Forumuslim : Une question, une réponse



Recherche Avancée


 Message du Forum 
Librairie Musulmane Souk Ul Muslim


Toutes l'équipe vous souhaitent de bonnes fête de l'Aid. 


=>>Aider ACDLP à s'agrandir avec vos dons<<=

Afficher votre pub ici ?
   
  
               
           
        
 
 
La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah


 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Avis des Savants - Fatwa
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Abû Bakr As Sidîqq
Frère
Frère

Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2010
Messages: 4 761
Sexe: Masculin
Localisation: Montréal - Canada

MessagePosté le: 23/04/2012 10:58:08    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant
Salamou A3laykoum wa ramtuha. 
  
  

Thème abordé: La Mixité en l'Islam. 
  
 
  
Question 
  
  
Chers savants honorables, je voudrais savoir ce que dit l’Islam en ce qui concerne la question de la mixité entre les hommes et les femmes, étant donné que beaucoup disent que cela est illicite tandis que d’autres se donnent toutes les libertés à cet égard. 
 
Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî 
  
  
En principe, la mixité entre les hommes et les femmes n’est pas totalement rejetée ; elle est même recommandée à condition qu’elle vise un objectif noble et que l’activité elle-même soit licite, telle que l’acquisition d’une connaissance bénéfique, les bonnes actions, les projets caricatifs, le jihâd obligatoire ainsi que beaucoup d’autres activités qui exigent les efforts et la coopération des deux sexes.  
  
  
Cependant, il ne faut en aucun cas y voir un appel à transgresser les limites et à oublier la nature des deux sexes. Dans toutes leurs affaires, aussi bien les hommes que les femmes doivent respecter les enseignements de l’Islam qui appellent à la coopération sur la base de la bonté et de la piété tout en respectant les règles de la moralité et de la courtoisie. 
  

  
  
Les conditions devant être respectées lors de l’interaction entre les hommes et les femmes sont les suivantes : 


  
Les hommes comme les femmes doivent s’efforcer de rabattre leur regard. Il ne doit y avoir aucun regard lascif. Allah dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès. » [1]  
  
[*]
Une femme musulmane devrait s’habiller en conformité avec le code vestimentaire islamique. L’habit de la femme musulmane doit, comme chacun le sait, couvrir tout le corps à l’exception du visage et des mains, sans être ni transparent, ni moulant d’une manière qui révélerait les formes du corps.  
  
[*]
Il faut adhérer aux principes généraux de la moralité. En d’autres termes, une femme devrait parler sérieusement et marcher décemment, tuant dans l’œuf toute tentative de Satan de répandre l’immoralité. En outre, elle ne doit pas se parfumer lorsqu’elle quitte son domicile, car le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Si une femme se parfume puis passe devant un groupe d’hommes et qu’ils sentent son parfum, elle se sera rendue coupable d’adultère. » 
 
  
Il est interdit à un homme et une femme de s’isoler dans un endroit où aucun autre homme n’est présent, car le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « (Dans ce cas,) leur troisième compagnon sera Satan (c’est-à-dire qu’il les menera au péché). » Ceci s’applique également aux membres de la famille du mari [2] comme nous en a informé le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il a dit : « Gare à l’isolement avec les femmes ! » Ils (les Compagnons) ont demandé : « Qu’en est-il d’un membre de la famille du mari, Ô Messager d’Allâh ? » Il a répondu : « Un membre de la famille du mari c’est la mort (c’est-à-dire la cause de la mort). » Cela est dû au fait qu’un membre de la famille du mari peut rester un long moment et par conséquent le risque de pécher est plus grand. 
 
  
[*]Enfin, nous voudrions faire remarquer que tous ces contacts ne doivent pas avoir lieu de manière débridée. Ils doivent avoir lieu selon la nécessité et de manière raisonnable. Lorsqu’elle est en contact avec des hommes, une femme musulmane ne doit pas oublier sa nature ou son rôle en tant que femme et en tant qu’instructrice des générations musulmanes.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Dernière édition par Abû Bakr As Sidîqq le 23/04/2012 11:18:43; édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 23/04/2012 10:58:08    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Abû Bakr As Sidîqq
Frère
Frère

Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2010
Messages: 4 761
Sexe: Masculin
Localisation: Montréal - Canada

MessagePosté le: 23/04/2012 10:59:43    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant
Question:  

 
Est ce qu'un homme peut s'isoler avec une femme qui n'est ni son épouse ni Mahram?  

 
Réponse:  

 
La relation entre l'homme et la femme en islam est basée sur le respect et la fraternité en Dieu: vous ne devez pas vous isoler (Khalwa) ou voyager ou vivre avec une femme 'étrangère' qui n'est pas votre épouse (ni votre Mahram)...Tout cela est Harâm.  
Le but de l'Islam est de vous protéger de ce qui peut vous amener au grand péché de la fornication...Car l'humain est faible...  

 
Définition de la Khalwa considérée ici :  
La Khalwa veut dire que l'homme s'isole avec une femme (ici étrangère : non épouse et non Mahram) (seul à seul) dans une maison ou un endroit qui se ferme, ou dans un endroit où une troisième personne est empêchée d'y accéder.  

 
Référence interdisant la Khalwa avec la femme étrangère (non Mahram et non épouse) :  
Jâbir rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « il est interdit à quiconque croit en Allah et au jour dernier de s'isoler avec une femme (non Mahram et non épouse) sans que celle-ci ne soit accompagnée d'un Mahram à elle. Autrement, leur troisième compagnon sera Satan (c'est-à-dire qu'il les mènera au péché). »  
Ceci s'applique également aux membres de la famille du mari [1] comme nous en a informé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : il a dit : «Gare à l'isolement avec les femmes ! » Ils (les Compagnons) ont demandé : « Qu'en est-il d'un membre de la famille du mari, Ô Messager d'Allâh ? » Il a répondu : « Un membre de la famille du mari c'est la mort (c'est-à-dire la cause de la mort). » Cela est dû au fait qu'un membre de la famille du mari peut rester un long moment et par conséquent le risque de pécher est plus grand.  

 
La rencontre entre un homme et une femme(étrangère) dans un endroit public peut se faire à condition de respecter les règles de la pudeur et que les intentions soient bonnes et si c'est pour une raison valable.  

 
Avis des 4 écoles concernant la Khalwa de l'homme avec deux femmes ou plus  
Les hanafites interdisent à l'homme de s'isoler avec une femme (étrangère) même si celle-ci est accompagnée d'une autre femme (sauf cas particuliers avec des conditions).  
Les shafiites autorisent à l'homme de s'isoler avec une femme (étrangère) si présence avec elle d'une autre femme qui doit être obligatoirement digne de confiance (et dans des cas raisonnables comme chez le médecin).  
Les hanbalites sont les plus sévères, ils interdisent à l'homme de s'isoler avec plusieurs femmes.  
Les malikites -quand à eux- autorisent l'homme à s'isoler avec deux femmes.  

 
Si l'homme et la femme en question sont en aparté :  
Si l'homme et la femme en question sont en aparté, mais cela non pas dans une pièce isolée mais en public : cela est toléré (si les intentions sont bonnes):  
Ainsi, une femme ansarite est venue rencontrer le Prophète et lui demander de lui parler en aparté, ce à quoi le Prophète consentit. Ce Hadîth a été rapporté par Al-Bukhârî (n° 4936), qui titre :'Du fait qu'il est permis qu'un homme et une femme soient en aparté, quand cela est en public'. Al-Muhallab souligne que cette femme a parlé au Prophète de sorte que personne d'autre ne puisse entendre ses propos, mais sans qu'ils cessent d'être au vu de tous les autres, et qu'il ne s'agit donc pas du cas interdit(Fat-h al-bârî).  

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Nour_
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2009
Messages: 1 507
Sexe: Féminin
Localisation: 57

MessagePosté le: 28/04/2012 19:36:45    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
::fleur:: ::etoile:: mes très chers frères et soeurs :):):) ::fleur:: ::etoile::

:bismillah!
rose rose rose

Baraka Allahu fika petit frère :) Jazaka Allahu khayran pour ton travail et pour ces posts très utiles MachaAllah :)
  

Que dit l'Islam sur les contacts entre hommes et femmes ?
 




Question: Je viens d'apprendre à une amie qu'une femme ne peut pas converser avec un homme qui peut devenir son mari. Nous avons des opinions différentes à ce sujet. Elle me demande donc s'il est possible de rencontrer et de discuter avec un homme étranger sans arrière pensée, mais avec une bonne intention réciproque : c'est à dire se marier. Les jeunes musulmans de notre génération flirtent ensemble: Ils se rencontrent, s'embrassent et se caressent (excusez-moi l'expression). Je voudrais vous demander s'ils ont le droit ? Car il y a beaucoup de divergences d'opinion à ce sujet là aussi. Une amie m'a demandé : si on faisait la prière et le jeûne, a-t-on le droit de flirter avec un garçon ? Je lui ai répondu qu'une femme pouvait rencontrer un homme avec qui elle peut se marier, qu'en la compagnie d'un mahram (personne avec qui le mariage est interdit pour toujours). Mais elle n'est pas convaincu. Pouvez vous, s'il vous plaît me répondre pour que je puisse l'en informer. Je vous remercie d'avance. Salaams.
 


Réponse: Assalamoualaïkoum.

Avant de répondre à ces questions j'aimerai rappeler certaines règles islamiques concernant les rapports et relations entre hommes et femmes.


1. Tout homme (ou femme) avec qui le mariage est permis est considéré(e) comme un(e) étranger(e). Le terme islamique employé pour désigner une telle personne est celui de "non-mahram".

2. L’homme peut-il porter le regard sur une femme étrangère ? Cette question divise les savants musulmans. Selon l'école malékite, un homme n'a pas le droit de porter le regard sur une femme étrangère, excepté son visage et ses mains. Il peut donc regarder le visage et les mains d’une femme à condition qu'il ne risque pas d'être tenté par ce regard, et à condition qu’il ne porte pas ce regard pour y prendre du plaisir.


A l’origine, l’opinion des savants hanafites était très proche de celle des malékites, mais par la suite, les savants ont modifié quelque peu leur " fatwa ", et ont écrit qu’il est déconseillé (" Makrouh ") de porter le regard sur le visage d’une jeune femme sans nécessité, même si on ne regarde pas cette femme par plaisir.


Selon les shafeites et les hambalites, il n’est pas permis de regarder le visage d’une femme étrangère, même si on se sent à l’abri de toute tentation, sauf en cas de nécessité.

Il est ainsi autorisé à un juge ou un témoin de regarder une femme étrangère lors d’un procès, même s’ils ne se sentent pas à l’abri de la tentation, car cela est considéré comme un " cas de nécessité ". De même, lors de transactions commerciales et au cours d’une visite médicale, l’homme a le droit de regarder le visage d’une femme étrangère. Autre cas de nécessité reconnu : celui de l’homme qui regarde une femme qu’il désire épouser, si cela peut l’aider à prendre sa décision définitive. Dans ce cas précis, selon l’école hambalite, l’homme pourra regarder les parties du corps suivantes : le visage, les mains, le cou et les pieds. Selon les trois autres écoles, l’homme ne pourra regarder que le visage.


3. La femme peut-elle regarder un homme étranger ? Il y a aussi des divergences sur ce point : Selon l’école hanafite : une femme peut regarder le corps d’un homme étranger, exceptée la partie située entre le nombril et les genoux, à condition qu’elle soit certaine d’être à l’abri de la tentation, et qu’elle ne regarde pas par plaisir.

Cette opinion est aussi celle des shafeites et des hambalites.

Les malékites pour leur part n’autorise à la femme de regarder que le visage, les mains et les pieds d’un homme étranger, à condition là encore qu’il n’y ait pas tentation ou plaisir.

Par ailleurs, la femme a le droit de regarder l’homme avec qui elle a l’intention de se marier.

4. Le contact physique : Les savants sont pratiquement unanimes à affirmer qu’un homme n’a pas le droit de toucher une femme étrangère sauf en cas de nécessité. De même, une femme n’a pas le droit de toucher un homme étranger.

5. En ce qui concerne la parole. Il est permis à un homme et à une femme de dialoguer lorsque le besoin se présente (lors de transactions commerciales par exemple…) La seule condition pour la femme est de parler d’une voix sérieuse, et non pas sur un ton mielleux, mélodieux et séducteur, qui pourrait attirer le convoitise des hommes de mauvaise foi.


6. Pour ce qui est de la rencontre : Il faut savoir que l’Islam interdit à un homme et à une femme étrangère de se retrouver seuls, sans la présence d’un Mahram (personne avec qui le mariage est pour toujours interdit). Le Prophète S.A.W. disait en ce sens: " Aucun homme ne se retrouve seul avec une femme (étrangère) sans que la troisième personne avec eux ne soit Satan. " Ce qui laisse comprendre que dans une telle situation, le risque de tomber dans le péché est très grand. A partir de ces différents éléments, nous allons, Incha Allah essayer de répondre à chacune des questions :

  • Tout d’abord, il est effectivement permis à une femme de discuter avec un homme en cas de besoin. Donc, si cette discussion est motivée par une bonne intention, sans arrière pensée, pour un éventuel mariage par exemple, elle sera permise, avec quelques petites conditions : - Cette rencontre ne doit pas se faire sans la présence d’un Mahram. – la femme doit garder un ton sérieux – les sujets abordés ne doivent pas être des sujets réprouvés par l’Islam. Il faut bien comprendre que ces règles n’expriment pas une forme de discrimination à l’égard de la femme. Elles constituent plutôt un aveu de la faiblesse naturelle des hommes, facilement tentés par les femmes. L’Islam a donc prohibé tout ce qui pourrait réveiller cette tentation.
  • Le " flirt ", aujourd’hui très courant entre les jeunes garçons et filles est interdit en Islam, et ce pour plusieurs raisons : dans ce genre de rencontres, où un homme et une femme étrangère se retrouvent en tête à tête (ce qui en soi même est interdit), il y a d’abord des regards pleins de désir qui sont échangés, mais il y a aussi des contacts physiques (caresses etc…) qui ont lieu, alors que nous l’avons déjà vu plus haut, tout cela est strictement interdit en Islam entre un homme et une femme étrangère. Ces pratiques sont interdites pour tout musulman ou musulmane, qu’il ou elle soit pratiquant(e) des obligations islamiques ou non.
  • Vous avez effectivement raison en affirmant qu’une femme ne peut rencontrer un homme étranger (avec qui elle peut se marier) qu’en présence d’un Mahram. Nous avons déjà cité plus haut le Hadith interdisant à un homme et une femme étrangère de se rencontrer seuls. Dans un autre Hadith, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit : "Qu’aucun homme ne rencontre une femme seule, sauf si elle se trouve en présence d’un Mahram. " (Rapporté par Mouslim.) Il n’existe aucune divergences entre les savants à ce sujet, bien que dans certains cas de nécessité, la rencontre avec une femme seule est permise.
  • Une dernière chose : certains avancent comme argument pour " autoriser " le flirt, que cela est un moyen pour un garçon et une fille de mieux se connaître, afin qu’ils puissent évaluer leurs affinités et voir " s’ils sont fait l’un pour l’autre ", et ainsi plus tard se marier. A cela, je voudrai juste répondre qu’il faut être réaliste : pendant toute la période du " flirt " on essaie de montrer le meilleur de soi-même et on dissimule ses défauts (de caractère ou autres…) Comment prétendre alors que ce genre de "flirt " constitue une bonne " évaluation " de ce que sera la vie commune (si jamais le "flirt " permet d’y arriver, ce qui est rarement le cas…)

Question:
Est-il interdit dans l'Islam, de faire la bise à une non-musulmane, à une musulmane (amies, cousines, familles...) ?

Réponse:
Avant de répondre à cette question, je voudrai juste rappeler certaines choses:
  1. L'Islam interdit la promiscuité.
  2. Le Texte coranique n'interdit pas seulement l'adultère, mais aussi ses prémices. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) nous a appris que le fait de regarder des regarder des femmes qui nous sont illicites ou d'avoir un contact physique avec elles (sans nécessité) est aussi une forme d'adultère.
  3. L'Islam considère toute femme avec qui le mariage est permis comme une femme étrangère. Les cousines et amies restent donc aux yeux de l'Islam des étrangères.
  4. Il n'est pas permis d'avoir de contact physique volontaire avec une femme, sauf en cas de nécessité.
A partir de ces éléments, il apparaît clairement qu'un homme n'a pas le droit de faire la bise à une femme étrangère (musulmane ou non-musulmane). Dans certains cas, cela peut même être considéré comme une forme de "Zina" (fornication).

 
Wa Allâhou A'lam !  
Dieu est Plus Savant !  

Source : http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=128

::fleur:: salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh ::fleur::

:fleur!

 
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
♥ Allah Est La Lumière des cieux et de la terre (...) ♥

=> Soutenons l'association "Au coeur de la précarité" <=


Dernière édition par Nour_ le 28/04/2012 19:59:03; édité 1 fois
Revenir en haut
Nour_
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2009
Messages: 1 507
Sexe: Féminin
Localisation: 57

MessagePosté le: 28/04/2012 19:38:57    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant

::fleur:: salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh ::fleur::
:bismillah!
:fleur!

Que penser de la mixité ?...
 

La question de la permission ou non, dans une certaine mesure, de la mixité entre hommes et femmes en Islam est loin de faire l'unanimité entre les savants et juristes musulmans. Les profondes divergences qui existent à ce sujet résultent, à ma connaissance, principalement de l'approche différente que les savants ont des textes de références :

 

- Ainsi, certains savants (comme Abd oul Halîm Abou Chouqqah par exemple, auteur du "Tahrîr oul Mar'ah fî 'ahdil Risâlah", traduit partiellement en français sous le titre de l'"Encyclopédie de la Femme Musulmane") accordent priorité aux textes qui font allusion au fait qu'à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), les femmes prenaient part à l'activité sociale ainsi qu'à la vie religieuse de la Cité (elles allaient prier à la mosquée où il n'y avait pas de séparation entre les rangées d'hommes et de femmes, elles assistaient aux discours du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le jours de Ide sans aucune séparation, elles prenaient part aux campagnes militaires pour soigner les blessés etc…, comme on peut le constater au travers de très nombreux Hadiths authentiques).

::fleur:: ::fleur:: ::fleur::

Pour ce qui est des versets qui imposent une dissimulation totale du corps et de la personne (en restant autant que possible dans les foyers) ou une séparation par rideau entre les femmes et les hommes, ils considèrent que cela ne s'applique qu'aux épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), au sujet de qui les versets en question furent révélés. Selon eux donc, on ne doit pas étendre la portée de ces injonctions à toutes les femmes et la mixité (pas la promiscuité) entre hommes et femmes étrangers, que ce soit dans la participation sociale ou lors des manifestations religieuses (conférences...), reste permise. Bien entendu, les règles en vigueur en matière de tenue, d'attitude et de comportement entre hommes et femmes étrangers devront être respectées (que ce soit au niveau du regard, du langage, de la tenue vestimentaire...).

:petaleblanche:

- D'autres savants se basent sur certaines autres références pour affirmer au contraire que la mixité entre hommes et femmes étrangers, même en public, n'est permise que dans les cas de besoin et de nécessité. C'est l'avis défendu par Dr Abdoul Karîm Zaydân, dans son ouvrage intitulé "Al Moufassal fî ahkâmil mar'ah" (Volume 3 / Pages 421 et suivantes). Pour ce qui est de la condamnation de la mixité en général entre hommes et femmes, il se réfère aux éléments suivants:

Citation:



Citation:


Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a clairement exprimé dans les Hadiths l'interdiction pour un homme de s'isoler avec une femme étrangère (Boukhâri et Mouslim).

Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a ordonné aux hommes et aux femmes de ne pas se mêler lorsqu'ils circulent dans la rue (Abou Dâoûd).

Il est rapporté au sujet de Aïcha (radhia Allâhou anha) que lorsqu'elle faisait le Tawâf, elle se tenait à l'écart des gens pour ne pas se mêler aux hommes (Boukhâri).

Il existe un certain nombre de règles juridiques, établies d'après les références premières de l'Islam, qui confirment également que la mixité ne coïncide pas avec l'esprit qui se dégage de laidtes références:
  • Il y a par exemple le fait que la prière en congrégation, ainsi que la prière du Vendredi ne sont pas obligatoires à la femme. (Il n'existe aucune divergence à ce sujet entre les juristes musulmans des différentes écoles, à ma connaissance.) De même, les femmes ont été exemptées de l'obligation de participer aux campagnes militaires, comme cela est rapporté par Aïcha (radhia Allâhou anha) dans un Hadith cité par l'Imâm Boukhâri. En commentant le Hadith en question, Ibné Hadjar Asqalâni r.a., dans son "Fath oul Bâriy" (Volume 6 / Page 75 et 76), relève que si la participation à la guerre n'est pas imposée aux femmes, c'est notamment parce que cela conduit nécessairement à la mixité entre hommes et femmes.
  • Autre exemple: Il est autorisé aux femmes, au cours du pélerinage ("Hadj"), de faire le "Rami' Djimâr" (lapidation des stèles à Minâ) le "Yawm oun Nahr" (10ème jour de Dhoul Hidjjah), avant la "Salât Fadjr", et ce, pour lui épargner les difficultés qu'elle pourrait rencontrer en raison de la foule, mais aussi pour éviter qu'elle se trouve mêlée aux hommes.





Après avoir cité ce principe général, Dr Abdoul Karîm Zaydân rappelle que la mixité est cependant admise en cas de besoin ou de nécessité: lorsque la femme va faire ses courses ou autres transactions commerciales, lors de ses déplacements, à pied ou en utilisant les transports en commun, lorsqu'elle se rend chez le médecin ou dans un autre lieu public, il lui est permis de côtoyer des hommes étrangers. Mais il est à noter que même dans ces cas où la mixité est admise, comme cela a été indiqué pour le premier avis, le respect des règles islamiques en rapport avec l'attitude et le comportement entre personnes étrangères de sexe opposé reste nécessaire...

::etoile::

Ensuite, il cite d'autres cas dans lesquels, selon son opinion, la mixité est également tolérée, à condition bien sûr, là encore, que les règles islamiques en la matière soient respectées, qu'il n'y ait pas d'isolement et qu'il n'y ait pas de "Fitnah" (risque de tentation) de part et d'autre... :
 
Citation:


Si la femme se trouve dans le besoin de tenir son rôle d'hôtesse vis-à-vis des hommes étrangers qui sont invités chez elle, elle peut le faire, à condition que son mari (ou un autre parent proche, comme son père, par exemple) soit présent et qu'il n'y ait ainsi pas d'isolement. Il base son avis sur ce point d'après un Hadith cité dans le Sahih oul Boukhâri et qui relate que, lorsque Abou Ousaïd As Sâïdi (radhia Allâhou anhou) se maria, il invita le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et ses Compagnons (rahia Allâhou anhoum)... A cette occasion, ce fut son épouse, Oumm Ousaïd (radhia Allâhou anha) qui prépara le repas et le servit aux invités. Dans les commentaires qui ont été fait de ce Hadith, on trouve ceci: "Et ce Hadith indique qu'il est permis à une femme d'assurer le service des invités lorsqu'il n'y a pas de risque de tentation et que les prescriptions en matière de tenue vestimentaire sont respectées (...)" ("Fath oul Bâriy" (Volume 9/ Page 251), "Oumdat oul Qâri" (Volume 20/ Pages 164 et 165)

Elle peut également accompagner ses invités durant le repas, si le besoin se présente. L'opinion de Dr Zaydân à ce sujet repose sur l'histoire du Ansârite qui avait amené un invité chez lui pour dîner. Le récit mentionne que l'épouse du Compagnon (radhia Allâhou anhou) était également présent lors du repas (Hadith présent dans le "Sahih Mouslim").

La mixité est également tolérée, selon lui, lors des rencontres familiales ou lors des visites coutumières entre amis à certaines occasions, à condition, il le précise une nouvelle fois, que toutes les règles portant sur les contacts entre hommes et femmes soient respectées.

::etoile::



- D'autres savants encore (dont la grande majorité des savants indo-pakistanais et les savants d'Arabie Saoudite) présentent un troisième avis, beaucoup plus restrictif, et qui condamne totalement la mixité sous toutes ses formes, sauf dans les cas de nécessité, et ce, en raison notamment des conditions de notre environnement actuel, où l'impudeur et l'impiété dominent. Selon ces savants donc, s'il est vrai qu'il existe des textes explicites qui indiquent qu'à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), les femmes prenaient part à la vie sociale aux côtés des hommes, cependant, ils rappellent que la société prophétique était bien différente de la notre: Elle était composée de gens très pieux (pour les musulmans) ou respectant une certaine pudeur (pour les non musulmans) et vivant en la Compagnie du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

::etoile::

Ils insistent notamment sur le fait que Aïcha (radhia Allâhou anha), quelque temps après le départ du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) de ce monde, faisait déjà la réflexion suivante: "Si le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait vu la condition des femmes actuellement (c'est à dire le changement qui a eu lieu dans leur attitude par rapport au vivant du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)…) , il leur aurait interdit de venir à la mosquée pour prier…" Selon eux, qui d'autre que Aïcha (radhia Allâhou anha) serait plus à même de comprendre l'attitude qu'aurait eu le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) par rapport aux changements ayant eu lieu dans la société ?…


Par ailleurs, selon eux, le verset ordonnant explicitement une séparation totale par un rideau entre les hommes et les femmes (il s'agit du verset suivant: "Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d'Allah, un énorme pêché.") , s'il est vrai qu'il a été révélé concernant les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), il n'en reste pas moins cependant que le principe qui y est présenté ne leur est pas spécifique.

::etoile::

Ainsi, Cheikh Ach Chanquiti (ainsi que de nombreux autres illustres exégètes du Qour'aane) dans son ouvrage “Adhwâ oul Bayân” écrit que, dans ce même verset, Allah évoque la raison motivant la nécessité de la séparation entre les hommes et femmes par un rideau en ces termes : “c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs.” … Il pose alors la question suivante: Cette protection de la pureté du cœur, si les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et les Compagnons (radhia Allâhou anhoum) en avaient besoin à cette époque, qu’en est-il des femmes et hommes des générations suivantes, ainsi que celles et ceux de notre époque ?

Voilà donc en quelque sorte les différents avis qui existent au sujet de la mixité. Il convient, en conclusion, de rappeler que cette question a toujours fait - et fait encore - l’objet de débat passionnés ; dans ces conditions, même si l'on est convaincu de la justesse d'un de ces avis et qu'on l'adopte, il serait judicieux et raisonné de notre part de garder une attitude respectable à l'égard de ceux qui ne partagent pas notre opinion, en sachant que chaque groupe de savants ont établi leur jugement à partir de références authentiques, en y développant une bonne et solide
argumentation…

Wa Allâhou A'lam !
  

Source : http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=225

::fleur:: salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh ::fleur::

:fleur!
 
   

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
♥ Allah Est La Lumière des cieux et de la terre (...) ♥

=> Soutenons l'association "Au coeur de la précarité" <=


Dernière édition par Nour_ le 28/04/2012 19:55:37; édité 2 fois
Revenir en haut
Nour_
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2009
Messages: 1 507
Sexe: Féminin
Localisation: 57

MessagePosté le: 28/04/2012 19:41:28    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
:bismillah!

Rosee Rosee Rosee
   


Serrer la main aux femmes
mardi 28 juin 2005

Question

Chers savants, que la paix soit sur vous.

J’ai un problème qui doit sûrement concerner un grand nombre de gens. Il s’agit de la poignée de mains avec les femmes, notamment avec celles qui me sont étrangères, comme mes cousines, les épouses de mes oncles ou mes belles-sœurs. C’est un problème auquel sont confrontés beaucoup de musulmans pieux, notamment à certaines occasions comme un retour de voyage, un rétablissement après une maladie, un retour de pèlerinage ou toute autre occasion similaire, où les proches, la belle famille, les voisins, les collègues se rendent visite et se félicitent les uns les autres en se serrant la main.

::etoile::

Ma question est la suivante : Est-il prouvé dans le Noble Coran ou dans la Sunnah que le fait de serrer la main aux femmes est formellement interdit dans les relations sociales ou familiales, notamment lorsqu’on est confiant qu’il n’y a pas de risque de tentation ?

::etoile::

Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî

Je ne cache pas à l’auteur de la question que le problème de la poignée de mains entre un homme et une femme est un problème complexe. Rendre un verdict islamique loin de l’extrémisme et du laxisme requiert un effort psychologique, intellectuel et scientifique, afin que le mufti puisse se libérer aussi bien de la pression des idées importées que de la pression des idées héritées, si celles-ci ne sont pas fondées sur des preuves tirées du Coran ou de la Sunnah, et afin qu’il puisse discuter et peser les différents arguments, dans le but d’aboutir à la conclusion la plus juste et la plus vraie de son point de vue de juriste.

Le vecteur directeur de son étude doit être en effet l’Agrément de Dieu, non les passions des hommes.

Avant d’entrer dans les détails, j’aimerais exclure d’office deux cas de figure qui, à ma connaissance, ne font l’objet d’aucune divergence d’appréciation entre les juristes antérieurs.

Premièrement, il est interdit de serrer la main d’une femme si cet acte est accompagné de
désir ou d’excitation sexuelle, d’un côté comme de l’autre, ou s’il y a un risque de tentation potentiellement évident. La raison en est que l’obstruction aux prétextes de la corruption (sadd adh-dharâ’i`) est une obligation, notamment lorsque se manifestent les signes avant-coureurs de cette corruption ou que se présentent les causes permettant sa réalisation. Ceci se trouve appuyé par ce qu’ont dit les juristes musulmans concernant le contact physique ou le tête-à-tête entre un homme et une de ses proches parentes (mahârim) avec qui tout mariage est définitivement interdit. Bien qu’un tel contact physique ou un tel tête-à-tête soit originellement permis, il devient interdit s’il y a lieu de craindre la mise en branle du désir [1], notamment lorsque la femme en question est par exemple pour l’homme, la fille de son épouse, la mère de son épouse, l’épouse de son père, sa sœur de lait, devant qui il peut parfois ne pas ressentir le même tabou qu’il ressentirait devant sa mère, sa fille, sa sœur, sa tante paternelle ou sa tante maternelle.


Deuxièmement, il est permis de serrer la main d’une vieille dame, sachant que celle-ci ne suscite plus de désir. Il en est de même pour la petite fille, qui ne suscite pas de désir elle non-plus. Les vieillards, ne ressentant plus de désir, sont autorisés à serrer la main d’une femme. Ces règles sont fondées sur des récits rapportant que Abû Bakr — que Dieu l’agrée — serrait la main des vieilles dames, et que `Abd Allâh Ibn Az-Zubayr loua les services d’une vieille dame qui s’occupait de lui alors qu’il était malade, qui le massait et qui lui épouillait les cheveux [2]. Ceci est d’ailleurs confirmé par le Coran, lorsqu’il parle des femmes ménopausées à qui il permet de s’alléger de certains vêtements, chose qu’il ne permet pas aux autres femmes : « Quant aux femmes ménopausées qui n’espèrent plus de mariage, nul grief contre elles si elles déposent leurs vêtements de sortie, sans cependant exhiber leurs atours. La chasteté est meilleure pour elles. Allâh est Audient et Omniscient. » [3] De même, font exception les hommes qui n’éprouvent aucun désir pour les femmes, et les enfants trop jeunes pour éprouver du désir, devant qui les croyantes ne sont pas tenues de cacher leurs atours : « ou aux domestiques mâles qui n’éprouvent pas de désir, ou aux enfants qui ignorent tout des parties cachées des femmes » [4].


Tout ce qui sort de ces deux cas de figure est matière à discussion et constitue un sujet d’étude nécessitant une fine analyse.


Certains considèrent que la femme est tenue de couvrir tout son corps, y compris le visage et les mains. Pour eux, le visage et les mains ne rentrent pas dans le cadre de l’exception énoncée par le verset : « et qu’elles ne montrent de leurs atours que ce qui en paraît » [3].

Cette exception désigne selon eux les vêtements externes ou les parties du corps de la femme qui se découvrent contre son gré, comme lorsqu’une rafale de vent soulève sa robe par exemple. Il n’est donc pas étonnant que les tenants de cet avis interdisent de serrer la main à une femme étrangère. Les mains devant être couvertes, il devient dès lors illicite pour un homme étranger de les regarder. Et si le fait de les regarder est illicite, alors, à plus forte raison, il est illicite de les toucher, car le contact physique - en l’absence duquel il ne saurait y avoir de poignée de mains - suscite davantage le désir que le regard.

Mais il est notoire que cette vision est minoritaire : la majorité des juristes musulmans, depuis les Compagnons et leurs Successeurs jusqu’aux juristes contemporains, sont d’avis que le visage et les mains rentrent dans le cadre de l’exception définie par "ce qui en paraît" [3]. Quelles sont donc les preuves avancées par ces juristes pour interdire de serrer la main, même en l’absence de désir ?

A vrai dire, j’ai recherché une preuve textuelle convaincante, mais je n’ai rien trouvé.

L’argument le plus solide qui soit avancé est l’obstruction aux prétextes de la tentation, qui est sans aucun doute un argument acceptable lorsque le désir s’éveille ou que se manifestent les signes avant-coureurs de la séduction. Mais lorsqu’un tel risque est absent, comme très souvent, quelle peut être la raison de l’interdiction ?
Certains savants ont fondé leur verdict sur le fait que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — s’abstint de serrer la main des femmes lorsqu’il reçut leur serment d’allégeance le jour de la conquête de La Mecque, ce célèbre serment ayant été évoqué dans la sourate Al-Mumtahanah. Mais il est établi que lorsque le Prophète s’abstient d’une chose, cela ne signifie pas nécessairement que cette chose est prohibée.

::etoile::

Il pouvait s’en abstenir soit parce qu’elle était prohibée, soit parce qu’elle était détestable, soit parce qu’elle n’était pas l’option la plus préférable, soit tout simplement parce qu’il n’y était pas enclin, comme par exemple lorsqu’il s’abstint de manger de la viande de lézard malgré sa licéité. Ainsi, le simple fait que le Prophète se soit abstenu de serrer la main des femmes étrangères n’est pas une preuve de la prohibition de cet acte. Il faut trouver d’autres arguments à l’appui des tenants de la prohibition.


Quoiqu’il en soit, et de toute manière, il n’y a pas unanimité sur le fait que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se soit abstenu de serrer la main aux femmes pour prendre leur serment d’allégeance. Car Umm `Atiyyah Al-Ansâriyyah — qu’Allâh l’agrée — a rapporté un récit indiquant que le Prophète a serré la main des femmes pour prendre leur serment d’allégeance, contrairement au récit authentique de la Mère des Croyants `Â’ishah — qu’Allâh l’agrée — qui l’a nié et a juré que cela n’avait pas eu lieu.

::etoile::

Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh que `Â’ishah dit : "Le Messager d’Allâh — paix et bénédiction sur lui — éprouvait les croyantes qui émigraient vers lui avec ce verset : "Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d’allégeance et jurent qu’elles n’associeront rien à Dieu, qu’elles ne voleront pas, qu’elles ne se livreront pas à la fornication, qu’elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu’elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds, et qu’elles ne te désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d’allégeance, et implore de Dieu le Pardon pour elles. Dieu est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux." [5]"

`Â’ishah dit : "A celles, parmi les croyantes , qui souscrivaient à ces conditions, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — disait verbalement : "J’accepte ton allégeance". Par Dieu, la main du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — n’a touché la main d’aucune femme pendant le serment d’allégeance. Il acceptait leur allégeance en disant simplement : "J’ai accepté ton allégeance"". [6] Commentant les propos de `Â’ishah, le Hâfidh Ibn Hajar écrit dans Fath Al-Bârî : "`Â’ishah a juré pour appuyer sa version des faits, comme si elle voulait réfuter par-là la version de Umm `Atiyyah. Car Ibn Hibbân, Al-Bazzâr, At-Tabarî et Ibn Mardawayh rapportent d’après Ismâ`îl Ibn `Abd Ar-Rahmân que sa grand-mère Umm `Atiyyah dit à propos du serment d’allégeance : « Le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - tendit sa main de l’extérieur de la maison et nous tendîmes nos mains de l’intérieur de la maison, puis il dit : "Ô Dieu, sois Témoin" ».

Dans le hadîth suivant [celui de `Â’ishah dans le [u]h[/u] d’Al-Bukhârî], Umm `Atiyyah dit dans le même ordre d’idées : « Une femme retira sa main » [7], ce qui laisse sous-entendre que les femmes prêtaient serment d’allégeance avec la main. Au premier récit de Umm `Atiyyah, on peut répondre que tendre la main de derrière un rideau indique l’acceptation de l’allégeance, même s’il n’y a pas eu de poignée de mains. Au second récit, on peut répondre que le retrait de la main indique l’ajournement de l’allégeance, ou que le serment d’allégeance s’opérait au travers d’un écran empêchant le contact des mains. Abû Dâwûd rapporte en effet dans ses Marâsîl, d’après Ash-Sha`bî, que : « Lorsque le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - prit l’allégeance des femmes, il apporta une cape qu’il posa sur sa main en disant : "Je ne sers pas la main des femmes" ». [...]

::etoile::

D’autre part, dans ses Maghâzî, Ibn Ishâq rapporte le détail suivant : « Le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - plongeait sa main dans un récipient rempli d’eau et la femme plongeait sa main avec lui dans ce récipient. » Mais il se peut aussi qu’il n’y a pas eu un seul serment d’allégeance, mais plusieurs". Cette dernière précision d’Ibn Hajar permet en effet de penser qu’à certaines occasions, le Prophète acceptait l’allégeance sans toucher la main d’aucune femme, que ce soit directement ou indirectement via un écran, comme l’a affirmé `Â’ishah, alors que dans d’autres occasions, il serrait la main des femmes via un écran empêchant tout contact physique, comme l’a rapporté Ash-Sha`bî.

Mais il arrivait aussi parfois que l’allégeance soit conclue comme mentionné par Ibn Ishâq en plongeant la main dans un récipient ou encore par une poignée de mains directe comme le laisse sous-entendre le récit de Umm `Atiyyah.

::etoile::


Parmi les éléments plaidant en faveur de la diversité des occasions, il y a le fait que `Â’ishah parlait de l’acte d’allégeance des femmes émigrées après la trêve d’Al-Hudaybiyah, alors que Umm `Atiyyah parlait de ce qui semble être le serment d’allégeance des femmes croyantes de manière générale, et de femmes médinoises comme Umm `Atiyyah la narratrice du hadîth, en particulier. Ceci explique pourquoi Al-Bukhârî a classé le hadîth de `Â’ishah dans le chapitre intitulé « Quand les croyantes viennent à toi en émigrées », et le hadîth de Umm `Atiyyah dans le chapitre intitulé « Quand les croyantes viennent te prêter serment d’allégeance ».


En citant tout ce qui précède, l’objectif est de montrer que les arguments de ceux qui soutiennent la prohibition de la poignée de mains avec une femme étrangère, sont des arguments qui ne font pas l’unanimité, contrairement à ce que pourraient croire ceux qui ne remontent pas aux sources originelles. Il existe une réelle divergence sur la question, comme nous venons de le voir. Certains savants musulmans contemporains justifient l’interdiction de serrer la main à une femme étrangère en invoquant le hadîth rapporté par At-Tabaranî et Al-Bayhaqî d’après Ma`qil Ibn Yasâr, selon qui le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Mieux vaut pour l’un d’entre vous de se voir planter une aiguille en fer dans la tête que de toucher une femme qui lui est interdite. » Al-Mundhirî dit dans son Targhîb concernant l’authenticité de ce hadith : "Les narrateurs cités par At-Tabarânî sont des hommes de confiance et figurent parmi les narrateurs cités par Al-Bukhârî".

::etoile::

L’invocation de ce hadith appelle les remarques suivantes :
  1. Les Imâms du Hadîth n’ont pas affirmé explicitement l’authenticité de ce hadîth. Des gens comme Al-Mundhirî ou Al-Haythamî se sont contenté de dire que les narrateurs du hadith sont dignes de confiance ou qu’ils figurent parmi les narrateurs cités par Al-Bukhârî. Mais cela n’est pas suffisant en soi pour établir l’authenticité du hadîth parce qu’il se peut très bien qu’il y ait une interruption dans la chaîne des narrateurs ou qu’il y ait une défaillance plus subtile qui le rend caduc. C’est pourquoi aucun des plus célèbres recueils de traditions prophétiques n’en a fait mention. Et c’est pourquoi également aucun des juristes antérieurs n’a fondé son verdict d’interdiction de serrer la main à une femme étrangère sur l’autorité de ce hadîth.

  2. Les juristes hanafites et certains juristes malékites ont stipulé que la prohibition de cet acte ne peut être établie à moins qu’il existe une preuve catégorique et indubitable, telle qu’un énoncé coranique, un hadith transmis de manière concordante (mutawâtir) ou un hadith notoire (mashhûr). Quant aux hadiths dont l’authenticité est suspecte, ce que l’on peut en déduire tout au plus, c’est le caractère détestable de la chose. L’information qu’on en tire est ainsi semblable à celle des hadiths authentiques transmis par un très petit nombre de narrateurs. Si tel est le statut réservé à des hadiths authentiques, comment en serait-il autrement pour des hadiths dont l’authenticité est discutable ?

  3. Mais admettons que le hadîth sus-mentionné soit authentique, et que l’on peut se fonder dessus pour établir la prohibition de la poignée de main avec une femme étrangère, alors il me semble dans ce cas que le lien entre la signification du hadîth et le verdict qui en est tiré, n’est pas très clair. En effet, l’expression « toucher une femme qui lui est illicite » ne désigne pas le simple contact physique, dépourvu de désir, comme lors d’une poignée de main ordinaire. Le mot "toucher" a deux acceptions lorsqu’il est employé dans le Coran ou la Sunnah :

    1. Il peut désigner le rapport sexuel, comme cela est rapporté dans le commentaire d’Ibn `Abbâs de la formule coranique : « ou si vous avez touché les femmes » [8]. Ibn `Abbâs dit en effet : ""Toucher une femme" dans le Coran signifie avoir un rapport sexuel avec elle". L’examen des versets coraniques où figurent cette expression confirme manifestement cette interprétation : « Elle dit : "Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?" » [9] ; « Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées » [10]. La Sunnah rapport par ailleurs que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - approchait ses épouses sans les toucher.

    2. Il peut désigner les préliminaires de l’acte sexuel comme les baisers, les étreintes, les caresses, etc. C’est l’interprétation formulée par certains de nos pieux prédécesseurs.
      Al-Hakîm écrit dans Al-Mustadrak `alâ As-Sahîhayn, dans le Livre de l’Hygiène : "Al-Bukhârî et Muslim ont tous deux relaté dans leurs deux Sahîh des hadîths indiquant que le toucher désigner les préliminaires de l’acte sexuel. Parmi ces hadîths, citons :
      1. Le hadîth rapporté par Abû Hurayrah : « La fornication de la main, c’est le toucher. »
      2. Le hadîth rapporté par Ibn `Abbâs : « Tu l’as peut-être seulement touchée ? »
      3. Le hadîth rapporté par Ibn Mas`ûd concernant le verset « Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour » [11]". Al-Hâkim fait allusion ici au hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après Ibn Mas`ûd : "Un homme vint trouver le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — et lui dit qu’il avait obtenu les faveurs d’une femme, en l’ayant embrassé, en l’ayant touchée de la main ou en ayant fait quelque chose de cet ordre. L’homme semblait s’enquérir de la manière dont il devait expier son péché. Allâh — Exalté soit-Il — révéla alors le verset : « Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes actions effacent les mauvaises. »" [12]

      Al-Hâkim poursuit : "Il existe également d’autres hadiths authentiques, non rapportés par Al-Bukhârî et Muslim". Il cite les suivants :
      1. `Â’ishah raconte : « Rares étaient les jours où le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — ne rendait pas visite à chacune d’entre nous [13]. Alors il nous embrassait et nous touchait, sans aller toutefois jusqu’au coït, puis lorsqu’il arrivait dans la maison de celle dont c’était le tour d’accueillir le Prophète, il restait chez elle. »
      2. `Abd Allâh Ibn Mas`ûd dit : "« Ou si vous avez touché les femmes » désigne les préliminaires de l’acte sexuel, après lesquels il faut refaire ses ablutions mineures".
      3. `Umar — qu’Allâh l’agrée — dit « Les baisers relèvent du toucher. Refaites dont les ablutions mineures après un baiser. » [14]


      C’est cette dernière opinion qui a été adoptée par les Malékites et retenue par les Hambalites. Ainsi, pour eux, le contact d’une femme qui annule les ablutions est celui qui s’accompagne de désir sexuel. C’est ainsi qu’ils ont interprété la Parole divine : « ou si vous avez touché les femmes » [8].

      C’est pourquoi le Sheikh de l’Islam Ibn Taymiyah a jugé bancale l’opinion de ceux qui ont interprété le terme "toucher" mentionné dans le verset coranique précédent comme étant le simple contact physique dépourvu de désir. À ce propos, il explique :

      « Conditionner l’annulation des ablutions par le simple contact physique est contraire aux principes directeurs de la Législation islamique, au consensus des Compagnons et aux traditions authentiques rapportées à cet égard. D’ailleurs, les tenants de cette opinion ne sont en mesure de produire aucun texte ni aucune déduction par analogie pour étayer leurs vues.

      Ainsi, si l’on dit, comme l’a fait entre autres Ibn `Umar, que le "toucher" dont il est question dans le verset « ou si vous avez touché les femmes » [8], désigne le contact de la main, le baiser ou tout acte similaire, alors il est de notoriété publique que lorsque le toucher est mentionné dans le Coran et la Sunnah, cela désigne le contact accompagné de désir, comme dans le verset traitant de la retraite spirituelle : « Et ne les touchez pas [vos épouses], pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées » [15]. En effet, il n’est pas interdit à l’homme retiré dans la mosquée pour la dévotion et l’adoration de toucher sa femme, en l’absence de désir. En revanche, il lui est interdit de la toucher si cet acte est accompagné de désir.

      Il en est de même lorsque Dieu dit : « Ô vous qui croyez ! Quand vous épousez les croyantes et qu’ensuite vous divorcez avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai de viduité » [16] ; « Nul grief contre vous si vous divorcez avec des femmes que vous n’avez point touchées » [17]. Ainsi, si un mari touche sa femme sans désir, alors, en cas de divorce, le délai de viduité n’est pas requis, le paiement de la dot n’est pas exigible, et les liens de la belle-alliance ne sont pas consacrés, comme l’affirme le consensus des savants. Ceux qui prétendent que, dans le verset « ou si vous avez touché les femmes » [8], le toucher désigne le simple contact dépourvu de désir, contreviennent à la sémantique du Coran, et plus généralement, à la sémantique du commun des mortels. En effet, lorsqu’on parle de l’acte de "toucher" entre un homme et une femme, on signifie par-là un contact physique accompagné de désir. De même, lorsqu’on emploie l’expression arabe "fouler une femme", cela signifie qu’on a un rapport sexuel avec elle et non pas qu’on lui marche dessus. » [18]

      Ibn Taymiyah dit par ailleurs dans un autre contexte : « Les Compagnons divergèrent entre eux à propos du verset « ou si vous avez touché les femmes » [8]. Certains, parmi lesquels figure Ibn `Abbâs, soutenaient que l’acte de toucher une femme désigne ici l’acte sexuel. Ils disaient : "Allâh est Pudique et Généreux. Il use des métaphores qu’Il veut pour signifier ce qu’Il veut." Cette opinion est la plus juste.

      Les Arabes et les arabisés divergèrent également quant à la signification du mot "toucher" : ce terme désigne-t-il l’acte sexuel ou bien ses préliminaires ? Les Arabes répondaient "l’acte sexuel", tandis que les arabisés répondaient "les préliminaires". Ils demandèrent alors l’arbitrage d’Ibn `Abbâs. Celui-ci donna raison aux Arabes, et récusa l’avis des arabisés. » [19]

      A travers tous ces développements, le but est de montrer que lorsque le mot "toucher" est employé pour désigner ce qu’un homme fait à une femme, cela ne renvoie pas au simple contact physique mais aux relations sexuelles, ou tout du moins aux actes préliminaires qui les précèdent comme les baisers, les étreintes et autres contacts de cet ordre qui sont accompagnés de désir et de jouissance.

      Par ailleurs, si nous examinons les hadiths authentiques rapportés d’après le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —, nous découvrons que le simple contact des mains entre un homme et une femme, sans désir et sans crainte de séduction, n’est pas interdit en soi. Bien au contraire, le Prophète lui-même a eu de tels contacts, et, sauf exception, ses actes sont pour nous un exemple et une source de législation. Allâh — Exalté soit-Il — dit en effet : « En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle à suivre » [20]. Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh, dans le Livre de la Bienséance, d’après Anas Ibn Mâlik — qu’Allâh l’agrée — que : « Toute servante de Médine pouvait prendre la main du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — et l’emmener où elle voulait ». » Dans une variante de ce récit, l’Imâm Ahmad rapporte d’après Anas également que : « Toute servante de Médine pouvait prendre le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — par la main ; il ne retirait point sa main jusqu’à ce qu’elle l’ait emmené où elle voulait. » Ce récit est également rapporté par Ibn Mâjah.

      Le Hâfidh Ibn Hajar dit dans Fath Al-Bârî : « Ce que l’on entend par l’expression « prendre par la main », c’est sa conséquence logique, à savoir la douceur et la docilité affichées par le Prophète. Cette narration dénote de la grande modestie du Messager, et ce, à plusieurs égards : d’abord, elle fait mention de la femme plutôt que de l’homme, puis elle fait mention de servantes plutôt que des femmes libres, ensuite, elle emploie l’expression "toute servante" pour indiquer que cela concerne n’importe quelle servante, et enfin, l’expression "où elle voulait" indique que le Prophète pouvait aller avec elle en n’importe quel endroit. L’expression "prendre par la main" indique que la servante avait carte blanche pour emmener le Prophète là où elle désirait. Même si elle devait faire sa course à l’extérieur de Médine, dès qu’elle lui demandait son aide pour faire cette course, celui-ci ne s’y refusait pas. Cela démontre sa grande modestie, et son innocence du moindre signe de fatuité. » [21] Dans l’ensemble, il n’y a rien à redire aux propos du Hâfidh - que Dieu lui fasse miséricorde -, si ce n’est son interprétation de l’expression « prendre par la main ». Il écarte en effet l’interprétation littérale de cette expression au profit d’une interprétation métonymique, dans le sens où l’expression exprimerait sa conséquence logique, à savoir la douceur et la docilité du Prophète. Mais cette mise à l’écart de l’interprétation littérale est discutable, car le sens voulu pour cette expression est aussi bien son sens littéral que son sens métonymique. Originellement, tout dicours doit être compris selon son sens premier et littéral, sauf s’il existe une preuve ou un contexte particulier qui permettent d’écarter le sens littéral. Dans le cas qui nous concerne ici, je ne vois pas ce qui permettrait d’écarter ce sens littéral. Bien au contraire, la variante de ce hadith rapportée par l’Imâm Ahmad, selon laquelle « il ne retirait point sa main jusqu’à ce qu’elle l’ait emmené où elle voulait » démontre clairement que c’est le sens premier et littéral qui est visé. Il est donc abusif de vouloir contorsionner ce sens ou s’en écarter.

      Plus explicite encore est ce récit rapporté dans les deux Sahihs d’après Anas Ibn Mâlik — qu’Allâh l’agrée — qui raconte : "Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — passa un jour à l’heure de la sieste chez ma tante maternelle, Umm Hirâm Bint Milhân, qui était l’épouse de `Ubâdah Ibn As-Sâmit. Il s’endormit alors chez elle, la tête posée dans son giron, pendant qu’elle lui épouillait les cheveux. [...]".

      Le Sheikh de l’Islam Ibn Hajar a récapitulé les leçons à retenir de ce hadîth : "Selon ce récit, l’invité est autorisé à faire la sieste chez ses hôtes à condition qu’il en ait reçu la permission et qu’il n’y ait aucun risque de tentation. Selon ce hadîth également la maîtresse des lieux est autorisée à servir l’invité étranger en lui offrant le repas, et en veillant à ce qu’il soit bien installé, etc. [...] En outre, elle est autorisée à lui épouiller les cheveux. Ce point a posé problème à certains. Ibn `Abd Al-Barr dit à ce sujet : « Je pense que Umm Hirâm, ou sa sœur Umm Sulaym, avait allaité le Messager d’Allâh — paix et bénédiction sur lui. Chacun d’elles était donc devenue soit sa mère soit sa tante de lait, ce qui explique pourquoi il dormait chez elle et pourquoi elle le traitait comme l’un de ses proches parents avec qui tout mariage est à jamais interdit. » Ibn `Abd Al-Barr a également rapporté des narrations indiquant que Umm Hirâm était une proche parente du Prophète, avec qui tout mariage est à jamais interdit, et ce du côté de ses tantes maternelles. La mère de `Abd Al-Muttalib, le grand-père du Prophète, était en effet de la tribu des Banû An-Najjâr.

      [...]

      D’autres affirment : "Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — était infaillible. Il pouvait contrôler ses pulsions vis-à-vis de ses épouses. Comment en serait-il alors autrement vis-à-vis de femmes étrangères, lui qui était immunisé contre toute action laide et contre toute parole obscène ? Il s’agit donc là d’une spécificité réservée au Prophète [22].

      [...]

      Le Juge `Iyâd a répondu que les spécificités du Prophète ne se fondent pas sur des interprétations probabilistes. L’infaillibilité est certes indiscutable mais la règle originelle est qu’il n’y a pas de lois spécificiques pour le Prophète et qu’il est donc permis d’imiter ses actions, à moins qu’il existe une preuve du caractère spécifique de telle ou telle action.

      Le Hâfidh Ad-Dumyâtî a surenchéri dans la réplique à ceux qui affirment la proche parenté de sang ou de lait qui existe entre le Prophète et Umm Hirâm. Il écrit : "Tous ceux qui prétendent que Umm Hirâm était une tante du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, que ce soit par les liens du sang ou par les liens du lait, se fourvoient. Car les aïeules et les nourrices du Prophète sont bien connues. Aucune d’entre elles n’était médinoise, exceptée la mère de `Abd Al-Muttalib, grand-père du Prophète, qui s’appelait Salmâ Bint `Amr Ibn Zayd Ibn Labîd Ibn Khirâsh Ibn `Âmir Ibn Ghunm Ibn `Adî Ibn An-Najjâr. Umm Hirâm était quant elle la fille de Milhân Ibn Khâlid Ibn Zayd Ibn Jundub Ibn `Âmir Ibn Ghunm Ibn `Adî Ibn An-Najjâr. Les ascendances respectives de Umm Hirâm et de Salmâ se rejoignent donc au niveau de `Âmir Ibn Ghunm, leur premier aïeul commun. Ce n’est donc que par extension que l’on peut considérer Umm Hirâm comme la tante du Prophète, mais ce lien ne les rend aucunement interdits en mariage l’un à l’autre. On retrouve une telle extension de ce lien de parenté dans une parole du Prophète concernant Sa`d Ibn Abî Waqqâs : "Voici mon oncle". Sa`d était en effet issu des Banû Zuhrah, une tribu ayant des liens de parenté avec Âminah, la mère du Prophète. Néanmoins, Sa` d n’était le frère de Âminah ni par le sang ni par le lait". Le Hâfidh Ad-Dumyâtî ajoute : "Ceci d’une part. D’autre part, le Sahîh rapporte que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — n’entrait chez aucune femme autre que ses épouses, à l’exception de Umm Sulaym. Lorsqu’on lui en fit la remarque, il expliqua : « J’éprouve de la compassion pour elle, car son frère a été tué alors qu’il était avec moi. » Le Prophète faisait allusion à Hirâm Ibn Milhân qui avait été tué à Bi’r Ma`ûnah"."

      Si ce hadîth fait état d’un exception pour Umm Sulaym, alors cette exception concerne également Umm Hirâm, dont il est question ici car, comme le rappelle Ibn Hajar, "elles étaient sœurs et habitaient dans la même maison, même si chacune d’elles avaient ses propres appartements dans cette maison. Hirâm Ibn Milhân étant leur frère à toutes les deux, le motif par lequel le Prophète a justifié pourquoi il se rendait chez Umm Sulaym est valable pour les deux.

      [...] De plus, Umm Sulaym était la mère de Anas Ibn Mâlik, le serviteur du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, et la coutume voulait que le maître fréquente ses domestiques et leurs familles et les traite comme sa famille et non comme des étrangers.

      Ad-Dumyâtî ajoute : « Rien dans le hadîth n’indique que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — était seul à seul avec Umm Hirâm, car il se pourrait fort bien que la scène se soit déroulée en présence d’un fils, d’un domestique ou d’un mari. »

      Je dirai que cela est fort probable, mais ne résoud pas réellement le problème, car il demeure que le Prophète s’est fait épouiller les cheveux par Umm Hirâm et a dormi la tête posée dans son giron. La meilleure réponse qu’on peut apporter est qu’il s’agit là d’une spécificité du Prophète. Cette réponse n’est pas empêchée par le fait que les spécificités ne peuvent être établies que sur preuve, car, précisément, la preuve est ici évidente." [23]

      Pour ma part, j’ignore où se trouve cette preuve, qu’elle soit évidente ou non. Ce que je conclus des récits mentionnés ci-dessus, c’est que le simple contact n’est pas illicite. Ainsi, s’il existe des raisons justifiant la mixité telle celle qu’il y avait entre le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et Umm Hirâm et Umm Sulaym et s’il n’y a pas lieu de craindre la tentation, alors il n’y a pas de mal à se serrer la main lorsque le besoin se présente. C’est par exemple le cas lors d’un retour de voyage, ou quand un homme rend visite à une de ses parentes non interdites en mariage (comme sa cousine ou l’épouse de son oncle) ou lorsqu’il en reçoit la visite, en particulier lorsqu’ils ne se sont pas vu depuis longtemps.

    En conclusion de cet exposé, je voudrais souligner deux choses :
    Premièrement, la poignée de mains entre un homme et une femme étrangers l’un à l’autre n’est permise que s’il n’y a pas de désir ni de crainte de séduction. S’il y a lieu de craindre la tentation d’un côté comme de l’autre, si le désir ou quelque plaisir d’ordre sexuel accompagnent l’acte, alors la poignée de mains est sans aucun doute illicite. Plus généralement, si l’une de ces deux conditions, que sont l’absence de désir et l’absence du risque de séduction, venait à manquer entre un homme et une de ses proches parentes définitivement interdites en mariage, comme sa tante maternelle, sa tante paternelle, sa sœur de lait, la fille de son épouse, l’épouse de son père ou la mère de son épouse, alors la poignée de mains devient illicite. Plus généralement encore, si ces deux conditions venaient à manquer entre un homme et un jeune adolescent, alors la poignée de mains devient illicite également. Dans certains milieux et pour certaines personnes, serrer la main à un jeune adolescent est en effet encore plus dangereux que serrer la main à une femme.
    Deuxièmement, la poignée de mains doit se limiter au strict nécessaire comme dans la situation décrite dans la question initiale. C’est le cas notamment des proches et des alliés qui sont des gens que l’on fréquente souvent et avec qui on a des liens forts. Il est préférable de ne pas accorder une poignée de main à n’importe qui, par obstruction aux prétextes de la tentation, pour s’écarter de toute situation douteuse, pour emprunter la voie la plus précautionneuse, et pour prendre exemple sur le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dans la mesure où il n’y a aucune preuve explicite stipulant qu’il ait serré la main à une femme étangère. Il est par ailleurs préférable pour le musulman pratiquant et la musulmane pratiquante de ne pas tendre la main en premier. Mais si on lui tend la main, qu’il ou elle la tende alors.
    Nous avons émis ce verdict afin que ceux qui en ont besoin en usent sans avoir le sentiment d’avoir trahi leur religion, et sans qu’ils ne fassent l’objet de réprobation de la part de ceux qui les verraient agir ainsi. Car cette question admet l’ijtihâd.
    Et Dieu est le plus Savant.


P.-S.Traduit de l’anglais et de l’arabe du site Islamonline.net.
Notes
[1] Conférer la référence hanafite, Al-Ikhtiyâr fî Ta`lîl Al-Mukhtâr, volume 4, page 155.

[2] Ibid, pages 155-156.

[3] Sourate 24, An-Nûr, La Lumière, verset 60.

[4] Sourate 24, An-Nûr, La Lumière, verset 31.

[5] Sourate 60, Al-Mumtahanah, L’Éprouvée, verset 12.

[6] Hadith rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, Livre de l’Exégèse, chapitre intitulé « Quand les croyantes viennent à toi en émigrées ».

[7] Hadith rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, Livre de l’Exégèse, chapitre intitulé « Quand les croyantes viennent te prêter serment d’allégeance ».

[8] Sourate 5, Al-Mâ’idah, La Table servie, verset 6.

[9] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 47.

[10] Sourate 2, Al-Baqarah, La Génisse, verset 237.

[11] Sourate 11, Hûd, verset 114.

[12] Hadith rapporté par Muslim dans le Livre de la Pénitence, n°40.

[13] `Â’ishah parle des épouses du Prophète.

[14] Conférer Al-Mustadrak, volume 1, page 135.

[15] Sourate 2, La Génisse, Al-Baqarah, verset 187.

[16] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les Coalisés, verset 49.

[17] Sourate 2, Al-Baqarah, La Génisse, verset 236.

[18]  Majmû` Fatâwâ Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyah, volume 21, pages 223 et 224.

[19] Ibid.

[20] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les Coalisés, verset 21.

[21] Fath Al-Bârî, volume 13.

[22] Les spécificités du Prophète désignent les choses que le commun des musulmans n’est pas autorisé à imiter car faisant l’objet de lois spécifiques pour le Prophète, comme l’autorisation de conserver sous son toit l’ensemble de ses épouses après la révélation du verset limitant la polygamie à quatre épouses au maximum.

[23]  Fath Al-Bârî, vol. 13, pp 230-231.
 



   
::fleurmauve!!  
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
   

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
♥ Allah Est La Lumière des cieux et de la terre (...) ♥

=> Soutenons l'association "Au coeur de la précarité" <=


Dernière édition par Nour_ le 28/04/2012 19:54:50; édité 1 fois
Revenir en haut
Nour_
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2009
Messages: 1 507
Sexe: Féminin
Localisation: 57

MessagePosté le: 28/04/2012 19:45:01    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
:bismillah!
rose rose rose
   

La poignée de mains avec une femme étrangère
samedi 9 juillet 2005

Question  :

Quelle est votre sentence sur la poignée de mains échangée avec une femme étrangère en dehors de toute considération de nécessité ? Par exemple, si cette poignée de mains est échangée parce qu’on serait gêné de ne pas le faire, dans le cas d’un jeune homme vivant en occident ?

Réponse de Sheikh `Abd Al-Khâliq Ash-Sharîf

Il est préférable pour le musulman d’éviter de serrer la main des femmes qui lui sont étrangères par crainte des conséquences que cela peut avoir. Cependant, il n’y a pas de prohibition catégorique vis-à-vis de cette question. Il s’agit d’une pratique détestable mais pas illicite. Par conséquent, si en occident une femme vous tend la main, il n’y a pas de mal à la serrer sans que cela n’aille jusqu’à en tirer du plaisir.
Et Allâh est le plus Savant.

P.-S.Traduit de l’arabe du site islamonline.net.
  

Source : http://www.islamophile.org/spip/La-poignee-de-mains-avec-une-femme.html

::fleur:: ::fleur:: ::fleur::

:bouquetbleu:

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
   

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
♥ Allah Est La Lumière des cieux et de la terre (...) ♥

=> Soutenons l'association "Au coeur de la précarité" <=


Dernière édition par Nour_ le 28/04/2012 19:50:41; édité 2 fois
Revenir en haut
Nour_
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2009
Messages: 1 507
Sexe: Féminin
Localisation: 57

MessagePosté le: 28/04/2012 19:46:20    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah Répondre en citant

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
rose rose rose
 
 

Question :

As-Salamou 3alaykoum,
Quel est l'avis de l’Islam sur le fait de serrer la main aux femmes non-mahram ?

Réponse :

Vous le savez sans doute, c'est quelque chose qu'il ne faut pas faire.

Mais il y a toujours des détails et des circonstances qui font qu'on se trouve obligé sans le vouloir ni le désirer (comme au travail par exemple pour ne pas se distinguer des autres ou nous attirer des ennuis).
Voici une fatwa qui répond parfaitement à ce sujet avec tout le détail requis:

http://www.islamophile.org/spip/article610.html

Extrait:

Premièrement, il est interdit de serrer la main d'une femme si cet acte est accompagné de désir ou d'excitation sexuelle, d'un côté comme de l'autre, ou s'il y a un risque de tentation potentiellement évident. La raison en est que l'obstruction aux prétextes de la corruption (sadd adh-dharâ'i`) est une obligation, notamment lorsque se manifestent les signes avant-coureurs de cette corruption ou que se présentent les causes permettant sa réalisation. Ceci se trouve appuyé par ce qu'ont dit les juristes musulmans concernant le contact physique ou le tête-à-tête entre un homme et une de ses proches parentes (mahârim) avec qui tout mariage est définitivement interdit. Bien qu'un tel contact physique ou un tel tête-à-tête soit originellement permis, il devient interdit s'il y a lieu de craindre la mise en branle du désir, notamment lorsque la femme en question est par exemple pour l'homme, la fille de son épouse, la mère de son épouse, l'épouse de son père, sa sœur de lait, devant qui il peut parfois ne pas ressentir le même tabou qu'il ressentirait devant sa mère, sa fille, sa sœur, sa tante paternelle ou sa tante maternelle.

Deuxièmement, il est permis de serrer la main d'une vieille dame, sachant que celle-ci ne suscite plus de désir. Il en est de même pour la petite fille, qui ne suscite pas de désir elle non-plus. Les vieillards, ne ressentant plus de désir, sont autorisés à serrer la main d'une femme. Ces règles sont fondées sur des récits rapportant que Abû Bakr - que Dieu l'agrée - serrait la main des vieilles dames, et que `Abd Allâh Ibn Az-Zubayr loua les services d'une vieille dame qui s'occupait de lui alors qu'il était malade, qui le massait et qui lui épouillait les cheveux. Ceci est d'ailleurs confirmé par le Coran, lorsqu'il parle des femmes ménopausées à qui il permet de s'alléger de certains vêtements, chose qu'il ne permet pas aux autres femmes...


Il faut noter enfin qu'il y a des cas de nécessités où le contact n'est pas interdit (pour sauver une vie par exemple)...

Source : http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Serrer-la-main-aux-femmes-non-mahram_…
 

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
rose rose rose
 


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
♥ Allah Est La Lumière des cieux et de la terre (...) ♥

=> Soutenons l'association "Au coeur de la précarité" <=
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 24/09/2018 00:14:57    Sujet du message: La Mixité en L'islam à Lire inch'Allah
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Avis des Savants - Fatwa Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Bienvenue sur le Forum Muslim