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La différence entre Salafiste et Ahlu Sunna


 
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Muslim-93
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MessagePosté le: 15/04/2008 21:25:39    Sujet du message: La différence entre Salafiste et Ahlu Sunna Répondre en citant
Bislmil-Lâh y rahmen y rahim




Le salafisme est une doctrine fondamentaliste islamiste sunnite, c'est-à-dire un mouvement revendiquant un retour à l'islam des origines. Le salafisme est issu de la doctrine wahhabite.

Étymologiquement, salafisme (en arabe : سلفي salafiy) provient du mot salaf, prédécesseur ou ancêtre, qui désigne les compagnons de Muhammad :
: et les deux générations qui leur succédèrent.

L'appellation "salafiste" (ou salafi) regroupe aujourd'hui deux grandes tendances antagonistes :

les djihadistes qui prêchent le salafisme par la violence et le terrorisme comme le Front islamique du Salut ou le Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Cette tendance ne s'est véritablement développée qu'à partir de 1991, avec la première guerre du golfe.
les cheikhistes, des théologiens ou prêcheurs salafistes opposés à la violence des djihadistes (l'algérien Abd Al-Mâlik Ramdânî a rassemblé dans son livre Fatâwa Al-'Ulamâ' il-Akâbir ((ar) [1]) les fatwas de plusieurs théologiens salafistes qui condamnent avec la plus grande fermeté le soulèvement islamiste en Algérie).

Les salafistes refusent de se voir comme un mouvement de fondation récente, et considèrent qu'ils représentent la continuation légitime de l'islam des premiers siècles. L'utilisation du mot arabe salafiy (salafiste) remonte au moins au XIVe siècle. Ibn Taymiyyah déclarait ainsi : "il n'y a nul inconvénient à s'attribuer aux salafs". On trouve aussi cette attribution dans les écrits de son élève, historien et spécialiste du hadith, Adh-Dhahabiy.

L'attribution au salafisme a été plus largement diffusée au début du XXe siècle par l'école rationnaliste de l'égyptien Muhammad Abduh et de son élève syrien Muhammad Rashid Ridha, par opposition au soufisme, qu'ils combattaient comme étant une des principales sources de la décadence des musulmans.
Cependant, ils n'ont pas adopté les autres fondements qui distinguent aujourd'hui les salafistes (non interprétation des attributs divins, rôle limité de la raison dans l'interprétation des textes sacrés...). Les salafistes d'aujourd'hui sont donc assez critiques envers cette école. Le yéménite Muqbil Ibn Hâdî a ainsi écrit un livre pour démontrer que Rashid Ridha et encore moins son maître Muhammad Abduh, ne peuvent se prévaloir du salafisme.

Le mot salafi a encore été repris par Nâsir ud-Dîn al-Albâniy (1914-2000), qui avoue avoir été influencé dans sa jeunesse par Rashid Ridha. Al-Albâniy considérait qu'il est nécessaire aujourd'hui de s'appeler "salafis", et qu'il ne suffit pas de se déclarer simplement "musulman", car les courants les plus opposés, du chiisme au kharidjisme, se déclarent aussi musulmans. C'est donc dans un souci de distinction des autres courants qu'il a insisté sur cette appellation. Il affirmait qu'elle était simplement un résumé en un mot de la phrase "musulman suivant le Coran et la Sunna, selon l'interprétation des pieux prédécesseurs" (as-salaf as-sâlih).

Insister sur le tawhid (monothéisme) dont ils distinguent trois branches, ce qui est une différenciation nette vis à vis des autres théologiens musulmans :
Tawhîd ur-rubûbiyyah : L'unicité d'Allah comme créateur, et pourvoyeur aux besoins de ses créatures.
Tawhîd ul-Ulûhiyyah : Le fait de consacrer tous ses actes d'adoration à Allah et à lui seul. Ils affirment que la première mission de tous les prophètes a été d'appeler les gens à se conformer à cet aspect du monothéisme.
Tawhîd ul-Asmâ`i was-Sifât : Le fait d'accepter le sens apparent des attributs et actes divins qui apparaissent dans le Coran et la Sunna authentique, sans les interpréter de façon métaphorique, et sans les assimiler aux attributs humains.
Revenir à la religion telle que pratiquée par les "pieux prédecesseurs" et dénoncer toute innovation dans les préceptes ou les pratiques religieuses,
ce qui les amène bien souvent à dénoncer des choses qui ne sont pas reconnus comme des innovations par le consensus des sunites traditionnels.
Aucune parole ou avis d'aucune personne ne doit primer sur les textes du Coran et de la Sunna. Ils citent ainsi souvent la parole de l'Imâm Mâlik : "L'avis de toute personne est susceptible d'être accepté ou refusé, sauf [les paroles de]
celui qui gît dans cette tombe", montrant la tombe du Prophète, ou celle de l'Imâm Ach-Châfi'iy : "Si le hadith se révèle authentique [alors qu'il se contredit avec ma parole], alors jetez ma parole contre le mur".

NOTEZ CEPENDANT
Il est bon de préciser que cette doctrine n'est enseignée dans aucune université sunnite du monde excepté les leurs, et qu'ils sont considérés comme marginaux par beaucoup de sunnites. Ils ont une doctrine plus ou moins explicite qui est d'être le groupe sauvé parmi tous les groupes musulmans.

Leur politique de lutte contre le culte des saints a soulevé des polémiques à cause des nombreuses destructions de nombreux vestiges de l'islam en Arabie,
entre autre les tombes de nombreux Compagnons du Prophête de l'Islam, et des mosquées datant de cette époque.

Du point de vue doctrinal, les salafistes s'opposent aux acharites et aux maturidites, en prétendant refuser d'interpréter de façon métaphorique les attributs et les actes divins (tels que l'ascension sur le trône, la "main de Dieu", "l'œil de Dieu", "la jambe de Dieu", "la face / le visage de Dieu", "le sourire de Dieu"...), sans toutefois les assimiler aux attributs humains. Ils se réclament ainsi de la majorité des hanbalites, et notamment d'Ibn Taymiyyah qui constitue une de leur références privilégiées. Mais dans les faits, ils interpretent les attributs divins de façon littérale, ce qui est considéré par la majorité des savants sunnites non salafistes comme de l'anthropomorphisme. En effet, pour chaque attribut, ils disent que le sens est connu mais la modalité inconnue. Donc la Main de Dieu serait selon eux véritablement une main au sens ou nous l'entendons mais ne resemblerait pas aux autres mains connues.

Cette position est attestée dans des écrits anciens. At-Tirmidhiy au Xe siècle, dit dans ses Sunan (livre qui constitue l'une des six plus importantes références de hadîth chez les sunnites), en commentant le hadîth selon lequel "Allah accepte l'aumône et la prend de sa main droite ..." :

« A propos de ce hadîth et des récits du même ordre, mentionnant des attributs [divins]
, ou évoquant la descente du Seigneur - Glorifié et Elevé soit-Il - chaque nuit, au ciel le plus bas, plusieurs savants ont dit : certains de ces récits sont authentiques, [on doit] y croire, mais on ne doit pas l'imaginer ni s'interroger sur le comment. Ceci a été rapporté de Mâlik Ibn Anas, Sufyân Ibn 'Uyaynah et Abd-Allâh Ibn Al-Mubârak. Ils ont dit à propos de ces hadîths : "Faites-les passer sans parler du 'comment'". Ceci est l'avis des savants parmi les gens de la sunna et du consensus. Quant à la [secte] des djahmiyyah, ils ont renié ces récits et ont dit que c'est de l'anthropomorphisme. Alors qu'Allah a mentionné dans plusieurs passages de son Livre, "la Main", "l'Ouïe", "la Vue", les djahmiyyah ont interprété ces versets de manière métaphorique et l'ont expliqué d'une manière contraire à celle des gens de la science. Ils ont prétendu qu'Allah n'a pas créé Adam de Sa Main, mais ils ont dit que "main" ici signifie "force". Ishâq Ibn Râhawayh a dit : "Ce serait de l'anthropomorphisme si on disait : 'Une main telle que telle main' (yadun ka-yad) ou 'une ouïe telle que telle ouïe' (sam'un ka-sam' ) ou 'qui ressemble à telle ouïe' (sam'un mithla sam') (...). Quant à dire, comme Allah l'a dit, 'une Main', 'une ouïe', 'une vue' sans parler du comment et sans dire 'qui ressemble à telle ouïe' ou 'telle que telle ouïe', alors ceci n'est en aucun cas de l'anthropomorphisme. C'est conforme à ce qu'Allah - Glorifié et Elevé soit-Il - a dit dans son Livre : لَيسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ ("Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant") »
Les acharites accusent les salafistes d'anthropomorphisme lorsqu'ils parlent de "Main d'Allah", des "Yeux d'Allah", de la "Colère d'Allah", de la "Miséricorde d'Allah", etc. au sens propre, car pour eux ces attributs sont le propre des créatures et impliquent une certaine faiblesse. Les salafis leur répondent que les acharites aussi reconnaissent certains attribus ("La Vie", "La Volonté", "La Vue", ...) alors qu'elles sont partagés par les créatures. Pourquoi donc ne parleraient-ils pas d'anthropomorphisme dans ce cas ?

Bien qu'ils prétendent respecter les quatre écoles sunnites, et que certains s'y attribuent explicitement (la plupart des oulémas saoudiens se réclament ainsi du hanbalisme), les salafis sont profondément réformistes en cela que beaucoup d'entre eux refusent l'adhésion à l'une des écoles juridiques (ce qui est considéré par plusieurs savants sunnites contemporains comme un égarement, car ils affirment qu'il est interdit en islam de pratiquer un ijtihaad (effort de reflexion personnel) sans avoir la science préalable, validée par des ijazas (autorisations)). Le savant syrien Sa'id Ramadan al Bûtî a dénoncé ces pratiques tout en indiquant qu'il était permis de changer d'école juridique au cours de sa vie, et sans nier la possibilité de l'ijtihaad pour ceux qui en ont atteint la capacité.

Les arguments avancés par les salafis, à ce sujet, sont développés dans des livres tels que I'lâm ul-Muwaqqi'în d'Ibn Al-Qayyim (XIVe siècle), Al-Qawl ul-Mufîd fî hukm it-taqlîd d'Ash-Shawkâniy (XIXème siècle), Hadiyyat us-Sultân, ilâ muslimî bilâd il-Yâbân de Sultân Al-Ma'sûmiy, ou encore Bid'at ut-Ta'assub il-Madhhabiy du contemporain 'Îd 'Abbâsiy, qui est une réponse au livre Al-Lâmadhhabiyyah d'Al-Bûtî.

Salafisme politique et terrorisme

Ce sujet divise ceux qui s'attribuent au salafisme en deux groupes antagonistes. Certains spécialistes occidentaux distinguent salafistes "cheikhistes" (qui se réfèrent notamment aux théologiens officiels de l'Arabie saoudite et qui s'opposent au soulèvements contre les gouvernements en place) et salafistes djihadistes (qui se réfèrent notamment à Sayyid Qotb ou Oussama ben Laden).
La polémique entre ces deux courants est très forte, chacun estime que l'autre a trahi les fondements du salafisme.

Par ailleurs, plusieurs théologiens salafistes (les mufti d'Arabie saoudite Âl Ash-Sheikh, Ibn 'Uthaymîn, Al-Fawzân, Al-'Ubaykân) se sont prononcés contre les attentats suicides quelle que soit leur justification. Ce qui leur a valu des critiques acerbes des djihadistes.

Beaucoup se sont aussi opposés à l'entrée des militants musulmans dans l'activisme politique. Une des paroles célèbres du cheikh salafiste Nasir ud-Dîn Al-Albâniy était : "Il fait partie de la [bonne]
politique, aujourd'hui, de délaisser la politique". Ce théologien albano-syrien qui a été la figure la plus marquante du salafisme depuis les années 60, jusqu'à sa mort en 2000, et qui a beaucoup participé à la diffusion de l'attribution au salafisme, était convaincu que la seule solution aux problèmes des musulmans consiste en ce qu'il appelait "At-Tasfiyatu wa-Tarbiyah" (la purification et l'éducation) : d'une part, purifier la religion musulmane de toutes les "innovations" qui ont entaché ses préceptes et ses dogmes, pour revenir à la religion originelle telle qu'elle a été transmise par le Prophète, et d'autre part, l'éducation des musulmans pour qu'ils se conforment à cette religion purifiée, et délaissent leurs mauvaises coutumes. Il considérait donc, que tout autre solution (qu'elle soit politique ou révolutionnaire) ne fait que détourner les musulmans du bon chemin à suivre. Peu avant sa mort, il estimait que beaucoup a été fait pour ce qui est de la "purification", mais que l'essentiel reste à faire en ce qui concerne "l'éducation".


Certains membres des Frères musulmans sont plus ou moins sympathisans du salafisme, mais le mouvement en lui-même n'est pas une émanation du salafisme. Hassan El-Banna, le fondateur du mouvement, le définissait comme "à la fois salafiste et soufi", dans un souci de rassembler le plus de musulmans dans son mouvement politico-religieux. La plupart des salafis sont très critiques envers le mouvement des Frères musulmans. Ils les accusent notamment :

de ne pas insister sur le tawhid dans leur prêche.
de rassembler des gens de diverses croyances sans se soucier de corriger leurs éventuelles déviances.
de fonder les critères d'alliance et de désaveu sur l'appartenance à leur mouvement, le respect de ses règles, et l'obéissance à leur murchid au lieu de les fonder sur le respect de l'islam.
de s'être rapprochés des chiites qui sont le groupe le plus détesté des salafis.
Cf. Waqafâtun ma'a kitâbi li-ddu'âti faqat ((ar) [2]) de Muhammad Ibn Sayf Al-'Adjmiy.

Sâlih Âl Ash-Shaykh, actuel ministre saoudien des affaires religieuses, déclarait :

« Quant au groupe des Frères Musulmans, parmi les principaux aspects de leur appel, on relève : le secret, la dissimulation, la versatilité, le rapprochement de ceux qui présentent un intérêt pour eux (...). Aussi, parmi les aspects [distinctifs]
de ce groupe et ses fondements, est le fait qu'ils empêchent leurs disciples d'entendre les avis qui s'opposent au leur. Ils ont pour cela des tactiques variés : occuper le temps des jeunes du matin au soir (...) pour qu'ils n'aient plus l'occasion de s'intéresser à autre chose, accuser les gens qui connaissent leur vérité et les diffamer (...) pour empêcher les autres de les écouter. Ils sont en cela semblables aux polythéistes, dans un certain aspect, lesquels accusaient le Messager d'Allah (...), en public, de divers maux pour empêcher les gens de le suivre. (...)
D'autre part, le but ultime de l'appel [des Frères Musulmans]
est d'arriver au pouvoir. (...) Quant au fait que les gens soient sauvés du châtiment d'Allah (...) et entrent au paradis, ceci n'est pas important pour eux.»
(Propos enregistrés dans une cassette intitulée Fatâwâ Al-'Ulamâ`i fil-djamâ'âti wa atharuhâ 'alâ bilâd il-h'aramayn, aux éditions Minhâdj us-Sunnah, Riyad).


Les salafistes se réfèrent à des oulémas anciens :

D'abord les compagnons du Prophète, qu'ils considèrent comme étant les plus savants et le premier exemple à suivre après Mahomet.
Les quatre Imâms fondateurs des écoles juridiques, pour lesquels ils montrent un grand respect bien qu'ils refusent de les suivre aveuglément (une faible minorité de salafistes ont toutefois émis certaines critiques à l'égard de l'Imâm Abû Hanîfah, ravivant des querelles anciennes).
Les savants spécialistes du hadith du IXème-XIIIème siècle, tels que : Ibn Al-Mubârak, Ibn 'Uyaynah, Al-Bukhâriy, Muslim, At-Tirmidhiy, Abû Daoûd, Ibn Khuzaymah, Ibn Battah, Ibn Mandah, Ibn Qudâmah...
Ibn Taymiyyah et ses disciples Ibn Al-Qayyim, Ibn Kathîr et Adh-Dhahabiy, qui ont vécu au XIIIème-XIVème siècle, à l'époque des mamelouks. Les salafistes les citent très souvent (surtout les trois premiers) car leurs œuvres sont abondantes et qu'ils ont défendu avec énergie la croyance "salafiste"
contre les courants soufis et asharites, majoritaires à leur époque.
Tous les théologiens qui précèdent sont également reconnus et respectés par les musulmans sunnites des autres courants mis-à-part Ibn Taymiyyah et son disciples Ibn Al-Qayyim qui furent jugés hérétiques par quelques juristes musulmans tel que le célèbre jurisconsulte As-Soubki ou encore As-Souyouti.


Muhammad Ibn Abd Al-Wahhâb et ses disciples, dont les œuvres ont été rassemblés dans "Les œuvres complètes de Muhammad Ibn 'Abd Al-Wahhab" et "Al-Fatâwa An-Nadjdiyyah".
Ces théologiens font l'objet de beaucoup plus de polémiques entre les salafistes et les autres courants.
Muhammad Ibn Ibrâhîm, ancien mufti d'arabie saoudite, au début du XXème siècle. Son livre Tahkîm ul-Qawânîn est très cité par les salafistes "djihadistes", car ils pensent y trouver un jugement d'apostasie des gouverneurs qui n'appliquent pas la chari'a. Ce passage du livre a été discuté par certains salafistes "cheikhistes" pour lui donner une autre interprétation.
Quant aux oulémas contemporains, il faut distinguer les salafistes "cheikhistes" qui se réfèrent à :

Ibn Bâz, précédent mufti d'Arabie Saoudite. Ses œuvres complètes ont été rassemblées dans un recueil.
Nasir ud-Dîn Al-Albâniy, spécialiste de la science du hadith. Il a émigré d'Albanie avec son père qui était un mufti hanafite, pour s'installer en Syrie. Il est pour une grande partie auto-didacte. Il a été appelé pour enseigner les sciences du hadith à l'Université de Médine, l'année de sa fondation. Mais, après deux ans, son contrat n'a pas été renouvelé. Il a vécu un certain temps au Liban et aux Emirats, avant de s'installer définitivement à Amman en Jordanie.
Ibn 'Uthaymîn, ancien membre du "Comité des grands savants" saoudien. Parmi ses fatwas célèbres est le fait que "l'auteur d'un attentat suicide sera en enfer pour toute l'éternité" (Cf. son livre Sharhu Riyâdh is-Sâlihîn).
le yéménite
Muqbil Ibn Hâdî, formé en arabie saoudite. Il en a été expulsé, ce qu'il a vécu comme une injustice. Il a été très critique envers le gouvernement saoudien, jusqu'à peu avant sa mort. Il est revenu sur sa position lorsque des reponsables saoudiens l'ont accueilli et transféré pour être soigné aux États-Unis puis en Arabie Saoudite. Il rapportait que Oussama Ben Laden lui proposait de fournir en armes ses étudiants au Yémen, ce qu'il a refusé. Il a été très critique envers lui, et il a déclaré avant les attentats du 11 septembre : "Qu'Allah nous protège contre Oussama Ben Laden. C'est un mauvais présage pour les musulmans".
Ces quatre oulémas, décédés tous entre 1999 et 2001, constituent les premières références contemporaines des salafistes "cheikhistes". Ils sont souvent plus ou moins attaqués par les "djihadistes" qui les considèrent volontiers comme étant à la solde des gouvernements arabes, car ils refusaient de les déclarer "apostats" comme le font les djihadistes, et sont opposés aux soulèvements armés et aux attentats.

Parmi les oulémas encore vivants auquels se réfèrent les "cheikhistes" :

Le saoudien Rabî' Ibn Hâdî Al-Madkhaliy, qui est sans doute leur premier porte-parole aujourd'hui. Ancien chef du département des sciences de la Sunna à l'Université de Médine. Il a été élève d'Al-Albâniy. Le cheikh Rabî' concentre les critiques les plus véhémentes des djihadistes.
L'actuel mufti d'Arabie Saoudite,
'Abd Al-'Azîz Âl Ash-Shaykh (descendant d'Ibn 'Abd Al-Wahhab).
Sâlih Al-Fawzân, membre du "comité des grands savants" saoudien.
Sâlih Âl Ash-Shaykh, actuel ministre des affaires religieuses de l'Arrabie saoudite (également descendant d'Ibn 'Abd Al-Wahhab).

Quant aux "djihadistes", ils se réfèrent plutôt à :

Sayyid Qotb , membre dissident des Frères musulmans, ancien journaliste, auteur du livre "Fî Zhilâl il-Qur`ân". Rabî' Ibn Hâdî, mentionné ci-dessus, a consacré plusieurs livres à la réfutation de ses idées (dogme, takfir élargi des musulmans, propos jugés déplacés envers Moïse ou envers certains compagnons du prophète, description jugée irrespectueuse du Coran...).
Les saoudiens Salmân Al-'Awdah et Safar Al-H'awalî qui ont supporté énergétiquement le FIS les assurant (souvent à tord) du soutien des savants salafistes. Ils ont été emprisonnés en 1995. Après leur libération, ils ont adopté une attitude plus prudente, condamnant notamment les attentats du 11 septembre.
Les saoudiens Sulaymân Al-'Alwân et Nâsir Al-Fahd. Ce dernier a écrit un ouvrage "démontrant" l'apostasie du régime des Saouds à cause de leur soutien à l'attaque des talibans.
Abû Qatâdah, jordanien, résidant anciennement en Angleterre, expulsé depuis.

Arabie saoudite : Les autorités et les oulémas saoudiens se réclament du salafisme tout en rejetant l'appellation "wahhabite" considérée comme une insulte.
Afghanistan : A l'époque de l'occupation soviétique, le salafisme était représenté par le combattant Djamîl ar-Rahmân qui fut assassiné par une fraction rivale liée au Frères musulmans. Les talibans ne se revendiquaient pas du salafisme. Ils étaient plutôt des soufis de l'école de Deoband. En Afghanistan, Inde et Pakistan, les salafistes se nomment Ahl ul-Hadîth.
Algérie : Certains voient en Djam'iyyat al-'Ulamâ` ("l'association des oulémas) fondée par Ibn Bâdis et Al-Bachîr Al-Ibrâhîmiy en 1931 une tendance se rattachant au salafisme.
Egypte : Muhammad Rashîd Ridhâ (1865-1935) a contribué à la diffusion de l'attribution au salafisme, mais il est critiqué par les salafistes d'aujourd'hui. Les salafistes ont été longtemps représentés par l'association Ansâr as-sunnat il-Muhammadiyyah fondée en 1926 par Muhammad Hâmid Al-Faqî (1892-1959), et qui compta parmi ses membres des oulémas tels que Ahmad Shâkir, Muhyi-ddîn Al-Khatîb, 'Abd Ar-Rahmân Al-Wakîl, Khalîl Harrâs, et d'autres. Muhammad Hâmid Al-Faqî était très opposé à l'organisation des Frères musulmans, qu'il appelait ironiquement Al-Khuwwân (les traitres) au lieu d'Al-Ikhwân (les Frères). Cette association existe encore en Egypte et au Soudan. Même si certains membres des Frères musulmans se sont rapprochés des salafistes ou ont adoptés certains de leurs principes, ils ne peuvent être considérés comme une continuation de la tendance salafie. Les grandes figures du salafisme egyptien sont aujourd'hui Hassan Ibn 'Abd Al-Wahhâb El-Banna (à ne pas confondre avec son homonyme fondateur de la confrérie des Frères Musulmans) et son frère Muhammad El-Banna, ou encore les prédicateurs Muhammad Ibrahim et Abou Al-Yamin (élève du cheikh Nasir ud-Dîn Al-Albâniy, dans la région d'Alexandrie).
Pakistan : l'un des plus éminents représentants du salafisme fut Ihsân Ilâhî Zhahîr.
Syrie, Liban, Jordanie : Les adeptes du salafisme dans cette région ont beaucoup été influencés par Nâcir ud-Dîn Al-Albâniy. Un groupe de ses élèves (jordaniens d'origine palestinienne pour la plupart) ont créé un centre appelé Markaz Al-Albâniy à Amman.
Yémen : La présence salafiste au Yémen est notamment due à l'enseignement de Muqbil Ibn Hâdî (m.2001). Ses élèves sont à la tête de centres d'enseignement dans plusieurs villes du Yémen.
Afrique de l'Ouest : Les prédicateurs salafistes sont nombreux dans le monde et l'Afrique de l'ouest voit naitre le mouvement. On notera les plus remarqués (même si les oulémas ouest-africains restent très méconnus) : Au Mali le cheikh Muhammad Traoré, en Guinée le cheikh Salih Camara, et au Sénégal le cheikh Ahmad Lo (les avis sur son cas semblent diverger quant à son appartenance à la branche cheikhiste ou djihadiste).
l'essentiel est de trouver le chemin sans etre dans une branche d'extremiste ou de fanatique de l'Islam

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Qu'Allâh nous protèges des déviateurs de l'Islam, Amîn!

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