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Biographies des Imams Abu Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal


 
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ukhty
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MessagePosté le: 17/03/2013 16:45:57    Sujet du message: Biographies des Imams Abu Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal Répondre en citant
:assalam!    




Une sœur avait, il y a un bout de temps, posté les biographies de 2 de nos grands savants : L’Imam Malik et Shafi’i ( Qu’Allah swt les agrée)   
  J’ai voulu compléter le sujet en ajoutant l’Imam Abû Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal  
J’aurais aimer poster ce complément dans la rubrique Avis de nos savants mais je n’y ai pas accès 










L’Imâm Abû Hanîfah    


Nous présentons succintement le noble Imâm, célèbre sous le nom "Al-Imâm Al-A`dham" (le plus grand Imâm), Abû Hanîfah, qu’Allâh l’agrée, l’un des quatre pôles de la jurisprudence.   


Introduction

  
 




 




Le noble compagnon du Prophète, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, `Abd Allâh Ibn Mas`ûd s’installa dans la ville de Kufa après sa construction sous le Califat de notre maître `Omar Ibn Al-Khattâb, qu’Allâh l’agrée, en l’an 17 A.H. Il était qu’Allâh l’agrée un vaste océan de science. Il enseigna aux gens la religion et la compréhension de la loi islamique. Notre maître `Abd Allâh Ibn Mas`ud fut grandement influencé par la méthodologie de notre maître`Omar Ibn Al-Khattâb dans la recherche, la déduction subtile des lois, l’Ijtihâd par l’opinion dans l’absence d’un texte du Coran et la Sunnah, avec une grande rigueur dans l’authentification du Hadîth. Parmi les plus remarquables des disciples d’Ibn Mas`ud, qu’Allah l’agrée, nous pouvons citer des juristes brillants comme `Ubaydah Ibn Qays As-Salmâni, `Alqama Ibn Qays An-Nakha`î au sujet duquel son sheikh, Ibn Mas`ud dit : " je ne connais une chose sans que `Alqamah la connaisse ". De même nous pouvons citer Shurayh Al-Kindi qui présida la Justice à Kufa sous le Califat de `Omar, et occupa cette fonction pendant 62 ans. Une génération qui n’a pas connu Ibn Mas`ud, leur succéda. Ils se sont dévoués pour porter le dépôt de la science et l’honorer en apprenant des compagnons d’Ibn Mas`ud et ses disciples. Parmi les personnes les plus saillantes dans cette génération nous comptons Ibrâhîm Ibn Yazîd An-Nakha`î, l’illustre juriste de l’Iraq, également très savant en matière du Hadîth. Ibrâhîm An-Nakha`î eut de nombreux disciples dont Hammâd Ibn Sulaymân qui lui succéda dans son cercle de science. Ce dernier était un Imâm Mujtahid, enseignant la jurisprudence dans un vaste cercle de science où s’agenouillait l’Imâm Abû Hanîfah An-Nu`mân. L’Imâm Abû Hanîfah surpassa ses collègues et son étoile brilla du vivant de son sheikh. Il lui succéda à la tête de l’enseignement du Fiqh et dirigea l’école de l’opinion. De nombreux étudiants et disciples l’ont entoure, parmi eux, se distinguèrent des gens aussi doues et dévoues que Abû Yûsuf, Muhammad et Zufar, qui ont œuvré pour la formalisation de l’école juridique hanafite.   


Sa naissance et sa jeunesse

La ville de Kûfa accueillit la naissance d’An-Nu`mân Ibn Thâbit Ibn An-Nu`mân, connu par Abû Hanîfah, en 80 A.H. (699 E.C.). À cette époque, Kûfa était un foyer de science, riche en cercle d’enseignement de Fiqh (jurisprudence), Hadîth, lectionnaires et langues. Les mosquées étaient alors pleines d’Imâms entourés de disciples et étudiants assoiffés de science et d’étude. C’est là que l’Imâm AbûHanîfah a passé la majeure partie de sa vie, d’abord pour apprendre, puis pour répandre la science. Depuis sa plus tendre enfance, après avoir mémorisé le Noble Coran, il partait s’agenouiller dans ces cercles de sciences. Toutefois, il était préoccupé par le commerce avec son père. Mais lorsque le juriste `Âmir Ash-Sha`bî vit en lui les signes de l’intelligence et la vivacité de l’esprit, il lui recommanda d’assister aux assemblées des savants et de se dépenser dans l’étude. Le jeune Imâm Abû Hanîfah donna une suite favorable à ce conseil et dirigea ses efforts et son énergie vers les cercles de science. Il rapporta le Hadîth, étudia la langue et la littérature, se versa dans la science du Kalâm où son astre brilla au point de débattre avec les apôtres des différentes sectes et de réfuter de fausses croyances en matière de Credo. Puis, il se dirigea vers le Fiqh et accompagna Hammâd Ibn Abî Sulaymân pendant dix-huit ans.   


Ses maîtres

L’Imâm Abû Hanîfah accomplissait le pèlerinage fréquemment ; on dit qu’il fit 55 pèlerinages. Ces voyages répétitifs vers les lieux saints lui permirent de rencontrer de grands juristes et mémorisateurs du Hadîth (Huffâdh) et de puiser dans leur savoir. Parmi les Successeurs (tabi`îne) qu’il rencontra citons `Âmir Ash-Sha`bî (m. 103 A.H., 721 E.C.), `Ikrimah mawlâ Ibn `Ibbâs (m. 105 A.H., 723 E.C.), Nâfi` mawlâ Ibn `Omar (m. 117 A.H., 735 E.C.), Zayd Ibn `Alî Zayn Al-`Âbidîn (m. 122 A.H., 740 E.C.). Certains historiens comptent 4 mille sheikhs pour Abû Hanîfah, et selon certains récits, il aurait connu certains rares compagnons qui auraient vécu jusqu’à la fin du premier siècle hégirien, ce qui élèverait le rang de l’Imâm à celui de Successeur. Toutefois, si cela est vrai, il n’avait pas alors l’âge de recevoir une quelconque science d’eux, et il est connu qu’il était préoccupé au début par le commerce.   


La direction du cercle de Fiqh

Après la mort de son sheikh, Hammâd Ibn Abî Sulaymân, la direction du cercle de Fiqh finit entre les mains de l’Imâm Abû Hanîfah qui était alors un quadragénaire. Les étudiants l’ont alors entouré pour puiser dans sa science abondante et son Fiqh. Il avait une approche d’enseignement toute originale. Face à une question juridique, il ne donnait pas la réponse directement, il exposait la question à ses disciples pour que chacun propose une solution argumentée. Puis, l’Imâm commentait les propos de ses élèves, en rectifiant ce qui mérite de l’être, puis au terme de cette discussion sondant les facettes du problème et les pistes de réponse, le professeur pédagogue et ses élèves arrivaient à une solution juridique. L’Imâm Abû Hanîfah entourait ses élèves de ses soins. Il dépensa même de son argent pour ses élèves, notamment son fidèle disciple Abû Yûsuf pour lui faciliter la recherche de science et lui épargner des difficultés financières qui constituaient un frein dans ses études. Abû Yûsuf (m. 182 A.H., 797 E.C.) dit : " Il me supporta financièrement ainsi que mes enfants pendant vingt ans. Et si je lui dis : je n’ai vu plus généreux que toi, il me répondait : qu’aurais-tu dit si tu avais vu Hammâd (i.e. le sheikh de Abû Hanîfah), je n’ai vu d’homme réunissant les nobles qualités comme lui ". Il gagnait sa vie par le commerce. Il avait à Kûfa un commerce de soie, géré par son partenaire. Cela lui permit de gagner sa vie honorablement et de se consacrer à la science et l’enseignement.   


Les fondements de son école

La naissance de l’école juridique de l’Imâm Abû Hanîfah marqua l’avénement de l’école de l’opinion. Les fondements du madhab (école juridique) se sont établis de son vivant. Il les synthétisa en disant : " Je prends le Livre d’Allâh lorsqu’il contient la réponse, sinon, je prends la Sunnah du messager d’Allâh, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, si je ne trouve pas dans la Sunnah, je prends l’opinion de ceux que je veux parmi ces compagnons, et je laisse celles de qui je veux, je ne laisse leur opinion au profit de celle d’autres personnes, et lorsque l’on en vient à l’opinion d’Ibrâhîm, Ash-Sha`bî, Al-Huss, Ibn Sîrîn ou Sa`îd Ibn Al-Musayyab, alors je recours à l’Ijtihâd comme ils l’ont fait". En cela, l’Imâm Abû Hanîfah s’accorde avec tous les juristes et Imâms du Fiqh sur le devoir de recourir au Coran et la Sunnah pour puiser les jugements légaux. Mais l’Imâm Abû Hanîfah s’est distingué par son Ijtihâd et sa méthode de déduction des jugements légaux, qui consiste à ne pas en rester à l’apparence, mais plutôt de plonger dans les profondeurs du sens des textes, leurs buts et finalités. Le fait que le noble Imâm soit connu pour le recours fréquent à l’opinion et l’analogie ne signifie aucunement qu’il délaissait les narrations et les traditions du Prophète, ou que sa marchandise en science du Hadith était peu de chose. La vérité est que l’Imâm Abû Hanîfah avait des critères stricts d’acceptation des narrations, traduisant un grand souci d’authentification. C’est cette stricte rigueur que s’est imposé l’imâm Abû Hanîfah qui fit qu’il a exploré en profondeur ce qui, selon ses critères, était authentique et qu’il recourra à l’analogie dans la nécessité en se référant à la base authentique qu’il a agrée. Le génie de l’Imâm se manifesta dans les questions qui lui ont été posées, mais l’Imâm déploya sa science et son intelligence en supposant des hypothèses, en imaginant des cas de figures qui ne s’étaient pas produits, puis il les étudiait en profondeur et exposait les jugements légaux relatifs. On appelle cela " Al-Fiqh At-Taqdîrî ", le Fiqh Hypothétique, et l’on dit qu’Abû Hanîfah en est le pionnier. Il a été rapporté que l’Imâm a posé soixante milles questions juridiques de ce type.   


Ses disciples

Nous ne connaissons pas de livre de Fiqh écrit par la plume de l’Imâm Abû Hanîfah. Cela n’est pas en contradiction avec le fait qu’il dictait à ses disciples et élèves des opinions juridiques et des verdicts. Contrairement aux écoles juridiques d’autres grands Imâms contemporains à Abû Hanîfah, l’école de l’Imâm ne s’est pas éteinte. Dieu a mis au service de cet Imâm de nombreux disciples, brillants et fidèles, qui ont conservé précieusement et inscrit les opinions juridico-légales de leur sheikh. Parmi les plus célèbres de ces disciples, citons :   




·                                 Abû Yûsuf Ya`qûb Ibn Ibrâhîm, décédé en 183 A.H. soit 799 E.C. Il est considéré comme le premier à composer des ouvrages de l’école juridique hanafite. Certains de ses écrits nous sont parvenus comme Al-Âthâr, où il rapporte un Musnad de l’Imâm Abû Hanîfah compilant des hadîths sur lesquels l’Imâm s’est appuyé dans certaines de ses fatwas. Nous citons aussi le livre La divergence entre AbûHanîfah et Ibn Abî Laylâ, où Abû Yûsuf rassembla certaines questions juridiques au sujet desquelles l’Imâm Abû Hanîfah divergea avec le célèbre juriste de Kûfa, Ibn Abî Laylâ. Dans ce livre, se tisse en filigrane une image des débats scientifiques très pointus et très riches entre les savants de cette époque et Abû Yûsuf a pris le soin de réunir les arguments des différents juristes qui ont divergé, même si, très souvent, il retient l’opinion de son sheikh, l’Imâm Abû Hanîfah. Il est également l’auteur du célèbre Al-Kharâdj (Les Impôts), qu’il écrivit à la demande du Calife Ar-Rashîd. Les postes qu’il a occupés dans la Justice lui ont permis de répandre l’école hanafite. En effet, il travailla dans la justice sous le Calife Abbaside Al-Mahdî, puis il occupa, pour la première fois de l’Histoire islamique, le poste de Grand Juge, sous le califat de Hârûn Ar-Rashîd.   




·                                 Muhammad Ibn Al-Hasan Ash-Shaybânî, décédé en 185 A.H., soit 805 E.C. Il a probablement joué le plus grand rôle dans la consignation des opinions de l’école hanafite. Il fut le disciple de l’Imâm Abû Hanîfah pendant une courte période, puis poursuivit ses études auprès de Abû Yûsuf. Il apprit aussi la science auprès d’Al-Awzâ`î et Ath-Thawrî. Il voyagea à Médine et apprit de l’Imâm Mâlik, que Dieu l’agrée, le Fiqh du Hadîth et de la Narration.   




    


L’inscription du Madhhab ou Ecole Juridique

Les livres de Muhammad Ibn Al-Hasan Ash-Shaybânî ne nous sont parvenus entièrement. Certains de ses livres comme Al-MabsûtAz-ZiyâdâtAl-Jâmi` As-SaghîrAl-Jâmi` Al-Kabîr sont qualifiés par les savants " Kutub Dhâhir Ar-Riwâyah ", en ce sens qu’ils ont été rapportés par des hommes de confiance et fiables parmi ses élèves ; ils lui sont attribués donc par une large base de transmission. Abû Al-Fadl Al-Marûzî, célèbre sous le nom Al-Hâkim Ash-Shahîd (m. 344 A.H. soit 955 E.C.), a réuni ces livres (Kutub Dhâhir Ar-Riwâyah), après omission des répétitions, dans un ouvrage intitulé Al-Kâfî qui fut commenté et expliqué par Shams Al-A’immah As-Sarkhasî (m. 489 A.H. soit 1090 E.C.) dans Al-Mabsût (l’Etendu). Al-Mabsût, ouvrage encyclopédique imprimé en trente volumes, est compté parmi les livres les plus importants de l’école hanafite, réunissant les paroles des Imâms de cette école, les fondements liés aux questions juridiques, les preuves employées et la nature de l’analogie.   


Propagation du Madhhab

Le Madhab (école juridique) de l’Imâm Abû Hanîfah, que Dieu l’agrée, se répandit dans les terres islamiques notamment avec le rôle clef de Abû Yûsuf, occupant le poste de Grand Juge de la dynastie abbaside. Il devint le madhab officiel de cette dynastie, ainsi que le madhab des seldjoukides et de l’Empire Ottoman. Cette école juridique, l’une des quatre écoles juridiques sunnites prévalantes, est répandue dans la plupart des terres islamiques, avec une présence dominante en Haute-Egypte (alors que la moitié Nord est chaféite), des régions de Syrie et d’Iraq, au Pakistan, en Inde et en Chine.   


Mort de l’Imâm Abû Hanîfah

Dieu a accordé à l’Imâm Abû Hanîfah une longue vie, pleine de piété et de science. Il lui a aussi accordé des disciples brillants qui ont appris son Fiqh et ont répandu son école juridique, comme Abû Yûsuf, Muhammad Ibn Al-Hasan, Zufar, Al-Hasan Ibn Ziyâd... Ses contemporains ont témoigné de ses mérites, sa généreuse science, son excellence en Fiqh si bien qu’An-Nadir Ibn Shumayl dit : " Les gens étaient endormis, négligeant le Fiqh, jusqu’à ce qu’Abû Hanîfah les réveilla par ce qu’il a expliqué et exposé". Il nous suffit le témoignage plein d’admiration et de respect que fit notre Imâm Ash-Shâfi`î, le soleil des juristes, au sujet de l’Imâm Abû Hanîfah : "En Fiqh, les gens sont des enfants par rapport Abû Hanîfah". Il fut un Imâm plein de scrupule, un emblème de la piété, un noble savant au cœur plein de crainte de Dieu, comme en témoignent tous les livres de biographies islamiques. Nous retiendrons enfin ce mot synthétique et ô combien pertinent de l’ascète, le dévot, Al-Qâdî `Iyâd : "Abû Hanîfah fut un juriste, connu en jurisprudence, célèbre pour son scrupule, aisé, bienfaisant envers autrui, patient dans l’enseignement de la science de jour comme de nuit, il observait souvent le silence, parlait peu, jusqu’à ce qu’une question traitant du licite ou de l’illicite survienne...". L’Imâm Abû Hanîfah remplit la terre de science dans sa vie bénie et retourna à Dieu le 11 Jumâdah Al-Ûlâ 150 A.H., soit le 14/06/767.   




 


http://www.islamophile.org/spip/L-Imam-Abu-Hanifah.html

 




   


     

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Dernière édition par ukhty le 17/03/2013 17:01:55; édité 1 fois
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MessagePosté le: 17/03/2013 16:45:57    Sujet du message: Publicité
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ukhty
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MessagePosté le: 17/03/2013 16:53:51    Sujet du message: Biographies des Imams Abu Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal Répondre en citant
L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal  
  
 
Fondateur de la quatrième école de jurisprudence sunnite, l’Imâm Ahmad fut l’un des Imâms de la guidance des tous premiers siècles de l’hégire. Une référence pour ses contemporains et un modèle vivant d’attachement à la Sunnah et de pratique droite et sincère. Son cercle de savoir était une source de guidance et de lumière et l’ultime abri des raisons saines pendant les épreuves. 


 
Sa naissance et son enfance

Ahmad Ibn Hanbal [1] naquit à Bagdad, dans l’une des maisons nobles des Banû Shaybân, au cours du mois de Rabî` Al-Awwal de l’an 164 A.H. — en novembre 780 E.C. —. Orphelin de père, dès avant sa naissance, il fut élevé par sa mère qui veilla à lui donner la meilleure éducation et à lui enseigner les savoirs primordiaux en ces temps. Il mémorisa le Noble Cora avant de se lancer avec avidité dans l’apprentissage du Hadîth. Au petit matin, il se dépêchait de se rendre auprès de son maître pour être le premier de ses étudiants à se rendre aux études. Lorsqu’il sortit de la petite enfance, il rejoignit le cercle de l’Imâm Abû Yûsuf — le brillant disciple del’Imâm Abû Hanîfah et le premier homme à exercer la fonction de Grand Juge (dî Al-Qudâh) — où se retrouvaient pêle-mêle étudiants, savants et magistrats. Il passa quatre ans dans le cercle d’Abû Yûsuf durant lesquels il prit en note tout ce qu’il entendait, soit l’équivalent de quatre malles d’écrits. Il assita également au cercle du Maître des Savants du Hadîth à Bagdad, Hushaym Ibn Bashîr As-Sulamî. Dès qu’un savant séjournait à Bagdad, il veillait à prendre contact avec lui et à se former auprès de lui. Il se forma ainsi auprès de Nu`aym Ibn Hammâd, `Abd Ar-Rahmân Ibn Mahdî et `Umayr Ibn `Abd Allâh Ibn Khâlid. 


 
La quête du savoir
Vu qu’en ces temps les grands savants étaient dispersés dans l’ensemble du monde musulman et qu’aucune région n’avait le monopole du savoir, il n’était pas rare que les étudiants désireux de se former aux sciences islamiques aient à faire de longs voyages pour recueillir le savoir de la bouche de ses maîtres les plus réputés. 
 
Âgé de douze ans, Ahmad Ibn Hanbal entama sa quête du savoir vers l’an 186 A.H., circa 802 E.C. Il se rendit à Basorah, à Koufah, à Ar-Ruqah, au Yémen et dans leHijâz et rencontra de nombreux grands savants et juristes du monde musulman tels que Yahyâ Ibn Sa`îd Al-Qattân, Abû Dâwûd At-Tayâlisî, Wakî` Ibn Al-Jarrâh, Abû Mu`âwiyah Ad-Darîr, Sufyân Ibn `Uyaynah, et Ash-Shâfi`î. Ibn Hanbal suivit longuement ce dernier et se forma auprès de lui à la jurisprudence et ses fondements. L’Imâm Ahmad réservait beaucoup de respect et d’admiration pour l’Imâm Ash-Shâfi`î au point que, pendant quarante années consécutives, il ne passa pas une nuit sans faire des invocations en faveur de son maître. Lorsqu’il narrait le hadîth du Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — selon lequel : « Au début de chaque siècle, Dieu envoie un réformateur qui renouvelle à cette communauté les affaires de leur religion. » [2], il disait : « Dieu — Exalté soit-Il — a envoyé notre maître `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz au début du deuxième siècle pour renouveler à cette communauté sa religion, et j’espère qu’Ash-Shâfi`î soit celui envoyé au début du troisième siècle. » De son côté, l’Imâm Ash-Shâfi`î fit l’éloge de son disciple disant : « Je n’ai point vu plus connaisseur du Livre de Dieu que ce jeune homme Qurayshite. » Lorsqu’on interrogea l’Imâm Ash-Shâfi`î sur la raison qui le poussait à recevoir et à rendre visite fréquemment à l’Imâm Ahmad, il répondit par ces vers de poésie : 
 
Qâlû yazûruka Ahmadu wa tazûruhû *** qult ul-fadâ’ilu lâ tubârihu manziluhû 
in zâranî fa bi-fadlihî aw zurtuhû fa li-fadlihi *** fal-fadlu fil-hâlayni lahû 


 
Traduction : 


 
Ils dirent : “Ahmad te rend visite et tu lui rends visite.” *** Je répondis : “Les vertus ne quittent point sa demeure.” 
S’il me rend visite, le mérite est sien et, si je lui rends visite, c’est pour son mérite. *** Dans les deux cas, le mérite est sien. 
 
Ainsi voit-on un bel exemple de respect mutuel entre les savants et combien cela contraste avec le comportement des gens sectaires qui, pour grandir leur maître, se croient obligés de dénigrer les autres savants. 
 
L’attachement de l’Imâm Ahmad à la science était tel qu’aucun obstacle ne pouvait l’en empêcher. Tout savant qu’il était, reconnu et loué par ses maîtres et par ses pairs pour ses compétences et sa maîtrise, il n’hésitait pas à saisir sa plume et à s’asseoir en tant que disciple écoutant et consignant humblement les enseignements prodigués par autrui. Ses contemporains objectaient : « Abû `Abd Allâh, tu as atteint un rang élevé, tu es l’Imâm des musulmans. » Il répondait : « Ma plume m’accompagnera toujours, jusqu’à la tombe ! » 
 
Un jour, il quitta l’Irak en compagnie de Yahyâ Ibn Ma`în dans l’intention de s’instruire auprès du grand savant du Hadîth, `Abd Ar-Razzâq Ibn Al-Humâm le Yéménite, l’auteur du recueil de hadîths intitulé Musannaf `Abd Ar-Razzâq. Arrivés à la Mecque, pendant qu’ils effectuaient quelques circumambulations autour de la Maison Sacrée, ils aperçurent `Abd Ar-Razzâq. Yahyâ Ibn Ma`în suggéra à son compagnon de profiter de sa présence à la Mecque pour s’instruire auprès de lui. Ahmad refusa arguant qu’il était parti avec l’intention de rencontrer le savant yéménite chez lui pour en recueillir une rétribution complète et qu’il n’avait aucune envie de frelater cette intention. Pendant qu’il était au Yémen, `Abd Ar-Razzâq voulut lui faire don de quelque argent pour l’aider à subvenir à ses frais de séjour à l’étranger. Mais l’Imâm Ahmad déclina son offre, préférant gagner sa vie en tant que copiste. 
 
Par ailleurs, il se donna beaucoup de mal pour rejoindre `Abd Allâh Ibn Al-Mubârak qu’il dut suivre à la trace de pays en pays pendant longtemps. Une fois en sa compagnie, il puisa dans sa science en matière de Hadîth et d’Éthique. Ce dernier lui enseigna notamment l’ascétisme véritable. Il distribuait des gâteaux alors qu’il ne mangeait en majorité que du pain. Lorsqu’il avait envie de quelque mets délicieux, il invitait toujours quelqu’un à sa table car, disait-il, la nourriture mangée en compagnie d’invités est exemptée de tout compte-rendu. On lui dit un jour que sa fortune s’était amenuisée et qu’il fallait qu’il soit moins généreux, il répondit que, de toute façon, il ne lui restait plus longtemps à vivre. Tout comme `Abd Ar-Razzâq le Yéménite, il voulut faire don d’une somme d’argent à l’Imâm Ahmad, mais ce dernier déclina rappelant qu’il lui tenait compagnie pour son savoir et non pour son argent. 


 
L’enseignement et la fatwa

En 204 A.H. — 819 E.C. —, l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal se consacra à l’enseignement et à la fatwa à Bagdad. Jusque-là il s’était refusé à la fatwa en attendant d’atteindre l’âge de quarante ans et ce, pour diverses raisons : 
 
1.                   Il voulut suivre l’exemple du Prophète, repris par `Abd Allâh Ibn `Umar — que Dieu l’agrée — [3]. 
 
2.                   Il tenait les assemblées de fiqh et de fatwa en grande estime, considérant qu’elles étaient les lieux de l’héritage prophétique. 
 
3.                   Il s’interdisait d’exercer cette activité du vivant de son Sheikh et Maître l’Imâm Ash-Shâfi`î. 
 
Il tenait deux cercles d’enseignement, l’un chez lui auquel assistaient ses disciples les plus brillants et un autre, public, se tenait à la mosquée après la prière d’al-`asr et rassemblait des centaines de gens et d’étudiants. Il était très heureux de voir des gens écrire le Hadîth dans son assemblée et qualifiait leurs encriers de luminaires de l’islam. Il ne citait jamais un hadith de mémoire, mais le lisait à partir de ses écrits, par souci de fidélité, alors qu’il était passé pour une légende pour sa bonne mémoire et l’exactitude de sa restitution. 
 
Il eut nombre de disciples brillants comme Abû Bakr Al-Marwazî — son disciple préféré pour sa science et son scrupule —, Abû Bakr Al-Athram, Ishâq Ibn Mansûr At-Tamîmî, Ibrâhîm Ibn Ishâq Al-Harbî, Al-BukhârîMuslim, Abû Dâwûd et Baqiyy Ibn Mukhallad. 


 
Son école juridique

L’Imâm Ahmad ne consigna pas lui-même son école juridique, ni ne rédigea le moindre traité de jurisprudence. Il ne dicta pas non plus les verdicts de son école à ses disciples et détestait qu’on consignât ses opinions et ses fatwas. On doit la compilation de la jurisprudence hanbalite à Abû Bakr Al-Khallâl (décédé en 311 A.H., 923 E.C.), le disciple d’Abû Bakr Al-Marwazî. Celui-ci parcourut les contrées à la recherche des verdicts rendus par l’Imâm Ahmad et réussit à en recueillir un nombre sans précédent qu’il classifia dans son ouvrage en vingt volumes intitulé Al-Jâmi` Al-Kabîr (« Le grand recueil »). Ensuite, il se consacra à enseigner la jurisprudence de l’Imâm Ahmad dans la Mosquée d’Al-Mahdî à Bagdad. L’école juridique de l’Imâm Ahmad venait ainsi de naître et était passée d’une somme éparse d’opinions transmises oralement à un corpus écrit. 
 
Puis, Abû Al-Qâsim Al-Khiraqî (décédé en 334 A.H., 946 E.C.) se chargea de faire une synthèse de la compilation réalisée par Abû Bakr Al-Khallâl qu’on connaît sous le titre de Mukhtasar Al-Khiraqî (« L’abrégé d’Al-Khiraqî »). Son ouvrage connut beaucoup de succès, si bien qu’on lui connaît près de trois cents commentaires et explications dont notamment Al-Mughnî d’Ibn Qudâmah Al-Maqdisî (décédé en 620 A.H., 1233 E.C.). Non seulement Ibn Qudâmah commenta l’ouvrage, mais il se chargea également de relever les différentes opinions existant au sein de l’école tout en fournissant les arguments des différents partis et en arbitrant entre eux, le tout dans un style remarquablement fluide et précis. 
 
Ensuite, Ibn Taymiyah l’Aïeul (Ibn Taymiyah Al-Jadd), alias `Abd As-Salâm Ibn `Abd Allâh — décédé en 652 A.H., 1254 E.C. —, fit une classification des questions juridiques de l’école hanbalite dans son ouvrage Al-Muharrar. Après cela, la littérature hanbalite se multiplia et se démocratisa. 
 
Il convient de noter à ce titre que l’école juridique hanbalite est l’école la plus souple en ce qui concerne les contrats et les critères que doivent remplir les contractants. Car aux yeux de l’Imâm Ahmad les transactions sont licites originellement aussi longtemps qu’aucune preuve légale ne les interdit. D’où l’adéquation du rite hanbalite et sa souplesse dans le domaine des transactions. 


 
La grande épreuve

L’Imâm Ahmad vit passer quatre califats successifs de son vivant. D’abord, il y eut le califat d’Al-Ma’mûn, ensuite celui d’Al-Mu`tasim, puis celui d’Al-Wâthiq et enfin celui d’Al-Mutawakkil. En cette période, les Mu`tazilites avaient pris beaucoup d’envergure et jouissaient d’une grande influence dans les cercles du pouvoir, notamment du temps du Calife Al-Ma’mûn. Ce dernier était le disciple de Abû Hudhayl Al-`Allâm, l’un des chefs du mu`tazilisme, si bien qu’il fut subjugué par la philosophie grecque. Profitant de cette relation privilégiée, le Mu`tazilite sectaire Ahmad Ibn Abî Dhu’âd ne cessa de se rapprocher du Calife et de l’entretenir tant et si bien que ce dernier en fit son ministre et son conseiller. Or, nous avons vu précédemment que l’Imâm Ahmad était éloigné de la philosophie et du mu`tazilisme et attaché à la Sunnah et à la tradition des pieux prédécesseurs. 
 
À cette époque, les Mu’tazilites proclamèrent la thèse de la création du Coran, c’est-à-dire que le Coran est une créature accidentelle et qu’il n’est pas la parole éternelle et ancienne de Dieu, thèse que le Calife Al-Ma’mûn reprit à son compte. En 218 A.H., 833 E.C., le Calife Al-Ma’mûn envoya un décret à son représentant à Bagdad, Ishâq Ibn Ibrâhîm, clarifiant cette thèse et l’étayant — d’après leurs dires — de preuves scientifiques détaillées. On pense cependant que ce décret n’est pas de la composition du Calife Al-Ma’mûn mais émanerait plutôt de son conseiller mu`tazilite. Toujours est-il qu’il fut ordonné à Ishâq de réunir tous les savants de Bagdad et de les convaincre que le Coran était une créature et de démettre de leurs fonctions tous ceux qui s’opposeraient à la doctrine officielle. 
 
Dans un premier temps, Ishâq exécuta l’ordre du Calife de réunir les savants afin de les convaincre et congédia de leurs emplois ceux qui s’y opposaient, puis il envoya au Calife les réponses que ces derniers opposaient à la doctrine de la création du Coran. 
 
Dans son livre intitulé Târikh Al-Jadal (« L’histoire du débat contradictoire »), Sheikh Mohammad Abû Zahrah rapporte longuement les interrogatoires conduits par les inquisiteurs du Calife Al-Ma’mûn, dont voici un extrait : 
 
« Il (L’inquisiteur Ishâq Ibn Ibrâhim) se tourna de nouveau vers Ahmad Ibn Hanbal et lui demanda : “Que dis-tu à propos du Coran ?” Il répondit : “Il est la Parole de Dieu.” Il lui demanda : “Est-il créé ?” Il répondit : “Il est la Parole de Dieu, je n’ai rien d’autre à ajouter.” Alors, il lui demanda de lire la formule exigée par le Calife mais l’Imâm s’arrêta après la phrase “Rien n’est à Sa ressemblance et Il est l’Audient le Clairvoyant” et refusa de dire "Aucune de Ses créatures ne lui ressemble dans quelque qualité que ce soit, de quelque façon que ce soit" (...) Ishâq interrogea Ahmad Ibn Hanbal : “Que signifie ’Il est l’Audient le Clairvoyant’ ?” Il répondit : “Il est Tel qu’Il S’est décrit Lui-Même.” Il demanda de nouveau : “Qu’est-ce que cela signifie ?” Il répondit : “Je ne sais pas, Il est Tel qu’Il S’est décrit Lui-Même.” » 
 
Dans un second temps, le Calife écrivit de nouveau à son représentant à Bagdad lui ordonnant de licencier ceux qui s’opposent à cette thèse, de les arrêter et de les envoyer au Calife sous peine de mort. L’Imâm Ahmad était parmi les savants ayant été arrêtés et envoyés dans leurs chaînes à Tartûs. En route, certains révisèrent leurs opinions sous l’emprise de la peur, d’autres trépassèrent, tandis que l’Imâm Ahmad campa sur sa position malgré les menaces répétées. À quelques heures de leur arrivée à Tartûs, l’Imâm Ahmad s’agenouilla et leva les yeux au ciel disant : « Seigneur, Ta patience a désabusé ce tyran si bien qu’il eut la témérité d’agresser tes saints, les frappant et les tuant. Ô Allâh, si le Coran est Ta Parole incréée, fais-nous jouir de sa protection. » Sur ce, Al-Ma’mûn décéda avant l’arrivée de l’Imâm Ahmad. Ce dernier fut détenu en prison le temps que les affaires de l’État se stabilisent. 
 
Al-Mu`tasim, le frère du défunt Calife, prit le pouvoir et, suivant les ultimes recommandations d’Al-Ma’mûn, rapprocha Ibn Abî Dhu’âd de lui, cet ennemi déclaré de l’Imâm Ahmad. Ainsi l’Imâm Ahmad fut-il enchaîné et emmené dans ses chaînes à Bagdad où il subit de longs interrogatoires en présence du Calife. Incapables de recueillir son adhésion à leur doctrine par quelque moyen que ce soit — ni les promesses d’argent ni le débat contradictoire —, l’Imâm Ahmad fut suspendu par les pieds et flagellé jusqu’à l’évanouissement, sans aucun égard à son savoir ni à son rang. Son calvaire dura deux ans et demi... La colère des juristes commença à gronder à Bagdad, ces derniers campèrent devant la porte d’Al-Mu`tasim demandant la libération de leur maître, l’Imâm Ahmad. 
 
Une fois relâché, ce dernier rentra chez lui soigner ses plaies. Lorsqu’on l’interrogea au sujet du Calife Al-Mu`tasim, il demanda à Dieu de lui faire miséricorde et de lui pardonner, affirmant qu’il aurait honte d’arriver le jour du jugement avec des réparations à réclamer. L’Imâm Ahmad aurait bien pu décrété la mécérance du Calife, du temps d’Al-Ma’mûn et d’Al-Mu`tasim, mais la crainte de Dieu le poussait à dire qu’il est illicite de rentrer en dissension contre le Calife tant que ce dernier était musulman, ce qui correspond à l’opinion adoptée par la majorité des savants musulmans. 
 
Pour éviter les troubles, il fut assigné à domicile à l’époque du Calife Al-Wâthiq, entre 227 et 232 A.H. Il ne sortait de chez lui que pour accomplir les prières. Puis, lorsque le Calife Al-Mutawakkil prit le pouvoir, la doctrine de la création du Coran fut abolie et l’Imâm Ahmad réhabilité. Il put alors poursuivre ses activités d’enseignement et de narration du Hadith dans la mosquée. 


 
Bibliographie

L’Imâm Ahmad légua à la littérature islamique plusieurs ouvrages dont notammantAl-Musnad un immense recueil de hadiths comprenant une sélection de quarante mille hadiths retenus parmi un corpus de sept cent cinquante mille hadiths. En réalité, la genèse du Musnad débuta en même temps que l’initiation de l’Imâm Ahmad aux sciences du Hadîth, alors qu’il était âgé de seize ans. Tout au long de sa vie, il consigna tous les hadîths qu’il apprenait. Puis, sentant son heure approcher, il décida de compulser et de mettre de l’ordre dans sa collection de hadîths. Il dicta ces hadîths aux gens de sa demeure et les mit à contribution dans son œuvre. Il aurait vraisemblablement demandé à son fils `Abd Allâh de poursuivre son travail. Ce dernier classa les hadîths selon le rang des narrateurs, commençant par Abû Bakr, puis `Umar et ainsi de suite. La méthodologie de l’Imâm Ahmad dans la sélection des narrations consistait à exiger l’authenticité lorsqu’il s’agissait de questions du credo (`aqîdah) ou de règlements juridiques. Concernant le domaine des œuvres méritoires, si les narrations étaient confirmées par le Coran ou la Sunnah authentique, l’Imâm tolérait qu’elles soient faibles. Lorsqu’une narration faible était contraire à une autre narration plus consistante, de sorte qu’il n’était pas possible de les concilier, l’Imâm écartait la narration la plus faible. Par exemple, `Abd Allâh Ibn Abî Lahî`ah est cité dans le Musnad en dépit des critiques dont il a fait l’objet par les spécialistes. Non pas qu’il fut accusé de mensonge, mais plutôt parce qu’il narrait les hadîths d’après des livres et des parchemins en sa possession. Un jour, ces supports s’abîmèrent et il dut rapporter les hadiths de mémoire se trompant souvent. Or, les specialistes du Hadîth sont très exigeants dans ce domaine. Néanmoins, les Imâms Ibn Taymiyah et Ibn Al-Qayyim affirmèrent que le Musnad ne comprenait aucune narration controuvée. Certains y comptèrent quatre narrations controuvées, mais qui ne proviennent pas de l’Imâm Ahmad. Enfin, les hadîths faibles que contient le Musnad ne concernent pas les règlements juridiques, et ne sont pas extrêmement faibles non plus. 


 
Son décès

Âgé de soixante-dix-sept ans, l’Imâm Ahmad décéda après une vie pleine de services rendus à l’Islam, le 12 Rabî` Ath-Thânî 241 A.H. — le 30 août 855 E.C. — et fut enterré à Bagdad. 
 
 
 
http://www.islamophile.org/spip/L-Imam-Ahmad-Ibn-Hanbal.html 
 

 
 

 
 
 
 

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MessagePosté le: 17/03/2013 16:54:00    Sujet du message: Biographies des Imams Abu Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal Répondre en citant
 
 
 
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh Qu'Allah  agrée nos savants .


Amin
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MessagePosté le: 17/11/2018 02:06:26    Sujet du message: Biographies des Imams Abu Hanifa et Ahmad Ibn Hanbal
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