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Les gens d'Araf


 
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Rashid
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MessagePosté le: 16/12/2013 04:49:08    Sujet du message: Les gens d'Araf Répondre en citant
As salam alaykoum wa rahmâtu ALLÂH y wa barakâtuhu
Que la paix ainsi que la miséricorde et les bénédictions d'ALLÂH sois sur vous.

Sourate Araf' :

46. Et entre les deux, il y aura un mur, et, sur al-A'râf seront des gens qui reconnaîtront tout le monde par leurs traits caractéristiques. Et ils crieront aux gens du Paradis: «Paix sur vous!» Ils n’y sont pas entrés bien qu’ils le souhaitent.
 
47. Et quand leurs regards seront tournés vers les gens du Feu, ils diront; «Ô notre Seigneur! Ne nous mets pas avec le peuple injuste».
 
48. Et les gens d’al-A'râf, appelant certains hommes qu’ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques, diront: «Vous n’avez tiré aucun profit de tout ce que vous aviez amassé et de l’orgueil dont vous étiez enflés!
 
49. Est-ce donc ceux-là au sujet desquels vous juriez qu’ils n’obtiendront de la part d’Allah aucune miséricorde...? - Entrez au Paradis! Vous serez à l’abri de toute crainte et vous ne serez point affligés.

1) Qui sont ses gens là ?
2) Pourquoi sont t'il là ?
3) Vous pouvez ajouté des choses complémentaire sur cette Sourate/Verset,
Barakâ ALLÂH u fik !



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
« En vérité la parole est dans le cœur
Et la langue n'a été mise que comme preuve contre le cœur...»

Pour vos fatwas, envoyez ici : malikite@doctrine-malikite.fr
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MessagePosté le: 16/12/2013 04:49:08    Sujet du message: Publicité
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ukhty
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Inscrit le: 01 Déc 2012
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MessagePosté le: 16/12/2013 12:07:36    Sujet du message: Les gens d'Araf Répondre en citant

As salâm'alaykum wa rahmâtuLilâhi wa barakâtuh,


Peut-être que cela ne t'aidera pas mais j'ai en main, le tafsir d'Ibn Khâtir (Forum Muslim).
 
Citation:
« Et entre les deux, il y aura un mur, et, sur Al-A’raf`râf seront des gens qui reconnaîtront tout le monde par leurs traits caractéristiques. Et ils crieront aux gens du Paradis: "Paix sur vous!" Ils n’y sont pas entrés bien qu’ils le souhaitent. Et quand leurs regards seront tournés vers les gens du Feu, ils diront; "Ô notre Seigneur! Ne nous mets pas avec le peuple injuste». Et les gens d' Al-A’raf`râf, appelant certains hommes qu’ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques, diront: "Vous n’avez tiré aucun profit de tout ce que vous aviez amassé et de l’orgueil dont vous étiez enflés! Est- ce donc ceux-là au sujet desquels vous juriez qu’ils n’obtiendront de la part d’Allah aucune miséricorde...? - Entrez au Paradis! Vous serez à l' abri de toute crainte et vous ne serez point affligés ». (Sourate 7 verset 46 à 49)


Tafsir Ibn Kathir


Allah fait connaître aux hommes qu’un écran épais est placé entre le Paradis et l’Enfer, qui est un mur selon les dire d’Ibn Jarir en se référant à ce verset : «  A ce moment, un rempart, percé d’une porte, s’élèvera  entre eux » (sourate 62 verset 13). Ce rempart est  « L’Araf »  (Le Limbe) qui sera occupé par des personnes ».  Mais quels sont ces personnes ? Ils sont, d’après différentes interprétation, des gens dont leurs bonnes actions équivalentes à leurs mauvaises. 

A cet égard Al-Hafedh Ben Mardaweih a rapporté d’après Jaber Ben Abdullah qu’on a demandé  à l’Envoyé d’Allah –Salla Allah alehi salem-  au sujet  de celui dont ses bonnes actions équivalent aux mauvaises ? 
Il répondit : «  Ce sont les hommes de l’Araf dont leurs bonne actions ne leur permettront pas d’accéder au Paradis et leurs mauvaises ne les laisseront pas accéder en  Enfer. Ils attendront sur le limbe le jugement final d’Allah »

A ce propos Ibn Mass’oud a dit : les gens seront jugés au jour de la résurrection, celui dont ses bonnes actions dépassent ses mauvaise fut-ce par un seul grain, entrera au Paradis. 
Et celui donc ses mauvaise actions dépassent ses bonnes actions fut-ce par un grain entrera en Enfer. Puis il récita : « ceux en faveur de qui la balance penchera triompheront » (sourate 23 verset 102) donc la balance sera élevée ou baissé par le poids d’un grain de bonnes ou de mauvaises actions. 

Mais si les deux plateaux seront retenus au même niveau, l’individu sera parmi les gens de l’Araf qui seront retenus sur le limbe (le Sirat) et qui reconnaîtront les habitants du Paradis et ceux de l’enfer. Quand ils regarderont les premier, ils diront : « Que la paix d’Allah soit sur vous » , en regardant les autres , ils s’écrieront : « Allah, ne nous réunis pas aux éprouvés »

Ibn Mass’oud de poursuivre : «  On donnera à ceux qui avaient fait les bonnes actions une lumière grâce à laquelle ils marcheront en avant  et à droite. Or on donnera à chaque personne et peuple une lumière, et une fois arrivés sur le Sirat, Allah ôtera la lumière des hypocrites. Lorsque les habitants du Paradis verrons cela, ils s’écrieront : «  O  notre maitre, fait briller d’un pur éclat notre lumière » (sourate 66 verset 
 Quant aux gens de l’Araf, leur lumière ne sera pas ôtée, Allah a dit d’eux : « Ils n’entreront pas, malgré leur désir »

On a rapporté qu’on a demanda l’Envoyé d’Allah –Salla Allah alehi salem-   à propos des gens de l’Araf ? Il répondit : «  Ils seront les derniers à être jugé par Allah. Lorsqu’Allah aura jugé tous les personnes. Il leurs dira : «  Vous êtes des gens dont leurs bonnes actions ont délivrés du Feu sans que pour autant vous puissiez entrer au Paradis. Aller, vous êtes Mes affranchis, vivez au Paradis ou vous voudrez »

Al –Qourtoubi a cité (dans son interprétation du Quran) douze opinions à leur sujet.

Quant à cette partie du verset : « qui reconnaissent  l’identé de chacun » ou suivant une autre interprétation : «Se connaissant les uns les autres  d’après leur traits distinctifs » elle a  été commentée de la façon suivante :

-   Ibn Abbas a dit : «  Les habitants  du Paradis seront reconnus grâce à la blancheur de leurs visages et ceux de l’Enfer par la noirceur »

-   D’après un autre commentaire, il a dit : «  Allah les placera dans cet endroit afin qu’ils reconnaissent les habitants du  Paradis et ceux de l’Enfer. Ces derniers auront les visages noircis. Les gens de l’Araf demanderont le refuge auprés d’Allah et de ne plus être avec les injustes. Et pourtant ils salueront les élus du Paradis, bien qu’ils seront encore en dehors, mais ils désireront y accéder et ils seront exaucés grâce à le volonté d’Allah.

-   Al-Hassan, quant à lui, récita : «  n’entreront pas , malgré leur désir » et dit : par Allah ils n’éprouveront un tel désir que grâce à la considération qu’Allah voudra leur accorder.
-   Qatada a dit : «  Allah vous a informé de ce désir dont ils pressentiront.

« Quand ils tournent leurs regards du côté des habitants de l’Enfer, ils s’écrient : «  Allah, ne nous réunis pas aux éprouvés » Ceci  signifie, d’après Ibn Abbas : «  Lorsque les regards des gens de l’Araf se porteront sur les hôtes de l’Enfer et ils les reconnaîtront, ils diront : « Ya Allah nous mets pas avec le peuple injuste ».

Ikrima l’a commenté en disant : « Ces regards seront dirigés vers les réprouvés de l’Enfer, mais une fois qu’ils verrons les élus du Paradis, ils ne penseront plus aux premiers ».

Les gens de l’Araf, reconnaissant les chefs des idolâtres et leurs notables, leurs diront : «  A quoi vous a servi de vous grouper »  c'est-à-dire  votre grand nombre « et a quoi vous a servi votre superbe ? » et ce qui faisait votre orgueil,  car vous voila laissés à votre sort funeste et soumis au supplice »

Et j'ai aussi un complément (Forum Muslim)
 
Citation:
Sourate Al-’A‘râf

Sourate Al-’A‘râf révélée après sourate Sâd est mecquoise. Avec ses deux cent six versets elle vient à la suite de sourate Al-’An‘âm dans l’ordre du Coran.
 

Les projectiles du bien contre le mal.
La sourate fut révélée au temps où le combat entre les Musulmans et les incroyants était à son apogée, précisément au moment où le Prophète (BP sur lui) avait donné l’ordre d’annoncer la Da‘wa (invitation à Allah) publiquement. C’était, pour les Musulmans, une nouvelle période de déclarations et de confrontations et certains pouvaient être intimidés ou apeurés.
La sourate fut donc révélée dans ces conditions pour traiter de la lutte du bien contre le mal et faire savoir que cette loi universelle existe depuis le début de la création et qu’elle continuera d’exister jusqu’au Jour de la Résurrection.
La sourate commence avec le combat entre Adam et Iblîs (Satan) au début du vicariat, suivi du dialogue entre les habitants du Paradis et ceux de l’Enfer. Elle semble dire que le résultat de l’affrontement sera l’entrée d’une des parties au Paradis et de l’autre en Enfer. Ensuite, elle retrace dans l’histoire de l’humanité la lutte de chaque prophète dans sa communauté et démontre que le combat se termine toujours par l’anéantissement des injustes à cause de leur perversité. Entre chacune des étapes du récit, elle vous questionne : Où en êtes-vous dans cette lutte et quel parti prenez-vous ?
Cette question soulevée à l’occasion d’événements vécus par les Compagnons pendant la phase mecquoise concerne tous les êtres en tout temps et tout lieu. Les hommes, à toutes les époques, connaissent des luttes entre le bien et le mal au niveau des nations, des individus ou même à l’intérieur d’eux-mêmes. 
 

Peut-être en êtes-vous la cause. 
L’obligation de définir sa place dans le combat est l’idée principale de la sourate. Le Musulman doit déterminer sa position et son parti, ne pas contempler en spectateur.
Ce sens est clair dans les histoires des prophètes rapportées dans cette sourate. Leur récit  fait ressortir la différence entre les croyants sauvés par Allah et les incroyants. On n’y remarque aucune mention au sujet de gens neutres ou spectateurs parce que, à l’origine, chacun doit avoir une attitude bien définie dans sa vie. Nous voyons par exemple à la fin de l’histoire de Noé : “Et ils le traitèrent de menteur. Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’arche, et noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. C’étaient des gens aveugles, vraiment.” verset 64. Et, dans l’histoire de Hoûd : “Or, Nous l’avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui par miséricorde, de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n’étaient pas croyants.” verset 72. Dans celle de Loût  (Loth): “ Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: «Expulsez-les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs !” verset 82. Et Chu’aïb : “Les notables de son peuple qui s’enflaient d’orgueil, dirent: «Nous t’expulserons certes de notre cité, ô Chu’aïb, toi et ceux qui ont cru avec toi.” verset 75.
Tous ces versets pour dire : Il n’y a que deux partis auxquels on peut s’affilier, celui des croyants ou des mécréants, pas d’observateurs neutres dans ces récits. 
 

Qu’il n’y ait, à son sujet, nulle gêne dans ton cœur.
Le début de la sourate expose ce sens clairement : “C’est un Livre qui t’a été descendu; qu’il n’y ait, à son sujet, nulle gêne dans ton cœur... ” verset 2. Il faut annoncer publiquement les instructions de l’Islam sans craindre les regards ou les critiques des autres. Parfois le mal est si prédominant et si répandu que certains ont honte de déclarer la vérité. Une femme, par exemple, ne doit pas se sentir gênée de porter le Hijâb. Le vrai Musulman ne doit pas craindre les offenses, il est déterminé et décidé. Allah lui dit au début de la sourate : “C’est un Livre qui t’a été descendu; qu’il n’y ait, à son sujet, nulle gêne dans ton cœur; afin que par cela tu avertisses... ” verset 2. Ces versets étaient une invitation à commencer la Da‘wa publique. 
Le troisième verset insiste sur le même sens : “Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d’autres alliés que Lui.” C’est une demande catégorique de s’affilier au bien de suite, sans hésitation ou neutralité et sans rien envisager d’autre. 
 

Adam et Iblîs (Satan) : il les fit tomber par tromperie.
Le combat entre Adam et Iblîs avait commencé depuis le début de l’humanité (versets 20-22). Comment ce dernier a-t-il pu tenter nos deux aïeuls ?  “il les fit tomber par tromperie”verset 22. En fait, il les laissa dans un état d’incertitude et d’hésitation. Le terme arabe “dallahouma” du verset signifie “les avait suspendus”. C’est comme celui qui fait descendre son seau dans le puits et le laisse au milieu du trajet. Ainsi, l’action et la décision sont les plus fortes armes de la vérité, au contraire de la passivité et de l’hésitation qui induisent en erreur même le croyant.
 

La nudité : l’arme d’Iblîs.
Remarquez l’insistance d’Iblîs sur un des cas de corruption bien clair, la nudité : “Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités- leur chuchota, disant ...” verset 20. Et que fut le résultat : “...  lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leur devinrent visibles...” verset 22. 
Aussi Allah ordonne-t-il de voiler la nudité et avertit contre tous ses aspects : “Ô enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures.” verset 26 “Ô enfants d’Adam ! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités.” verset 27 “Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salât portez votre parure (vos habits).” verset 31. Vous les jeunes, voyez-vous tous ces avertissements dans les versets ? Apprenez à voiler votre nudité et à baisser vos regards. Vous, les filles également, apprenez la pudeur et la décence et tranchez votre position au sujet du Hijâb sans hésitation. La nudité est l’arme d’Iblîs depuis le début de la Création. Son étalement contribue à la diffusion de la dépravation et favorise la désobéissance. Allah a ainsi commenté l’histoire d’Adam : “Dis: «Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes...” verset 33.
 

Pas de troisième entre eux.
Ensuite la sourate divise les gens en deux groupes, les habitants du Paradis et ceux de l’Enfer, et nous transporte au Jour de la Résurrection. Il nous semble entendre le dialogue entre les deux parties : “Les gens du Paradis crieront aux gens du Feu: «Certes, nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que votre Seigneur avait promis?» «Oui», diront-ils. Un héraut annoncera alors au milieu d’eux : Que la malédiction d’Allah soit sur les injustes” verset 44. 
Ce sont deux demeures, pas trois, cela est dit fermement dans la verset 46 : “Et entre les deux, il y aura un mur”  pour les séparer définitivement. Hésitez-vous encore ?  N’avez-vous pas encore tranché votre position ? Écoutez cet appel au secours : “Et les gens du Feu crieront aux gens du Paradis: «Déversez sur nous de l’eau, ou de ce qu’Allah vous a attribué.» «Ils répondront: Allah les a interdits aux mécréants». Et les gens du Feu crieront aux gens du Paradis: «Déversez sur nous de l’eau, ou de ce qu’Allah vous a attribué.» «Ils répondront : Allah les a interdits aux mécréants».” verset 50. Choisissez alors votre destin et votre demeure éternelle.
 

La cause de la désignation de la sourate du nom de Al-’A‘râf. 
Pourquoi la sourate a-t-elle reçu ce nom de Al-’A‘râf ? Allah (que Son nom soit exalté) dit : “Et entre les deux, il y aura un mur, et, sur al-A‘rāf seront des gens qui reconnaîtront tout le monde par leurs traits caractéristiques.” verset 46. Ces gens se trouvent entre le Paradis et l’Enfer, reconnaissent chacun par son nom et appellent ainsi les habitants du Paradis : “Et ils crieront aux gens du Paradis: «Paix sur vous!» Ils n’y sont pas entrés bien qu’ils le souhaitent.” verset 46. Ils craignent l’Enfer : “Et quand leurs regards seront tournés vers les gens du Feu, ils diront; «Ô notre Seigneur! Ne nous mets pas avec le peuple injuste». Et les gens d’al-A‘rāf, appelant certains hommes qu’ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques, diront : «Vous n’avez tiré aucun profit de tout ce que vous aviez amassé et de l’orgueil dont vous étiez enflés !”verset 47, 48. 
Qui sont ces gens de Al-’A‘râf ? Ce sont des personnes dont les mauvaises actions ont été égales aux bonnes. Elles n’ont pas su préciser leurs positions et leurs actions dans la vie. Étant donné que la rétribution est conforme à l’action, ces personnes se retrouvent au Jour de la Résurrection retenues en cette place élevée du nom de Al-’A‘râf (places élevées) qui surplombe le Paradis et l’Enfer. Les gens hésitants étant nombreux et variés, il n’y aura donc pas une seule élévation mais plusieurs. Faites attention de ne pas devenir l’une de ces personnes. Mes frères, hâtez-vous de suivre le chemin de la vérité et ne soyez pas de ceux de Al-’A‘râf. Prenez position et ne prenez pas le risque d’avoir une fin pire encore que celle des gens de Al-’A‘râf, ne plaise à Allah.
 

Les histoires des prophètes illustrent la lutte à travers les siècles.   
Les histoires des prophètes viennent confirmer le message de la sourate qui peut être résumé ainsi : 
 

1.      La lutte entre le bien et le mal est continuelle.
2.      Le mal est sans aucun doute toujours vaincu.
3.      La cause principale de l’échec du mal est l’éloignement d’Allah et la perversion sous toutes ses formes (morales, économiques, sociales).
 

La sourate nous rapporte l’histoire de cinq des prophètes d’Allah et leur confrontation avec leurs communautés. Ces histoires sont souvent répétées dans le Coran, mais leur rôle dans cette sourate est d’illustrer l’importance de la prise de position. Leur rôle est de :
 

-          montrer que le combat existe et se répète toujours. 
Malgré le changement des personnes et des nations, les éléments de la confrontation sont toujours les mêmes (avec parfois des paroles identiques) entre tous les prophètes et leurs communautés. Leur appel a toujours été le même : “«Ô mon peuple, adorez Allah. Pour vous, pas d’autre divinité que Lui...” verset 59. “ Je vous communique les messages de mon Seigneur...” verset 68. De même que leurs arguments : “Quoi! Vous vous étonnez qu’un rappel vous vienne de votre Seigneur ...  ” verset 69. De même, les dénégations des incroyants : “Nous te voyons dans un égarement manifeste” verset 60. “Les notables de son peuple qui ne croyaient pas dirent : «Certes, nous te voyons en pleine sottise, et nous pensons que tu es du nombre des menteurs»” verset 66. 
 

-          insister sur le fait que le mal est fatalement exterminé d’après cette 
règle “La punition est proportionnelle à la faute”.
Le peuple de Tamûd, par exemple, se taillait des habitations paisibles dans les rocs. Leur sentiment de sécurité leur faisait dédaigner la religion. Ils furent punis par le tremblement (qui entraîne la peur et le sentiment d’insécurité). La même règle fut appliquée au peuple de Loût (Loth) dont l’abus de leur désir sexuel les faisait agir contrairement à l’instinct naturel et jusqu’à la perversion. Le verset le dit : “Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier.” verset 81.Leur châtiment fut une pluie de pierres.
 

-          avertir que la perversion est la cause de l’échec du mal.
Tamūd, le peuple de Sâleh, fut anéanti  par son excès du faste: “Et rappelez-vous quand Il vous fit succéder aux Aad et vous installa sur la terre. Vous avez édifié des palais dans ses plaines, et taillé en maisons les montagnes. Rappelez-vous donc les bienfaits d’Allah et ne répandez pas la corruption sur la terre «comme des fauteurs de trouble». verset 84.
Quant au peuple de Loût, la dépravation et la perversion sexuelle le perdirent. versets 80,81. 
Pour Madyan, le peuple de Chu’aïb, c’était la corruption économique qui sévissait parmi eux : “Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû.” verset 85. 
    
-          aviser que l’orgueil est la première cause de perdition.
Ces paroles du verset 75: “Les notables de son peuple qui s’enflaient d’orgueil dirent” sont répétées au sujet de Tamûd et Madyan. Et le début de la sourate insiste sur des phrases telles que : “ceux qui traitent de mensonges Nos signes et s’en écartent avec orgueil ...” versets 36 et 40. Nous savons par ailleurs que, dans le Coran, une phrase n’est répétée que pour appuyer un sens très important.
 

-          insister sur le salut du prophète avec ceux qui ont cru en lui et 
l’anéantissement des mécréants sans mentionner aucun groupe de spectateurs neutres.
“Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui... ” “Nous l’avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui par miséricorde...” “Or, Nous l’avons sauvé, lui et safamille, sauf sa femme...” “Nous t’expulserons certes de notre cité, ô Chu‘aïb, toi et ceux qui ont cru avec toi...” versets 64, 72, 83,88
 

Après tout cela, êtes-vous toujours hésitants ?
Remarquez le commentaire du Coran à propos de ces histoires “Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre.” verset 96. Il met tous ces exemples dans une règle universelle : C’est, ou la foi, la prise de position et l’affiliation aux prophètes ou bien un grand malheur et un châtiment terrible de la part d’Allah. Cette règle s’applique à tous les Musulmans, hésitez-vous toujours ? Si vous n’êtes pas avec le bien, vous êtes alors avec le mal même si vous n’en avez pas l’intention, parce que vous avez abandonné les hommes de bien. 
Et ne dites pas : “Je ne suis qu’un seul individu, je ne changerai rien à la balance”. Parce que si le bien ne pouvait triompher que par l’union de cent individus loyaux et efficaces et qu’il n’y en ait que quatre-vingt-dix-neuf, si vous êtes celui qui aurait pu compléter les cents, vous êtes la cause de l’échec des croyants.
 

L’histoire de Moïse (la paix sur lui).
Les versets arrivent ensuite à l’histoire de Pharaon, de ses magiciens et des Banî Isrâ’îl (Fils d’Israël), un des récits qui illustrent le mieux la différence entre la détermination et l’hésitation.
Il est à remarquer que l’histoire de Moïse est racontée à maintes reprises dans le Coran. Elle s’y retrouve dans vingt-neuf divisions. Le Messager (BP sur lui) dit : “Que la miséricorde d’ Allah recouvre mon frère Moïse, il occupe le tiers du Coran.” Mais sourate Al-’A‘râf est celle qui donne le plus de détails sur la relation de Moïse avec son peuple, surtout après leur sortie d’Égypte (tandis que sa naissance et son éducation dans le palais de Pharaon sont relatées dans sourate Al-Qassas (Le récit)). Dans sourate Al-’A‘râf, le conflit commence au premier verset : “Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs.” verset 103. “Et Moïse dit : «Ô Pharaon, je suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers.” verset 104. Tout cela afin que nous tirions profit des attitudes déterminées et des hésitations dans cette histoire.
 

Une détermination qui a commencé avec une prosternation.
Lorsque les magiciens vinrent rechercher les faveurs de Pharaon en faisant face à Moïse, ils virent le signe qui prouvait son message et prirent position immédiatement et avec force : “Ainsi la vérité se manifesta et ce qu’ils firent fût vain. Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. Et les magiciens se jetèrent prosternés.” versets 118-120. Ils avaient exprimé leur foi avec cette prosternation et ils s’y maintinrent malgré les menaces de châtiment et d’extermination. Ils dirent : “«Nous croyons au Seigneur de l’Univers, au Seigneur de Moïse et d’Aaron.» «Y avez-vous cru avant que je ne vous (le) permette ? » dit Pharaon.” versets 121-123.
Pharaon leur dit ensuite : “Je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis, je vous crucifierai tous.” verset 124. Quel effet cela eut-il sur eux ? “Ils dirent: «En vérité, c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. Tu ne te venges de nous que parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur... ” versets 125, 126. Ils ont dit ces mots avec détermination, sans hésitation malgré les menaces de Pharaon. Ils ont demandé l’aide de Celui qui détient la vérité : “Ô notre Seigneur! Déverse sur nous l’endurance et fais nous mourir entièrement soumis.” verset 126. 
 

La perversité de Pharaon.
Après les diverses formes de perversité des récits précédents,  l’histoire de Moïse avec Pharaon nous en propose une de ses formes extrêmes : “Il dit: «Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons.»” verset 127. 
Le châtiment d’Allah envers ces gens vint par étape : “Et Nous avons alors envoyé sur eux l’inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites.” verset 133. Ensuite, Allah l’atténua mais : “... quand Nous eûmes éloigné d’eux le châtiment jusqu’au terme fixé qu’ils devaient atteindre, voilà qu’ils violèrent l’engagement.” verset 135. Quelle fut alors leur punition ? “Alors Nous Nous sommes vengés d’eux; Nous les avons noyés dans les flots, parce qu’ils traitaient de mensonges Nos signes et n’y prêtaient aucune attention.” verset 136. 
 

La passivité et l’hésitation des Banî Isrâ’îl.
D’un autre côté, les versets nous donnent un exemple de l’hésitation des Banî Isrâ’îl lorsque leur prophète leur dit : “Demandez aide auprès d’Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait héritier qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux.” verset 126. Que répondirent-ils ? “Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée.” verset 129.
Pour leur apprendre la confiance en Allah, point important pour la détermination, Moïse leur répondit : “Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur terre, et Il verra ensuite comment vous agirez.” verset 129.
Les deux versets 128 et 129 affirment que la détermination et la décision sont deux points essentiels dans l’épreuve du vicariat sur Terre. Mais les Banî Isrâ’îl ne l’avaient pas compris.
 

Même pour la foi.
Les Banî Isrâ’îl apparaissent également dans d’autres situations qui prouvent leur manque d’objectif et de sagesse dans la vie, même en ce qui concerne la foi. Nous lisons dans le verset 138 : “Et Nous avons fait traverser la Mer aux Enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles ... ” Ils venaient de traverser la mer, de voir Pharaon et ses soldats faire naufrage. Quelle fut leur attitude ? “Ils dirent : «Ô Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.» Il dit : «Vous êtes certes des gens ignorants.” Cette question qui prouve leur ignorance extrême est venue dans le même verset qui raconte leur sauvetage pour nous faire voir l’état d’incertitude et d’indécision où ils se trouvaient.
 

Prends-les donc fermement et commande à ton peuple d’en adopter le meilleur.
La plupart des ordres d’Allah aux Banî Isrâ’îl incitaient à l’adoption des ordres d’Allah et de sa religion avec détermination : “Prends-les donc fermement et commande à ton peuple d’en observer le meilleur...” verset 145. “Tenez fermement à ce que Nous vous donnons ... ” verset 171.
Mais comment prirent-ils les ordres d’Allah ? Que firent-ils lorsque Moïse s’en fut à la rencontre de son Seigneur ? “ ... le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures : un corps qui semblait mugir.” verset 148. 
Les versets viennent les réprouver fortement : “N’ont-ils pas vu qu’il ne leur parlait point et qu’il ne les guidait sur aucun chemin? Ils l’adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.” “Et quand ils éprouvèrent des regrets, et qu’ils virent qu’ils étaient bel et bien égarés, ils dirent : «Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants».”
Ils leur reprochent leur manque de clarté et de détermination dans leur foi et leur relation avec Allah. 
La différence est flagrante entre eux quand : “Ils dirent: «Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée.»” verset 129, et les magiciens dans leur défi à Pharaon quand ils disaient : “Décrète donc ce que tu as à décréter.” Sourate Tâ-Hâ,  verset 72. Entre : “Nous croyons au Seigneur de l’Univers” prononcé sans hésitations par les magiciens et entre : “ ... désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux ...” verset 138  prononcé par les Banî Isrâ’îl malgré tous les grands miracles auxquels ils avaient assisté.
 

Les trois groupes.
Après l’histoire de Moïse avec les Banî Isrâ’îl, nous avons l’histoire des “gens du samedi” des versets 163 à 167. En résumé c’est l’histoire de quelques individus des Banî Isrâ’îl qui avaient rusé avec les ordres d’Allah et avaient commis une grande faute en  pêchant le jour où Allah leur avait défendu de travailler. Allah les avaient éprouvés en envoyant de grandes quantités de poissons le samedi. Ils avaient usé de la ruse et posé des filets le vendredi soir pour les ramasser le dimanche. Certains croyants parmi eux les avaient exhortés à faire le bien et à ne pas faire le mal. Ils voulaient avoir un argument en leur faveur à leur rencontre avec Allah et dire qu’ils avaient essayé de les réformer, mais la sagesse vient d’Allah.
D’autres croyants restèrent indifférents ou allèrent même jusqu’à critiquer ceux qui ordonnaient de faire le bien et de ne pas faire le mal : “Et quand parmi eux une communauté dit: «Pourquoi exhortez-vous un peuple qu’Allah va anéantir ou châtier d’un châtiment sévère?» Ils répondirent : «Pour dégager notre responsabilité vis-à-vis de votre Seigneur; et que peut-être ils deviendront pieux!»” verset 164.
Il y avait donc eu un parti de désobéissants, un parti de gens positifs qui avaient essayé de réformer et un parti qui n’avait pas réagi. 
 

Salut ... châtiment ... négligence. 
Les désobéissants du samedi ne se prêtèrent pas aux conseils des croyants et Allah les punit : “Puis, lorsqu’ils oublièrent ce qu’on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui (leur) avaient interdit le mal et saisîmes par un châtiment rigoureux les injustes pour leurs actes pervers.” verset 165.
Allah sauva le parti des croyants et châtia le parti des désobéissants. Quant aux passifs qui ont agi en spectateurs, le Coran ne les a pas mentionnés et les savants ont différentes opinions là-dessus. Certains disent qu’ils n’ont pas mérité d’être mentionnés à cause de leur passivité et Allah fera d’eux ce qu’il voudra au Jour de la Résurrection. D’autres pensent qu’ils seront comptés parmi les fautifs et que ce verset les concerne : “ ... et saisîmes par un châtiment rigoureux les injustes pour leurs actes pervers ” parce qu’ils se sont tus devant la désobéissance et sont ainsi coupables.
 

Il y a parmi eux des pieux et d’autres.
L’attrait du Coran vient de ce qu’il ne raconte pas des histoires seulement pour raconter, mais pour faire ressortir une morale et l’ancrer dans l’esprit du lecteur. Ainsi le commentaire au sujet de l’histoire de Moïse et des “gens du samedi” est-il clair dans le compte-rendu de la morale de l’histoire : “Et Nous les avons répartis en communautés sur la terre. Il y a parmi eux des gens de bien, mais il y en a qui le sont moins... ” verset 168. 
 

C’était là l’état de la première génération des Banî Isrâ’îl (Fils d’Israël) qui a erré et été dispersée sur la Terre. Il y en avait de bons et de mauvais mais la seconde génération comprenait des gens passifs et indécis : “Puis les suivirent des successeurs qui héritèrent le Livre, mais qui préférèrent ce qu’offre la vie d’ici-bas en disant: «Nous aurons le pardon.» Et si des choses semblables s’offrent à eux, ils les acceptent ...” verset 169.
Par contre, la sourate se termine par un magnifique exemple à suivre, l’exemple de ceux qui ont tenu fermement à leur religion : “Et ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la Salat, [en vérité], Nous ne laissons pas perdre la récompense de ceux qui s’amendent.” verset 170. 
Remarquez le terme “conforment” dans le verset qui signifie l’obéissance stricte aux ordres d’Allah et surtout à celui de la Salât (prière). Ceux-là ont été honorés par Allah qui en a fait des réformateurs et pas seulement des gens de bien en eux-mêmes. Ce sont des gens dont l’attitude est positive, qui font le bien dans leur communauté, leur pays et leur Umma (nation). 
 

Comment ne pas trancher quand votre instinct a été témoin.
Ensuite, les versets nous ramènent en arrière au moment de la Création lorsque la descendance d’Adam n’était que des atomes et qu’Allah les fit témoigner de Sa majesté et de Sa suprématie : “Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes: «Ne suis-Je pas votre Seigneur?» Ils répondirent : «Mais si, nous en témoignons...» - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection: «Vraiment, nous n’y avons pas fait attention»”  verset 172.
Comment ne pas nous activer pour faire triompher notre religion quand nous avons fait serment à Allah depuis le début de la Création et avant de venir au monde d’être du côté de la vérité et de ses alliés. L’amour de la religion est un instinct naturel, pourquoi les gens l’oublient-ils?
 

La maladie de l’insouciance.  
Le verset précédent répond clairement à la question : “que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection: «Vraiment, nous n’y avons pas fait attention»” c’est l’inattention, la plus grave des maladies, qui refroidit l’enthousiasme pour la vérité et fait planer l’indécision au sujet de la religion. Quels sont les symptômes de cette maladie ? Lisez le verset 179: “Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’hommes pour l’Enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.” L’insouciance est la cause essentielle de toute indécision et toute indétermination. Aussi la dernière recommandation au Prophète (BP sur lui) bien qu’il soit le messager préservé de toute faute a-t-elle été: “Et invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir, et ne sois pas du nombre des insouciants.” verset 205.
Il serait plus approprié pour nous de nous guérir de cette maladie à l’aide du Dhikr (rappel d’Allah), de la supplication d’Allah, de la lecture de sourate Al-’A‘râf  et de l’approfondissement de son contenu.
 

Il est semblable au chien.
A la fin de la sourate un grand nombre d’exemples et de versets insistent sur le même sens et avertissent les croyants contre l’insouciance et l’indétermination en ce qui concerne les lois et la religion d’Allah. Nous avons cet exemple redoutable : “Et raconte-leur l’histoire de celui à qui Nous avions donné Nos signes et qui s’en écarta. Le Diable, donc, l’entraîna dans sa suite et il devint ainsi du nombre des égarés. Et si Nous avions voulu, Nous l’aurions élevé par ces mêmes enseignements, mais il s’inclina vers la terre et suivit sa propre passion. Il est semblable à un chien qui halète si tu l’attaques, et qui halète aussi si tu le laisses... ” versets 175, 176. 
C’est l’exemple de celui qui, après avoir reçu les versets et la sagesse d’Allah, s’en dépouille comme la vipère se dépouille de sa peau. S’il avait gardé sa religion, Allah l’aurait élevé et honoré, mais il est comme le chien qui se fatigue et halète quel que soit son état, l’insouciance ou la connaissance.
 

Une prosternation finale en signe de soumission et de détermination.
Un verset qui invite à une prosternation termine d’une très belle façon cette sourate. C’est la première prosternation du Coran. Elle vient nous rappeler l’importance de la détermination, de la résolution et de la décision. C’est la prosternation des magiciens qui ont défié Pharaon et son despotisme. Ce verset nous invite à la soumission à Allah d’une façon concrète parce que la prosternation éveille l’esprit et le rend plus disposé à trancher son attitude dans la vie. Nous devons faire cette prosternation avec ce verset à l’esprit : 
“Ceux qui sont auprès de ton Seigneur [les anges] ne dédaignent pas de L’adorer. Ils Le glorifient et se prosternent devant Lui.” verset 206.

Wa Allâhu a3lem, c'est long trés content.
Fraternellement.


Wa salâm'alaykum wa rahmâtuLilâhi wa barakâtuh.
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MessagePosté le: 16/12/2013 13:31:12    Sujet du message: Les gens d'Araf Répondre en citant
As salam alaykoum wa rahmâtu ALLÂH y wa barakâtuhu


Barakâ ALLÂH u fiki!!

voila qui en fais de la lecture, je lirais un peu plus tard In sha ALLÂH !! :)
Jazak ALLÂH u kheiran, oukhty al karima.
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MessagePosté le: 16/12/2013 19:32:50    Sujet du message: Les gens d'Araf Répondre en citant

As salâm'alaykum wa rahmâtuLilâhi wa barakâtuh,


Wa Fik Baraak Allâh Akhy Al Karim. :)
Fraternellement.


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MessagePosté le: 21/11/2017 16:17:14    Sujet du message: Les gens d'Araf
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