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Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune servante abyssine


 
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Soeurise
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MessagePosté le: 31/07/2010 17:13:04    Sujet du message: Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune servante abyssine Répondre en citant

Assalâm 3alaykum wa rahmaTuLlâhi wa barakaTuhu


Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune servante abyssine 
 

rose


Préparez vos mouchoirs in shâa Allâh...

 
Nous ne connaissons pas précisément les circonstances qui ont fait que la jeune fille abyssine se retrouva esclave à vendre à la Mecque. Nous ne savons rien de ses racines, de sa mère, de son père ou de ses ancêtres.
Ils furent très nombreux comme elle, filles et garçons, arabes et non-arabes, capturés puis mis en vente sur le marché aux esclaves de la ville. Un terrible sort attendit certains d’entre eux qui se retrouvèrent aux mains de maîtres ou de maîtresses cruels qui les firent travailler comme des bêtes de somme et les traitèrent avec une dureté extrême.
Dans cet environnement hostile, rares furent ceux qui eurent plus de chance et qui rejoignirent les foyers de gens gentils et attentionnés.

Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune fille abyssine, fit partie des plus chanceux. Elle fut achetée par le généreux et aimable 3AbduLlâh, le fils d’Abd al Muttalib. Elle devint l’unique servante de son foyer et lorsqu’il se maria avec la Dame Amina, elle s’occupa d’elle également.

Deux semaines après leurs noces, selon Barakah Radhî Allâhu 3anha, le père d’AbduLlâh vint chez eux et ordonna à son fils de se joindre à une caravane marchande en partance pour la Syrie. Amina en fut profondément attristée et s’écria :
" Que c’est étrange ! Que c’est étrange ! Comment mon mari peut-il partir pour un voyage marchand pour la Syrie alors que je suis encore une jeune mariée et que mes mains portent encore les traces de henné ? "

Le départ d’AbduLlâh fut déchirant. L’angoisse d’Amina fut si forte qu’elle s’évanouit. Barakah Radhî Allâhu 3anha, raconte : " Lorsque je vis qu’Amina était inconsciente, je me mis à hurler de tristesse et de douleur : " O maîtresse ! " Amina ouvrit les yeux et me regarda ; les larmes coulaient abondamment sur son visage. Tout en réprimant un soupir, elle me dit : " Aide-moi à me coucher, Barakah. "

Amina resta longtemps clouée au lit . Elle ne parla à personne. Elle ne regarda aucun de ceux qui lui rendirent visite, excepté 3Abd Al Muttalib, ce noble et brave vieil homme. Deux mois après le départ d’AbduLlâh, Amina m’appela à l’aube un matin et me dit, son visage rayonnant de bonheur :

" O Barakah ! J’ai vu quelque chose d’étrange en rêve. "
" Quelque chose de bon, maîtresse " lui dis-je
" J’ai vu des lumières venant de mon ventre éclairant les montagnes, les collines et les vallées autour de la Mecque. "
" Etes-vous enceinte, maîtresse ? "
" Oui Barakah, " répondit-elle " Mais je ne ressens aucune des gênes que ressentent les autres femmes. "
" Vous allez donner naissance à un enfant béni qui apportera le bien ", lui dis-je.

Aussi longtemps que 3AbduLlâh demeura absent, Amina fut triste et mélancolique. Barakah Radhî Allâhu 3anha resta à ses côtés et essaya de la réconforter et de l’égayer en lui parlant et en lui racontant toutes sortes d’histoires.

Cependant, Amina fut encore plus chagrinée lorsque 3Abd Al Muttalib vint lui dire qu’elle devait quitter sa maison et aller dans les montagnes comme l’avaient fait tous les mecquois et ceci, dans la crainte d’une attaque imminente du roi du Yémen, un dénommé Abraha. Amina lui répondit qu’elle était bien trop affligée et faible pour partir pour les montagnes. Elle insista sur le fait qu’Abraha ne pourrait jamais entrer à la Mecque et détruire la Ka3bah car celle-ci était protégée par le Seigneur 3azza wa jal. 3Abd Al Muttalib devint très agité alors qu’il n’y avait, sur le visage d’Amina, pas le moindre signe de crainte. Sa certitude que la Ka3bah ne serait pas touchée était fondée. L’armée d’Abraha conduite par un éléphant en avant-garde fut détruite avant qu’elle puisse entrer à la Mecque.

Jour et nuit, Barakah Radhî Allâhu 3anha veilla sur sa maîtresse. Elle raconte : " Je dormais au pied de son lit et j’entendais ses gémissements la nuit lorsqu’elle appelait son mari absent. Ses souirs me réveillaient et je tentais de la réconforter et de lui donner du courage. "

La première partie de la caravane qui se rendit en Syrie rentra et fut joyeusement accueillie par les les familles des commerçants de la Mecque. Barakah Radhî Allâhu 3anha se rendit secrètement à la demeure d’Abd Al Muttalib pour avoir des nouvelles d’AbduLlâh mais il ne put lui en donner aucune. Elle retourna auprès d’Amina sans rien lui dire de ce qu’elle vit ou de ce qu’elle entendit de peur de l’attrister davantage. Finalement, la caravane toute entière rentra mais toujours aucune nouvelle d’AbduLlâh.

Plus tard, Barakah Radhî Allâhu 3anha se trouva chez 3Abd Al Muttalib lorsque la nouvelle du décès d’AbduLlâh vint de Yathrib. Elle raconte : "Quand j’entendis la nouvelle, je me mis à hurler. Je ne sais pas ce que je fis après cela à part courir chez Amina et me lamenter sur le sort de l’absent qui ne rentrerait plus jamais, me lamenter sur le bien-aimé que nous attendîmes si longtemps, sur le plus beau jeune homme de la Mecque, sur 3AbduLlâh, la fierté des Quraysh. "

" Quand Amina entendit la douloureuse nouvelle, elle s’évanouit et je demeurai à son chevet tandis qu’elle oscilla entre la vie et la mort. Il n’y avait personne d’autre que moi dans la maison d’Amina. Je la soignais et veillais sur elle de jour comme de nuit jusqu’à qu’elle donne naissance à son enfant, " Muhammad ", Salla Allâhu 3alayhi wa salâm , une nuit où les cieux resplendirent de la Lumière de Dieu. "

Lorsque Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm naquit, Barakah Radhî Allâhu 3anha fut la première à le tenir dans ses bras. Son grand-père vint et l’emmena à la Ka3bah. La Mecque toute entière célébra sa naissance.

Barakah Radhî Allâhu 3anha demeura auprès d’Amina tandis que Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm fut envoyé à la campagne, sous l’atmosphère vivifiante du désert, confié aux bons soins de la dame Halimah. Au bout de cinq ans révolus, il fut ramené à la Mecque et sa mère le reçut avec tendresse et amour. Barakah Radhî Allâhu 3anha l’accueillit avec une grande joie, une impatience comblée et beaucoup d’admiration.

Lorsque Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm eut atteint 6 ans, sa mère décida de se rendre sur la tombe de son mari, AbduLlâh, à Yathrib. A la fois Barakah Radhî Allâhu 3anha et 3Abd al Muttalib tentèrent de l’en dissuader. Toutefois Amina était déterminée. Un matin, ils se mirent en route - Amina, Barakah Radhî Allâhu 3anha et Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm, tous trois installés sur un palanquin monté sur un grand chameau faisant partie d’une imposante caravane en partance pour la Syrie. Afin de protéger le tendre enfant de toute tristesse et de toute inquiétude, Amina dissimula à Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm le fait qu’ils faisaient ce voyage pour voir la tombe de son père 3AbduLlâh.

La caravane se déplaça à vive allure. Barakah Radhî Allâhu 3anha tenta de consoler Amina dans l’intérêt de son fils. La plupart du temps durant le voyage, l’enfant dormait avec ses bras autour du cou de Barakah.

La caravane mit dix jours à atteindre Yathrib. Le jeune Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm fut confié à ses oncles maternels du clan des Banu Najjar le temps qu’Amina puisse se rendre sur la tombe d’AbduLlâh. Chaque jour durant quelques semaines, elle se recueillit ainsi sur la tombe de son défunt mari. Elle était inconsolable, consumée de tristesse.

Sur le chemin de retour vers la Mecque, Amina tomba sérieusement malade. A mi-chemin entre Yathrib et la Mecque, à un endroit appelé Al Abwa, ils s’arrêtèrent. La santé d’Amina se détériora rapidement. Une nuit très sombre, une très forte fièvre la gagna. Elle appela Barakah d’une voix étouffée.

Barakah Radhî Allâhu 3anha raconte : " Elle murmura à mon oreille : Ô Barakah, je vais bientôt quitter ce monde. Je te confie mon fils Muhammad. Il a perdu son père alors qu’il était encore dans mon ventre. Le voici qui perd sa mère sous ses propres yeux. Sois une mère pour lui, Barakah, et ne le quitte jamais.

" Mon cœur se brisa à ces mots et je ne pus contenir mes sanglots et mes gémissements. L’enfant fut affligé par mes cris et se mit à pleurer. Il se jeta dans les bras de sa mère et se cramponna à son cou. Elle rendit son dernier soupir puis fut silencieuse à jamais. "

Barakah Radhî Allâhu 3anha pleura. Elle pleura amèrement. Elle creusa de ses propres mains une tombe dans le sable. Elle y enterra Amina et la mouilla de toutes les larmes que son cœur pouvait encore contenir.

Barakah Radhî Allâhu 3anha retourna à la Mecque avec l’enfant désormais orphelin et le plaça sous la protection de son grand-père. Elle demeura à ses côtés dans cette demeure afin de s’occuper de lui. Lorsque 3Abd Al Muttalib mourut deux ans plus tard, elle se rendit avec l’enfant à la maison de son oncle Abû Tâlib et continua à veiller au moindre de ses besoins jusqu’à qu’il atteigne l’âge adulte et qu’il épouse la dame Khadîjah Radhî Allâhu 3anha.

Barakah Radhî Allâhu 3anha demeura ensuite avec Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm et Khadîjah Radhî Allâhu 3anha dans une maison appartenant à Khadîjah. " Je ne l’ai jamais quitté et il ne m’a jamais quittée. " a-t-elle dit.

Un jour, Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm l’appela ainsi : " Ya Ummah ! " (il l’appelait toujours ’Mère’). " Je suis maintenant un homme marié et tu es toujours célibataire. Que dirais-tu d’une personne qui viendrait te demander en mariage ? " Barakah Radhî Allâhu 3anha regarda Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm et lui dit : " Je ne te quitterai jamais. Est-ce qu’une mère abandonne son enfant ? " Muhammad sourit et embrassa sa tête. Il regarda sa femme Khadija Radhî Allâhu 3anha et lui dit : " C’est Barakah. C’est ma mère après ma véritable mère. Elle est tout ce qui reste de ma famille. "

Barakah Radhî Allâhu 3anha regarda la dame Khadija Radhî Allâhu 3anha qui lui dit : " Barakah, tu as sacrifié ta jeunesse pour le bonheur de Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm. Maintenant il veut rembourser une partie de la dette qu’il a envers toi. Pour moi et pour lui, accepte de te marier avant que tu ne sois trop âgée. "

" Qui dois-je épouser, ma Dame ? " demanda Barakah.
" Ubayd ibn Zayd de la tribu de Khadraj de Yathrib. Il est venu pour demander ta main. Je t’en prie, ne refuse pas. "

Barakah Radhî Allâhu 3anha accepta. Elle épousa Ubayd ibn Zayd et alla avec lui à Yathrib. Là elle donna naissance à un fils qu’elle appela Ayman et depuis lors les gens l’appelèrent " Umm Ayman " (la mère de Ayman).

Son mariage toutefois ne dura pas très longtemps. Son mari mourut et elle retourna à nouveau à la Mecque pour vivre avec son ’fils’ Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm dans la maison de la dame Khadija Radhî Allâhu 3anha. A cette époque vivaient sous ce même toit Ali Ibn Abî Tâlib Radhî Allâhu 3anhu, Hind (la fille de Khadija de son premier mariage) Radhî Allâhu 3anha, et Zayd ibn Harithah Radhî Allâhu 3anhu.

Zayd Radhî Allâhu 3anhu était un arabe de la tribu de Kalb qui fut capturé étant enfant et amené à la Mecque pour être vendu au marché d’esclaves. Il fut acheté par le neveu de Khadîjah Radhî Allâhu 3anha et mis au service de celle-ci. Dans le foyer de Khadîjah, le jeune homme s’attacha à Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm et se mit à son service. Leur relation était semblable à une relation père fils. A tel point que lorsque le père de Zayd vint à la Mecque à sa recherche, Zayd eut le choix donné par Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm entre suivre son père ou rester avec lui. La réponse de Zayd Radhî Allâhu 3anhu à son père fut la suivante :

" Je ne quitterai jamais cet homme. Il m’a traité avec noblesse, comme un père traiterait son fils. Pas un seul jour, je me suis senti esclave. Il s’est bien occupé de moi. Il est gentil et aimable avec moi. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour me rendre heureux. Il est le plus noble des hommes et la meilleure des créatures. Comment pourrais-je le quitter et partir avec toi ? … Je ne le quitterai jamais. "

Plus tard, en public, Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm proclama la liberté de Zayd Radhî Allâhu 3anhu. Toutefois , Zayd continua de vivre avec lui comme un membre de son foyer et resta à son service.

Quand Muhammad Salla Allâhu 3alayhi wa salâm fut béni par la mission Propétique, Barakah Radhî Allâhu 3anha et Zayd Radhî Allâhu 3anhu furent parmi les premiers à croire au message qu’il proclamait. Ils subirent avec les premiers musulmans la persécution que leur infligèrent les Quraysh.

Barakah Radhî Allâhu 3anha et Zayd Radhî Allâhu 3anhu rendirent de précieux services à la mission du Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm. Ils agirent à la manière d’un service secret s’exposant à la punition et à la persécution des Qurayshites, risquant leurs vies pour obtenir des informations sur les plans et les conspirations des mécréants.

Une nuit, les mécréants bloquèrent les routes conduisant à la maison d’Al Arqam où le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm rassemblait ses Compagnons régulièrement pour leur apprendre les enseignements de l’Islâm. Barakah Radhî Allâhu 3anha fut chargée de transmettre au Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm une information urgente de la part de Khadija Radhî Allâhu 3anha. Elle risqua sa vie en essayant d’atteindre la maison d’Al Arqam. Lorsqu’elle arriva et transmit le message au prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm, il sourit et lui dit : " Tu es bénie, Umm Ayman. Sûrement tu as une place au Paradis. " Une fois Umm Ayman partie, le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm regarda ses Compagnons et demanda : " Si quelqu’un parmi vous désire épouser une femme des gens du paradis, qu’il épouse Umm Ayman. "

Tous les Compagnons demeurèrent silencieux et ne dirent mot. Umm Ayman n’était ni belle ni attirante. Elle avait à l’époque environ cinquante ans et paraissait plutôt fragile. Zayd ibn al-Harithah Radhî Allâhu 3anhu s’avança cependant et dit : " Messager de Dieu, je me marierai avec Umm Ayman. Par Dieu 3azza wa jal, elle est mieux qu’une femme gracieuse et belle."

Zayd et Umm Ayman se marièrent et furent bénis par la naissance d’un fils qu’ils nommèrent Usâma. Le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm aimait Usâma comme son propre fils. Il jouait souvent avec lui, l’embrassait et le nourrissait lui-même. Les musulmans disaient : " Il est le fils bien-aimé du bien-aimé ". Dès le plus jeune âge, Usâma Radhî Allâhu 3anhu se distingua au service de l’Islâm et plus tard le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm lui confia de lourdes responsabilités.

Lorsque le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm émigra vers Yathrib, qui serait connue plus tard sous le nom de Médine, il laissa Umm Ayman Radhî Allâhu 3anha à La Mecque pour s’occuper de certaines de ses affaires en son foyer. Finalement, elle émigra vers Médine par ses propres moyens. Elle fit le long et pénible voyage à travers le désert et le terrain montagneux à pied. La chaleur était accablante et les tempêtes de sable lui cachaient la route mais elle persista, portée par son amour profond et son attachement pour le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm. Lorsqu’elle arriva à Médine, ses pieds étaient endoloris et enflés et son visage était couvert de sable et de poussière.

" Ya Umm Ayman ! Ya Ummi ! ( O Umm Ayman ! O ma mère ! ) Il y a pour toi une place au Paradis ! " s’exclama le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm lorsqu’il la vit. Il essuya son visage et ses yeux, lui massa les pieds et lui frictionna les épaules de ses douces mains.

A Médine, Umm Ayman Radhî Allâhu 3anha joua un rôle prépondérant dans les affaires des musulmans. A Uhud, elle distribua de l’eau aux assoiffés et s’occupa des blessés. Elle accompagna le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm à certaines expéditions, à Khaybar et Hunayn par exemple.

Son fils Ayman Radhî Allâhu 3anhu un Compagnon dévoué du Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm tomba martyr à Hunayn dans la huitième année après l’hégire. Le mari de Barakah, Zayd Radhî Allâhu 3anhu, fut tué à la batailla de Mu’tah en Syrie après une vie de bons et loyaux services rendus au Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm et à l’Islâm. Barakah à cette époque avait environ soixante-dix ans et demeurait la plupart du temps chez elle. Le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm accompagné d’Abû Bakr et `Umar, Radhî Allâhu 3anhum, lui rendait souvent visite et lui demandait : " Yâ Ummi ! (Ô Mère !) Vas-tu bien ? " et elle lui répondait : " Je vais bien, Ô Messager de Dieu aussi longtemps que l’Islâm se porte bien. "


Après que le Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm mourut, on vit souvent Barakah Radhî Allâhu 3anha les yeux en larmes. On lui demanda un jour : " Pourquoi pleures-tu ? ". Elle répondit :  " Par Dieu, je savais que le Messager de Dieu Salla Allâhu 3alayhi wa salâm mourrait un jour mais je pleure maintenant parce qu’il a été mis un terme à la Révélation. "

Barakah Radhî Allâhu 3anha était unique dans le sens où elle fut la seule à être aussi proche du Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm tout au long de sa vie, de sa naissance à sa mort. Sa vie fut entièrement consacrée au service du foyer du Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm. Elle demeura profondément attachée à la personne du noble, gentil et attentionné Prophète Salla Allâhu 3alayhi wa salâm. Par dessus tout, sa dévotion à l’Islâm fut forte et inébranlable.

Elle mourut durant le Califat de 3Uthman Radhî Allâhu 3anhu. Ses racines étaient inconnues mais sa place au Paradis, elle, est assurée... :coeurs::

[Source : Traduit de "Companions of The Prophet", Vol.1, écrit par 3Abdul Wâhid Hâmid.]
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MessagePosté le: 31/07/2010 17:13:04    Sujet du message: Publicité
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MessagePosté le: 31/07/2010 18:04:27    Sujet du message: Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune servante abyssine Répondre en citant
Wa 'alykoum salam wa RahmatouLlah y wa Barakatou 
:bismillah!   
::etoile:: اللهم صلي و سلم و بارك على سيدنا محمد ::etoile::  
SoubhanAllah, wa la hawla wa la qouwata illa biLlah 
Je ne me lasse pas de l'histore de cette Noble femme Baraka -RadiAllahou 'anha- 
Qu'Allah lui fasse miséricorde à elle ainsi qu'a sa famille! Amine 
Rabbi barek ma Cerise de nous avoir posté son recit 
Allahy nawrek! Amine 
Ma'a salama 

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MessagePosté le: 24/09/2018 00:16:36    Sujet du message: Barakah Radhî Allâhu 3anha, la jeune servante abyssine
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