Forumuslim : Une question, une réponse



Recherche Avancée


 Message du Forum 
Le Guide des meilleurs restos Halal


=>>Aider ACDLP à s'agrandir avec vos dons<<=

Afficher votre pub ici ?
   
  
               
           
       
LA PRIERE (SALAT)


 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> La Médiathèque -> Livres sur l'Islam -> Sahih Boukhari
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 20/11/2009 19:28:56    Sujet du message: LA PRIERE (SALAT) Répondre en citant
LA PRIERE (SALAT) 
 


Comment la prière fut imposée lors du Voyage Nocturne ?

Selon Ibn ‘Abbas, au cours de son entretien avec Héraclius, Abou Sofiane Ben Harb a dit : « Il nous a prescrit – c’est-à-dire le Prophète – la prière, la sincérité et la retenue. »

…Selon Ibn Hazem et Anas Ben Malik, le Prophète a dit : « Dieu ordonna à ma communauté de faire cinquante prières (par jour). Comme je revenais (de retour du Voyage Nocturne) avec cette ordonnance je passai près de Moïse. – Que t’as ordonné Dieu à l’égard de ta communauté ? me demanda-t-il. - Il m’a prescrit cinquante prières, lui répondis-je. – Retourne vers le Seigneur, me conseilla Moïse, ta communauté ne peut faire cela. – Je revins auprès de Dieu qui réduisit le nombre de moitié. En passant auprès de Moïse je lui dis : - On a réduit de moitié (le nombre de prières). – Retourne vers le Seigneur, insista Moïse, ta communauté ne pourra faire cela. – Je repartis selon les recommandations de Moïse auprès de Dieu qui réduisit à nouveau le nombre de moitié. En revenant près de Moïse, je lui communiquai la nouvelle de la réduction. – Retourne vers le Seigneur, me dit-il, car ta communauté n’aura pas assez de force pour cela. – Je repartis encore vers le Seigneur qui me dit : - Ce sera cinq prières (par jour) qui équivaudront à cinquante, car il n’y a pas de changements dans Mes Paroles. Je m’en allai vers Moïse et il renouvela ses exhortations. – J'ai honte du Seigneur, lui avouai-je. Alors Gabriel m’accompagna jusqu’au lotus de la limite (Sidrata el mountaha) ; il est recouvert de couleurs que je ne peux décrire et je pénétrai dans le Paradis, qui abritait des coupoles de perles et dont le sol était de musc. »

‘Aïcha la mère des Croyants a dit : « En prescrivant les prières, Dieu les limita à deux reka’as (prosternations) tant pour les agglomérations que dans les voyages. La prière du voyage fut laissée telle qu’elle, et celle pratiquée dans les zones urbaines, prolongée. »

L’obligation de faire la prière avec un vêtement

De ces Paroles de Dieu : « (Ô fils d’Adam) Revêtez vos plus beaux habits à quelques lieux de prière (que vous alliez). » (Coran 7.31)

Celui qui prie enveloppé dans une seule pièce de tissu. Selon Salama Ben El Anoua’ le Prophète a dit : « L’habit doit être maintenu, ne serait-ce qu’avec une épine. »

Le Prophète a prescrit que la tournée processionnelle (autour de la Ka’ba) ne devait pas se faire sans vêtements.

Lorsqu’on porte un voile noué sur la nuque durant la prière

Abou Hazem a dit : « On effectuait la prière avec le Prophète en étant enveloppé dans un voile noué sur les épaules. »

Mohammed Ben El Monkadir a dit : « J’ai vu Djâbir Ben ‘Abdallah accomplir la prière, enveloppé dans un seul voile. Djâbir prétendait avoir vu le Prophète effectuer sa prière tout en étant drapé dans un seul voile. »

Quand on fait la prière enveloppé dans un seul voile

Zohri a dit : « « Etre enveloppé », signifie quelqu’un qui s’entoure le haut du corps et qui croise les deux bouts du voile sur ses épaules ou les rabat sous ses coudes. »

Oum Hani a dit : « Le Prophète se drapa dans un voile et croisa les deux bouts sur ses épaules. »

Quand un Musulman accorde sa protection à un autre Musulman

Abou Mora, esclave affranchi de Oum Hani a entendu celle-ci dire : « L’année de la prise de la Mecque, je m’en allai vers l’Envoyé de Dieu alors qu’il était en train de se laver et que Fatima sa fille, le dissimulait à la vue. Je le saluai et il demanda : - Qui est là ? – C’est moi, Oum Hani, fille d’Abou Talib, lui répondis-je. – Bienvenue à Oum Hani, me lança-t-il. Une fois sa toilette terminée, il se leva et pria huit reka’as, drapé dans un seul voile. Quand il eut fini, je lui exposai (les raisons de ma venue) - Ô Envoyé de Dieu, lui dis-je, le fils de ma mère s’apprête à tuer un homme qui est sous ma sauvegarde, il s’agit d’un tel, fils de Hobaïra. – Ô Oum Hani, repartit l’Envoyé de Dieu, notre protection s’étend à ceux que tu as pris sous ta garantie. Tout ceci se passait durant la matinée, précisa Oum Hani. »

Quand on prie enveloppé d’un seul voile, ce voile doit couvrir les épaules

Selon Abou Horaïra, l’Envoyé de Dieu a dit : « Personne, de vous ne fera la prière enveloppé dans un seul voile, sans mettre quelque chose sur ses épaules. »

Abou Horaïra a dit : « J’atteste que j’ai entendu l’Envoyé de Dieu déclarer : - Celui qui prie enveloppé dans un seul voile, devra croiser les bouts (sur ses épaules). »

Des voiles noués autour du cou

Sahl a dit : « Certains fidèles priaient avec le Prophète et ils portaient des voiles noués autour du cou à la manière dont on revêtait les enfants ; on conseillait aux femmes de ne pas redresser la tête tant que les hommes n’étaient pas encore tout à fait assis. »

Des vêtements pour la prière

El Hassan a dit : « Il existe des vêtements qui sont tissés par les mages, il n’y a pas d’inconvénient à les porter. »

Ma’mar a dit : « J’ai vu Zohri vêtu avec des effets du Yémen dont la teinture avait été préparé avec l’urine (d’animaux). »

‘Ali effectua la prière avec un vêtement qui n’avait jamais été lavé auparavant.

De la prière lorsqu’on est vêtu de chemise, pantalon, caleçon et pardessus

Abou Horaïra a dit : « Un homme interrogea le Prophète sur la prière accomplie par quelqu’un qui est vêtu d’un seul voile. – Qui parmi vous a la possibilité de posséder deux vêtements ? répondit le Prophète. Par la suite, un homme posa une question identique à ‘Omar : « Si Dieu vous a favorisé dans le bien, faites-en usage, répondit celui-ci. Un homme revêtira tous ses vêtements pour accomplir la prière, un autre portera un voile et une veste, un voile et une chemise, un voile et un pardessus, un pantalon et une veste, un pantalon et une chemise, un pantalon et un pardessus, un caleçon et un pardessus ou un caleçon et une chemise. - Il me semble qu’il a dit aussi : - Un caleçon et une veste, ajoute Abou Horaïra. »

Les parties honteuses doivent être cachées

Abou Sa’id El Khodry a dit : « Le Prophète a proscrit l’enveloppement généralisé (qui emprisonne tous les membres) ainsi que l’accroupissement de l’homme qui ne possède qu’un seul voile laissant découvrir les parties honteuses. »

Il est interdit aux polythéistes d’effectuer le pèlerinage à la Mecque

Abou Horaïra a dit : « Durant ce pèlerinage (qui précéda le pèlerinage d’Adieu), Abou Bakr m’envoya à Mina, le jour du Sacrifice, à la tête du groupe des muezzins, pour avertir qu’aucun polythéiste ne devait plus effectuer le pèlerinage (à la Mecque) à compter de cette année, et pour annoncer que la tournée processionnelle en état de nudité était désormais interdite. »

La prière effectuée sans veste

Mohammed Ben El Monkadir a dit : « Je pénétrai chez Djâbir Ben ‘Abdallah pendant qu’il effectuait la prière, enveloppé d’un voile, sa veste posée (près de lui). Quand il acheva sa prière, nous lui dîmes : - Ô Abou ‘Abdallah, tu pries alors que tu as enlevé ta veste ? – Oui, répondit-il, car j’ai tenu à ce que des ignorants tels que vous me voient ainsi, tandis que moi j’ai vu le Prophète prier de cette façon. »

Ce qui a été rapporté au sujet de la cuisse

Selon Ibn ‘Abbas, Djarhad et Mohammed Ben Djahach, le Prophète considérait la cuisse comme une des parties honteuses.

De celui qui recouvre son genou


Abou Moussa a dit : « Lorsque ‘Othman entra, le Prophète recouvrit son genou. »


De celui qui appuie sa cuisse contre celle d’un autre

Zeïd Ben Tabit a dit : « Dieu fit descendre une Révélation sur le Prophète pendant que sa cuisse était appuyée contre la mienne et (durant la Révélation) sa cuisse devint si pesante que j’eus peur que la mienne ne se rompe. »

Dans combien de vêtements la femme doit effectuer sa prière ?

‘Ikrima a dit : « Quand la femme couvre son corps entièrement avec un voile, elle peut prier de cette façon. »

Des Croyantes qui assistent à la prière de l’aurore

‘Aïcha a dit : « Des femmes parmi les Croyantes participaient à la prière de l’aurore (fedjr) qu’accomplissait l’Envoyé de Dieu. Elles étaient recouvertes par leurs voiles et (dès la prière terminée), elles repartaient vers leurs habitations sans être reconnues. »

Quand on fait la prière vêtu d’un voile à motifs et qu’on regarde ces motifs

Selon ‘Aïcha, le Prophète était en train de prier quand il regarda les motifs qui ornaient sa khamissa. Ayant terminé son office, il dit : « Qu’on remette cette khamissa à Abou Djahm et qu’on m’apporte son inbidjaniya (vêtement uni) car ma khamissa a occupé mon esprit durant la prière. »Selon ‘Aïcha le Prophète a dit : « J’ai vu les motifs (de la khamissa) pendant la prière et j’ai peur, que cela m’ait distrait. »

Quand quelqu’un prie vêtu d’un tissu quadrillé ou à motifs, sa prière est-elle compromise ?

Anas a dit : « ‘Aïcha possédait un tissu avec des motifs et elle avait confectionné un rideau pour un coin de sa chambre.– Enlève ce tissu à motifs, lui dit un jour le Prophète, ces dessins n’arrêtent pas d’occuper mon esprit pendant la prière. »

De celui qui fait la prière dans un faroudj de soie puis l’enlève après

‘Oqba Ben ‘Amir a dit : « Un faroudj de soie avait été offert au Prophète et celui-ci le revêtit et effectua la prière ainsi habillé. Puis, quand la prière fut terminée, il ôta soudainement le faroudj comme s’il en éprouvait de l’aversion et s’écria : - Ce vêtement ne convient pas à celui qui craint Dieu ! »

(Le faroudj est un vêtement en forme de veste dont, la partie rapportée part de la taille et descend sur les hanches formant une sorte de queue et que portaient certains peuples étrangers en Arabie).


La prière effectuée avec des vêtements rouges



Abou Djohaïfa a dit : « J’ai vu l’Envoyé de Dieu dans une tente de cuir rouge. J’ai vu aussi Billal recueillir l’eau des ablutions de l’Envoyé de Dieu et les gens se presser pour en saisir quelques gouttes et s’en frotter aussitôt qu’ils le pouvaient, tandis que ceux qui n’avaient pu en recueillir, se contenter de toucher les mains encore mouillées des fidèles. Puis, je vis Billal s’emparer d’une pique et la planter sur le sol. Le Prophète apparut alors, il portait une tunique rouge et, relevant les pans, il se mit face à la pique et effectua deux reka’as avec les gens, tandis que les hommes et les animaux allaient et venaient devant la pique. »

La prière sur la glace, les passerelles et les terrasses

Abou ‘Abdallah (El Bokhari) a dit : « Hassan El Basri ne voyait pas d’inconvénient à accomplir la prière sur la glace ou sur les passerelles…. »

Abou Horaïra effectua la prière sur la terrasse de la mosquée et cet office était dirigé par un imam (placé à un niveau plus bas).

Ibn ‘Omar effectua la prière sur la neige.

Le minbar (la chaire) du Prophète

Abou Hazem a dit : « On interrogea Sahl Ben Sa’d en quoi était fait le minbar (du Prophète), il répondit : - Il ne reste plus personne au monde pour le savoir mieux que moi. Il était construit en bois de tamaris de la région d’El Ghaba et a été fabriqué par un tel (foulane), (esclave) affranchi d’une telle, pour le compte de l’Envoyé de Dieu. Quand le minbar fut terminé et placé (à l’intérieur de la mosquée), l’Envoyé de Dieu monta dessus, se tourna vers la Qibla (la Mecque) et prononça le tekbir. Les gens étant derrière lui, le Prophète récita du Coran, accomplit une génuflexion et ils s’inclinèrent aussi. Ensuite, il redressa la tête, descendit à reculons et vint se prosterner sur le sol. Après cela, il remonta une nouvelle fois sur le minbar, récita du Coran, fit une génuflexion, se redressa et redescendit à reculons avant de se prosterner par terre. Tel est le récit de ce minbar. » ‘Ali Ben ‘Abdallah a dit : « Ahmed Ben Hanbal me questionna sur ce Hadith en me disant : - Je voulais seulement faire ressortir à travers ce Hadith que le Prophète était placé au-dessus des fidèles et qu’il n’y a pas d’objection à ce que l’imam en fasse de même. »

De l’imam et des vœux d’abstinence

Selon Anas Ben Malik, l’Envoyé de Dieu ayant fait une chute de cheval, il s’écorcha la jambe – ou l’épaule –. Aussi, il jura de faire vœu de chasteté pendant un mois et se retira dans une retraite qui comportait des marches en tronc de palmier. Ses compagnons vinrent le voir, il accomplit la prière avec eux, tout en restant assis tandis qu’eux-mêmes se tenaient debout. Lorsqu’il eut formulé les salutations finales, il dit : « L’imam n’existe que parce qu’il constitue un modèle. S’il prononce le tekbir, faites de même, lorsqu’il s’incline, inclinez-vous, quand il se prosterne, prosternez-vous et s’il prie debout, accomplissez votre prière debout. »Le vingt-neuvième jour, le Prophète descendit de sa retraite. « Ô Envoyé de Dieu, lui dit-on, tu n’as pas terminé ton mois ! – Ce mois-ci est de vingt-neuf jours, leur répondit-il. »

La prière sur une embarcation

Djâbir Ben ‘Abdallah et Abou Sa’id firent la prière debout sur une embarcation.

El Hassan a dit : « Tu prieras debout si cela ne doit pas incommoder tes compagnons (de bord), autrement fais ta prière assis. »

De la prière sur une natte

Selon Anas Ben Malik, sa grand-mère Molaïka convia un jour l’Envoyé de Dieu à venir manger chez elle. Elle lui prépara un repas et quand il eut terminé de manger, le Prophète dit : « Levez-vous, je vais accomplir la prière avec vous. Je me levai, dit Anas, et allai rapporter une natte devenue noire pour avoir été longtemps utilisée et versai de l’eau dessus. Le Prophète se mit debout et nous nous rangeâmes, moi et l’orphelin derrière lui et la vieille en arrière. L’Envoyé de Dieu pria deux reka’as en notre compagnie et sortit. »

(L’orphelin en question s’appelait Domaïra Ben Abou Domaïra, esclave affranchi par le Prophète.)

La prière sur une petite natte

Maïmouna a dit : « L’Envoyé de Dieu effectuait la prière sur une petite natte. »

La prière sur un lit ou des vêtements

Anas fit sa prière sur un lit.

Anas Ben Malik a dit : « Nous accomplissions la prière avec le Prophète et certains fidèles priaient sur leurs vêtements (en guise de natte). »

La prosternation sur un vêtement dans les fortes chaleurs

El Hassan a dit : « Les gens se prosternaient sur leurs turbans ou sur leurs capuchons en posant leurs mains sur les manches de leurs habits. »

Anas Ben Malik a dit : « Quand nous exécutions la prière avec le Prophète, l’un de nous étalait le bout de son vêtement (sur le sol), en raison de la forte chaleur qui émanait du lieu où nous nous prosternions. »

De celui qui n’accomplit ni génuflexions, ni prosternations dans sa prière

Selon Abou Waïl, Hodaïfa vit un homme qui accomplissait sa prière sans exécuter de génuflexions ni de prosternations. Lorsque l’homme eut terminé de prier, Hodaïfa lui dit : « Tu n’as pas effectué ta prière (correctement) ; et je crois, précise Abou Waïl, qu’il ajouta : Si tu venais à mourir, tu n’aurais pas respecté la tradition établie par Mohammed. »

Le fait d’écarter les bras et de dévoiler les aisselles durant la prosternation

Selon ‘Abdallah Ben Malik Ben Bohaïna, lorsqu’il accomplissait la prière, le Prophète écartait tellement les bras (durant la prosternation) qu’on observait la blancheur de ses aisselles.

Du mérite de se tourner vers la Qibla

Abou Homaïd rapporte que selon le Prophète, le fidèle doit diriger l’extrémité de ses pieds vers la Qibla.

Selon Anas Ben Malik, l’Envoyé de Dieu a dit : « Celui qui priera selon notre prière, qui s’orientera vers notre Qibla et qui mangera (la chair) des animaux égorgés selon nos rites, celui-là est le véritable Musulman qui a pris un engagement envers Dieu et son Envoyé. Gardez-vous de trahir Dieu dans vos serments. »

La vie et les biens du Musulman sont sacrés

Maïmoun Ben Siyah demanda à Anas Ben Malik : « Ô Abou Hamza, lui dit-il, qu’est-ce qui fait que la vie et les biens d’un homme sont sacrés ?

– Celui qui atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité en dehors de Dieu, répondit Anas, qui se tourne vers notre Qibla et effectue notre prière, qui mange la viande des animaux égorgés selon notre rite est un Musulman. Il possède les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Musulmans. »

La Qibla des habitants de Médine, de Syrie et ceux d’Orient

L’est (l’Orient) et l’ouest (l’Occident) ne sont pas des Qibla selon les paroles du Prophète : « Ne vous orientez pas vers la Qibla pour vos besoins naturels (défécation ou miction) mais tournez-vous vers l’est ou l’ouest. »



(Ces instructions ne s’appliquent pas lorsqu’il existe un obstacle comme un mur, un rempart etc., entre le fidèle et la Qibla ou que l’on se trouve dans une maison ou un appartement fermé).

Selon Abou Ayoub El Ansari, le Prophète a dit : « Lorsque vous devez satisfaire vos besoins, ne vous placez pas face à la Qibla et ne lui tournez pas le dos, mais orientez-vous vers l’est ou l’ouest. Quand nous partîmes en Syrie, précise encore Abou Ayoub, nous découvrîmes des toilettes qui avaient été construites face à la Qibla, nous nous placions perpendiculairement et implorions le pardon de Dieu. »

L’homme ne peut approcher sa femme avant d’accomplir les obligations rituelles du pèlerinage

De ces Paroles de Dieu : « Prenez donc la station d’Abraham comme lieu de prière (mossala, oratoire). » (Coran 2.125)

‘Amr Ben Dinar a dit : « Nous interrogeâmes Ibn ‘Omar pour savoir si l’homme qui a effectué la tournée processionnelle autour du Temple (de la Ka’ba) lors de la visite sacrée (‘Omra) mais qui n’a pas encore réalisé la course entre Safa et Marwa, pouvait avoir des relations avec son épouse. – Le Prophète avait accompli sept fois la tournée processionnelle autour du Temple, répondit Ibn ‘Omar, il avait également effectué deux reka’as derrière la station d’Abraham et exécuté la course entre Safa et Marwa et l’Envoyé de Dieu est pour vous un modèle parfait.– Nous posâmes la question à Djabir Ben ‘Abdallah, il répondit : - L’homme ne doit pas approcher sa femme avant d’accomplir la course entre Safa et Marwa. »

La prière à l’intérieur de la Ka’ba

Moudjahid a dit : « Les gens vinrent vers Ibn ‘Omar et lui dirent : - L’Envoyé de Dieu vint de pénétrer dans la Ka’ba. – Je m’en allai (vers le Prophète) rapporte Ibn ‘Omar, mais il était déjà ressorti. Je vis alors Billal qui se tenait debout entre les deux portes ; je lui demandai : - Le Prophète a-t-il prié à l’intérieur de la Ka’ba ? – Oui, me répondit-il, il a effectué deux reka’as, entre les deux colonnes de gauche à l’entrée, puis, en sortant, il a encore accompli deux reka’as face à la Ka’ba. »

La prière face à la Qibla

Ibn ‘Abbas a dit : « Quand le Prophète pénétra dans la Maison Sacrée (de la Ka’ba), il prononça des invocations dans toutes les directions mais n’accomplit pas de prière. Une fois à l’extérieur, il effectua deux reka’as face au Temple Sacré et dit :- Ceci est la Qibla. »

Le fait de se tourner vers la Qibla en quelque lieu qu’on soit

D’après Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Dispose-toi face à la Qibla et prononce le tekbir. »

Du changement de la Qibla

El Bara a dit : « L’Envoyé de Dieu se tournait vers Jérusalem pour faire la prière et ce, pendant seize ou dix-sept mois. Il souhaitait ardemment s’orienter vers la Ka’ba, jusqu’à ce que Dieu révèle le verset suivant : - « Nous te voyons souvent la face tournée vers le ciel ; Nous t’orienterons vers une Qibla qui te plaira. Tourne donc ta face dans la direction de la Ka’ba. » (Coran 2.144) « Les insensés d’entre les hommes dirent : - Qui donc les a détournés de la Qibla vers laquelle ils s’orientaient ? « Dis : - L’Orient et l’Occident appartiennent à Dieu ; Il guide qui Il veut vers le droit chemin. » (Coran 2.142)

On doit s’orienter vers la Qibla pour la prière canonique

Djâbir a dit : « Lorsque l’Envoyé de Dieu désirait faire une prière (surérogatoire) sur sa monture, il se contentait de la direction prise par l’animal. Mais s’il devait effectuer une des prières canoniques, il descendait de sa monture et s’orientait vers la Qibla. »

De celui qui oublie quelque chose durant la prière

‘Abdallah Ben Mess’aoud a dit : « Le Prophète effectua sa prière – je ne sais s’il l’avait allongée ou raccourcie, - confie Ibrahim – et, lorsqu’il eut prononcé les salutations finales, on lui dit : - Ô Envoyé de Dieu, s’est-il passé quelque chose durant la prière ? – Pourquoi ? demanda le Prophète. – C’est que la prière a été faite de telle et telle manière, lui fit-on remarquer. Alors pliant les jambes, l’Envoyé de Dieu se disposa face à la Qibla, accomplit deux reka’as et prononça les salutations finales. Puis, tournant son visage vers nous, il dit : - Si quelque chose était arrivée durant la prière je vous en aurais prévenu. Comme vous, je suis un homme et j’oublie comme vous oubliez. S’il m’arrive d’oublier quelque chose prévenez-moi et, si l’un de vous a des doutes sur la conformité de sa prière, qu’il recherche au plus tôt l’exactitude et qu’il termine de la sorte son office. Ensuite, qu’il effectue deux prosternations après les salutations finales. »

Les prémonitions de ‘Omar Ben El Khattab

Selon Anas Ben Malik, ‘Omar Ben El Khattab a dit : « Dans trois situations, ma pensée avait concordé avec les vœux du Seigneur.

Premièrement : Lorsque je dis : - Ô Envoyé de Dieu, si nous disposions de la station d’Abraham comme oratoire ? Dieu révéla alors le verset suivant : - « Prenez donc la station d’Abraham comme lieu de prière. » (Coran 2.125)

Deuxièmement : Pour le port du voile, quand je dis : - Ô Envoyé de Dieu, si tu intimais l’ordre à tes femmes de porter le hidjab, car aujourd’hui l’homme convenable et le misérable peuvent les apostropher. Et Dieu révéla le verset concernant le hidjab : - « Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants de se couvrir de leurs voiles (djalabibihina). C’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées. » (Coran 33.59)

Troisièmement : Quand les femmes du Prophète devinrent jalouses de lui, je leur dis : - Si le Prophète vous répudiait, il se pourrait que le Seigneur lui donne des femmes meilleures que vous. Alors le Seigneur révéla le verset suivant : « S’il vous répudie, son Seigneur lui donnera peut-être en contrepartie, des épouses meilleures que vous, soumises à Dieu, croyantes, pieuses, repentantes, adorantes, pratiquant le jeûne… » (Coran 66.5)

De celui qui crache devant lui pendant sa prière

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, l’Envoyé de Dieu vit un crachat sur le mur de la Qibla (et fut très affecté). Il l’essuya puis se tournant vers les fidèles il leur lança : « Quand l’un de vous effectue sa prière, qu’il prenne garde à ne pas cracher devant lui parce que Dieu est en face de celui qui prie. »

L’exhortation de celui qui préside la prière

Anas Ben Malik a dit : « Le Prophète avait présidé notre prière (puis une fois l’office terminé) il monta sur le minbar et dit : - Pendant la prière et les génuflexions je vous vois par derrière moi de la même façon que si je vous regardais de face. »

Peut-on dire : la mosquée des Benou Foulane

(des fils d’un tel) ?

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, l’Envoyé de Dieu participa à une course de chevaux entraînés dont le départ était à El Hafia et l’arrivée au col d’El Ouada’. Une seconde fois, il participa à une course de chevaux non formés dont le départ était situé au col et l’arrivée à la mosquée des Béni Zouraïq. ‘Abdallah Ben ‘Omar était parmi les concurrents de cette dernière course. »

La distribution de l’argent dans la mosquée

De la cupidité des gens

Selon Anas Ben Malik, on remit au Prophète le montant des impositions prélevées à Bahreïn. « Entreposez cet argent à la mosquée, » ordonna-t-il. Jamais une somme aussi importante ne fut rapportée. L’Envoyé de Dieu sortit pour accomplir la prière et n’accorda aucun intérêt à cette fortune ; lorsqu’il eut terminé, il revint et alla s’asseoir près de l’argent qu’il commença à distribuer à tous ceux qu’il apercevait. A un moment vint ‘Abbas qui lui dit : - Ô Envoyé de Dieu, j’ai besoin d’argent car j’ai payé ma rançon et celle de ‘Aqil. – Prends-en, répondit le Prophète. ‘Abbas emplit à pleines poignées son manteau au point qu’il ne put le soulever. – Ô Envoyé de Dieu, demanda-t-il, désigne quelqu’un pour le soulever. – Non, fit le Prophète. – Alors soulève-le pour moi, implora-t-il. – Non, répliqua l’Envoyé de Dieu. ‘Abbas se mit alors à désemplir une partie de l’argent puis, rejetant le manteau sur son épaule avec ce qu’il pouvait transporter, il sortit. L’Envoyé de Dieu le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il eut disparu, étonné par une telle cupidité. Lorsque le Prophète se leva pour quitter sa place, il ne resta plus un seul dirham. »

La répudiation par anathème dans la mosquée

Selon Sahl Ben Sa’d, un homme vint voir le Prophète et lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! L’homme qui trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer ? A la suite de cela, on fit prononcer l’anathème aux deux époux, et je fus témoin de cette scène, ajoute Sahl Ben Sa’d. »

La prière dans la maison d’autrui

Selon Itban Ben Malik, le Prophète vint à son domicile et lui dit : « Où aimerais-tu que je me tienne pour diriger la prière chez toi ? – Je lui montrai un emplacement, précisa Itban, le Prophète prononça le tekbir, nous nous rangeâmes derrière lui et il accomplit deux reka’as. »

Dieu préservera de l’enfer celui qui dira :

« Il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu »

Selon Mahmoud Ben Rabi’e El Ansari, l’Envoyé de Dieu a dit : « …Dieu préservera du feu de l’enfer celui qui dira : - « Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu » et cela dans le but de contempler la Face de Dieu… »

Le fait d’entrer à la mosquée ou dans un autre lieu en engageant d’abord la partie droite (du corps)

Pour entrer (à la mosquée ou ailleurs) Ibn ‘Omar engageait d’abord le pied droit ; en sortant, il franchissait le seuil du pied gauche. »

Aïcha a dit : « Le Prophète s’attachait dans toutes les situations à commencer d’abord par le coté droit du corps, qu’il s’agisse pour lui de procéder aux ablutions, de se peigner ou de se chausser. »

Est-il permis de creuser les tombes des polythéistes de la Djahiliya et d’y construire des mosquées sur ces emplacements ?

De ces paroles de Prophète : « Dieu a maudit les Juifs pour avoir construit oratoires sur les tombes de leurs Prophètes. »

Il est répréhensible de faire la prière sur les tombes

‘Omar Ben El Khattab vit Anas Ben Malik prier auprès d’une tombe, il lui cria : « La tombe ! La tombe ! », sans lui ordonner de refaire la prière.

De ceux qui ornent les églises avec des représentations imagées

Selon ‘Aïcha, Oum Habiba et Oum Salama rapportaient avoir vu en Abyssinie une église ornée d’images. Lorsqu’elles informèrent le Prophète celui-ci leur dit : « Quand quelqu’un de vertueux meurt chez ces gens, on construit sur sa tombe un oratoire et on exécute des représentations imagées. Ces gens sont les plus néfastes des créatures pour Dieu, au jour de la Résurrection. »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 20/11/2009 19:28:56    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 20/11/2009 19:32:00    Sujet du message: LA PRIERE (SALAT) Répondre en citant
La construction d’une mosquée sur un terrain offert par les Croyants

Anas Ben Malik a dit : « Le Prophète arriva à Médine et se rendit dans la partie la plus élevée de la ville, auprès d’une tribu que l’on nommait (la tribu des) Béni ‘Amr Ben ‘Aouf. Il y resta quatorze nuits, à la suite de quoi, il manda les Benou Nedjar et ceux-ci arrivèrent, portant le sabre en bandoulière. C’est comme si je vois encore poursuit Anas, le Prophète monté sur sa chamelle et Abou Bakr en croupe derrière lui, tandis que les notabilités des Benou Nedjar les entouraient. Ils arrivèrent ainsi au domicile d’Abou Ayoub. Le Prophète se plaisait à prier à l’endroit où il se trouvait lorsque survenait l’heure de la prière, aussi priait-il quelques fois dans les parcs à moutons. Il ordonna la construction d’une mosquée et envoya chercher les chefs des Benou Nedjar (propriétaires du terrain). – Ô Benou Nedjar, leur dit-il, donnez-moi le prix que vous demandez pour votre parcelle. – Par Dieu, lui répondirent-ils, nous ne demanderons son prix qu’à Dieu. » Dans ce terrain, ajoute Anas, je vous dirai qu’il y avait des tombes de polythéistes, des décombres et des palmiers. Le Prophète, fit fouiller les sépultures, déblayer les ruines et couper les palmiers. On disposa les (troncs des) palmiers à l’emplacement de pierres. Ensuite, on se mit en devoir d’apporter (d’autres) pierres en chantant. Le Prophète nous rejoignit en disant : « Ô mon Dieu, il n’y a pas d’autre bien que les biens de l’Au-delà. Pardonne aux Ansar et aux Mohadjirine. »

La prière près d’un chameau

Nafi’ a dit : « J’ai vu Ibn ‘Omar prier près de son chameau. Et d’ajouter : - J’ai vu le Prophète faire de même. »

De la répulsion pour la prière dans les cimetières

Selon Nafi’ et Ibn ‘Omar, le Prophète a dit : « Faites vos prières dans vos maisons et ne prenez pas vos maisons pour des sépultures. »

La prière dans les lieux touchés par des catastrophes ou une punition divine

Il a été rapporté que ‘Ali réprouvait d’effectuer la prière sur les ruines de Babylone.

Des lieux touchés par la colère divine



Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, le Prophète a dit : « N’allez pas dans des lieux qui ont subi le courroux divin, si ce n’est pour y pleurer. Auquel cas, allez-y et le châtiment ne vous atteindra pas. »

La prière accomplie dans un temple non musulman

‘Omar a dit : « Nous ne pénétrons pas à l’intérieur de vos églises en raison des représentations imagées qui s’y trouvent. »

Ibn ‘Abbas ne dédaignait pas de prier dans des temples (non musulmans) pourvu qu’ils ne recèlent pas de représentation imagée.

La femme qui dort dans la mosquée

Selon ‘Aïcha, une femme esclave avait été affranchie par une tribu arabe. Cette femme, déjà avancée en âge continuait à vivre parmi les membres de cette tribu. Or un jour, une fille de ce clan posa par terre – ou égara – une ceinture rouge qu’elle possédait. Un oiseau de proie de passage prit cet objet pour un morceau de viande, s’en empara et l’emporta. On entreprit alors des recherches sans réussir à retrouver la ceinture et on accusa l’affranchie de l’avoir dérobée. On se mit donc à la fouiller allant jusqu’à son intimité. « Par Dieu, dit l’affranchie, j’étais debout avec eux, lorsque le rapace en nous survolant laissa tomber la ceinture au milieu des membres de la tribu. - Voilà, leur dis-je l’objet pour lequel j’ai été accusée, alors que je suis innocente. » L’affranchie s’en alla trouver l’Envoyé de Dieu, à la suite de cet événement et se convertit à l’Islam. Cette femme avait un refuge – ou une tente – à la mosquée, précise ‘Aïcha. Elle venait discuter avec moi et jamais elle ne prenait place sans commencer par dire : « Le jour de la ceinture a été un des miracles de Dieu, car il m’a délivré du pays de l’infidélité… »

Les gens de la soffa

Abou Qilaba a dit selon Anas : « Un groupe d’hommes de la tribu des ‘Okl vinrent rendre visite au Prophète et ils furent hébergés à la soffa. »

(La soffa était une chambre située au fond de la mosquée du Prophète à Médine et réservée à l’hébergement des gens pauvres).

‘Abderrahmane Ben Abou Bakr a dit : « Les gens de la soffa étaient pauvres. »

Abou Horaïra a dit : « J’ai vu soixante-dix personnes des compagnons de la soffa, et il n’y avait pas parmi eux un seul qui possédait une veste ou un voile. Quant aux vêtements qu’ils portaient, ils étaient noués autour de leur cou et descendaient pour les uns à mi-jambe et pour les autres jusqu’aux chevilles. Chacun retenait son vêtement avec la main afin de ne pas laisser voir ses parties honteuses. »

L’homme qui dort dans la mosquée

Abdallah Ben ‘Omar raconte que lorsqu’il était jeune, célibataire et sans famille, il dormait dans la mosquée du Prophète.

Sahl Ben Sa’d a dit : « L’Envoyé de Dieu est venu dans la demeure de Fatima (sa fille) et comme il ne trouva pas ‘Ali (son mari) à la maison, il demanda : - Où est le fils de ton oncle paternel ? - Il y a entre lui et moi un problème, lui répondit-elle, il s’est fâché et il est parti sans faire la sieste chez moi. L’Envoyé de Dieu avisa alors un homme et lui dit : - Regarde où est ‘Ali. L’homme revint et lui annonça : - Il est dans la mosquée en train de dormir, ô Envoyé de Dieu ! Le Prophète s’y dirigea et le trouva allongé et couvert de poussière, son manteau jeté à ses côtés. Il lui essuya la poussière, puis lui lança : - Debout l’homme à la poussière ! Debout l’homme à la poussière ! »

La prière de celui qui revient de voyage

Ka’b Ben Malik a dit : « Lorsqu’il revenait de voyage, le premier souci du Prophète, était de se rendre à la mosquée et d’y effectuer la prière. »

Le fait de régler ses dettes à la mosquée

Djâbir Ben ‘Abdallah a dit : « Je suis parti trouver le Prophète qui était à la mosquée : - Prie deux reka’as, me dit-il (ce que je fis). Comme il me devait une certaine somme d’argent, il régla sa dette et me donna un surplus. »

En entrant dans la mosquée le fidèle doit prier deux reka’as

Selon Abou Qatada Salami, l’Envoyé de Dieu a dit : « Quand l’un de vous entre dans une mosquée qu’il effectue deux reka’as avant d’aller s’asseoir. »

L’impureté qui se produit à la mosquée

D’après Abou Horaïra, l’Envoyé de Dieu a dit : « Les anges invoquent Dieu sur chacun de vous tant que le fidèle reste à l’emplacement où il a effectué la prière et qu’il ne se produit pas d’impureté. Ils disent : - Ô mon Dieu ! Accorde-lui, Ton Pardon ! Ô mon Dieu ! Accorde-lui Ta Miséricorde. »

La construction de la mosquée du Prophète

Abou Sa’id a dit : « Le plafond de la mosquée était constitué de branches de palmiers. »

‘Omar Ben El Khattab donna les instructions suivantes à l’artisan chargé de reconstruire la mosquée : « Les fidèles doivent être à l’abri de la pluie mais n’utilise ni le rouge ni le jaune ce qui pourrait les distraire. »

Anas a dit : « Ils éprouveront un sentiment de fierté de leurs mosquées mais ils n’iront que peu souvent. »

La décoration des mosquées

Ibn ‘Abbas a dit : « Ils ne vont pas manquer de les décorer (les mosquées) ainsi que l’ont fait les Juifs et les Chrétiens (pour leurs temples). »

L’extension de la mosquée du Prophète

Selon ‘Abdallah, au temps de l’Envoyé de Dieu, la mosquée était construite en briques crues, avec un plafond constitué de branches de palmiers, alors que les troncs de palmiers formaient des colonnes de soutien. Abou Bakr n’ajouta rien à cet édifice. ‘Omar procéda à des extensions mais en reconstruisant le temple tel qu’il était au temps du Prophète, en briques crues et en branches de palmiers, cependant il changea les colonnes qui demeurèrent en bois. Puis ‘Othman entreprit des modifications. Il ajouta des extensions considérables, érigea des murs en pierres taillées jointoyées avec du mortier de chaux. Les piliers furent réalisés en pierre de taille et le plafond en teck.

Les fidèles doivent s’aider réciproquement pour la construction de la mosquée

De ces Paroles de Dieu : « Il n’appartient pas aux polythéistes de fréquenter les Maisons de Dieu, témoignant eux-mêmes de leur propre infidélité. Tels sont ceux dont les œuvres sont vaines. Ils demeureront éternellement dans le feu de l’enfer. Ne doivent fréquenter les Maisons de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier, qui s’acquittent de la prière, qui donnent l’aumône légale et qui ne craignent que Dieu. Ceux-là seuls seront bien dirigés. » (Coran 9.17-18)

Du fait de participer activement à la construction de la mosquée

‘Ikrima a dit : « Ibn ‘Abbas s’adressant à son fils ‘Ali et à moi nous dit : - Partez auprès d’Abou Sa’id et profitez de ses Hadiths. – Nous nous mîmes en route et trouvâmes Abou Sa’id en train de jardiner. Il prit sa veste, s’accroupit et nous rapporta des Hadiths, jusqu’à ce qu’il arrive à l’histoire de la construction de la mosquée. – On transportait les briques crues, brique par brique, nous précisa-t-il, alors que ‘Amar les chargeait par deux à la fois. Le Prophète le vit et se mit à lui épousseter son vêtement pour faire tomber la poussière en disant : - Quel infortuné ‘Amar, lorsqu’il les conviera au Paradis, ils l’appelleront à l’enfer. Alors ‘Amar s’écria : - Je me réfugie auprès de Dieu contre les tourments. » (‘Amar fut tué par les partisans de Moa’wiya)

L’aide du menuisier et d’autres artisans pour le minbar ou pour la mosquée

Sahl a dit : « L’Envoyé de Dieu prit contact avec une femme pour lui dire : - Ordonne à ton domestique qui est menuisier, de me confectionner un objet de bois pour m’asseoir. »

Selon Djabir, une femme s’adressant au Prophète lui dit : « Ô Envoyé de Dieu, ne voudrais-tu pas que je te fasse confectionner par mon domestique qui est menuisier, quelque chose pour te permettre de t’asseoir ? – Si tu le veux, répondit le Prophète. » C’est ainsi que la femme fit fabriquer le minbar.

De celui qui construit une mosquée

D’après ‘Obaïd Allah El Kholani, ‘Othman Ben ‘Affan s’est ainsi adressé aux gens qui discouraient à son sujet lorsqu’il reconstruisit la mosquée de l’Envoyé de Dieu : « Vous bavardez à profusion, alors que j’ai entendu le Prophète dire : - Celui qui construit une mosquée – et, ajoute Bokaïr, je crois qu’il précisa : en vue de contempler la Face de Dieu – Dieu lui construira une œuvre pareille au Paradis. »

L’évocation des ventes et des achats sur le minbar de la mosquée

Des conditions qui ne sont pas stipulées dans le Coran

‘Aïcha rapporte que Barira (femme esclave) vint lui demander de l’affranchir par contrat. « Si tu acceptes, répondit ‘Aïcha, je verserai à tes maîtres ce qui leur est dû et le droit de patronage me reviendra. Les maîtres de l’esclave (quand ils furent informés) rétorquèrent à ‘Aïcha : - Si tu veux l’affranchir, fais-le, lui dirent-ils, acquitte-toi de ce qui reste à devoir mais nous demeurerons détenteurs du droit de patronage. Lorsque l’Envoyé de Dieu arriva, ‘Aïcha lui rapporta l’histoire. – Achète-la et émancipe-la, lui répondit-il, car le droit de patronage ne peut être détenu que par celui qui affranchit. Puis il monta sur le minbar et s’écria : - A quoi pensent ceux qui font prévaloir des conditions qui n’existent pas dans le Livre de Dieu ? Celui qui aura énoncé une condition qui ne figure pas dans le Livre de Dieu, verra cette exigence frappée de nullité, quand bien même devra-t-il la mentionner cent fois. »

Des réclamations et des engagements à la mosquée

Ka’b raconte qu’Ibn Abou Hodrad lui devait une certaine somme d’argent et qu’il la lui réclama alors qu’il se trouvait à la mosquée. Les voix de la discussion s’élevèrent et parvinrent auprès de l’Envoyé de Dieu qui était dans son appartement. Il sortit vers eux et, relevant la portière de sa chambre, il cria : « Hé Ka’b ! – Me voici, ô Envoyé de Dieu, répondit celui-ci. – Déduis ceci de ta créance, reprit le Prophète. Et du geste il signifiait la moitié. – Je l’ai fait, ô Envoyé de Dieu ! s’exclama Ka’b. Se tournant alors vers le débiteur le Prophète lui ordonna : - Paie-le maintenant. »

De celui qui entretient une mosquée

D’après Abou Horaïra, un homme noir – ou une femme noire – qui avait la charge d’entretenir la mosquée, vint à mourir. Lorsque lEnvoyé de Dieu demanda après lui, on lui répondit qu’il était décédé. « Pourquoi ne m’avoir rien dit ? s’écria le Prophète, emmenez-moi vers sa tombe. » Il se rendit vers le lieu de la sépulture et effectua une prière pour le défunt.

L’interdiction du commerce du vin

‘Aïcha a dit : « Quand les versets de la sourate « El Baqara »(La Génisse) concernant l’usure, furent révélés, le Prophète alla à la mosquée et récita ces révélations aux gens, puis il interdit le commerce du vin. »

Le serviteur de la mosquée

De ces Paroles de Dieu : (La femme de ‘Imran dit) : « Seigneur, je te consacre ce qui est dans mon sein. » (Coran 3.35) Cela implique qu’elle le consacre au service de la mosquée d’El Qods (Jérusalem).

Quand quelqu’un se convertit à l’Islam il est tenu de pratiquer le lavage (ghosl) et le fait d’attacher le détenu dans la mosquée

Choraïh prescrivait au débiteur de rester en détention à la mosquée.

Abou Horaïra a dit : « Le Prophète envoya des cavaliers vers le Nedjd et ceux-ci revinrent en ramenant avec eux un homme des Béni Hanifa, dont le nom était Tomama Ben ‘Otal. Ils l’attachèrent à une des colonnes de la mosquée, alors le Prophète alla vers lui et dit : - Libérez-le. Tomama se dirigea vers les palmiers proches, il se lava, puis entra à la mosquée et s’écria : - J’atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et que Mohammed est l’Envoyé de Dieu. » (Tomama Ben ‘Otal était incroyant au moment de sa capture et se convertit à l’Islam, après sa libération par le Prophète).

La tente montée dans la mosquée pour les malades ou autres



‘Aïcha a dit : « Sa’d fut blessé à la veine du bras, le jour de la bataille du Khandaq (Fossé). Le Prophète fit installer une tente dans la mosquée afin que le blessé fut à proximité. Il y avait également dans le temple une tente des Benou Ghiffar. Voyant du sang s’écouler vers eux, ils s’écrièrent effrayés : - Ô gens de la tente, qu’est-ce qui coule de votre tente et vient vers nous ? Le sang qui coulait de la blessure de Sa’d entraîna sa mort. »

L’entrée du chameau dans la mosquée par besoin

Ibn ‘Abbas a dit : « Le Prophète accomplit sa tournée processionnelle (Tawaf) sur le dos d’un chameau. »

De la tournée processionnelle en cas d’indisposition

Oum Salama a dit : « Je me suis plainte auprès de l’Envoyé de Dieu de l’indisposition dans laquelle je me trouvais, il me dit :- Accomplis la tournée processionnelle sur ta monture derrière les fidèles. – J’accomplis ce rite et l’Envoyé de Dieu pria sur le côté du Temple de la Ka’ba en récitant les versets suivants : « J’en jure par le Mont (Sinaï) ! Par un Livre écrit sur un parchemin déployé… » (Coran 52.1 à 3)

L’affection d’Abou Bakr

Abou Sa’id Khodry a dit : « Lors d’une khotba (prêche), le Prophète a parlé ainsi : « Il a été permis à un des adorateurs de Dieu de choisir entre les biens de ce monde et ce qui est en possession de Dieu ; cet homme a choisi la récompense divine. » A ces mots, Abou Bakr s’est mis à pleurer. Je me demandai ce qui pouvait faire pleurer ce vieil homme. Si, pensai-je, un adorateur de Dieu a choisi la récompense céleste, ce ne pouvait être que l’Envoyé de Dieu. Et, Abou Bakr savait plus que nous à ce sujet. Alors le Prophète lui dit : - Ô Abou Bakr ! Cesse de pleurer. L’homme qui a été le plus généreux avec moi par son affection et sa richesse c’est toi. Si je devais choisir un ami parmi mon peuple, se serait Abou Bakr mais la fraternité en Islam et l’affection mutuelle des Croyants prennent le pas sur l’amitié. Qu’on obstrue toutes les portes de cette mosquée sauf celle d’Abou Bakr ! »

Les portes et les serrures de la Ka’ba et des mosquées

D’après Ibn ‘Omar, à son arrivée à la Mecque, le Prophète se fit ouvrir la porte du Temple de la Ka’ba par ‘Othman Ben Talha et y entra en compagnie de ce dernier, de Billal, et de ‘Ossama Ben Zeïd. On referma ensuite la porte et le Prophète resta quelques moments dans le temple avec les trois fidèles. « A leur sortie, rapporte Ibn ‘Omar, je me précipitai vers Billal et l’interrogeai : - Le Prophète a fait la prière, me répondit-il.- Où, exactement ? lui dis-je. - Entre les deux colonnes, me précisa-t-il. Cependant, conclut Ibn ‘Omar, j’oubliai de demander le nombre de reka’as effectuées par le Prophète. »

Le fait de hausser le ton dans la mosquée

Saïb Ben Yazid a dit : « Je me tenais debout dans la mosquée, quand quelqu’un me lança un petit caillou (pour attirer mon attention). J’aperçus alors ‘Omar Ben El Khattab qui me dit : - Va me ramener ces deux hommes. Ce que je fis et il les interrogea : - Qui êtes-vous - ou - d’où êtes-vous ? – Nous sommes de Taïf, lui répondirent-ils. - Si vous étiez des gens d’ici (de la ville) repartit ‘Omar Ben El Khattab, je vous aurais fait fouetter pour avoir élevé le ton dans la mosquée de l’Envoyé de Dieu. »

Le fait de former le cercle (halqa) et de s’asseoir dans la mosquée

La prière avec une reka’a impaire

Ibn ‘Omar a dit : « Un homme interrogea le Prophète alors qu’il était sur le minbar et lui demanda : - Que penses-tu de la prière de la nuit ? – Elle s’effectue par deux reka’as, répondit le Prophète. Cependant, si l’un de vous appréhende d’être surpris par l’heure de la prière du matin (sobh), qu’il effectue une reka’a unique pour que sa prière soit impaire. »Ibn ‘Omar a encore dit : « Effectuez une reka’a impaire à la fin des prières nocturnes, car le Prophète l’a prescrit. »

Quand on s’étend sur le dos et qu’on allonge les jambes dans la mosquée

‘Abdallah Ben Zeïd raconte qu’il avait vu l’Envoyé de Dieu dans la mosquée, alors qu’il était étendu sur le dos, une jambe sur l’autre.

Sa’id Ben El Mossayab prétend que ‘Omar et ‘Othman faisaient de même.
L’oratoire sur la voie publique

D’après Hassan, Ayoub et Malik, l’oratoire peut être sur une voie publique sans que cela porte préjudice aux gens.

L’assiduité dans la pratique de la religion

‘Aïcha, la femme du Prophète a dit : « Je ne me rappelle mes parents que pratiquant assidûment la religion. Il ne se passait pas de jour, sans que l’Envoyé de Dieu ne nous rende visite. Il venait aux extrémités du jour, le matin et le soir. Puis mon père Abou Bakr, jugea utile d’aménager un oratoire à l’entrée de la maison. Il y faisait la prière et récitait le Coran. Les femmes polythéistes et leurs enfants s’arrêtaient alors devant lui et le regardaient étonnés. Abou Bakr ne pouvait maîtriser ses yeux et ses larmes coulaient facilement lorsqu’il récitait le Coran. Aussi ce comportement suscita beaucoup de crainte aux notables polythéistes de Qoraïch. »

La prière dans les oratoires du marché (souq)

Ibn ‘Aoun fit la prière dans un oratoire situé dans une maison individuelle, alors que la porte était fermée sur eux.

La prière dans les mosquées

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « La prière accomplie en commun est de vingt-cinq degrés plus élevée que la prière effectuée à domicile ou sur un marché (souq). Quand l’un de vous, après avoir fait ses ablutions d’une manière correcte, se dirige vers la mosquée sans autre intention que de faire la prière, Dieu l’élèvera d’autant de degrés qu’il aura fait de pas dans cette direction et (Il) effacera un nombre égal de péchés et ce, jusqu’à ce qu’il pénètre dans le sanctuaire. Une fois à l’intérieur, sa présence sera récompensée durant tout le temps qu’il consacrera à la prière. Les anges prieront sur lui pour la durée qu’il demeurera à l’endroit réservé à l’office ; (ils imploreront Dieu…) : « Ô mon Dieu, pardonne-lui ; Ô mon Dieu, accorde-lui ta Miséricorde », et cela tant qu’aucune impureté fortuite ne surviendra. »

Le croisement des doigts à la mosquée ou ailleurs

Ibn ‘Omar – ou peut-être Ibn ‘Amr – a dit : « Le Prophète croisait les doigts. »

Selon ‘Acim Ben Mohammed, l’Envoyé de Dieu a dit : « Ô ‘Abdallah Ben ‘Amr, comment restes-tu toi, au milieu de cette multitude de gens ? (ce faisant, il croisa les doigts). »

Selon Abou Moussa, le Prophète a dit : « Le Croyant est au Croyant, ce que sont les matériaux d’une construction qui se soutiennent mutuellement. En disant cela, il croisa les doigts. »

Lorsqu’on omet quelque chose durant la prière

Selon Ibn Sirin, Abou Horaïra a dit : « L’Envoyé de Dieu présida une des deux prières du soir – Abou Horaïra précisa de quelle prière il s’agissait, mais je ne m’en souviens plus, admet Ibn Sirin – Il effectua deux reka’as, prononça les salutations finales et se leva. Il alla vers une poutre en travers de la mosquée et s’y appuya en présentant une mine courroucée. Ensuite, posant la main droite sur la gauche, il croisa les doigts. Après cela, il appliqua le revers de sa main gauche contre sa joue droite. Les gens sortirent précipitamment par les portes de la mosquée en disant : « la prière à été écourtée. » Parmi la foule se trouvait Abou Bakr et ‘Omar, mais ils n’osèrent parler au Prophète. Un homme se trouvait également dans l’assistance ; il était doté de longues mains, pour cette raison on l’avait surnommé l’homme aux deux mains. Il s’adressa au Prophète et lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! As-tu oublié quelque chose ou as-tu voulu écourter, la prière ? – Je n’ai rien oublié et je n’ai rien voulu écourter, répondit le Prophète. Puis se tournant à l’adresse des fidèles, il demanda : - Est-ce qu’il en est ainsi comme le soutient l’homme aux deux mains ? – Oui, répliquèrent ceux-ci. Alors le Prophète s’avança et accomplit ce qu’il avait omis (de la prière) et fit les salutations finales. Puis, il prononça le tekbir, se prosterna comme il le faisait d’ordinaire ou plus longtemps encore et releva la tête. Après les salutations finales, il prononça une nouvelle fois le tekbir, renouvela le tekbir et se prosterna ainsi qu’il le faisait habituellement ou plus longtemps encore puis, il redressa la tête et prononça le tekbir. – Peut-être, demanda-t-on à Ibn Sirin, faut-il ajouter : « Après, il prononça les salutations finales. » - Oui, répondit-il, ‘Imran Ben Hossaïn avait dit : « Après cela, il prononça les salutations finales. »

Des mosquées implantées le long de la route de Médine et d’autres lieux où le Prophète faisait la prière

Moussa Ben ‘Oqba a dit : « J’ai vu Salim Ben ‘Abdallah s’évertuer à trouver certains emplacements le long de la route pour y faire la prière. Il précisait que son père effectuait sa prière aux mêmes endroits, car il avait vu le Prophète prier dans ces lieux.

Selon Nafi’, Ibn ‘Omar priait sur ces emplacements et, comme je demandai à Salim, ajoute Moussa Ben ‘Oqba, s’il partageait l’opinion de Nafi’, j’appris qu’il était d’accord sur tous les lieux, sauf pour l’oratoire de Charef Rauha. »

Quand l’Envoyé de Dieu effectuait la ‘Omra, il campait à Dou l’Holaïfa

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, quand l’Envoyé de Dieu effectuait la ‘Omra (visite pieuse) il campait à Dou l’Holaïfa et lors du Pèlerinage d’adieu il s’arrêta sous un mimosa à l’emplacement de la mosquée de Dou l’Holaïfa. Au retour d’une expédition, lorsqu’elle se trouvait sur ce trajet, ou encore lors d’un pèlerinage ou d’une visite pieuse, il descendait dans le lit d’un oued (Oued El ‘Aqiq) et, quand il remontait sur la berge opposée, il faisait agenouiller sa chamelle sur une dépression à l’est de l’oued. Là, il s’arrêtait jusqu’au matin. Cet emplacement n’est pas celui de l’oratoire qui se trouve sur un bloc rocheux, ni celui au-dessus duquel est l’oratoire. Au bord de l’oued il y avait des dunes de sable et ‘Abdallah Ben ‘Omar accomplissait sa prière parce que l’Envoyé de Dieu priait à cet endroit. Par la suite le torrent combla ce lieu.

La sotra de l’imam sert aussi à ceux qui effectuent la prière derrière lui

Selon Ibn ‘Omar, lorsque l’Envoyé de Dieu sortait le jour de la fête de l’Aïd (Fête de la rupture du jeûne), il ordonnait d’apporter une lance et de la planter par terre. Puis, il effectuait la prière devant cette lance alors que les fidèles étaient alignés derrière lui. Lors de ses déplacements il agissait de la même façon. Et, c’est ainsi que les émirs adoptèrent cette pratique.

Selon Abou Djohaïfa, le Prophète présida la prière des fidèles à El Batha, alors qu’il avait devant lui une pique. A la prière de midi (dohr) il effectua deux reka’as et à la prière de l’après-midi (‘assar) il en effectua deux autres. Pendant ce temps les femmes et les ânes passaient devant lui. »

Quelle distance doit-on laisser entre celui qui prie et la sotra ?

Sahl a dit : « Entre le lieu ou priait l’Envoyé de Dieu et le mur (de la sotra) il y avait un espace suffisant pour le passage d’un mouton. »

Selon Salama, l’espace qui séparait le mur de la mosquée de celui du minbar, était à peine suffisant pour le passage d’un mouton.

La prière devant une lance (pour servir de sotra)

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar le Prophète plantait une lance sur le sol et se tenait en face pour faire la prière.

La prière face à la colonne (de la mosquée)

‘Omar a dit : « Ceux qui accomplissent leur prière ont plus de droit (à se placer face) aux colonnes (de la mosquée) que ceux qui s’y appuient pour enseigner les traditions. »

Celui qui fait la prière face à un pilier

Voyant un homme prier entre deux colonnes, Ibn ‘Omar le rapprocha de l’une d’elles et lui dit : « Prie ici (face à la colonne). »

Yazid Ben Abou ‘Obaïda a dit : « J’étais avec Salama Ben El Akwa’ qui effectua la prière près de la colonne à proximité du masshaf (exemplaire du Coran). – Ô Abou Mouslim, lui dis-je, je constate que tu affectionnes de faire la prière près de cette colonne. – Si j’agis ainsi, me répondit-il, c’est que j’ai vu l’Envoyé de Dieu procéder de cette façon pour prier. »

Anas Ben Malik a dit : « J’ai vu les plus importants des compagnons du Prophète rechercher les piliers et s’y diriger rapidement pour la prière du coucher du soleil (Maghreb). » Cho’ba ajoute : « …Jusqu’au moment de la venue du Prophète. »

La prière (hormis la prière en commun) effectuée entre les piliers de la Ka’ba

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, l’Envoyé de Dieu pénétra dans le Temple de la Ka’ba, suivi de Ossama Ben Zeïd, de Billal et de ‘Othman Ben Talha El Hadjabi. Il referma les portes derrière lui et resta quelque temps. A sa sortie, je questionnai Billal sur ce qu’avait fait le Prophète : « Il s’est placé de façon à avoir une colonne à sa gauche, une colonne à sa droite et trois colonnes derrière lui, me répondit-il. En ce temps-là, le Temple comportait six colonnes. Après (s’être ainsi positionné) le Prophète accomplit sa prière. » Selon Malik, Billal aurait dit : « (Le Prophète) avait laissé deux colonnes à sa droite. »

De celui qui veut prier à la même place que le Prophète à l’intérieur de la Ka’ba

Selon ‘Oqba Ben Nafi’e, lorsque ‘Abdallah (Ben ‘Omar) allait à la Ka’ba, il marchait tout droit jusqu’à pénétrer à l’intérieur. Puis, laissant la porte derrière lui, il poursuivait sa marche au point d’arriver à trois coudées du mur opposé. Là, il accomplissait sa prière en cherchant le même emplacement qu’avait occupé le Prophète après que Billal le lui avait montré.’ Abdallah avait dit : « Il n’y a pas de mal à ce que l’un de nous fasse sa prière à quelque emplacement du Temple qu’il désire. »

La prière face à un chameau, un arbre ou un bât

D’après Ibn ‘Omar, le Prophète plaçait sa chamelle transversalement et effectuait sa prière en se tournant de son côté « Et si, demanda Nafi’e, les animaux ne tiennent pas en place, que faudrait-il faire ? Le Prophète prenait alors le bât de sa monture, le posait en équilibre et accomplissait sa prière en se tournant vers l’arrière – ou vers le dossier – et Ibn ‘Omar agissait de même. »

La prière face à un lit

‘Aïcha a dit : « Est-ce que vous voulez nous traiter comme le chien ou l’âne ? Je me vois allongée sur le lit alors que le Prophète venait accomplir sa prière en se tenant face au lit – Et, comme il me répugnait de servir de Qibla, je me laissais aller vers le pied du lit et sortais des draps. »

L’homme qui prie doit chasser celui qui passe devant lui

Quand il prononçait la chahada (la profession de foi qui précède la prière) Ibn ‘Omar chassait celui qui passait devant lui. Il agissait de la sorte même à la Ka’ba. Il disait : « Si celui qui passe devant l’homme qui prie refuse (de libérer l’endroit) et qu’il soit nécessaire d’user de la force, alors il convient de le faire. » Selon Abou Sa’id, le Prophète aurait approuvé un tel comportement.

Abou Salah Seman a dit : « Un vendredi, j’ai vu Abou Sa’id El Khodry en train d’accomplir sa prière face à quelque objet qui le séparait des gens. Quand, vint un jeune homme de la tribu des Benou Abi Mo’aït. Abou Sa’id voulant l’empêcher de passer devant lui, lui donna une charge à la poitrine. Le jeune homme scruta les alentours mais ne découvrant aucune issue, revint pour passer devant Abou Sa'id. Celui-ci le repoussa encore plus
durement ; la victime s’emporta alors contre lui et s’en alla vers Merwan pour se plaindre du comportement d’Abou Sa’id qui ne tarda pas à arriver. - Que t’a-t-il pris, ô Abou Sa'id, lui dit Merwan, pour agir de la sorte à l’égard d’un des tiens ? – J'ai entendu le Prophète dire, répondit Abou Sa'id, lorsque quelqu’un fait sa prière face à un objet qui le sépare des gens (sotra) et qu’une personne vienne à passer devant lui, il doit l’en empêcher et si elle persiste, qu’il utilise la force au besoin… »


Le péché de celui qui passe devant quelqu’un qui prie

Selon Bosr Ben Sa’id, Zeïd Ben Khalid l’avait dépêché vers Abou Djohaïm pour l’interroger sur les propos de l’Envoyé de Dieu, concernant l’énergumène qui passe devant un fidèle en train de prier. Abou Djohaïm répondit : «-L’Envoyé de Dieu a dit : - Si l’homme qui passe devant un fidèle en train de prier pouvait connaître (l’énormité) du péché dont il s’accable, il préférerait se tenir debout pendant quarante…plutôt que d’agir de la sorte. »

Abou Nadr conclut : « Je ne sais s’il a dit quarante jours, quarante mois ou quarante ans. »

Lorsque quelqu’un se tient face à un fidèle en train de prier

Il répugnait à ‘Othman de voir un homme lui faire face quand cela le dérangeait dans sa prière, autrement (si cela ne le distrayait pas de son office), il n’en avait cure.

Zeïd Ben Tabit a dit (au sujet de l’interruption de la prière) : « Je ne fais pas cas de cela, l’homme ne pourrait interrompre la prière de l’homme. »

Quand celui qui prie porte une fillette sur ses épaules

Selon Abou Qotada El Ansari, l’Envoyé de Dieu effectua sa prière alors qu’il portait ‘Omama, fille de Zeïneb, fille de l’Envoyé de Dieu, (sur ses épaules).

Selon Abou El ‘As Ben Rabi‘e, il posait la fillette au moment de la prosternation et la reprenait lorsqu’il se redressait.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 22/01/2018 14:56:50    Sujet du message: LA PRIERE (SALAT)
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> La Médiathèque -> Livres sur l'Islam -> Sahih Boukhari Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Bienvenue sur le Forum Muslim