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Cerveau ou le cœur?
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xLolitax
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MessagePosté le: 07/05/2013 20:52:35    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
salaam
Je présume que vous connaissez cette phrase:


En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c'est le coeur.

[ Boukhari et Mouslim ]



Pourquoi le cœur?
Le cœur n'est-il pas "qu'un" muscle? *(extrêmement important)
Mais, pense-t-on vraiment avec notre cœur?
Je veux dire: la phrase est-elle au sens propre ou au sens figuré?
Je pourrais comprendre cette phrase avec comme organe le cerveau.
Mon cerveau est en bonne état, donc je suis "correct''.
Mon cerveau est en mauvaise état, donc je suis pas "correct".


À vous de me donner vos avis perso. :)
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MessagePosté le: 07/05/2013 20:52:35    Sujet du message: Publicité
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ukhty
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MessagePosté le: 07/05/2013 21:00:53    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
salaam
Tu sais il y a beaucoup de hadiths que je ne sais pas interpréter j’ai pas envie de dire n’importe quoi… Je verrais plus cela au sens figuré…
 
J’ai rien à dire de plus trés content
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Un loup ne pourra jamais devenir ami avec une poule !
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'Abd Al-Majid
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MessagePosté le: 07/05/2013 21:41:23    Sujet du message: Re: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
xLolitax a écrit:
salaam
Je présume que vous connaissez cette phrase:


En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c'est le coeur.

[ Boukhari et Mouslim ]



Pourquoi le cœur?
Le cœur n'est-il pas "qu'un" muscle? *(extrêmement important)
Mais, pense-t-on vraiment avec notre cœur?
Je veux dire: la phrase est-elle au sens propre ou au sens figuré?
Je pourrais comprendre cette phrase avec comme organe le cerveau.
Mon cerveau est en bonne état, donc je suis "correct''.
Mon cerveau est en mauvaise état, donc je suis pas "correct".


À vous de me donner vos avis perso. :)


salaam
haha tu veux faire du littéralisme?
le problème avec le littéralisme c'est qu'il implique que le Prophète ai menti a3udhobillah
oui le Prophète sallalahu 'alayhi wa salam a bien dit c'est le coeur
celui qui à un coeur sain voudra faire des choses bien
et là c'est la façon bien connue de parler du coeur.




Comme par exemple un personne gentil on dit qu'il à un coeur gros comme ca !
Subhan Allah si c'était vrai il serait mort il y a longtemps


mais je te demandrais de ne pas invoquer l'avis personel des gens sur une question de science religieuse
c'est mieux pour les responsable du site, c'est mieux pour ceux qui parlent et pour ceux qui écoutent.


PS un cerveau sain ca sert à rien, car les gens ne font que suivrent leur coeur.
Même si quelqu'un est normalement constitué (à des capacités de raisonnement)
si son coeur est corrompu il ne voudra pas écouter ce qu'il ne veux pas écouter


c'est le problème des non musulmans qui disent qu'il n'y a pas de preuve pour l'existence de Dieu
si par preuve ils veulent dire ce qui va faire chavirer leur coeur, alors là on peut rien garantir parce que celui qui ne veux pas entendre parler de morale de bien et de mal, quoi qu'il se passe n'y adhèrera pas


Au final on utilise très peu notre cerveau et beaucoup notre coeur !
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Abida
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MessagePosté le: 07/05/2013 23:06:08    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
:assalam!


Le hadith n'est pas entier, il manque une partie,
voici un commentaire mais juste de la partie que tu as cité, pour la totalité voir le lien plus bas:

Daawa95 sur Aslama.com a écrit:




« Sachez qu’il y a dans le corps une chaire » l’imâm An-Nawawî dit : « cette chaire « si le cœur est bon tout le corps est bon » c'est-à-dire que tous les autres organes vont suivre ce que le cœur dit. Et si le cœur est mauvais c’est tout le corps qui est mauvais, et donc les maladies vont le conduire au harâm »

L’imâm An-Nawawî dit : « le corps c’est un royaume et le cœur est sa place centrale. Quant aux organes ce sont les serviteurs de ce royaume. Et la raison c’est le vizire (ministre) qui conseille. Quant aux désirs et plaisirs ce sont les choses que les serviteurs doivent consommer. La colère c’est la police de cette citée, et la langue c’est la langue parlée, quant aux 5 sens ce sont les espions de celui qui détient le royaume, et chacun de ces espions doit s’occuper d’une tâche, alors si le cœur qui est la place centrale qui gère tout cela est bon, il ordonnera aux serviteurs de bien servir cette citée et de travailler d’une façon équilibrée ; par contre si le cœur n’est pas bon il abusera et ordonnera des mauvaises choses et les serviteurs ainsi que tout ce qui s’en suit seront touchés par ce mal, la citée entière ne fonctionnera plus comme il se doit ».


Pour l’imâm An Nawawî les maladies du cœur sont de 40. Pour l’imâm Al Ghazâlî
, elles sont de 566 dont la haine, la jalousie, l’orgueil, l’avarice, la médisance, l’ostentation, la ruse, etc.

Le cœur (al Qalb) vient du verbe qalaba qui signifie « changer », et puisque le cœur change régulièrement d’état il a été nommé ainsi, à savoir Qalb. Le cœur en vérité n’est pas la chaire en elle-même, mais c’est ce qui est englobé de sens. A cet effet, les fuqahâ disent que le cœur est un récipient qui est destiné à recevoir et à être rempli soit de lumière ou d’obscurité. C'est-à-dire que plus on fera de bonnes actions plus le cœur sera illuminé et plus ont fera de mauvaises actions plus le cœur se tâchera de points noirs comme le dit le hadîth.

Si le cœur n’est pas prêt à recevoir les lumières divine, Allâh
ne mettra pas Sa Lumière Pure dans un cœur impur, donc si on est prêt à purifier nos cœurs c’est qu’on se prépare à recevoir cette lumière. C’est à partir de là qu’Allâh choisit les prophètes qui sont Ses élus vu la pureté de leur cœur. Le Prophète
a dit : « Ce qui compte pour Allâh ce ne sont ni vos corps ni vos visages mais plutôt vos cœur » [Muslim].

A partir de là le prophète
nous dit que la décision du halâl et du harâm revient au cœur. Et dans un autre hadîth le prophète dit de toujours vérifier notre cœur car il change.
On remarque que l’imâm An-Nawawî nous donne une règle approfondie et juridique sur la façon de nous comporter vis-à-vis du halâl et du harâm dans notre vie quotidienne. Que le harâm est absolument à éviter, que le halâl est autorisé, et qu’il faut éviter tout ce qui est ambigüe et pour cela il faut déjà régler notre problème spirituel à savoir, notre cheminement éducatif afin de bien traiter les problèmes de la jurisprudence.
   


Lien source: Aslama.com



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MessagePosté le: 08/05/2013 14:27:36    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant

Donc au fond notre coeur c'est pas un organe si ordinaire que ça...
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MessagePosté le: 08/05/2013 14:41:26    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
xLolitax a écrit:

Donc au fond notre coeur c'est pas un organe si ordinaire que ça...


salaam

Bon non.. trés content

Pour preuve, suffit de voir quand on a une peine de coeur, on a un coup, non ? Il est bien physique Wink

salaam
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MessagePosté le: 08/05/2013 21:25:40    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
Invitéio a écrit:
xLolitax a écrit:

Donc au fond notre coeur c'est pas un organe si ordinaire que ça...



salaam

Bon non.. trés content

Pour preuve, suffit de voir quand on a une peine de coeur, on a un coup, non ? Il est bien physique Wink

salaam



er.... honnêtement j'ai jamais eu de peine de coeur lol 


Je ressent pas grand chose, rare que je réagisse ou stress ou bien je sais pas quoi. 
Peut-être que tout ce qui est relié au coeur (de façon psychique) n'est pas facile à comprendre pour moi. 
Par exemple je vois une peine de coeur comme tel : La personne n'accepte pas le fait de se faire rejeter, donc elle ressent de la tristesse. Le sentiment est manifesté par des signes physiques tels que des larmes, des respirations irrégulières, un battement de coeur plus rapide... Puis, viennent d'autres symptômes à longs-ou-court terme, tels que : une déprime, un manque de motivation dans les activité académique ou professionnel, isolation légère envers les proches et les amis...etc. 


Donc, ici je vois que le cerveau (psychologique) a un gros rôle. 


C'est pour ça que j'ai dit tout ça au début. 


Pour moi tout ce qu'on ressent ou décide c'est dans la tête et sa réagit sur le corps ou à l'intérieur. 




(J'espère que tu comprend mieux mon point de vue. )
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MessagePosté le: 08/05/2013 22:29:35    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
salaam
Il y a un chirurgien à qui un patient à décrit le déroulement de sa propre opération.
Le problème c'est que le patient était cliniquement mort
il était impossible médicalement parlant que le patient ait même rêvé
et pourtant il a décrit l'opération.

La croyance rationaliste comme quoi le cerveau remplace l'âme n'est pas quelque chose d'aussi vrai qu'on veut bien le croire...
Le cerveau n'est pas le siège de l'âme, en est témoin celui qui pratique le dhikr comme il se doit.
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MessagePosté le: 08/05/2013 22:45:23    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
salaam

" Et ils t'interrogent au sujet de l'âme, - Dis : " l'âme relève de l'Ordre de mon Seigneur". Et on ne vous a donné que peu de connaissance. " (Coran 17/85)


salaam
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MessagePosté le: 08/05/2013 22:50:41    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
xLolitax a écrit:


er.... honnêtement j'ai jamais eu de peine de coeur lol 


Eh bien t'as de la chance, Al-hamdouliLLah, mais je t'assure que les peines de coeur sont physiques, tu as un coup au coeur tout simplement, c'est certes liées à la tristesse, mais c'est au-delà. Une fois, ça m'est arrivé avec un de mes proches qui m'a dit une chose blessante, et je peux te dire que ça fait mal ! Sad Al-hamdouliLLah

salaam
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MessagePosté le: 08/05/2013 23:49:00    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
salaam
Une fois je me suis cognée la tête, et j'ai eu un problème au niveau coeur (je n'ai pas de maladie), c'était mon coeur qui battait très vite et puis il a ralenti... Alors que j'ai reçu le coup à la tête ! 
Puis il y'a aussi la mort cérébrale: le patient est dans un état d'absence totale et définitive d'activité cérébrale ! Mais les battements du coeur et la respiration peuvent etre maintenu  artificiellement par des techniques de réanimation. 
Comme tu vois le coeur et le cerveau peuvent être indépendant. Ensuite quand tu dis que le coeur est un muscle, tu parles de la médecine.
Mais sache qu'en médecine, le cerveau reste l'organe LE PLUS MYSTÉRIEUX ! Ils n'arrivent pas à expliquer le

somnambulisme aiguë,  la paralysie du sommeil, certaines "maladies du cerveau"... 
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" ::fleur:: Aie le courage de suivre ton coeur et ton intuition. Ils savent ce que tu veux réellement devenir. Le reste est secondaire ::fleur:: ", d'après Steve Jobs rose
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MessagePosté le: 09/05/2013 01:56:58    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant

Bin je vais vous rassurez que je n'ai pas parler de l'âme. 
L'âme, j'affirme que ce n'est pas un organe et c'est détaché''  du reste, ce n'est pas le cerveau je sais. 




:P
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MessagePosté le: 09/05/2013 02:12:09    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
Invitéio a écrit:
xLolitax a écrit:

er.... honnêtement j'ai jamais eu de peine de coeur lol 




Eh bien t'as de la chance, Al-hamdouliLLah, mais je t'assure que les peines de coeur sont physiques, tu as un coup au coeur tout simplement, c'est certes liées à la tristesse, mais c'est au-delà. Une fois, ça m'est arrivé avec un de mes proches qui m'a dit une chose blessante, et je peux te dire que ça fait mal ! Sad Al-hamdouliLLah

salaam


Wa 3laykoum salâm  
Merci, mais je peux te dire qu'être comme moi ce n'est peut-être pas super. 
«Je ne comprends pas toujours pourquoi les autres ressentent des sentiments, réagissent envers quelque chose, je les trouve médiocres ou stupides de réagir.  Je ne ressent pas vraiment de remors non-plus. Parfois, lorsque je sais que j'ai fais de quoi de mal, je me force à me sentir coupable, mais je sais que ce n'ai pas vrai...je me ment carrément à moi-même.  Quelqu'un qui est comme moi m'as dit que je suis une des rare personnes sur cette terre qui est reationelle, réaliste, qui réfléchi et sait contenir ses émotions face à n'importe quels situations. Parcontre, mes désirs de violence sont un peu difficile à contrôler.» [Tranche de vie] 

 
Je pourrais dire que tu as le ''coeur sensible '' . (mais si tu réagis ainsi, c'est très psychologique) Ça dépend de ta personalité et de ton vécu et comment ton système émotif réagit aux attaques...  

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MessagePosté le: 09/05/2013 02:30:03    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
Secret75 a écrit:
salaam
Une fois je me suis cognée la tête, et j'ai eu un problème au niveau coeur (je n'ai pas de maladie), c'était mon coeur qui battait très vite et puis il a ralenti... Alors que j'ai reçu le coup à la tête ! 
Puis il y'a aussi la mort cérébrale: le patient est dans un état d'absence totale et définitive d'activité cérébrale ! Mais les battements du coeur et la respiration peuvent etre maintenu  artificiellement par des techniques de réanimation. 
Comme tu vois le coeur et le cerveau peuvent être indépendant. Ensuite quand tu dis que le coeur est un muscle, tu parles de la médecine.
Mais sache qu'en médecine, le cerveau reste l'organe LE PLUS MYSTÉRIEUX ! Ils n'arrivent pas à expliquer le
somnambulisme aiguë,  la paralysie du sommeil, certaines "maladies du cerveau"... 


Wa 3laykoum salâm (j'ai mis en évidence ce que je voulais répondre.)


Oui, je n'ai jamais dit le contraire. J'ai expliqué que émotionellement et/ou psychologiquement ils sont dépendants.
Ce que je veux dire par là: C'est que j'ai de la difficulté à affirmer que le coeur peut sentir des sentiments ou absorber des éléments du psychique indépendament du cerveau.  Deplus j'ajoute que la pensé a un effet très fort sur notre physique. Tu devrais regarder le film biographique* de Sigmund Freud où le Docteur Charcot étudie sur des patients hystériques. http://www.youtube.com/watch?v=xJXPynaBHwA


Ce que tu as dit au début de ton argument s'expliquerait facilement médicalement. 
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MessagePosté le: 09/05/2013 04:11:52    Sujet du message: Cerveau ou le cœur? Répondre en citant
xLolitax a écrit:

Wa 3laykoum salâm  
Merci, mais je peux te dire qu'être comme moi ce n'est peut-être pas super. 
«Je ne comprends pas toujours pourquoi les autres ressentent des sentiments, réagissent envers quelque chose, je les trouve médiocres ou stupides de réagir.  Je ne ressent pas vraiment de remors non-plus. Parfois, lorsque je sais que j'ai fais de quoi de mal, je me force à me sentir coupable, mais je sais que ce n'ai pas vrai...je me ment carrément à moi-même.  Quelqu'un qui est comme moi m'as dit que je suis une des rare personnes sur cette terre qui est reationelle, réaliste, qui réfléchi et sait contenir ses émotions face à n'importe quels situations. Parcontre, mes désirs de violence sont un peu difficile à contrôler.» [Tranche de vie] 

 
Je pourrais dire que tu as le ''coeur sensible '' . (mais si tu réagis ainsi, c'est très psychologique) Ça dépend de ta personalité et de ton vécu et comment ton système émotif réagit aux attaques...  


salaam

Euh être rationnel, c'est quelque chose de relatif khti trés content

L'être humain ne peut jamais être totalement (ou même partiellement) rationnel car il est conditionné. Donc croire que l'on est rationnel n'est qu'une illusion, à mon avis.

Ensuite en ce qui me concerne khti, si tu me connaissais mieux tu ne dirais pas que je réagis aux attaques Wink
J'ai eu une peine de coeur (j'ai bien dit une trés content), car cette personne m'est chère et m'a blessé. Le coup ressenti est bien physique au niveau de la poitrine, après tu peux me donner n'importe quels explications scientifiques (d'ailleurs la science évolue au gré des découvertes, un jour une chose est vraie le lendemain est fausse), mais cela ne justifiera jamais le lien étroit et réciproque du coeur et du cerveau.

tiens je te donne un article que j'avais trouvé intéressant, je ne cite pas la source car hors-charte (si un modérateur estime que l'article est aussi hors-charte qu'il le supprime Inchâ'Allah )
Citation:
Est-ce le cerveau ou le cœur qui est le siège de la raison ?

Trois questions :

1) Que signifie le verset coranique : "des cœurs par lesquels ils raisonnent ou des oreilles par lesquelles ils écoutent" ?
2) Est-ce le cerveau ou le cœur qui est le siège de la pensée, de la réflexion et du raisonnement ?
3) Est-ce le cœur ou le cerveau qui est le siège des émotions, des sentiments et des qualités spirituelles ?

-
Réponse :

Ce que d'emblée il faut dire c'est que, même à discuter du lieu où elles se trouvent et des mécanismes par lesquels elles s'expriment, on ne peut nier l'existence chez l'homme des deux facultés de la "raison" et du "cœur". En effet, ces deux termes renvoient à des réalités connues et répertoriées, quelle que soit leur localisation : dans la poitrine (le muscle cardiaque) ou dans le cerveau. Le terme "raison" désigne ainsi la faculté humaine de comprendre, de raisonner et de penser ; le mot "cœur" exprime quant à lui la faculté d'aimer, de détester et d'émettre des critères éthiques.

Ce rappel effectué, nous pouvons maintenant aborder la question de la localisation de ces deux facultés que sont "le cœur" et "la raison"…

1) Est-ce le cerveau ou le cœur qui est le siège de la pensée, de la réflexion et du raisonnement ?

Cette question a fait l'objet, comme l'a rappelé an-Nawawî, d'une divergence d'avis bien connue entre les savants musulmans.

Un certain nombre de savants disent que la faculté de raisonnement se trouve dans le cœur (ici dans le sens de muscle cardiaque) et non dans le cerveau : il s'agit entre autres de Mujâhid, de Ibn Hajar (Fat'h ul-bârî, commentaire du hadîth n° 52 rapporté par al-Bukhârî), et, d'une façon plus générale, des savants de l'école shafi'ite (Shar'h Muslim, commentaire du hadîth n° 1599). Plus récemment, un savant comme al-Albânî (mort en 1999) pensait de même : raisonner et penser, écrit-il, sont des actes du cœur qui se trouve dans la poitrine, et non du cerveau qui se trouve dans la boîte crânienne ; al-Albânî se fonde pour cela sur les versets suivants du Coran : "Ils ont un cœur (mais) ne comprennent pas par son moyen" (Coran 7/179). "N'ont-ils pas parcouru la terre afin d'avoir des cœurs par lesquels ils raisonnent, ou des oreilles par lesquelles ils écoutent ? Car ce ne sont pas les regards qui s'aveuglent, mais s'aveuglent les cœurs qui sont dans les poitrines" (Coran 22/46). Voyez, dit al-Albânî : ces versets disent bien que c'est le cœur qui comprend et qui raisonne ; or, souligne-t-il, le "cœur" ne peut être compris comme désignant le cerveau, car la fin du verset dit explicitement qu'il se trouve dans la poitrine (Silsilat ul-ahâdîth as-sahîha, tome 6 p. 468).

D'autres savants pensent pour leur part que la faculté de penser, de comprendre et de raisonner se trouve dans le cerveau. Parmi ces savants se trouve Abû Hanîfa (voir Shar'h Muslim, commentaire du hadîth n° 1599). Et cet avis est également relaté de Ahmad ibn Hanbal ("Wa qad yurâdu bi-l-qalb : bâtin ul-insân mutlaqan (...). Fa idhâ urîda bi-l-qalbi hâdhâ, fa-l-'aqlu muta'alliqun bi dimâghihî aydhan ; wa li-hâdhâ qîla : "Inna-l-'aqla fi-d-dimâgh", kamâ yaqûluhu kathîrun min al-atibbâ', wa nuqila dhâlika 'an il-imâm Ahmad" : Majmû' ul-fatâwâ, Ibn Taymiyya, tome 9 p. 303).

J'ai questionné Cheikh Khâlid Saïfullâh au sujet du premier avis et de l'argumentation sur laquelle il repose, il m'a répondu en substance que d'une part il est aujourd'hui démontré scientifiquement que la faculté de raisonnement se trouve dans le cerveau, et que d'autre part il y a depuis les premiers siècles de l'Islam deux avis chez les savants. "Je pense donc que dire le contraire serait contraire à ce qu'a prouvé l'observation ("mushâhadé ké khilâf")" a-t-il conclu (cela relève donc du cas B.2.2.2 dans un autre de nos articles).
Comment, me direz-vous, comprendre alors les deux versets coraniques sur lesquels les tenants du premier avis ont fondé celui-ci ? Nous allons y revenir dans les points 2 et 3, à travers les explications de al-Ghazâlî, de Shâh Waliyyullâh et de al-Jûzû.

-
2) Est-ce le cœur ou bien le cerveau qui est le siège des émotions, des sentiments et des qualités spirituelles ?

D'après les savants musulmans, d'après aussi les poètes et les mystiques occidentaux, c'est le cœur qui est le siège des émotions, des sentiments, des critères éthiques et des qualités spirituelles.

A cela des scientifiques occidentaux contemporains objectent que le cœur n'est qu'un muscle qui fait office de pompe envoyant le sang dans le reste de l'organisme. D'après ces scientifiques, c'est plutôt le cerveau qui est le siège de sentiments et de qualités ; et ce qu'on nommait auparavant "émotions" et "valeurs" n'est en fait que l'expression de gènes, d'hormones et de connexions entre neurones (comme l'a écrit Jean-Pierre Changeux)…

Mais en fait il faut nuancer ce propos. En effet, que le cœur soit un muscle servant à envoyer le sang dans tout le corps par l'intermédiaire des artères, on le sait en Occident depuis 1648 avec Harvey (en terre musulmane, la petite circulation du sang avait été mise en évidence 400 ans plus tôt, par Ibn un-Nafîs ; cf. Le soleil d'Allah brille sur l'Occident, Sigrid Hunke, pp. 152-155). Certes. Mais que le cœur soit une pompe pour le sang n'implique pas qu'il ne puisse pas être plus que cela.

– Déjà il faut dire que certains savants musulmans précisent que "le cœur" dont parlent le Coran et la Sunna en tant que siège des qualités ne désigne pas toujours le muscle cardiaque, mais l'intérieur de l'homme, soit l'âme humaine. Ibn Taymiyya l'a écrit : "Parfois, par "cœur" on entend "l'intérieur de l'homme"" (Majmû' ul-fatâwâ, tome 9 p. 303). Al-Ghazâlî écrit pour sa part : "Lorsque nous employons le mot "cœur" dans cet ouvrage, nous n'entendons pas désigner [le muscle cardiaque]" (Al-Ihyâ', tome 3 p. 5) mais l'âme humaine (c'est ce qu'implique ce qu'il a écrit dans les lignes et les pages suivantes). Al-Ghazâlî souligne que quand "il est employé dans le Coran et la Sunna" également, le mot "cœur" désigne aussi l'âme humaine ; de plus, cette âme humaine y est parfois désignée par les termes : "le cœur qui se trouve dans la poitrine" (Idem, p. 7). Or, précise al-Ghazâlî, "il y a un lien particulier entre cette âme, qui est immatérielle, et le cœur physique" ; en fait, souligne-t-il, l'âme est liée à tout le corps, de même qu'elle donne des influx à tout le corps, mais son lien avec le cœur est de nature particulière (Al-Ihyâ', tome 3 p. 4 et p. 7). Les qualités, les critères éthiques, les sentiments, se trouvent dans l'âme (voir Hujjat-ullâh il-bâligha, Shâh Waliyyullâh, tome 1 pp. 66-67) ; or l'âme ayant un lien avec tout le corps mais particulièrement avec le cœur physique, ce dernier serait une sorte de réceptacle de ces qualités et sentiments.
Ces explications ne sont nullement impossibles scientifiquement. Une américaine, Claire Sylvia, relate : "En 1988, alors que je suis presque mourante, atteinte d'une maladie grave et fatale, on m'ouvre la poitrine et on m'en extrait le cœur et les poumons. Dans une tentative désespérée de me sauver la vie, les médecins transplantent, dans cet espace vide et creux, les organes d'un jeune homme qui vient de mourir dans un accident de moto. (…) En me réveillant de l'opération, je pense que mon long voyage est enfin parvenu à son terme. En fait, il ne fait que commencer. Très rapidement, je sens que j'ai reçu bien davantage que simplement deux organes. Je commence à me demander si le cœur et les poumons transplantés ne portent pas en eux leurs propres inclinations et souvenirs. Je fais des rêves et constate des changements qui semblent suggérer que certains aspects de l'esprit et de la personnalité du donneur existent à présent à l'intérieur de moi" (Mon cœur est un Autre - Le miracle des greffes, le mystère de la mémoire cellulaire, Claire Sylvia, Jean-Claude Lattès pour la traduction française, 1998, pp. 13-14). ""Le cœur n'est rien d'autre qu'une pompe." Telle est la vision de la médecine contemporaine. Je précise "contemporaine" parce que jusqu'au XVIIè siècle, le cœur n'était pas du tout considéré comme une pompe. Dans l'Antiquité, on le voyait comme le centre de la sagesse et de l'émotion. (…) En 1648, lors d'une des plus importantes découvertes de l'histoire de la médecine, le médecin anglais William Harvey proclamait au monde que le cœur, au travers d'une série continuelle de contractions, pompait le sang qui circulait dans le corps pour revenir à sa source. Aujourd'hui personne ne le conteste, mais reconnaître l'évidence – à savoir que le cœur est une pompe – ne revient pas à affirmer que c'est uniquement une pompe. Comme nous le verrons, certains scientifiques croient que le cœur est peut-être bien davantage" (Idem, pp. 259-260). "Toute ma vie on m'a affirmé, en dépit des protestations des poètes et des convictions des mystiques, que le cœur humain n'était qu'une pompe. Une pompe incroyablement importante, certes, mais rien de plus qu'une machine monotone et indispensable. Conformément à ce point de vue, qui est celui généralement accepté par la médecine occidentale contemporaine, le cœur ne contient aucun sentiment et n'abrite aucune sagesse, aucune connaissance et aucun souvenir. Et si celui d'une personne a précédemment résidé dans le corps d'une autre, cela ne présente aucune signification ou implication particulière. Je croyais à ces idées, mais aujourd'hui je sais qu'il en va autrement. Peut-être y a-t-il d'autres façons d'envisager les choses. Peut-être certaines des nombreuses qualités attribuées au cœur depuis des siècles ne sont pas seulement métaphoriques. Même aujourd'hui, à une époque éclairée et scientifique, nous invoquons encore notre cœur pour décrire nos sentiments et nos valeurs. Lorsque l'amour meurt ou que la mort frappe, nous disons que notre cœur est brisé. Nous prenons à cœur ou nous n'avons pas à cœur de faire quelque chose. Si l'on est généreux, on a le cœur sur la main. Si l'on est insensible, on est sans cœur. Cœur pur, cœur gros, cœur sensible, cœur dur, cœur noble, cœur tendre, cœur d'or ou de pierre – la liste est longue. Ces expressions recèleraient-elles une vérité littérale ? Même les cardiologues les plus conservateurs reconnaissent que la santé et le fonctionnement du cœur sont affectés par certaines réalités émotionnelles telles que la solitude, la dépression ou l'aliénation. Et s'il est communément accepté que l'esprit et le corps sont profondément liés, il n'existe pas autant d'images ou d'expressions se référant au foie, au pancréas ou même au cerveau" (Idem, p. 15). Nous avons parlé là du lien qui existe entre l'âme humaine et le muscle cardiaque.

– D'un autre côté, l'âme humaine semble être liée de façon particulière au cerveau aussi. Un savant musulman indien, Mujâhid ul-islâm Qâssimî, écrit : "On sait maintenant que la mort humaine est liée de façon essentielle à la mort du cerveau : la mort survient quand meurt la partie du cerveau que l'on nomme "le tronc cérébral". (…) L'arrêt des battements du cœur entraîne l'arrêt de la circulation sanguine, ce qui arrête l'irrigation du cerveau en sang. Sans être irrigué en sang, le cerveau ne peut demeurer vivant que quelques quatre ou cinq minutes. (…) Et lorsque le cerveau meurt, alors même si on maintient pour un moment les battements du cœur de façon artificielle, l'homme ne peut revenir à la vie. Au contraire du cas où le cerveau est vivant : même si les battements du cœur s'arrêtent pendant quelques minutes, du moment où le cerveau reste irrigué en sang [par une machine], alors l'être humain est toujours vivant" (Dimâghî mawt-o-hayât kâ mas'ala, p. 5). Mujâhid ul-islâm poursuit : "C'est pourquoi les médecins disent que le centre de l'âme humaine se trouve dans le cerveau (…) ; c'est le cerveau qui est le centre de la pensée, et c'est lui qui donne aux membres du corps les influx leur ordonnant de faire telle ou telle chose" (Idem). "On dit que c'est cette partie du cerveau [le tronc cérébral] qui est le centre de la conscience humaine" (Idem). Plus loin il écrit : "La mort survient quand le tronc cérébral meurt ; d'après les savants musulmans, elle survient quand l'âme quitte le corps. (…) On peut concilier ces deux perceptions en disant que l'âme, qui est immatérielle, n'est pas l'objet des investigations scientifiques de la médecine, contrairement au cerveau, qui, lui, est matériel. (…) L'âme agit sur le corps par l'intermédiaire du tronc cérébral, qu'elle prend comme centre. Mais quand le tronc cérébral meurt, l'âme le quitte" (Idem, pp. 7-8).

– Serait-il dès lors possible de proposer la synthèse suivante : d'un côté, comme l'a écrit Shâh Waliyyullâh, c'est dans le premier niveau de l'âme – confluent entre le corps et le niveau supérieur de l'âme – que se localisent les qualités et les sentiments profonds ; or, comme l'a écrit al-Ghazâlî, l'âme a un lien particulier avec le cœur physique ; le cœur serait donc une sorte de réceptacle des qualités et des sentiments. D'un autre côté, comme l'a écrit Mujâhid ul-islâm Qâssimî, l'âme a aussi un lien d'attache particulier avec le cerveau. Dès lors, l'explication pourrait-elle être la suivante : l'âme humaine agit sur le corps par l'intermédiaire du cerveau, mais tout ce qu'elle recèle en elle a pour réceptacle le cœur physique. L'âme serait donc liée de façon particulière et au cerveau et au cœur. Cette synthèse est-elle possible ? Prière aux frères et sœurs compétents d'en faire une critique constructive.

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3) Le cœur avec lequel l'homme raisonne :

Selon les explications citées ci-dessus, la faculté humaine du "cœur" n'est pas la même chose que celle de la "raison" : le cerveau est le siège de la pensée, tandis que le cœur est le réceptacle des sentiments et des qualités. Le Coran utilise cependant une formule originale, qui mêle les deux termes : il exhorte les hommes à avoir "un cœur par lequel ils raisonnent" : "N'ont-ils pas parcouru la terre afin d'avoir un cœur par lequel ils raisonnent ou des oreilles par lesquelles ils écoutent ?" (Coran 22/46). Comment comprendre cette formule ?

Pour al-Jûzû, le cœur et la raison ne sont en effet pas une seule mais deux facultés différentes. Cependant, selon lui, le cœur et la raison ont chacun leur intelligence : comme le cerveau raisonne, le cœur a son intelligence propre ; les deux modes de raisonnement sont différents, mais ils ne sont pas antinomiques. Et le Coran exhorte donc les hommes à utiliser l'intelligence de leur cœur pour appréhender les choses de l'univers, comme ils utilisent d'habitude le raisonnement de leur raison pour le faire (voir Maf'hûm ul-'aql wa-l-qalb fi-l-qur'ân wa-s-sunna, al-Jûzû, pp. 275 et suivantes).

Pour Shâh Waliyyullâh également, le cœur et la raison ne sont pas une seule mais deux facultés différentes (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 235 et p. 273). Cependant, à la différence de al-Jûzû, pour Shâh Waliyyullâh seule la raison raisonne, et si le Coran et la Sunna attribuent parfois au cœur les qualités qui relèvent en fait d'autres facultés, c'est qu'ils utilisent parfois ce terme "cœur" d'une façon large (tassâmuh) : il s'agit de l'intérieur de l'homme. Le Coran et la Sunna attribuent donc au "cœur", dans un sens figuré, de nombreuses qualités, qu'il s'agisse de qualités qui sont réellement celles du "cœur" ou qu'il s'agisse en fait de celles de la "raison" ou encore de celles relatives aux pulsions corporelles naturellement présentes chez l'homme (Idem, p. 273).

Serait-il possible de proposer l'humble explication suivante : comme l'ont écrit Shâh Waliyyullâh et al-Jûzû, "cœur" et "raison" sont deux facultés différentes. Mais à la différence de ce que al-Jûzû a écrit et en conformité avec ce que Shâh Waliyyullâh a expliqué, seule la raison raisonne, tandis que le cœur, lui, est le réceptacle des sentiments et des qualités. Serait-il possible alors de dire que ce que ce verset demande à l'homme, c'est que lorsqu'il pense avec sa raison, il le fasse avec l'accompagnement de son cœur ; que sa raison agisse en s'orientant de ce que lui souffle en amont le cœur ? En fait tout repose sur la compréhension de la particule "bâ'" employée dans le verset : "qulûbun ya'qilûna bi-hâ" : l'explication de al-Jûzû semble reposer sur l'avis qu'il s'agit d'une particule exprimant le moyen ("ba' ul-isti'âna") ; mais pourrait-il s'agir d'une particule exprimant l'accompagnement ("bâ' ul-mussâhaba") ? Selon l'explication de al-Jûzû, il serait question de raisonner par le moyen du cœur même. Dans le cas où il s'agirait d'une particule exprimant l'accompagnement, il serait question de raisonner par sa raison mais avec l'accompagnement du cœur. Ce n'est qu'une tentative d'explication. Est-elle possible ? Prière aux lecteurs et lectrices compétents d'en faire une critique constructive.
En tout état de cause et quelle que soit l'explication retenue, le résultat est le même. Est-ce que le cœur humain a son raisonnement propre, différent de celui de la raison, le verset exhortant alors les hommes à utiliser le raisonnement de leur cœur comme ils utilisent d'habitude celui de leur raison ? Ou bien est-ce que seule la raison raisonne, le verset exhortant alors les hommes à raisonner par leur raison mais avec l'accompagnement de leur cœur ? Le Coran évite ce genre d'explications abstraites pour aller à l'essentiel et aborder le côté concret des choses. Et cet essentiel est de rappeler aux hommes que leur faculté d'appréhender les réalités du monde ne doit pas être l'œuvre d'une raison pure et froide, mais d'une intelligence du cœur… d'un "cœur par lequel ils raisonnent". Cette formulation fait apparaître une dimension originale au raisonnement humain : il est demandé à l'homme d'avoir une intelligence active mais qui ne se limite pas à un côté des choses ; d'avoir une intelligence où la pensée et le sentiment se trouvent en interactivité ; d'avoir une intelligence où la réalité matérielle comme la réalité spirituelle sont prises en compte... Il est demandé à l'homme de développer en soi un mode de raisonner où la mécanique de la raison se trouve accompagnée par la chaleur des sentiments et de la spiritualité.

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Des écrits de Ibn Taymiyya sur le sujet :

Après avoir proposé mon humble réflexion sus-citée concernant le fait que l'âme est liée aussi bien au cerveau qu'au cœur, j'ai découvert que Ibn Taymiyya avait en fait écrit la même chose : "Wa-t-tahqîq anna-r-rûha – al-latî hiya-n-nafs – lahâ ta'aluqqun bi hâdhâ [al-qalb] wa hâdhâ [ad-dimâgh] ..." (Majmû' ul-fatâwâ, tome 9 p. 304). Je suis heureux d'avoir découvert cet écrit confirmant mon humble réflexion. Wa-l-hamdu lillâh 'alâ dhâlik.

Concernant le fait que l'intelligence humaine est liée au cerveau comme au cœur, je n'ai pas trouvé un texte approuvant ce que j'ai proposé, à savoir que la particule bâ' exprimerait peut-être l'accompagnement et que seul le cerveau raisonne, mais l'islam lui demande de le faire avec l'accompagnement du cœur ; l'écrit de Ibn Taymiyya sur le sujet ne confirme pas ce que j'ai proposé, néanmoins le résultat concret est assez proche : lui écrit que le raisonnement est lié à la fois au cerveau et au cœur : "Wa mâ yuttassafu min-al-'aql bihî, yata'allaqu bi hâdhâ wa hâdha" (Majmû' ul-fatâwâ, tome 9 pp. 303-304).

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4) L'oreille par laquelle l'homme écoute le message venant du dessus du ciel étoilé :

L'intelligence du cœur, c'est la Lumière que l'homme possède en son intérieur, c'est sa source d'orientation éthique. Mais pour protéger, développer et orienter cette Lumière première, il est une autre Lumière : celle qu'offrent à l'homme les textes de la révélation. Pourquoi le besoin d'une seconde lumière en plus de la première, cliquez ici pour le découvrir à travers un autre article. Ces deux lumières orientent l'homme pour sa spiritualité, pour l'organisation des liens entre lui et ses semblables, pour l'éthique liée aux différents aspects de sa vie.
Le verset que nous avons cité ci-dessus évoque, à côté de la Lumière que l'homme reçoit de son cœur qui raisonne, la Lumière que l'homme reçoit en écoutant le message : "N'ont-ils pas parcouru la terre afin d'avoir un cœur par lequel ils raisonnent ou des oreilles par lesquelles ils écoutent ?" (Coran 22/46). Ibn ul-Qayyim a employé ces deux termes : "al-'aql" – raisonner par son cœur – et "as-sam'" – écouter et comprendre le message de la révélation – pour décrire respectivement les aspects des croyances et de l'éthique que l'homme possède de façon quasi-naturelle, et la révélation qui vient protéger, orienter et développer cette perception globale. Ainsi, selon Ibn ul-Qayyim, le fait qu'il doit se produire un jour où les hommes seront justement rétribués pour leurs actes relève, en son essence, de ce que l'intelligence du cœur ressent intuitivement ("al-'aql") ; la façon exacte selon laquelle cette rétribution se déroulera ne peut cependant être comprise qu'en se référant aux textes de la révélation ("as-sam'") (cf. Hâdi-l-arwâh, pp. 499 et 502). Selon ce commentaire, "al-qalb alladhî yu'qal bih" désigne donc bien la Lumière intérieure de l'homme, et "as-sam'" désigne bien la Lumière de la révélation. De la même façon, Ibn Taymiyya emploie de nombreuses fois la formule "ad-dalâ'ïl ul-'aqliyya wa-d-dalâ'ïl us-sam'iyya" : "les preuves provenant de la raison et les preuves provenant de ce qu'on entend", c'est-à-dire de la révélation.

"Il y a là un rappel pour celui qui a un cœur ou qui a prêté l'oreille tout en étant témoin" (Coran 50/37). Si ce verset parle du cœur, il s'agit du cœur qui raisonne – car le terme "qalb" ici employé a été commenté par : "'aql" (cf. Tafsîr Ibn Kathîr) –, donc de l'intelligence du cœur, conformément au verset 22/46.

"Et ils diront : "Si nous avions écouté ou si nous avions raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la fournaise"" (Coran 67/10). Ici encore, il est question non pas du raisonnement de la raison pure et froide mais de l'intelligence du cœur (conformément au verset 22/46 et suite aux explications proposées plus haut). Ici encore, écouter concerne le fait d'écouter ce que Dieu a révélé (cf. Tafsîr Ibn Kathîr, commentaire de ce verset).

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Les propos de deux philosophes occidentaux et quelque chose de voisin et différent en islam :

Blaise Pascal disait : "Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point". Chaque musulman(e) peut dire : "Le cœur a ses raisons, qui sont différentes de celles de la raison : la raison ne pouvait produire d'elle-même ces raisons du cœur ; en revanche elle peut et doit les connaître, les reconnaître et les prendre en considération."Le philosophe allemand Kant disait : "Deux choses ne cessent de remplir mon cœur d'admiration et de respect plus ma pensée s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de ma tête et la loi morale en moi". Chaque musulman(e) peut quant à lui(elle) dire : "Deux lumières ne cessent de remplir mon cœur d'admiration et de respect plus ma pensée s'y attache et s'y applique : la lumière qui est en moi, qui est celle de mon cœur avec l'accompagnement duquel je raisonne ; et la lumière qui vient d'au-dessus du ciel étoilé au-dessus de ma tête, qui est la lumière de la révélation divine. Dieu dit : "Lumière sur lumière" (Coran 24/35)." (Dieu sait mieux).



Wallâhu A'lam


Ensuite, je suis d'accord avec toi, parfois ne rien ressentir c'est une rahma, mais dans d'autres cas un enfer..

salaam
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Dieu exalté dit : « Je suis tel que Mon serviteur M'estime »

[Boukhâri]
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MessagePosté le: 21/11/2018 13:37:58    Sujet du message: Cerveau ou le cœur?
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