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LA SCIENCE


 
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MessagePosté le: 16/11/2009 14:54:18    Sujet du message: LA SCIENCE Répondre en citant
LA SCIENCE 




Les mérites de la scienceDe ces Paroles de Dieu : « …Dieu élèvera dans la hiérarchie ceux qui, parmi vous, auront cru et auront reçu la science, car Dieu est informé de ce que vous faites. » (Coran 58.17)

De ces Paroles de Dieu : « Seigneur, augmente ma science. » (Coran 20.14)

Celui qu’on interroge sur la science alors qu’il enseigne et qui répond après avoir terminé son enseignement

De la science de l’Heure

Abou Horaïra a dit : « Pendant que le Prophète était en réunion et parlait avec les fidèles, un nomade arriva et l’interrogea : - Quand viendra l’Heure ? Le Prophète continua ses propos (sans prêter attention à l’homme). L’un des assistants dit : - Le Prophète a entendu mais la question n’était pas à son goût. – Non, répliqua un autre, il n’a pas entendu. Quand le Prophète termina son enseignement, il demanda : – Où est celui qui a voulu savoir après l’Heure ? – C’est moi, ô Envoyé de Dieu ! répondit l’Arabe. – Lorsque la sécurité disparaîtra, attends-toi à voir l’Heure, annonça le Prophète. – Et comment la sécurité disparaîtra-t-elle ? interrogea l’Arabe. - Quand le pouvoir sera détenu par des gens indignes, prépare-toi à voir venir l’Heure. »




De celui qui enseigne à haute voix




‘Abdallah Ben ‘Amr a dit : « Durant un voyage avec le Prophète, celui-ci s’attarda à l’arrière alors que l’heure de la prière arriva. Nous fîmes nos ablutions et nous étions en train de nous frotter les pieds lorsque le Prophète nous rejoignant, s’écria deux ou trois fois de toute sa voix : - Malheur aux talons, qu’ils craignent l’enfer ! »De la terminologie utilisée par le traditionnaire

Un tel nous a enseigné – nous a fait connaître – nous a appris.

El Homaïdi a dit : « D’après Ibn ‘Oyaïna, les formules : « (un tel) nous a enseigné – nous a fait connaître – nous a appris et j’ai entendu », étaient similaires. »

Ibn Mess’aoud a dit : « l’Envoyé de Dieu, le véridique, le digne de foi, nous a enseigné… »

Selon Chaqiq, ‘Abdallah Ben Mess’aoud a dit : « J’ai entendu le Prophète prononcer une parole. »

Hodaïfa a dit : « L’Envoyé de Dieu nous a enseigné deux Hadiths. »

De l’Imam qui pose une question à son assistance pour s’informer de leur connaissance en science

D’après Ibn ‘Omar, le Prophète a dit : « Il existe un arbre d’entre les arbres dont les feuilles ne tombent pas et qui est l’emblème du Musulman. Enseignez-moi quel est cet arbre ? »Les assistants citèrent plusieurs arbres du désert. Pour ma part, dit ‘Abdallah, j’étais sûr qu’il s’agissait du palmier.

On demanda à l’Envoyé de Dieu à quel arbre il faisait allusion. Il répondit : « Au palmier. »

La récitation et l’exposé (de Hadiths) auprès d’un traditionnaire

Selon, Hassan, Sofiane et Malik, la récitation (des Hadiths) est permise.

Abou ‘Abdallah a dit : « J’ai entendu Abou ‘Acim raconter que Sofiane Taouri et Malik considéraient la récitation et l’audition comme également permises. »

Selon ‘Obaïd Allah Ben Moussa, Sofiane a dit : « Quand on récite un Hadith à un traditionnaire, il n’est pas inconvenant de dire : « Un tel m’a informé, ou « j’ai entendu un tel déclarer », ou encore « j’ai entendu. »

Hassan a dit : « Il n’y a pas d’inconvénient à réciter un Hadith à un savant. »

Sofiane a dit : « Quand on récite un Hadith à un traditionnaire, il n’est pas incorrect de dire : - (Un tel) m’a rapporté. » L’auteur ajoute : « J’ai entendu Abou ‘Acim en parlant de Malik et de Sofiane, assurer qu’il y a égalité dans la récitation faite auprès d’un savant et celle de ce savant lui-même. »

De l’inconnu qui interroge le Prophète sur la religion

Anas Ben Malik a dit : « Pendant que nous étions assis dans la mosquée avec le Prophète, un homme monté sur un chameau fit son apparition. Après avoir fait agenouiller sa monture dans la cour de la mosquée, il l’entrava, puis se dirigeant vers nous, il lança : - Lequel d’entre vous est Mohammed ? Le Prophète était accroupi parmi nous, aussi lui dîmes-nous : - C’est cet homme qui a le visage blanc et qui est accroupi. L’homme s’adressa au Prophète : - Ô fils de ‘Abd El Mouttalib ! s’écria-t-il. Et l’Envoyé de Dieu de répliquer : - Je suis disposé à te répondre. – Je vais te questionner et te presser, pour que tu me donnes la réponse à des questions (importantes) aussi ne m’en tiens pas rigueur, précisa l’homme. – Questionne-moi, répondit le Prophète, que désires-tu ? – Je te demande au Nom de ton Seigneur et du Seigneur de tes ancêtres, dit l’homme, as-tu été envoyé par Dieu à l’ensemble de l’Humanité ? – Oui, par Dieu, fit le Prophète. – Au Nom de Dieu, continua l’homme, Dieu t’a-t-Il prescrit que nous effectuions cinq prières durant le jour et la nuit ? – Oui, par Dieu, répondit le Prophète. – Je te demande, au Nom de Dieu, poursuivit l’inconnu, Dieu t’a-t-il ordonné que nous jeûnions durant tel mois chaque année ? – Oui, par Dieu, répliqua le Prophète. – Je te demande par Dieu, reprit l’homme, Dieu t’a-t-il prescrit de prélever une aumône légale sur ceux qui sont riches pour la distribuer aux pauvres parmi nous ? – Oui, par Dieu, reconnut le Prophète. Alors l’inconnu de conclure : - Je crois (au Message) que tu as apporté. Moi, je suis délégué par mes concitoyens qui sont restés en arrière. Mon nom est Dimam Ben Ta’laba, le frère des Benou Sa’d Ben Bakr. »

Dans un autre Hadith se rapportant au même sujet, Anas Ben Malik ajoute que l’homme interrogea également le Prophète sur le pèlerinage que doit accomplir tout Musulman en possession de moyens appropriés. Le Prophète conclut après la conversion de l’inconnu : « Si cet homme dit vrai (en suivant l’ensemble des prescriptions) il entrera sûrement au Paradis. »


Ce qui a été dit relativement à la propagation de la science par délégation



Anas Ben Malik a dit : « ‘Othman fit reproduire des exemplaires du Coran et les envoya dans différentes contrées. A la suite de cela, ‘Abdallah Ben ‘Omar, Yahia Ben Sa’id et Malik reconnurent la validité d’une telle démarche. »Un des savants du Hidjaz a conclu au profit de l’envoi par délégation, d’après la tradition du Prophète selon laquelle, l’Envoyé de Dieu confia des instructions écrites à un chef de groupe avec pour mission de ne les lire qu’une fois arrivé à un endroit déterminé. Lorsqu’il parvint au lieu indiqué, le missionnaire lut les instructions et informa ses troupes des décisions du Prophète.

Des missives adressées à des gens d’autres pays

Selon ‘Abdallah Ben ‘Abbas, l’Envoyé de Dieu députa un messager avec pour recommandation de remettre une lettre au prince de Bahreïn. Celui-ci adressa la missive à Chosroes (roi de Perse dont dépendait Bahreïn) qui la déchira en menus morceaux après en avoir pris connaissance. Selon Ibn El Mossayab, lorsqu’il fut informé de ce comportement, le Prophète maudit ces gens en s’écriant : « Qu’ils soient, eux aussi mis en morceaux ! » (Peu de temps après, le roi Chosroes fut tué par son fils et l’empire fut dévasté par les Byzantins)

Du comportement des fidèles dans la mosquée

Selon Abou Ouaqid Laïti, l’Envoyé de Dieu était dans la mosquée assis avec des fidèles quand trois hommes arrivèrent. Deux d’entre eux s’approchèrent du Prophète tandis que le troisième s’en éloigna. Après avoir considéré le Prophète, l’un des deux hommes alla prendre place dans le cercle alors que son compagnon s’assit en arrière ; quant au troisième, il tourna le dos et s’en retourna. Lorsque l’Envoyé de Dieu acheva son enseignement, il dit : « Désirez-vous que je vous informe au sujet de ces trois hommes ? Le premier a cherché refuge auprès de Dieu et Dieu lui a accordé Sa protection ; le second a eu honte de s’avancer et Dieu a fait de même à son égard ; le troisième s’est éloigné de Dieu, et Dieu s’est détourné de lui. »

La transmission de l’enseignement

De ces paroles du Prophète : « Celui à qui on communique un enseignement est quelque fois plus apte à le comprendre que celui qui l’a entendu. »

Abou Bekra rapporte ce qui suit à propos du Prophète : « Alors qu’il était sur son chameau, dont un homme tenait la bride, le Prophète demanda : « Quel jour sommes-nous ? – Nous gardâmes le silence, nous demandant s’il n’allait pas donner à ce jour un nom inhabituel. – N’est-ce pas le jour des Sacrifices ? ajouta-t-il. – Oui, reconnûmes-nous. – Et quel est ce mois ? poursuivit-il. – Nous restâmes silencieux à nouveau, craignant qu’il ne lui donne un nom autre que celui que nous lui connaissions. – N’est-ce pas le mois de Dhou L’Hidja ? fit-il. – Assurément, dîmes-nous. - Sachez donc, annonça-t-il, que vos vies, vos biens, votre honneur vous sont aussi sacrés que ce jour-ci, ce mois-ci et cette ville que voici. Celui qui écoute ces paroles doit les faire parvenir à celui qui est absent, car il se pourrait que celui à qui on les rapporte soit en mesure de les comprendre mieux que celui qui les propage. »

La science précède la parole et l’action

De ces Paroles de Dieu : « Sache qu’il n’y a pas divinité en dehors de Dieu » (Coran 47.19). Dieu a débuté ici par la science (Sache = savoir =science). Les savants sont les successeurs des Prophètes, qui leur ont légués en héritage, la science. Celui qui a pris la science a opté pour une grande part et celui qui emprunte un chemin pour l’acquérir, Dieu lui facilitera la voie jusqu’au Paradis.

De ces autres Paroles de Dieu : « Parmi les adorateurs de Dieu, les savants sont seuls à le redouter. » (Coran 35.28). Et aussi : « Ceux qui savent sont les seuls à comprendre (ces exemples). » (Coran 29.43)

« Ils ont dit : si nous avions entendu ou si nous avions compris, nous ne serions pas de ceux qui sont voués au brasier (de l’enfer) » (Coran 67.10).

« Dis :Ceux qui savent et les ignorants sont-ils égaux ? » (Coran 39.9).

Le Prophète a dit : « Quand Dieu veut du bien à quelqu’un, Il lui fait acquérir la science (en religion). La science ne s’acquiert que par l’étude. »

Abou Dar a dit : « Si vous posiez une épée coupante ici (en désignant son cou) et que j’eusse le temps de communiquer une parole du Prophète avant que l’épée ne me tranche la tête, je la communiquerais. »

Comment le Prophète enseignait afin de ne pas faire fuir son auditoire ?

Ibn Mess’aoud a dit : « Le Prophète captivait notre esprit en espaçant ses prêches, car il lui déplaisait de nous importuner. »

D’après Anas, le Prophète a dit : « Facilitez la voie, ne la rendez pas difficile. Annoncez ce qui est agréable ne jetez pas l’épouvante dans votre auditoire. »

De celui qui fixe des jours aux gens de science

Abou Waïl a dit : « Chaque jeudi, ‘Abdallah Ben Mess’aoud avait l’habitude d’enseigner (la religion) aux fidèles. L’un d’eux lui dit : « Ô Abou ‘Abderrahmane, comme je souhaite que ton enseignement soit dispensé tous les jours ! – Ce qui me retient, répondit Ibn Mess’aoud, c’est la crainte de vous voir éprouver de la lassitude. Je m’efforce de vous ménager dans mes prêches de la même façon que le Prophète nous épargnait, pour ne pas nous décourager. »

Celui à qui Dieu veut du bien, Il lui accorde la science dans le domaine la religion

Lors d’un sermon Mo’awiya avait dit : « J’ai entendu le Prophète parler ainsi : « Quand Dieu veut du bien à quelqu’un, Il lui accorde la science dans le domaine de la religion. Moi je ne fais que distribuer ce don de Dieu. Tant que cette communauté ne se départira pas de la Loi de Dieu, ses ennemis ne pourront lui porter préjudice, et ce, jusqu’au jour où le Décret de Dieu arrivera. »

La volonté d’égaler la science et la sagesse des autres

‘Omar a dit : « Apprenez (les connaissances) avant de devenir des personnalités. »

Les compagnons du Prophète approfondissaient leurs connaissances alors qu’ils étaient d’un âge avancé.

D’après ‘Abdallah Ben Mess’aoud, le Prophète a dit : « Il n’est permis d’envier que deux (groupes d’) hommes : Celui à qui Dieu accorde la richesse et qui dépense son bien pour le triomphe de la vérité et l’homme que Dieu a comblé de sagesse et qui la consacre et l’apprend aux autres. »

De ces mots du Prophète :

« Ô mon Dieu, enseigne-lui le Livre. »

Ibn ‘Abbas a dit : « L’Envoyé de Dieu m’enserra dans ses bras et dit : « Ô mon Dieu, enseigne-lui le Livre (le Coran). »

A partir de quand l’audition du jeune enfant est-elle acceptable ?


‘Abdallah Ben ‘Abbas a dit : « Approchant la puberté, je vins un jour monté sur une ânesse, tandis que l’Envoyé de Dieu priait à Mina sans faire face à un mur. En passant devant la rangée des fidèles, je lâchai l’ânesse qui alla brouter et me glissai dans les rangs sans qu’aucun des fidèles ne fit de remarque. »



Le fait de partir pour rechercher la scienceDjâbir Ben ‘Abdallah effectua un voyage d’un mois en vue de prendre connaissance d’un seul Hadith, auprès de ‘Abdallah Ben Ouaïs.

Le mérite de celui qui sait et qui enseigne

D’après Abou Moussa, le Prophète a dit : « La bonne direction et la science dont Dieu m’a chargé de diffuser sont semblables à la pluie généreuse qui tombe sur le sol. Quand la terre est fertile l’eau est absorbée et les plantes variées poussent à profusion. Il est aussi des terrains peu perméables qui recueillent les eaux que Dieu consacre pour apaiser la soif des hommes, abreuver les animaux et irriguer les cultures. D’autres sols sont plats, ne retiennent pas d’eau et sont stériles. Ainsi sont les hommes. Il y a ceux qui sont instruits dans la religion de Dieu et qui tirent avantage des enseignements de Dieu qui m’ont été révélés. Certains, savent et font profiter les autres de leur savoir et enfin, ceux qui ne se donnent pas la peine de lever la tête et qui désavouent la voie droite que je suis venu enseigner de la part de Dieu. »

La disparition de la science et l’avènement de l’ignorance

Rabi’e a dit : « Il n’est pas convenable que quelqu’un qui détient la plus petite parcelle de science laisse se dissiper ce qu’il possède. »

D’après Anas, l’Envoyé de Dieu a dit : « Parmi les signes avant-coureurs de l’Heure, il y aura la disparition de la science, la consolidation de l’ignorance, la consommation du vin et l’affichage en public de l’adultère. »

Anas a dit : « Je vais vous révéler une tradition dont personne ne vous parlera après moi. J'ai entendu l’Envoyé de Dieu dire : Parmi les autres signes prémonitoires de l’Heure, la science ira en régressant tandis que l’ignorance et l’adultère s’afficheront au grand jour. Le nombre de femmes augmentera et celui des hommes diminuera jusqu’à ce qu’il n’y ait qu’un seul homme pour cinquante femmes. »


Du surplus de science


Ibn ‘Omar a dit : « J’ai entendu l’Envoyé de Dieu dire :- Pendant que je dormais, je rêvais qu’on me proposait un bol de lait. Je bus jusqu’au point de sentir la boisson se répandre par mes ongles, alors je donnai à ‘Omar Ben El Khattab, ce qui me restait. – Que signifie ce songe, ô Envoyé de Dieu ? lui demanda-t-on. – C’est la science, répondit celui-ci. »
Des réponses en matière de religion lorsqu’on est debout sur une monture ou ailleurs

Selon ‘Abdallah Ben ‘Amr, lors du pèlerinage d’Adieu à Mina, l’Envoyé de Dieu se mit debout afin que les fidèles puissent l’interroger. Un premier homme s’adressa à lui : « Sans le savoir, je me suis rasé la tête avant d’égorger (la victime rituelle). » lui dit-il. – Procède au sacrifice maintenant, répondit le Prophète, il n’y a pas de mal. Un autre homme lui dit : - J’ai égorgé involontairement la victime avant la lapidation. – Lance tes pierres maintenant, il n’y a pas de mal, répondit le Prophète. Chaque fois qu’on l’interrogeait sur un rite effectué avant ou après l’usage consacré, le Prophète répondait : - Fais-le maintenant il n’y a pas de mal. »

Les (autres) signes de l’Heure

D’après Abou Horaïra, le Prophète a dit :(comme autres signes de l’annonce de la Dernière Heure) « La science disparaîtra, le désordre et l’ignorance domineront, les herdj se multiplieront. » On l’interrogea sur la signification du herdj. Il répondit : « Ceci. » Et de la main retournée, il exécuta le mouvement de quelqu’un qui s’apprête à tuer.

Il convient d’instruire ceux qui ne le sont pas

Le Prophète avait engagé les délégués des ‘Abd El Qaïs à préserver la foi et la science et à en instruire ceux des leurs, restés sur place. Selon Malik Ben Howaïrit, le Prophète a dit : « Retournez vers les membres de votre communauté et instruisez-les. »

Abou Djamra a dit : « Je faisais fonction d’interprète entre Ibn ‘Abbas et les gens et, celui-ci a rapporté qu’une délégation des ‘Abd El Qaïs vint auprès du Prophète qui leur demanda quelle tribu ils représentaient. Ils précisèrent qu’ils étaient mandatés par les Rebi’a, et le Prophète de leur dire : « Bienvenue à cette tribu – où à cette délégation – qui est venue sans pression et sans regret. – Nous arrivons d’une région lointaine, expliquèrent les visiteurs, et entre nous et toi se trouve la tribu des infidèles de Modar, aussi nous ne pouvons faire le voyage vers toi que durant le mois sacré. Communique-nous tes instructions afin que nous en informions ceux qui sont restés derrière nous et, pour qu’en nous y tenant, nous héritions du Paradis. » Le Prophète leur prescrivit quatre obligations et leur imposa quatre interdictions. Il leur ordonna de croire en Dieu Tout-Puissant et Unique et ajouta : « Savez-vous ce que signifie que de croire en Dieu Unique ? – Dieu et son Prophète le savent mieux que personne, répondirent-ils. – Croire en Dieu Unique, reprit le Prophète, c’est croire qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu, et que Mohammed est l’Envoyé de Dieu, vous devez également accomplir la prière, donner la zakat (la dîme légale) et observer le jeûne du Ramadan. Vous êtes tenus aussi de distribuer le cinquième du butin (que vous aurez acquis). »Le Prophète leur proscrivit de faire usage de gourdes (calebasses) de jarres et d’outres poissées. Puis il leur dit : « Apprenez cela et informez-en ceux qui sont restés derrière. » (Peut-être, ajoute Cho’ba, le Prophète a-t-il dit « Tronc de palmier évidé » au lieu de « poissé ».

Du fait d’effectuer un voyage pour une affaire douteuse et d’en informer ses proches.

Selon ‘Abdallah Ben Abou Melaïka, ‘Oqba Ben Harit s’était marié avec la fille de Abou Ihab Ben ‘Aziz, quant une femme vint le voir et lui dit : « J’ai allaité ‘Oqba et la femme qu’il a épousée. - Je ne sais pas si tu as été ma nourrice, répondit ‘Oqba, et tu ne m’as pas informé (avant, que tu avais également allaité mon épouse). » ‘Oqba prit aussitôt sa monture et se rendit à Médine auprès de l’Envoyé de Dieu, pour l’informer de l’affaire. « Comment ? s’exclama le Prophète, (tu restes marié) après ce qu’on t’a appris ? ’Oqba se sépara ainsi de sa femme qui se maria avec un autre homme. »

L’alternance dans l’apprentissage de la science

‘Omar a dit : « J’étais avec mon voisin Ansar chez les (gens de la tribu des) Benou Oumaya Ben Zeïd, de ‘Aouali (Médine). De là, chacun se rendait à son tour auprès de l’Envoyé de Dieu. Mon voisin demeurait une journée et moi une autre. Quand je descendais à Médine, je l’informais de tout ce qui se passait ce jour, y compris les Révélations coraniques (qui survenaient) et autres faits ; quand c’était son tour, il opérait de la même façon… »

La colère de voir dans le prêche ou l’enseignement un acte répréhensible

D’après Abou Mess’aoud El Ansari, un homme se plaignit auprès du Prophète : « Ô Envoyé de Dieu, lui dit-il, un tel fait durer la prière si longtemps, que j’éprouve de la peine à la terminer. » Jamais dans le prêche, le Prophète n’éprouva une si grande colère. – Ecoutez, vous les hommes ! S’écria-t-il, vous finirez par faire fuir les gens. Que celui qui préside l’office de la prière, rende la pratique facile, car parmi les fidèles il y a des malades, des faibles et d’autres qui ont des occupations. »

De celui qui trouve un objet égaré

D’après Zeïd Ben Khalid El Djohani, un homme questionna le Prophète sur les objets trouvés : « Examine le cordon de l’objet ou de la bourse et sa gaine, répondit celui-ci, puis informe les gens de ta découverte, durant une année. Si après ce délai l’objet n’est pas réclamé, utilise-le à ta convenance. Cependant, si son propriétaire vient le revendiquer, restitue-lui son bien. – Et si c’est un chameau ? demanda l’homme. Le Prophète se mit en colère au point que son visage devint rouge. – En quoi cet animal a à te préoccuper, lança-t-il ; il possède une réserve d’eau et des pattes. Personne ne pourrait lui empêcher l’accès de l’abreuvoir ou lui interdire de pâturer. Laisse-le en liberté pour rejoindre son maître. – Et si c’est un mouton ? ajouta l’homme. - Dans ce cas il sera pour toi, pour ton frère ou pour le loup, conclut le Prophète. »
De celui qui s’agenouille devant l’imam ou le traditionnaire

Selon Anas Ben Malik, l’Envoyé de Dieu sortit (pour se rendre à la mosquée), alors ‘Abdallah Ben Hodafa se leva et demanda : « Qui est mon père ? – Ton père est Hodafa, répondit le Prophète. Comme le Prophète répétait à plusieurs reprises : « Interrogez-moi ! » Omar se mit à genoux en disant : - Nous sommes comblés d’avoir Allah pour Dieu, l’Islam pour religion et Mohammed pour Prophète. Sur ce, le Prophète garda le silence. »

De celui qui recommence par trois fois son enseignement religieux

D’après Anas, le Prophète, répétait par trois fois ses paroles lorsqu’il parlait, afin d’être bien compris de son auditoire. Quand il se rendait auprès de quelqu’un et qu’il voulait saluer, il renouvelait trois fois le salut.

De celui qui fait profiter son esclave et sa famille de son enseignement

Selon Abou Moussa El Ach’ari, l’Envoyé de Dieu a dit : « Trois catégories d’hommes percevront une double récompense (divine). Ce sont : l’homme qui parmi les gens du Livre (Chrétiens et Israélites) aura cru en son Prophète et au Prophète Mohammed ; l’esclave au service de son maître qui accomplira (honnêtement) son devoir à l’égard de Dieu et de son maître et, l’homme qui en possession d’une esclave femme, l’élève, parfait son éducation, lui enseigne les obligations religieuses et l’épouse après l’avoir affranchie, bénéficiera lui aussi d’une récompense double. Nous rapportons ce Hadith sans rien demander en échange, ajoute ‘Amir, alors que nous partions jusqu’à Médine (pour avoir connaissance) de Hadiths moins importants. »

Le prêche que l’imam consacre aux femmes

Selon Ibn ‘Abbas, le Prophète sortit un jour en compagnie de Billal. Se rappelant qu’il n’avait pas prononcé son prêche aux femmes, il s’en alla le faire et leur recommanda de donner l’aumône (aux pauvres). Aussitôt, chacune des femmes se mit à jeter ses boucles d’oreille et ses bagues que Billal ramassait dans son manteau.

La ferveur pour l’enseignement

Abou Horaïra a dit : « Je demandai un jour : - Ô Envoyé de Dieu, qui parmi les hommes bénéficiera le plus de ton intercession le jour de la Résurrection ? – Ô Abou Horaïra, répondit le Prophète, j’ai pensé que personne ne me poserait cette question avant toi, pour ce que j’ai vu de ta ferveur pour l’enseignement religieux. L’homme qui bénéficiera le plus de mon intercession ce jour-là, sera celui qui dira avec toute la franchise de son cœur (ou de son âme) : « Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu. »

La disparition de la science et des savants

Dans une lettre à Abou Bakr Ben Hazem, ‘Omar Ben ‘Abdelaziz écrit : « Evalue (fait l’inventaire) de ce qui existe de l’enseignement du Prophète et consigne-le par écrit, car j’ai peur que la science ne disparaisse et avec elle les savants. Ne prends en compte que les Hadiths du Prophète. Diffusez la science et réunissez les assemblées pour l’enseigner à ceux qui n’ont pas de savoir. La science ne s’effacera que le jour où elle deviendra secrète (réduite à un petit nombre, ésotérique). »

Comment disparaîtra la science ?

D’après ‘Abdallah Ben ‘Amr Ben El ‘As, l’Envoyé de Dieu a dit : « Dieu ne dissipera pas la science en la retirant aux hommes, mais Il la dissipera en faisant disparaître les savants, jusqu’au dernier. Les gens désigneront alors des ignorants pour dirigeants, et qui lorsqu’ils seront interrogés réagiront sans aucune science, se fourvoyant eux-mêmes et égarant les autres. »

De celui qui entend quelque chose et qui revient sur les propos jusqu’à en comprendre le sens

D’après Ibn Abou Melaïka, ‘Aïcha la femme du Prophète n’avait jamais connaissance d’une chose dont elle ne saisissait pas le sens, sans insister auprès du Prophète afin d’obtenir des explications. Un jour l’Envoyé de Dieu dit : « Celui qui aura des comptes (à rendre) sera puni.» ‘Aïcha demanda si Dieu n’avait pas dit : « Il sera jugé avec mansuétude. » (Coran 84.
« Cela concerne uniquement le Jugement Dernier, répondit le Prophète, et celui dont le compte sera chargé, expiera. »


Doit-on réserver un jour pour l’enseignement des femmes ?

D’après Abou Sa’id El Khodry, des femmes s’adressèrent un jour au Prophète et lui dirent : « Les hommes sont prioritaires auprès de toi. Consacre-nous un jour que tu choisiras (pour nous prodiguer l’enseignement).» Le Prophète leur consacra donc un jour et leur fit un prêche comportant des choses et d’autres. Dans ses propos, il leur annonça ceci : - Aucune femme parmi vous ne présentera trois de ses enfants (que ses enfants meurent) sans qu’une séparation ne soit dressée entre elle et l’enfer. Une femme intervint pour demander :- Et s’il n’y a que deux (enfants) ? - Oui même deux, répondit, le Prophète. »

Que celui qui est présent transmette le message à celui qui est absent

Ibn Choraïh relate les propos qu’il tint à ‘Amr Ben Sa’id, alors que celui-ci dépêchait des troupes à la Mecque : « Permets-moi, ô Emir, de te rappeler les propos tenus par l’Envoyé de Dieu, au lendemain de la prise de la Mecque. Mes oreilles ont entendu, mon cœur a senti et mes yeux ont vu le Prophète qui, après avoir loué Dieu et proclamé Ses bienfaits, a dit : « La Mecque a été sanctifiée par Dieu et non par les hommes. Il n’est permis à aucun être, croyant en Dieu et au Jour Dernier de répandre le sang dans son territoire, ni de détruire aucun de ses arbres. Si quelqu’un autorisait pareille chose sous prétexte que l’Envoyé de Dieu y a combattu, dites-lui : « Dieu n’a accordé cette permission au Prophète, que pour une heure dans un seul jour. Puis, son caractère sacré a été rétabli aujourd’hui, de la même façon qu’il l’était hier. Que ces propos soient transmis par celui qui est présent à celui qui est absent ! » On demanda à Abou Choraïh : « Que répondit ‘Amr Ben Sa’id ? – Il dit : - Ô Abou Choraïh, mieux que toi, je sais que la Mecque n’hébergera jamais un rebelle ni ne sera l’abri de celui qui a versé le sang ou du responsable d’un brigandage. »

Le péché de celui qui ment sur le compte du Prophète

D’après ‘Ali, l’Envoyé de Dieu a dit : « Ne proférez pas de mensonges sur mon compte. Celui qui le fera est destiné à l’enfer. »

L’utilisation du nom du Prophète et le péché de celui qui ment (de propos délibéré) à son sujet

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Prenez mon nom pour vous, mais n’utilisez pas mon surnom. Celui qui me voit en rêve m’a vu réellement, car le diable ne saurait prendre mon apparence. Que celui qui profère de façon délibérée des mensonges à mon égard aille prendre place en enfer ! »

De la rédaction des traditions

Un Musulman ne peut être tué à cause d’un infidèle

Abou Djohaïfa a dit : « J’interrogeais ‘Ali pour savoir s’il y avait chez eux un recueil (des traditions), il me répondit : - Nous ne possédons aucun écrit en dehors du Livre de Dieu, où la connaissance qui en a été donnée à tout Musulman, ainsi que ce feuillet. – Et qu’y a-t-il dans ce feuillet ? Lui demandai-je. – Il y a ce qui concerne le prix du sang, la délivrance des prisonniers et la règle qu’un Musulman ne doit pas être tué à cause d’un infidèle, me répliqua-t-il. »

Le territoire sacré de la Mecque

D’après Abou Horaïra, les gens de la tribu des Khoza’a avaient tué un homme des Béni Leit pour se venger du meurtre d’un de leurs concitoyens. Cette action eut lieu l’année de la prise de la Mecque. Dès qu’il fut mis au courant, le Prophète se mit en selle et vint leur parler : « Dieu à interdit l’introduction du meurtre (ou de l’éléphant) (1), à la Mecque. Le Prophète et les Croyants ont sous leur autorité cette ville et ses habitants. Mais la Mecque n’a troqué son attribut sacré pour aucun homme avant moi et pour personne après moi. Elle ne m’a été ouverte que pendant une heure, durant un seul jour. Maintenant, à cette heure-ci, elle est redevenue sacrée. On n’extirpera pas ses épines et on ne déracinera pas ses arbres. L’objet perdu ne sera ramassé que pour être remis à son propriétaire.

Lorsqu’un meurtre sera perpétré, les proches de la victime pourront choisir entre le prix du sang ou la livraison du coupable. »

Après ce discours, un homme du Yémen vint et s’écria : « Ecris cela pour moi, ô Envoyé de Dieu ! Le Prophète annonça : - Ecrivez cela pour Abou Foulane (un tel). Un homme des Qoraïch sollicita le Prophète : - Ô Envoyé de Dieu, fais une exception pour el idkhira, nous l’utilisons pour nos demeures et nos tombeaux !

– Qu’on fasse une exception pour el idkhira ! s’écria le Prophète. »



Le fait de recueillir des Hadiths


Abou Horaïra a dit : « De tous les compagnons du Prophète, personne ne possède plus de Hadiths que moi sur son compte, excepté ‘Abdallah Ben ‘Amr qui contrairement à mon habitude en faisait des écrits. »Le désir de fixer par écrit les traditions

Selon Ibn ‘Abbas, lorsque ses douleurs s’accentuèrent, le Prophète s’écria : « Apportez-moi de quoi écrire afin que je laisse un écrit, qui vous empêchera de retomber dans l’erreur après moi. - Le mal ronge le Prophète, dit ‘Omar, nous possédons le Livre de Dieu et cela nous suffit. » Les opinions divergeaient et les discussions augmentaient. – Sortez d’ici, laissez-moi ! s’exclama alors le Prophète, il n’est pas convenable que vous vous disputiez devant moi ! Ibn ‘Abbas sortit en disant : - Il est mauvais, très mauvais de s’opposer au Prophète quand il souhaite écrire. »

L’enseignement et le prêche nocturne

Oum Salama a dit : « Le Prophète se réveilla la nuit et s’exclama : - Gloire à Dieu ! Combien d’épreuves sont descendues du ciel cette nuit et combien de trésors ont été ouverts ! Réveillez les femmes qui habitent ces maisons, car plus d’une femme bien habillée en ce monde sera sans vêtements dans l’autre. »

Des discussions nocturnes sur la science

‘Abdallah Ben ‘Omar a dit : « Au crépuscule de sa vie le Prophète effectua la prière du soir (‘icha) avec nous, puis après avoir prononcé les salutations finales, il se leva et nous dit :- Voyez-vous cette nuit-là ? Dans cent ans, à la même heure, il n’y aura plus personne à la surface du globe parmi ceux qui y vivent actuellement. »

Le fait de prier la nuit

Ibn ‘Abbas a dit : « Je passais la nuit chez ma tante maternelle, Maïmouna Bint Harit épouse du Prophète, pendant que celui-ci se trouvait chez elle car c’était son tour de l’accueillir. Là, le Prophète accomplit la prière du soir (‘icha) puis il rejoignit son logis où il effectua quatre reka’as (prosternations) avant de s’endormir. Il se leva ensuite et dit (à mon sujet) : « Le garçon dort » ou quelques paroles similaires. Je me mis debout à mon tour et me plaçai à sa gauche. Il me déplaça vers sa droite et exécuta cinq reka’as, puis deux autres encore avant de se rendormir d’un sommeil si profond que je l’entendis ronfler. (De nouveau s’étant réveillé) il se leva et sortit pour aller prier. »

La préservation de l’enseignement

Abou Horaïra a dit : « Les gens disent que Abou Horaïra connaît nombre de traditions. Mais si deux versets du Coran traitaient de ce sujet, je ne produirais pas un seul Hadith. » Puis il récita les versets suivants : « Ceux qui dissimulent les preuves manifestes et la direction que Nous avons révélées depuis que Nous les avons fait connaître aux hommes au moyen du Livre, Dieu les maudira ainsi que tous ceux qui savent maudire. Ceux qui se repentiront, se rachèteront et divulgueront la vérité, Je leur pardonnerai car J’aime pardonner, Je suis le Miséricordieux. » (Coran 2.159-160) Pendant que nos frères parmi les mouhadjirines, étaient pris par les affaires sur les marchés, ajoute Abou Horaïra, et alors que nos frères parmi les Ansar étaient occupés à faire fructifier leurs biens, Abou Horaïra s’était mis à la disposition du Prophète se bornant à satisfaire sa faim, aussi a-t-il assisté à ce qu’ils n’ont pas assisté et a-t-il retenu des événements dont ils ne se souviennent plus. »

Abou Horaïra à dit : « Je me suis adressé un jour au Prophète en ces termes : « Ô Envoyé de Dieu, j’entends de ta part beaucoup de Hadiths qu’il m’arrive d’oublier. – Etale ton manteau, me répondit le Prophète. Je me suis exécuté, et il mima le geste de le remplir avec ses mains. – Referme-le maintenant, me dit-il. Ce que je fis, et après cela, je n’ai plus rien oublié. »

Du silence face aux savants

D’après Djarir, lors du pèlerinage d’Adieu, le Prophète lui à dit : « Fais observer le silence aux gens. » Quand le silence fut obtenu, l’Envoyé de Dieu s’écria : - Prenez garde de retomber dans l’infidélité après ma mort, en attentant à votre vie les uns les autres ! »

Dieu est le détenteur de la science

Quand on demande à un savant : « Quel est l’homme le plus instruit ? Il est méritoire qu’il ramène toute la science à Dieu. »

Celui qui est debout et qui questionne un savant assis

Le combat dans la voie de Dieu

Abou Moussa a dit : « Un homme est venu vers le Prophète et lui demanda : « Ô Envoyé de Dieu, que signifie combattre dans la voie de Dieu ? Chez nous, on combat sous l’emprise de la colère ou pour la protection des siens. » Le Prophète leva la tête – et il ne leva la tête que parce que son vis-à-vis était debout, et dit : - Combattre dans la voie de Dieu, c’est combattre pour que la Parole de Dieu, Glorieux et Majestueux, soit au-dessus de tout. »

De ces Paroles de Dieu : « Il ne vous a été donné que peu de science. » (Coran 17.85)

Le mystère de l’âme

‘Abdallah Ben Mess’aoud a dit : « Alors que je marchais avec le Prophète à Kharib (Médine), et que celui-ci prenait appui sur un bâton de palmier, nous arrivâmes près d’un groupe de Juifs. L’un d’eux dit :-Interrogez-le au sujet de l’âme. – Non, intervint un autre, ne l’interrogez pas, il nous ferait une réponse déplaisante. – Nous allons l’interroger, décida quelqu’un. L’un d’eux se leva alors et dit : - Ô Abou El Qacem, qu’est-ce que l’âme ? Le Prophète garda le silence et je pensais qu’il allait avoir une Révélation. Lorsqu’il reprit ses esprits, il dit : « Ils t’interrogeront sur l’âme, répond : « L’âme procède du mystère de Dieu. Mais il ne vous a été donné que peu de Science. » (Coran 17.85)

De celui qui réserve son enseignement à certains et non à d’autres de peur que ceux-ci ne le comprennent pas

‘Ali a dit : « Enseignez aux hommes ce qu’ils sont en mesure de comprendre. Voulez-vous qu’ils désavouent Dieu et son Prophète ? »

Anas Ben Malik rapporte les propos suivants : « L’Envoyé de Dieu était sur sa monture et Mo’ad en croupe, le Prophète interpella son compagnon : « Ô Mo’ad Ben Djabal ! – Me voici à tes ordres, ô Envoyé de Dieu, sois heureux ! répondit Mo’ad. Une seconde fois le Prophète dit : - Ô Mo’ad Ben Djabal et celui-ci de répondre encore : « Me voici à tes ordres, ô Envoyé de Dieu, sois heureux ! Par trois fois le Prophète renouvela son appel et son compagnon de donner la même réponse. Puis le Prophète dit :- Toute personne qui attestera avec une foi sincère qu’il n’y a pas d’autre divinité que Dieu et que Mohammed est l’Envoyé de Dieu, Dieu lui proscrira l’enfer. – Ô Envoyé de Dieu, demanda Mo’ad, dois-je informer les fidèles afin qu’ils apprennent la bonne nouvelle ? – Non, répondit le Prophète car ils argumenteraient cette raison, pour délaisser les pratiques religieuses. »
De celui qui abandonne un projet par peur de l’incompréhension des gens et qui verse dans un inconvénient plus sérieux

L’aménagement de la Ka’ba

Selon El Aswad, Ibn Zobaïr lui dit un jour : « ‘Aïcha avait eu avec toi nombre de conversations confidentielles, que t’a-t-elle confié à propos de la Ka’ba ? – Je lui révélai que le Prophète lui avait dit : - Ô ‘Aïcha, si ton peuple n’était encore récemment dans l’infidélité, ajoute Zobaïr. J’aurais réaménagé la Ka’ba et pratiqué deux ouvertures, l’une qui servait à entrer et l’autre à en sortir. » (Projet que concrétisera Zobaïr par la suite).

De la honte à s’instruire

Moudjahid à dit : « Celui qui a honte ou qui est hautain ne peut acquérir la science. »

‘Aïcha a dit : « Quelles sont excellentes les femmes des Ansar, la pudeur ne les a pas empêchées d’apprendre la religion. »

De celui qui par pudeur charge quelqu’un de poser une question à sa place

‘Ali a dit : « J’étais sujet à des pertes séminales et demandai à Miqdad d’interroger le Prophète sur ce qu’il y avait lieu de faire. Quand la question lui fut posée, le Prophète répondit : - Il faudrait procéder à des ablutions. »

De l’enseignement de la science dans la mosquée

L’état d’ihram

Selon ‘Abdallah Ben ‘Omar, un homme se leva alors qu’il était dans la mosquée et dit : « Ô Envoyé de Dieu, à partir de quel point nous prescris-tu l’état d’ihram (état de sacralisation) ? Le prophète répondit :- Les gens de Médine se mettront en état d’ihram à partir de Dou Holaïfa, ceux de Syrie, à partir de Djohfa, ceux du Nedjd, à partir de Qarn… »

De celui qui répond à plus de questions qu’on ne lui pose

Selon Ibn ‘Omar, un homme questionna le Prophète sur les vêtements que le fidèle doit porter lorsqu’il est en état d’ihram : « Il ne doit pas vêtir de chemise, ni turban, ni pantalon, ni burnous, ni d’habits teints par le ouars ou le safran. S’il ne dispose pas de sandales qu’il chausse des bottines et qu’il les coupe pour qu’elles soient au-dessous des chevilles. »


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MessagePosté le: 16/11/2009 14:54:18    Sujet du message: Publicité
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mouslima059
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MessagePosté le: 16/11/2009 19:39:57    Sujet du message: LA SCIENCE Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh  
 
Oukthy pour ce rappel !  
 
q ALLAH te récompense amine  
 
 
Wa 3laykoum salâm  

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La ila ha ill lALLAH MOHAMED rasoulolALLAH.
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MessagePosté le: 23/10/2018 10:03:38    Sujet du message: LA SCIENCE
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