils ont rencontré un rabbin juif qui leurs demanda "D'où êtes vous". Là, les trois homme ont répondu "De La Mecque ". Là, le rabbin les informa que de leurs ville emergera un Prophète, nommé Muhammad. C'est ainsi que chacun décida de nommer leur premier enfant ou petit enfant, Muhammad. A leur retour, chacun s'exexuta. 'Abd Al Mutalib saisit son petit fils et le nomma, comme convenue, Muhammad. Il y eût donc 4 enfants qui s'appelaient Muhammad, parmi lesquels, notre Prophète
.

 

Voilà, ce fut un peu long, mais lhamdouliLlâh, nous avons réussi à terminer le chapitre intitulé "D'Ibrahim à Muhammad salla Llâhou 'aleyhim wa salam ". Le prochain chapitre s'intitule " A L'ombre de la Prophétie", et sera centré autour de la Sîra du Prophète
, son enfance, son adolescence, et à tout les signes avant-coureurs anonçant l'iminence de la Prophétie.



"Allahumma salli 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ sallayta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm.
Wa bârik 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ barakta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm fil 'alamin. Innaka Hamîdun-Majîd. "

"Ô Allâh ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim.
Bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim parmi les mondes. Tu es Digne d'éloges, Le Glorieux Suprême. »

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MessagePosté le: 13/03/2009 18:36:51    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
:bismillah!
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

macha' Allâh macha' Allâh macha' Allâh Moi qui voulais tant lire la Sira de notre bien aimé Prophète
surtout en ce moment avec tous les rappels des Imam le
concernant, voilà que je décide d'ouvrir ton post mon cher frère Anonyme7 et là je lis un véritable trésor macha' Allâh J'aime beaucoup car c'est expliqué clairement, simplement sans être ni trop ni pas assez détaillé Tu as fait un très très bon travail, Allah swt te le rendra in cha Allah, c'est tout ce que je te souhaite. C'est long mais quelle importance ? C'est un véritable plaisir de lire ça, et de cette manière. Il manque plus qu'une chose : mettre tout ça dans un livre Laughing . Je te félicite vraiment. Barak'Allah ou fik de nous avoir fait partager cela.
:Jazak Allahou Kheyran:    :allahaccordeparadis:
Amin Amin Amin
   
 
 
 


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MessagePosté le: 13/03/2009 18:44:03    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh   
  
Je rejoins ma soeur Sih  
macha' Allâh macha' Allâh macha' Allâh   
BarakAllahoufik pour cette sira du Prophete
  très complète.
  
Qu'Allah swt  t'en récompense.  
Amîn.  
Porte-toi bien.

 
Ma'Salama  
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MessagePosté le: 13/03/2009 22:03:06    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Wa fiki barakAllâh wa anti min ahli el jeza oukhti Sih.

Wa fiki barakAllâh wa jazakAllâhou keyran oukhti Myriam.

Qu'Allâh vous comble de bienfaits, ici bas et dans l'au-dela. amine

Je suis cntent de voir à quel point la vie de Rassoul Allâh saw vous intéresse machaAllâh, c'est tout à votre honneur, qu'Allâh vous préserve. amine

Je vous invite à lire la suite inchaAllâh, qu'Allâh vous protège. amine
 

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MessagePosté le: 13/03/2009 23:07:52    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant


amine ya Rabbi la3lamine !


 
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MessagePosté le: 14/03/2009 15:33:44    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant


J'ai une question akhi Anonyme7, si ça ne te dérange pas... Lorsque tu parles du Christianisme (le 2°)) avec l'histoire de Abraha lorsqu'il construit une grande église et qu'un habitant de la Mecque vint de la Mecque jusqu'au Yémen pour faire ses besoins à l'intérieur (donc manque total de respect), le Christianime à cette époque était la bonne religion ? Je veux dire, était-ce les préceptes d'Allah swt (ce qui voudrait dire que Abraha avait la bonne religion) ?
  
  
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MessagePosté le: 14/03/2009 23:43:34    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Voici une question bien intéressante oukhti.

Abraha défendait-il la religion de 'Issa 'aleyhi salam ?

On sait qu'Abraha a vécu, et même, subit, l'évènement de l'Éléphant. Or, c'est durant cette année que naquit notre prophète
, en l'an 571. A cette époque, la consubstantialité du père et du fils (c'est à dire le fait d'associer Dieu à 'Issa 'aleyhi salam)  instituée par le concile de Nicée, était ancré de façon profonde dans le royaume byzantin. Pire encore, ce dogme était d'autant plus propagée de part le monde, car l'on sait que le concile de Nicée réunissait à lui seul les plus grand évêques du globe (sauf l'amérique, puisqu'on ne la connaissait pas encore). Toutes les contrées de confession chrétienne ont donc pu apprécier les nouvelles "tendances du christianisme".

Certains sceptiques pourront se demander si, certaines régions du globe, attaché au christianisme, furent épargné par cet élan de mécréance. Dans cette optique, on peut se demander  si les abyssins (puisqu'Abraha était abyssin) se conformait réellement au même dogme que l' Empire Byzantin, au moment de la révolte d'Abraha ?? La réponse est oui, puisque qu'après le génocide contre les gens d'Al-Oukhdoud, perpétré par Dhu Nawas (qui conduisit à l'entrée du christianisme en Arabie), le jeûne Daws Dhou Ta'alabâne qui échappa au massacre, ira se plaindre auprès de l'empereur du monarque byzantin. Or, la réponse donnée par ce monarque démontre de façon explicite le rattachement de l'empire abyssin à leurs dogmes trintaires. En effet, le monarque dit à Daws :

"Ton pays est loin du nôtre, mais je vais envoyer un message au négus d'Abyssinie, qui partage la même croyance que nous et dont le pays est proche du tien"

L'ordre du Concile de Nicée, accompagné de tout son lot d'innovation,  s'était donc propagé, par delà les frontières d'Abyssinie.

Ainsi, puisqu'Abraha était abyssin, il est fort probable que sa religion, similaire à celle des byzantins de l'époque, ne se conformait pas à la religion originale de 'issa 'aleyhi salam. Et pour preuve implacable de cela, je te propose de nous pencher sur l'achitecture de la dîte église qu'il bâtit pour se racheter auprès du négus d'Abyssinie,  afin d'y voir un peu plus clair.
Ibn Katir rahimahouLlâh nous rapporte à travers les propos du Savant Es-Sulaïhi rahimahouLlâh, que

"Abraha utilisa les gens du Yémen dans la construction de cette église, et les soumit à différentes tâches. Celui parmi eux qui arrivait à son travail, après le lever de soleil, il lui coupait la main systématiquement. Il fit venir donc du marbre, des pierres et d'autres matières importantes du palais de Balqis (la reine de Saba) et y fit placer des croix en or et en argent ainsi que des chaires en ivoire. "

Or, le "symbole de la croix" n' a jamais été instauré par jésus Christ 'aleyhi salam, il ne s'agit que d'une pure invention venue après sa mort. Ce symbole de croix, s'oppose à la religion de 'Issa 'aleyhi salam. D'ailleur, plusieurs récits authentiques nous informe qu'à l'approche de la Fin des temps, 'Issa 'aleyhi salam reviendra sur Terre afin d'abbatre le dajjâl (l'antéchrist) et détruira toutes les croix, signe que ce symbole est contraire à son enseignement.


Ainsi, la religion d'Abraha ne se conformait pas aux principes défendus par le prophète 'Issa 'aleyhi salam, et en conséquence, Abraha n'avait donc pas, la bonne religion.

WaAllâhou a'lem

Si t'as des questions, n'hésites pas oukhti, cela ne me dérange absolument pas !!
     

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MessagePosté le: 15/03/2009 13:08:47    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
:bismillah!

Mach'Allah mon frère tu expliques vraiment très bien. Je ne pouvais pas espérer une meilleure explication.

Barak'Allah ou fik, Allah hafidaka, Amin

Wa Salam !

 
 
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MessagePosté le: 15/03/2009 13:12:40    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Wa fiki barakAllâh, qu'Allâh te protège. amine
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MessagePosté le: 01/04/2009 17:59:52    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
:bismillah!



 
Citation:
Allah azwajal parle de cette "chasse" aux démons qui volent les paroles révélées aux anges dans le Qur'ân :
    

وَلَقَدْ جَعَلْنَا فِي السَّمَاء بُرُوجاً وَزَيَّنَّاهَا لِلنَّاظِرِينَ
15.16. Walaqad jaAAalna fee alssama-i buroojan wazayyannaha lilnnathireena
15.16. Certes Nous avons placé dans le ciel des constellations et Nous l'avons embelli pour ceux qui regardent.
15.16 . And verily in the heaven We have set mansions of the stars , and We have beautified it for beholders .

وَحَفِظْنَاهَا مِن كُلِّ شَيْطَانٍ رَّجِيمٍ
15.17. Wahafithnaha min kulli shaytanin rajeemin
15.17. Et Nous l'avons protégé contre tout diable banni.
15.17 . And We have guarded it from every outcast devil ,

إِلاَّ مَنِ اسْتَرَقَ السَّمْعَ فَأَتْبَعَهُ شِهَابٌ مُّبِينٌ
15.18. Illa mani istaraqa alssamAAa faatbaAAahu shihabun mubeenun
15.18. A moins que l'un d'eux parvienne subrepticement à écouter, une flamme brillante alors le poursuit.
15.18 . Save him who stealeth the hearing , and them doth a clear flame pursue .



Il s'agit des étoiles filantes ?
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MessagePosté le: 01/04/2009 20:40:54    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Alors oukhti, je voudrai d'abord ajouté un détail important.

Avant les Révélation du Prophète
, les djinns pouvaient encore écouter aux cieux. Ce n'est au moment de la Révélation, dans la grotte du Mont Hira (cf 2 posts après inchaAllâh), qu'Allâh interdira l'accès au djinns en les chassant des cieux.


Les Djinns partirent se plaindre alors auprès d'Iblis, qu'il soitr maudit. (Car iblis est un grand savant parmi les djinns); Ce dernier leur dira que si Allâh 'azawajal a interdit l'écoute au djinns, c'est qu'un évènement important a dû se produire sur Terre. Il envoya alors ses suppôts pour trouver la cause du phénomène, et après avoir secoué ciel et mer, ils trouvèrent le Prophète
en train de prier entre deux montagnes. Informé, iblis dira "Voilà donc l'évènement qui vient de se produire sur terre"


On parle souvent de "météores" pour qualifier les chasseurs de Djinns, qualifiant ainsi de manière générale un corps céleste se propageant dans l'espace dégageant autour de soi, une forte luminescence.

Plusieurs hadiths appuient cette définition.

Cependant, en toute honnêteté, je ne m'y connait pas assez en astronomie pour distinguer une comète, d'un astéroïde ou d'une étoile filante , raison pour laquelle je ne peux vraiment me prononcer.

Mais dans tous les ouvrages que j'ai lu, et dans tous les cours que j'ai écouté, on parlait simplement de météores, je ne peux pas en dire plus. Et moi même je ne m'étais pas posé la question.

Désolé oukhti !

Wa Allâhou a'lem, c'est Lui qui connait le mieux Ses armées, conformément à la parole

وَمَا جَعَلْنَا أَصْحَابَ النَّارِ إِلَّا مَلَائِكَةً وَمَا جَعَلْنَا عِدَّتَهُمْ إِلَّا فِتْنَةً لِّلَّذِينَ كَفَرُوا لِيَسْتَيْقِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ وَيَزْدَادَ الَّذِينَ آمَنُوا إِيمَاناً وَلَا يَرْتَابَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ وَالْمُؤْمِنُونَ وَلِيَقُولَ الَّذِينَ فِي قُلُوبِهِم مَّرَضٌ وَالْكَافِرُونَ مَاذَا أَرَادَ اللَّهُ بِهَذَا مَثَلاً كَذَلِكَ يُضِلُّ اللَّهُ مَن يَشَاءُ وَيَهْدِي مَن يَشَاءُ وَمَا يَعْلَمُ جُنُودَ رَبِّكَ إِلَّا هُوَ وَمَا هِيَ إِلَّا ذِكْرَى لِلْبَشَرِ
74.31. Wama jaAAalna as-haba alnnari illa mala-ikatan wama jaAAalna AAiddatahum illa fitnatan lillatheena kafaroo liyastayqina allatheena ootoo alkitaba wayazdada allatheena amanoo eemanan wala yartaba allatheena ootoo alkitaba waalmu/minoona waliyaqoola allatheena fee quloobihim maradun waalkafiroona matha arada Allahu bihatha mathalan kathalika yudillu Allahu man yashao wayahdee man yashao wama yaAAlamu junooda rabbika illa huwa wama hiya illa thikra lilbashari
74.31. Nous n’avons pris comme gardiens de l’Enfer que des anges. Et Nous n’en avons précisé le nombre que pour jeter le trouble dans l’esprit des négateurs, fortifier la conviction des gens de l’ةécriture et renforcer la foi des croyants. Et aussi, afin que les gens de l’ةcriture et les fidèles n’aient plus de doute à ce sujet, pendant que ceux qui ont la foi chancelante ainsi que les impies seront réduits à se demander : «Quelle signification Dieu a bien voulu donner à cet exemple?» C’est ainsi que Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut, car nul ne connaît les armées de ton Seigneur, hors Lui. Et ce n’est là qu’un rappel pour les hommes.
74.31 . We have appointed only angels to be wardens of the fire , and their number have We made to be a stumbling block for those who disbelieve ; that those to whom the scripture hath been given may have certainty , and that believers may increase in faith ; and that those to whom the Scripture hath been given and believers may not doubt ; and that those in whose hearts there is disease , and disbelievers , may say : What meaneth Allah by this similitude? Thus Allah sendeth astray whom He will , and whom He will He guideth . None knoweth the hosts of thy Lord save Him . This is naught else than a Reminder unto mortals .


 

  

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MessagePosté le: 01/04/2009 22:36:02    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
:bismillah!
 

Barak'Allah ou fik mon frère. Je te pose cette question car en lisant cela, ça m'a fait rappelé qu'on m'est dit que les étoiles filantes que l'on voit chassent en réalité les djinns... Je ne sais pas si c'est vrai. wa Allahou a3lem.

En tout cas, merci d'avoir pris de ton temps pour me répondre akhi.

wa Salamou'aleikoum ::fleur::
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MessagePosté le: 02/04/2009 06:16:41    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1 Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Wa fiki baraAaLlâh oukhti, à ton service !
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MessagePosté le: 18/10/2018 09:46:31    Sujet du message: Mohammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 1
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