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Muhammed salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 6


 
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Badr7
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MessagePosté le: 24/08/2009 20:14:02    Sujet du message: Muhammed salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 6 Répondre en citant
:bismillah!
BismiLlâh, Er-Rahmân, Er-Rahim
Salam 'aleykoum wa rahmaTouLlâhi wa barakaTou


   

CHAPITRE 6 : Les persécutions des musulmans et la première émigration en Abyssinie.

La fois précédente, nous avions parlé de la manière dont le Message de notre Prophète Muhammed
  fut accueillit par les païens de la Mecque. Ces derniers engagèrent, en vue d'enrayer la progression de l'Islam, une campagne de propagande contre Muhammed
et ses compagnons radhiaAllâhou'anhoum (Qu'Allâh les agrée). De l'outrage à la calomnie, en passant par le harcèlement verbale et autres, les notables de La Mecque s'employaient corps et armes pour étouffer le message divin. Mais c'était sans compter sur la détermination d'hommes tels que Muhammed
  et de ses fidèles compagnons (as-sahabas), qui malgré tout, persévérèrent dans leur mission, renforcé par l'expansion incontrôlable de l'Islam. Cette situation exaspéra les notables de La mecque, qui prirent la sombre décision de répondre par la force. Ainsi, une vague sanglante de persécutons déferla à La Mecque contre les musulmans. Comment vont-ils s'y prendre, et de quelle manière les musulmans réagiront-ils ? C'est ce dont il sera question dans ce chapitre inchaAllâh.


 I) Les premières atteintes au Prophète
  .


1) Le Prophète
: prit à partie.

Comme on peut l'imaginer, le premier visé par cette vague de persécution, sera Muhammed
  . Comme nous l'avons déjà vue, Abû Lahab et sa femme avaient initié sa  sombre campagne de persécution à l'égard de son neveu. En effet, les notables qureychites iront même jusqu'à attenter plus tard à sa vie pour en finir avec l'islam. C'était une manière pour eux de couper le problème à la racine. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est l'effet que provoquera cette campagne de persécution. Loin de déstabiliser les musulmans, ceux-ci seront d'autant plus convaincu d'être dans le vrai, et on assistera même à terme, à la conversion inattendue, de deux grandes pointures de la société mecquoise. Mais avant d'en arriver là, le Prophète
  fit preuve d'un courage inouïe, et affronta sans aucune crainte, la coalition formée contre lui. Un combat tout à fait déloyal, quand on sait le nombre et l'influence des mécréants, face au Prophète
, qui dut endurer des épreuves difficile.


En toute lâcheté, déjà qu'ils étaient en surnombre, ils aimaient attendre de voir le Prophète
prosterné pour s'en prendre à lui.


Un jour, nous rapporte l'Imam Ahmed d'après 'AbdAllâh, alors que le Prophète
était en train de prier, un groupe de qureychites assis devant la Ka'ba aperçut des abats de chamelle proche de lui. Ils se dirent alors :


"Qui parmi vous, va prendre ces abats et les jeter sur son dos ?"

'Uqba Ibn Mu'ayt se proposa, et s'exécuta. Il jeta les abats sur le dos du Prophète
, alors que celui-ci était en pleine prosternation, en train d'implorer Allâh 'azawajal. Il resta ainsi jusqu'à ce que Fatimah radhiaAllâhou'anha, sa fille, vienne l'en débarrasser.


Dans une autre version, il est dit que les qureychites se mirent à rire de cette situation, au point de s'affaler les uns sur les autres tant ils riaient. Qu'Allâh les maudissent.

Le Messager d'Allâh
s'exclama alors en ces termes :


"Mon Dieu, occupe-toi de ce groupe de qureychites ! Mon dieu, occupes-toi de 'Utba Ibn Rabi'a ! Mon Dieu, occupe-toi de Chayba Ibn Rabi'a ! Mon Dieu, occupe-toi d'Abû Jahl Ibn Hichâm ! Mon Diue, occupe toi de 'Uqba Ibn Abî Mu'ayt ! Mon Dieu, occupe-toi de Ubayy Ibn Khellaf ou Oumeyya Ibn Khellaf,( le narrateur a des doutes concernant le nom de ce dernier, cf la remarque ci dessous.)

Et devinez quoi ? Tous moururent sans exception au cours de la bataille de badr.

Remarque : Ibn Kathir, un savant rahimahoullâh, note qu'il soit plus plausible que le dernier mentionné dans le hadith fut Oumeyya Ibn Khellaf, car il fut également tué pendant la bataille de badr, tandis qu'Ubeyy fut tué durant la bataille de Ouhoud.

Aussi, les voisins du Prophète
, qui n'étaient autre qu'Abu Lahab, 'Uqba Ibn Abu Mu'ayt, 'Adiyy Ibn Hamrâ Ath-Thaqafi, et le fils d'El-Asdâ', avaient pris l'habitude de lancer des entrailles de brebis ou de chamelles dans sa marmite ou sur son dos alors qu'il priait. Lorsque ses voisins lui jetaient des abats, il sortait au seuil de sa maison, les portant au bout d'un bâton, et disait :


"Ô fils de 'Abd Manaf ! Quelle protection est la vôtre !".

Puis il les jetait aux ordures et rentrait chez lui.

Ce même 'Utba fils d'Abû Mu'ayt assista un jour dans une assemblée à un prêche sur l'Islam prononcé par le Prophète
. Un ami intime à lui, 'Ubayy Ibn Khalaf apprit cela. Il ne put tolérer un acte pareil et lui reprocha, allant jusqu'à lui suggérer de cracher sur le Prophète
, ce qu'il accomplit sans gêne.


'Ubay qui, ne ratait jamais une occasion de nuire au Prophète
par tous les moyens possibles et imaginables, écrasa de vieux os décomposés et les souffla en direction du visage du Prophète
.




Al-Akhmas Ibn Churayq Ath-Thaqafi ne cessait d'injurier et de discréditer le Prophète
  . Concernant ce mécréant, le noble Qur'ân a énuméré neuf traits de caractère abominable dont il faisait preuve :


وَلَا تُطِعْ كُلَّ حَلَّافٍ مَّهِينٍ

68.10. Wala tutiAA kulla hallafin maheenin
68.10. Et n’obéis à aucun jureur méprisable,
68.10 . Neither obey thou each feeble oath monger ,

 
هَمَّازٍ مَّشَّاء بِنَمِيمٍ

68.11. Hammazin mashsha-in binameemin
68.11. détracteur médisant,
68.11 . Detractor , spreader abroad of slanders?

مَنَّاعٍ لِّلْخَيْرِ مُعْتَدٍ أَثِيمٍ

68.12. MannaAAin lilkhayri muAAtadin atheemin
68.12. hostile à tout acte charitable, agressif, pécheur,
68.12 . Hinderer of the good , transgressor , malefactor

عُتُلٍّ بَعْدَ ذَلِكَ زَنِيمٍ

68.13. AAutullin baAAda thalika zaneemin
68.13. perfide et s'attribuant de fausses origines de surcrôit
68.13 . Greedy therewithal , intrusive .

2) La protection d'Allâh 'azawajal

Abû Lhakim Ibn Hashim de son prénom, il sera surnommé Abû Jahl par la suite par les musulmans, qui signifie l'insensé.

Un jour, cet ennemi de l'Islam, s'adressa à ses amis mécréants, et leur dit :

"Ô gens de Qureych ! Muhammed persiste à critiquer notre religion, à insulter nos parents et nos dieux. Je fais serment à Allâh de l'attendre, demain, avec une pierre dans la main et, lorsqu'il se prosternera au cours de sa prière, je lui briserai la tête. Et que les Banou 'Abd Manâf fassent, ce qu'ils veulent !"

Le lendemain, Abû Jahl (qu'Allâh le maudisse) prit effectivement une pierre et se posta dans une ruelle pour guetter l'arrivée du Prophète : : :
: : : et accomplir son plan machiavélique. Soudain, au loin, voila qu'apparut le Prophète
  , venu accomplir sa prière habituelle.


Remarque : La Qibla, c'est à dire la direction que suivent les musulmans lorsqu'ils prient. Actuellement, lorsqu'ils prient, les musulmans se tournent vers la Ka'ba à La Mecque. Mais à l'origine, la première Qibla, c'était en direction de Jérusalem. Cependant, le Prophète
aimait prier devant la Ka'ba. Donc, afin de régler ce dilême, il prit l'habitude de prier de telle façon que la Ka'ba soit entre lui et Jérusalem , et aligner ainsi, les deux Qibla.Un peu comme ceci, la qibla étant représentée par la flèche rouge :



Remarque : Le Masjid d'Al aqsa qui se trouve à Jérusalem et qui servait de Qibla, ne correspond pas au Dôme du Rocher, c'est à dire, la mosquée avec le dôme dorée. Il ne s'agit que d'une manipulation israëlienne que de faire croire au monde musulman que le masjid al-aqsa corresponde à la mosquée au dôme dorée. En réalité le dôme de la mosquée al-aqsa est noir, et voici son illustration :



La nuance est le fruit d'une maniuplation, qui a pour but d'occulter le véritable lieu Saint des musulmans, afin de pouvoir le détruire en cachette. Plus d'info ici inchaAllâh :

http://muslim.xooit.com/t9049-La-confusion-entre-la-mosquee-Al-Aqsa.htm?q=a…

Ainsi, pour le moment, la Qibla prioritaire était Jérusalem, jusqu'à ce que bien après, Allâh 'azawajal révèle les versets du Qur'ân 142 et 145 de la sourate Al-Baqara, ordonnant ainsi au Prophète
  de choisir pour qibla, La Mecque).


 Ce jour là, les qureychites s'approchèrent, et s'assirent devant la Ka'ba, attendant de voir Abû Jahl mettre sa menace à exécution. Lorsque le Messager d'Allâh
se prosterna, voilà qu'Abû Jahl s'approcha de lui, décidé à en finir avec Muhamed
. Seulement, une fois à sa hauteur, il tourna brusquement ses talons, hébété et en proie à une grande frayeur. Terrifié, l'expression de son visage changea brusquement et sa main se crispa sur la pierre, il la jeta alors au loin.


Les gens de Qureych accoururent et dirent :

"Qu'as-tu ô Aba El-Hakim ?"

Il leur répondit :

"Je m'appretai à faire ce que je vous ai dit hier, lorsque j'ai vu un jeune chameau, comme je n'en avait jamais vu de pareil; il était petit de taille avec de grands crocs, et était sur le point de me dévorer !"

La vision d'Abû Jahl se propagea dans toute La Mecque, si bien qu'elle parvint aussi aux oreilles des sahabas radhiaAllâhou'anhoum. Ceux-ci accoururent auprès du Prophète
: afin de lui demander ce qu'il en était.


Là, le Prophète
  révéla l'identité de ce mystérieux chameau, il s'agissait de l'ange Djibril 'aleyhi salam conformément à ce qu'a rapporté Ibn Ishaq Il faut savoir que la vision du chameau n'était qu'une apparence que revêtit l'Ange Djibril, telle que l'a vu Abû Jahl. De la même façon que le jour de notre mort, les anges Munkar et Nakir auront des apparences différentes selon la croyance du défunt. Les Anges ont cette faculté de prendre différente apparence. Ainsi, pour le mécréant ils auront un aspect effrayant (certains textes parlent même de crocs dressés jusqu'au front) tandis que pour le musulman, ils auront un aspect agréable.


Une autre fois, Abou Jahl arriva devant la Ka'ba et dit :

"Si je vois Muhammed prosterné, je mettrai mon pied sur son cou."

Une fois informé, le Prophète
dit :


"S'il fait cela, les anges se saisiront de lui"

C'est alors qu'un jour, Abou Jahl passa devant le Prophète
: tandis qu'il faisait sa prière. Il lui dit alors :


"Ne-t-ai-je pas interdit de prier ô Muhammed ! Tu sais bien que personne ne possède autant de partisans que moi."

C'est alors que l'ange Djirbil transmit le verset suivant :

فَلْيَدْعُ نَادِيَه

96.17. FalyadAAu nadiyahu
96.17. Et qu’il appelle alors les siens à son secours !
96.17 . Then let him call upon his henchmen!

سَنَدْعُ الزَّبَانِيَةَ

96.18. SanadAAu alzzabaniyata
96.18. Nous ferons appel, à Notre tour, aux gardiens de l’Enfer.
96.18 . We will call the guards of hell .

II) La persécution des Compagnons du prophète


Une chose qui frustrait particulièrement les notables de La Mecque, c'était le fait que le Prophète
, bénéficiant de la protection solide de son oncle incontesté, ainsi que de sa renommée en tant que digne de confiance, était intouchable pour le moment. C'est pourquoi les premiers bourreaux initièrent leur campagne de persécution contre les compagnons en situation de faiblesse, ne bénéficiant d'aucune protection familiale ou autres.


Les différentes tribus firent goûter a leurs membres ayant embrassé l'Islam différents types de supplices selon leur degré de protection. Par exemple, a chaque fois que la conversion d'un homme d'ascendance noble et jouissant de la protection de son clan parvenait aux oreilles d'Abu Jahl, il le réprimandait et le menaçait de ruiner son négoce ou de flétrir sa réputation, et si le nouveau converti était socialement faible, il le frappait rudement et dressait contre lui les gens.

Ainsi, les notables de La Mecque, ainsi que les personnes les plus méprisables, soumirent à une torture insoutenable, les musulmans en situation de faiblesse et sans protection aucune,.

Le souvenir des hommes et des femmes dont nous allons citer le nom, demeurent une véritable leçon de piété, de courage et d'endurance..

1) Bilâl Ibn Rabah radhiaAllâhou'anhou

Parmi eux, Bilâl Ibn Rabbah radhiaAllâhou'anhou. En effet, nous avions déjà évoqué son histoire précédemment. Cet esclave, méprisé et avili par ses maîtres pour la couleur de sa peau venait de goûter à la foi qui libère et le corps et l'âme de toutes les servitudes. La nouvelle de sa conversion suscita la colère et la stupéfaction parmi les qureychites qui voyaient avec rage, le message de Muhammed
gagner jusqu'à leurs esclaves. Parfois, on attachait une corde à son cou et des enfants le tiraient dans les rues et même à travers les collines de La Mecque. On le soumettait également à la famine, mais rien n'y faisait, tout cela ne fit que renforcée Bilâl radhiaAllâhou'anhou (qu'Allâh l'agrée) qu'il était dans le vrai. La honte retomba sur Umeyya (le maître de Bilâl) à qui ses concitoyens reprochaient son manque de vigilance et de fermeté avec ses esclaves. Fou de rage, Umeyya fera subir à Bilâl des tortures cruelles et éprouvantes. Ses tortionnaires l'emmenaient dans le désert sous la chaleur accablante et caniculaire du soleil de midi et l'exposaient sur le sable brûlant en mettant sur son ventre et sa poitrine de grosses pierres qui lui écrasaient le corps.



Ce terrible supplice se répétait chaque jour, mais sans que cela ne réussisse à venir à bout de sa foi. Tout ce qui sortait de sa bouche, c'était des paroles louant l'uncité d'Allâh : "Ahad ! Ahad !" (Unique ! Unique ! Dieu est Unique !). Bilâl avait conscience que cette formule "Ahad" énervait au plus haut point ses tortionnaires, c'est pourquoi il ne cessa de la répéter.


Les tortionnaires essayèrent de lui faire répéter le nom de leurs divinités Lat et 'Uzza mais il ne semblait même pas les écouter absorbé qu'il était dans sa contemplation de la grandeur divine. "Unique...Unique" était sa seule réponse aux injonctions de ses tortionnaires. Ummeya Ibn Khellaf était le plus acharné d'entre eux. Il ne cessait de lui donner des coups en lui disant :

"Ô esclave de malheur ! Tu ne nous as apporté que des problèmes. Par Lat et L'Uzza, je ferai de toi un exemple de l'obéïssance que doivent avoir les esclaves pour leurs maîtres !"

C'est alors qu'Abû Bakr arriva. En voyant ce triste spectacle, il s'écria :

"Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame Dieu est mon Seigneur ?"

Il se tourna ensuite vers Umeyya et lui dit :

"Demande le prix que tu veux et affranchis-le !"

Le maître de Bilâl, qui se demandait justement ce qu'il allait faire de son esclave, accueillit la proposition d'Abû Bakr comme une bouée de sauvetage d'autant plus que ce dernier était prêt à y mettre le prix. Il rendit la liberté à Bilâl en contrepartie d'une forte somme d'argent. Bilâl était désormais un homme libre. Débarrassé de la servitude des hommes, il n'aura pour maître que Dieu, l'Unique, pour lequel il a accepté toutes ces douloureuses épreuves et tous les sacrifices.



Tandis que Bilâl s'éloignait en compagnie de son sauveur, Ummeyya interpella Abû Bakr en lui disant :


"Prends-le avec toi. Par Lat et l'Uzza, je te l'aurais vendu pour seulement une once."

Abû Bakr, qui savait combien ces paroles étaient blessantes pour Bilâl devenu maintenant un musulman libre, lui répliqua :

"Par Dieu, tu m'aurais demandé cent onces d'or pour ton rachat, je te les aurais données."

Le Messager d'Allâhsaw  l'accueillit alors à bras ouvert, et lui réserva une place de choix....

2) 'Amar, son père Yasir et sa mère Sumeyya

Aussi, mentionnons l'histoire du jeune 'Ammar, et de ses parents Summeya et Yasir.

C'est du Yémen que le vénérable Yasir était originaire. Il quitta un jour son pays natal pour aller à La Mecque à la recherche de son frère disparu et, s'étant plu dans la ville sainte, il s'y installa pour ne plus revenir chez lui. A La Mecque, il s'allia à un notable Abû Hudayfa Al-Mughîra qui lui donna une de ses esclaves, Sumayya Bint Khayyât, en mariage. De cette union bénie, naquit 'Ammâr.

Dès les premières lueurs de la Révélation de l'Islam, cette noble famille répondit aux appels de la Vérité et rejoignit le cortège des croyants. Mais comme tous ceux qui étaient faible et sans défense, 'Ammar et ses parents eurent leur part de persécutions et de tortures par des qureychites afin de les obliger à abjurer leur foi. Or, loin de les faire fléchir, les tortures qui leur étaient infligés ne faisaient que fortifier leur foi et les affermir dans leurs profondes convictions en la véracité de la Révélation apportée par Muhammed
. Le Messager d'Allâhsaw  assistait, triste et compatissant, aux supplices de 'Ammâr et de ses vénérables parents, les pieux Yasir et Sumayya. Ne pouvant leur venir en aide, l'islam étant encore en situation de faiblesse, le Prophète
passait près du lieu de leur supplice et leur disait plein de douceur et d'affection :


"Patience ô famille de Yasir, vous serez réunis au Paradis"

Les Banou Makhzûm, une tribu mecquoise, les emmenaient, 'Ammar et ses parents, vers le désert de La Mecque, lorsque la chaleur atteignait son paroxysme, et les torturaient.

Yasir, le père, périt sous les tortures atroces des polythéïstes, radhiaAllâhou'anhou. Quand à Sumeyya, elle eût le courage de répondre aux insultes que vociférait Abu Jahl à l'égard du Prophète
, alors qu'elle était attachée. Ce dernier, sans aucune pitié pour elle, tuera cette noble femme d'un coup de lance en plein coeur. Elle sera ainsi, la première martyr de l'Islam, radhiaAllâhou'anha.


'Ammâr, lui continua a subir les tortures douloureuses. Ses tortionnaires s'acharnèrent tellement sur lui, que pour mettre un terme à ses souffrances, il prononça les paroles "sacrilèges" que ceux-ci lui ordonnaient de proférer. Notre compagnon avait été torturé jusqu'à ne plus savoir ce qu'il disait. Les limites de la résistance humaine étant largement dépassées, il ne put supporter plus et perdit plusieurs fois conscience. A son réveil, et après avoir pris connaissance des paroles sacrilèges qu'il avait prononcées, l entra dans une tristesse et crut qu'il venait de perde sa foi et son âme. Admirons le comportement de ce compagnon machaAllâh. Il vient de perdre ses deux parents, et chaque jour, il endure les tortures cruelles, et au lieu de se plaindre en pleurant ses souffrances, il pleurera pour sa foi qu'il croyait perdu...

Le Messager d'Allâh
  qui le vit dans cet état lui essuya les larmes et lui dit :


"Les infidèles t'ont torturé et tu as dit telle et telle chose".

'Ammâr répondit en pleurant :

"Oui, ô Messager d'Allâh"

L'Envoyé d'Allâh
  ajouta en souriant :


"S'ils te font torturer de nouveau, n'hésite pas à répéter les mêmes propos sans crainte. Et il lui récita le dernier verset venant d'être révélé :

مَن كَفَرَ بِاللّهِ مِن بَعْدِ إيمَانِهِ إِلاَّ مَنْ أُكْرِهَ وَقَلْبُهُ مُطْمَئِنٌّ بِالإِيمَانِ وَلَـكِن مَّن شَرَحَ بِالْكُفْرِ صَدْراً فَعَلَيْهِمْ غَضَبٌ مِّنَ اللّهِ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ

16.106. Man kafara biAllahi min baAAdi eemanihi illa man okriha waqalbuhu mutma-innun bial-eemani walakin man sharaha bialkufri sadran faAAalayhim ghadabun mina Allahi walahum AAathabun AAatheemun
16.106. Quiconque renie Dieu après avoir cru – à moins d’y être contraint tout en demeurant fidèle intérieurement à sa foi –, ainsi que ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l’impiété, ceux-là, la colère de Dieu s’abattra sur eux et ils seront voués à un terrible châtiment,
16.106 . Whoso disbelieveth in Allah after his belief save him who is forced thereto and whose heart is still content with Faith but whoso findeth ease in disbelief : On them is wrath from Allah . Theirs will be an awful doom .

La révélation de ce verset soulagea la conscience de notre compagnon et lui redonna la paix et la quiétude qui la caractérisaient avant cet évènement. Sa foi résista alors à toutes les épreuves endurées et il en sortit victorieux et triomphant.

Certains musulmans qui jouissaient d'un bon statut social étaient enveloppés dans des peaux de chameaux rugueuses et jetés à terre, tandis que d'autres étaient placés dans des armures et lancés sur le sable brûlant, sous le soleil ardent de la Péninsule arabique.

3) Les femmes persécutées

Même les femmes converties ne furent pas épargnées, et reçeurent leur pleine part de souffrance.



Zinnîra était une esclave qui fut tellement battue par Abu Jahl qu'elle en perdit la vue. Dès lors, les gens de Qureych profitèrent de ce mal pour l'attribuer à la désobéïssance de Zinnîra aux idoles Al-Lat et El 'Uzza, et d'en faire un exemple.... Mais ceci ne suffit pas à faire vasciller la foi grandissante de cette valeureuse femme. Elle resta ferme dans sa foi et implora Allâh 'azawajal jusqu'au jour où miraculeusement, son oeil se rétablit et elle recouvrit ainsi l'usage de son oeil. Abû Bakr paya le prix exigé et affranchissa Zinnîra. ainsi qu'Umm 'Ubays

En-Nahdyah et sa fille embrassèrent elles-aussi l'Islam, mais leur condition d'esclaves à la solde d'une mégère des Bani ' Abd Dar, ne leur facilita pas la tâche. Dès qu'elle sut que ses esclaves étaient musulmane, la maîtresse les soumit à de terribles tortures, et promit de jamais les affranchir. Abu Bakr ira protesté auprès de cette mégère vis à vis du traitement infligés à En-nahdiya et sa fille. La maîtresse finit alors par céder en disant à Abu Bakr :

"Trouve la toi même (la solution au problème des esclaves), toi qui leur a tourné la tête"

Abu Bakr paya alors le prix exigé puis libéra ces femmes. Son père, Abû Quhafa, lui reprocha son agir, en lui disant :

"Ô mon fils, je vois que tu n'affranchis que des gens faibles. Pourquoi n'affranchis-tu pas des gens forts, capable de te défendre et t'assister ?"

Ce à quoi répondit Abu Bakr :

"Ô père, je fais cela parceque je le veux".

On rapporte ainsi que les versets suivants furent révélés à son sujet :

فَأَمَّا مَن أَعْطَى وَاتَّقَى

92.5. Faamma man aAAta waittaqa
92.5. celui donc qui est charitable et pieux,
92.5 . As for him who giveth and is dutiful ( toward Allah )

وَصَدَّقَ بِالْحُسْنَى

92.6. Wasaddaqa bialhusna
92.6. qui ajoute foi à la bonne Parole de Dieu,
92.6 . And believeth in goodness ;

فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْيُسْرَى

92.7. Fasanuyassiruhu lilyusra
92.7. Nous faciliterons l’accès vers le bonheur ,
92.7 . Surely We will ease his way unto the state of ease .

Aussi, parmi ces illustres femmes, on note l'histoire de Lubayna. Cette dernière était l'esclave d'un homme redouté à La Mecque, 'Umar Ibn El Khettab radhiaAllâhou'anhou, dont le destin basculera dans le chemin des pieux et l'élèvera aux cimes de notre religion. Avant cela, 'Umar Ibn El-Khettab était encore mécréant à cette époque, et lui aussi, en sa qualité d'arbitre parmi les tribus, infligeait des tortures à son esclave. A chaque fois qu'il commençait à s'en prendre à l'esclave, il était soudain prit de fatigue, puis partait. Cette fatigue et cette lassitude l'empêchait à chaque fois de continuer. Lubayna lui disait alors, "C'est Allâh qui en a décidé ainsi".Fort heureusement, Abû Bakr viendra récupérer Lubayna moyennant finance, et la lumière de l'Islam frappera alors 'Umar Ibn El-Khettab, retirant de lui l'obscurantisme qui sévissait à La Mecque, et créant un véritable séïsme dans la société mecquoise, qui jamais n'aurais cru une telle chose.

4) Aflah

Les négateurs prirent également pour cible, Abû Fakîha (de son vrai nom Aflah). Il appartanait aux confédérés des Bani 'Abd Dar. Les négateurs le saisirent puis attachèrent une corde à son pied avant de le traîner à travers les rues de La Mecque...

5) Al-Khebab Ibn El'Arat


Parmi les compagnons qui subirent les persécutions, figure El Khebbab Ibn El-'Arat.

Ancien esclave originaire du Najd, il fut acheté par Umm Amari El-Khuza'iya. Celle-ci confia son jeune esclave à un forgeron de La mecque en lui recommandant de lui apprendre la fabrication des épées.

Après quelques années seulement, notre homme devint un artiste en la matière. Tous les habitants de La Mecque venaient commander leurs épées chez lui, car il venait de s'installer à son compte, après avoir acquis une expérience précieuse, à l'aide d'Um Amâri qui lui acheta un local. En plus de son habilité à fabriquer des épées, notre homme jouissait d'une réputation d'honnête commerçant, ce qui lui valut la confiance et l'estime des habitants de La mecque.



Tout pouvait donc continuer pour le mieux pour notre jeune esclave. Et pourtant, ce n'était pas le cas pour un homme comme notre Sahabi. Il refusait de s'intégrer dans cette société mercantiliste et évitait la fréquentation des cercles qureychites. Il rejetait les croyances et les coutumes de la société mecquoise et semblait aspirer à autre chose, de plus noble, de plus pur, de plus élevé, en un mot, à l'avènement d'un homme prédestiné qui viendrait changer le cours des choses.


Plus il regardait la société mecquoise s'enfonçer dans les abîmes, plus il était convaincu que cet avènement était iminent. C'est alors qu'il entendit parler de la prédication de Muhammed
qui affirmait recevoir des nouvelles du Ciel. Le coeur de notre Sahabi frissonna à l'annonce de ces nouvelles. Un homme qui affirmait recevoir un message de Dieu et qui remettait en cause toute la conception de la vie, voilà ce qu'attendait notre jeune esclave. Il alla sans plus tarder à la recherche de cet homme providentiel. Sa rencontre avec Muhammed
fut décisive. Dès qu'il le vit, il sut qu'il avait affaire à un homme exceptionnel. En écoutant ses paroles, il fut subjugué et annonça sa conversion. Il fut, disent certaines sources, le sixième homme à embrasser l'Islam.


Évidemment, sa conversion ne passa pas inaperçue à La Mecque. Um Amâri, à qui il appartenait encore, en fut tout de suite informée. Hors d'elle, elle alla trouver son frère Sibâ' Ibn Al'Uzza et lui rapporta la fâcheuse nouvelle. Celui-ci, avec un groupe de gens de sa tribus, les Khuza'i, parti à la recherche de notre homme avec la ferme intention de le châtier au cas où sa conversion s'avérait vraie.

Ils le trouvèrent en plein travail à l'intérieur de sa boutique. Sibâ' lui dit :

"Nous avons entendu à ton sujet une information que nous ne pouvons croire qu'elle soit vraie."

Notre homme répondit :

"Quelle est cette information ?"

Sibâ' dit :

"Il parait que tu as renié la religion de tes ancêtres et suivi Muhammed."

Notre homme répondit calmement qu'il croyait en l'unicité de Dieu et en la sincérité de Muhammed
.


A ces mots, ils se jetèrent sur lui et le frappèrent jusqu'à ce qu'il perdit connaissance. A son réveil, il était un autre homme. La violence et la brutalité des mecquois l'avaient renforcé encore plus dans sa conviction qu'il était sur la bonne voie. Désormais, plus personne ne pouvait l'empêcher de proclamer sa foi en l'unicité de Dieu et en la véracité du message de Muhammed
. Les païens, exaspérés par son inébranlable fermeté et sa solide conviction, s'acharnèrent sur lui, dans le but de lui faire abjurer sa foi, mais en vain. Avec courage, il résista aux tortures, aux persécutions et proclama à la face de ses tortionnaires sa foi en la Révélation faite à Muhammed
.


Pourtant, vint un jour où notre illustre sahabi et ses compagnons, soumis comme lui aux pires tortures, vinrent voir le Messager d'Allâh
et lui exposer leurs vicissitudes. C'est notre homme lui même qui nous raocnte cette histoire :


"Un jour, dit-il, nous allâmes voir le Messager d'Allâh, et nous le trouvâmes devant la ka'ba, étendu sur une cape. Nous lui dîmes : "Ô Envoyé de Dieu ! Ne vas-tu pas invoquer Dieu pour qu'Il nous fasse triompher sur nos ennemis ?" Le Messager de Dieu se redressa, et s'assit. Son visage devint rouge, signe qu'il était en colère. il nous dit : "Parmi les générations qui vous ont précédés, on prenait l'homme, on le mettait dans une fosse, puis on apportait une scie qu'on plaçait sur sa tête, et cela ne le détournait nullement de sa foi. On passait aussi sur son corps des peignes en fer qui lui arrachaient la chair et cela non plus ne le détournait nullement de sa foi. Dieu accomplira Sa volonté en faisant triompher cette religion de sorte que le voyageur pourra aller de Sanaa au hadramut. Ce jour viendra, mais vous voulez le hâter."

Ces paroles stimulèrent encore plus la foi et l'engagement de notre pieux Sahabi et de ses compagnons soumis aux persécutions des qureychites. Notre homme souffrit beaucoup, mais jamais plus il n'osa se plaindre au Messager d'Allâh 
des sévices endurés, sachant combien la foi est synonyme de sacrifices et de souffrances. un jour, rapporte-t-on, le Prophète passa près de notre homme, alors que celui-ci était étendu sur le sol, la tête et le corps marqués par les tortures au fer brûlant. En le voyant dans cet état, le prophète eût pitié de son compagnon et invoqua Dieu en ces termes :


"Ô Dieu, accorde la victoire à El-Khebbab"

Et cet appel fut exaucé. Um Amâri, la plus acharnée contre son esclave, ne tarda pas à recevoir le châtiment divin. Ses souffrances furent telles qu'on lui recommanda de mettre sur sa tête un fer porté à incandescence. Juste retour des choses, peut-on dire.



Mais la plus grande victoire de notre courageux Sahabi fut de voir l'islam triompher de ses ennemis et se propager à travers toutes la péninsule arabique, pénétrant les coins les plus reculés et les cœurs les plus endurcis.


6) Leçons à retenir inchaAllâh.

Ainsi donc était nos pieux prédécesseurs. Tous les énumérer est une tâche impossible, c'est pourquoi nous nous arrêtons ici.  Certains pairont de leur vie le droit de vivre l'Islam, d'autres y sacrifieront leur chairs, sans jamais broncher outre mesure.. Les bourreaux voulaient éteindre la foi grandissante de ces hommes et de ces femmes, mais c'était peine perdu. Il voulait réduire en cendre, cette étincelle qui jaillissait dans le coeur des compagnons du Prophète
. Mais, au lieu de mourrir étouuffée par les blessures et le sang, cette étincelle grandit, jusqu'à devenir une flamme. Porté non plus par une poignée de personnes, mais à l'unnissons d'un groupe encore plus grand. Elle consumera ainsi toute haine, tout mépris, tout mal qui guette le coeur du fils d'Adam, n'épargnant qu'amour d'Allâh et de Son Envoyé. De sa lumière, elle appellera les âmes à venir l'embrasser. Née dans le mépris d'un peuple pour l'amour d'Allâh 'azawajal hier, la flamme de l'Islam est devenu un flambeau par la suite, dans lequel chaque homme et chaque femme puise de plein droit, le trésor qu'il contient. De sorte que le voyageur voyage effectivement de Sanaa au Hadramut sans crainte des représailles. Et aujourd'hui ? Ce flambeau est entre nos mains. Pas une minute ne passe sans qu'un homme ne se prosterne sur cette Terre. Voilà donc, quels sont les fruits de la souffrance du Prophète 
et de ses compagnons, sans qui rien de cela ne serait possible. Ne les oublions pas dans nos invocations, et ayons ce respect qui leur ait dûe vis à vis de la science qui nous ont apporté. Les Compagnons du Prophète : : :
: : : firent preuve de ténacité, d'endurance, et d'un courage sans commune mesure avec ce que l'on peut entendre aujourd'hui. Nous sommes fier aujourd'hui, de les considérer comme étant, nos pieux prédecesseurs !


III) La maison d'Al Arqam


Face à la teneur de ces persécutions, le Prophète
, bien que l'on soit toujours en phase de prédication publique, estima qu'il soit préférable que désormais, les nouveaux convertis cachent leur conversion. Mubarakfuri nous dit que le Prophète
décida désormais de rencontrer les musulmans secrètement, de peur que les qureychites apprennent ses projets et prennent des mesures qui l'empêcheraient de purifier les musulmans en leur enseignant le Livre et la sagesse. Il voulait aussi éviter toute confrontation ouverte avec les polythéistes, car une telle attitude, à ce stade précoce de la prédication, serait contraire à l'intérêt de la cause de l'islam, encore vulnérable et ne possédant pas d'assises solides.


De son coté, le Prophète
  continua à proclamer sa foi en Allâh et à prêcher l'islam ouvertement avec insistance, animé d'une profonde conviction, mais pour le bien être des musulmans, et en considération de l'intérêt stratégique de l'islam, il rencontrera depuis la cinquième année de sa mission, ses partisans de manière secrète dans la demeure d'Al-Arqam al-Makhzumi, sur le mont As-Safa.


IV) La première émigration en Abyssinnie.

D'abord timides, puis de plus en plus sévères, les persécutions à l'égard des musulmans s'intensifièrent. La vie des premiers musulmans de l'histoire était menacée. C'est dans ce contexte de crise, qu'Allâh révela la sourate Al Kahf, (La caverne). Pourquoi donc cette sourate particulièrement ?

La sourate Al-Kahf mentionne, entre autres, 3 histoires :

- L'histoire des gens de la caverne

Les gens de la caverne étaient des gens qui croyaient en Allâh l'Unique. Tout comme les compagnons du Prophète
, ces gens furent persécutés, c'est alors qu'ils durent quitter ces lieux où règnaient la persécution et l'incroyance, dès lors qu'ils craignaient pour leur religion, et qu'il fallait s'en remettre à Allâh 'azawajal.


C'est ce qui ressort du verset :

وَإِذِ اعْتَزَلْتُمُوهُمْ وَمَا يَعْبُدُونَ إِلَّا اللَّهَ فَأْوُوا إِلَى الْكَهْفِ يَنشُرْ لَكُمْ رَبُّكُم مِّن رَّحمته ويُهَيِّئْ لَكُم مِّنْ أَمْرِكُم مِّرْفَقاً

18.16. Wa-ithi iAAtazaltumoohum wama yaAAbudoona illa Allaha fa/woo ila alkahfi yanshur lakum rabbukum min rahmatihi wayuhayyi/ lakum min amrikum mirfaqan
18.16. «Maintenant, se dirent-ils, que vous les avez fuis, eux et ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous dans la caverne. Dieu étendra sur vous les effets de Sa miséricorde et apportera une amélioration à votre sort.»
18.16 . And when ye withdraw from them and that which they worship except Allah , then seek refuge in the Cave ; your Lord will spread for you of His mercy and will prepare for you a pillow in your plight .

- L'histoire de la rencontre entre Al-Khidr et Moussa 'aleyhi salam

Ce récit témoigne des vicissitudes de la vie. Il y est indiqué que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent; en d'autres termes, la guerre menée contre les musulmans pouraient tourner en leur avantage à l'avenir, et les tyrans associateurs pourraient, s'ils ne revenaient pas à Allâh, se retrouver soumis à ces mêmes croyants qui étaient alors en position de faiblesse.

- L'histoire de Dhul Al-Qarnayn (Celui qui possédait deux cornes)

Il s'agissait d'un puissant souverai de l'Occident et de l'Orient. Son histoire précises sans ambiguïtés qu'Allâh 'azawajal donne la Terre à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et Dieu ne cesse de susciter des hommes pieux soustraient les faibles à l'oppression des tyrans; les vertueux serviteurs d'Allâh étant plus en droit de gouverner la Terre.

Ces trois récits concorendent parfaitement avec la situation des premiers musulmans persécutés.

Remarque : Il est également bon de réciter la Sourate Al-Kahf chaque jeudi soir. Les savants nous ont ainsi appris, qu'Allâh les récompense, que le véritable fil conducteur qui relie ces histoires de la Sourate Al-Kahf entre elles, c'est la notion d'épreuve (al fitna).

Dhul Qarnayn fut éprouvé dans son rapport avec le pouvoir, les deux hommes furent éprouvés dans leur rapport avec leurs biens terrestres, les jeunes de Ahl El-Kahf dans leur rapport avec leur peuple, et Mussa 'aleyhi salam fut éprouvé dans son rapport avec sa science.

A chaque fois, Allâh 'azawajal nous montre qu'il faut toujours sans remettre à lui, qu'Il est Celui à qui l'on s'adresse, et vers Qui on revient. A cela s'ajoute, tout les bienfaits de l'épreuve, que je ne peux citer dans leur totalité.


Enfin, Allâh 'azawajal révéla ce verset pour indiquer la solution finale de l'émigration pour les persécutés, en précisant que la Terre est sufisament vaste pour les accueillir ailleurs :



قُلْ يَا عِبَادِ الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا رَبَّكُمْ لِلَّذِينَ أَحْسَنُوا فِي هَذِهِ الدُّنْيَا حَسَنَةٌ وَأَرْضُ اللَّهِ وَاسِعَةٌ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُم بِغَيْرِ حِسَابٍ

39.10. Qul ya AAibadi allatheena amanoo ittaqoo rabbakum lillatheena ahsanoo fee hathihi alddunya hasanatun waardu Allahi wasiAAatun innama yuwaffa alssabiroona ajrahum bighayri hisabin
39.10. Dis : «
ش Mes serviteurs qui avez la foi ! Craignez votre Seigneur ! Car à ceux qui font le bien ici-bas est réservée une belle récompense, et la Terre de Dieu est assez vaste pour qui veut Le servir. En vérité, les persévérants seront rémunérés au-delà de toute espérance.»
39.10 . Say : O My bondmen who believe! Observe your duty to your Lord . For those who do good in this world there is good , and Allah ' s earth is spacious . Verily the steadfast will be paid their wages without stint .

Le Prophète
s'adressa alors à ses compagnons en ces termes :


"Et si vous alliez en Abyssinie ? Il y a là-bas un roi qui n'opprime personne ! En outre, c'est une terre de vérité. Allez-y, et restez-y jusqu'à ce qu'Allâh trouve une issue à la situation dans laquelle vous vous trouvez"

C'était au cours de la cinquième année après la Révélation du Prophète
  .


Les musulmans partirent alors, vers cette terre d'accueil, pour fuir les persécutions. Ce fut la première émigration en Islam. Les premières personnes à partir furent 'Uthmân Ibn 'Affân et sa femme, Ruqeyya, qui n'est autre que la fille du Prophète
.


Faisaient également parti de l'expédition, Abou Houdaïfa Ibn 'Utba et son épouse Sahla Bint Suhaïl Ibn 'Amr; elle accoucha en Abyssinie, d'un garçon qu'ils nommèrent Muhammed Ibn Abî Houdaïfa.

Il y eût également :

- Ez-Zoubayr Ibn El'Awwam

- Mous'ayb Ibn 'Umayr ( son histoire est ici : http://muslim.xooit.com/t7921-MUS-AB-IBN-UMAYR.htm )

- 'Abder-Rahman Ibn 'Awf

- Abou Selma Ibn 'Abd El-Asad et son épouse Oum Selma Bint Abî Umeyya Ibn El-Mughira

- 'Uthmân Ibn Mad'oun (celui qui fabriquait les épées)

- 'Amr Ibn Rabi'a et son épouse Leïla Bint Abî Hathma

- Abou Sabra Ibn Abî Ruhm El-'Amiri et son épouse Um Kelthoum Bint suhaïl Ibn 'Amr

- Suhaïl Ibn Baïd

Ce fut, selon Ibn Hichem, 'Uthmân Ibn Mad'oun qui dirigea le groupe de croyant.



Plus tard, Ja'far Ibn Abî Talib ( le frère de 'Ali, le cousin du Prophète
) et sa femme Asma Bint 'Umais rejoignirent l'émigration. Là bas, Asma donnera naissance à 'AbdAllâh Ibn Ja'far.


Ils se faufilèrent tous hors de La Mecque à la faveur de l'obscurité épaisse d'une nuit sans lune et se dirigèrent vers la mer ou deux embarcations les emmenèrent pour l'Abyssinie, leur lieu de destination. La nouvelle de leur départ, minutieusement préparée, parvint aux oreilles des qureychites, mais ils était déjà trop tard, les musulmans voguaient déjà sur un bateau loué à un demi dinar, qui les emmena jusqu'en Abyssinie.

Remarque : Lassé des mauvais traitements que lui faisait subir les infidèles, Abû Bakr se trouva contraint de partir lui aussi. Il demanda, pour se faire, la permission du Prophète et prit le chemin du Yémen où il devait prendre la mer pour l'Abyssinie. Arrivé dans un endroit appelé Qarâh, il rencontra un allié de Quraysh, Ibn Ad-Dughuna qui régnait sur cette contrée. Celui-ci fut étonné d'apprendre qu'un noble et illustre homme tel qu'Abû Bakr se trouve obligé de s'expatrier pour fuir les persécutions de ses compatriotes. En homme loyal, connaissant à plus forte raison la réputaion d'Abû Bakr, il lui proposa de lui accorder sa protection et de retourner avec lui à La Mecque. Devant les dignitaires de Quraysh, Ibn Ad-dughuna annonça qu'il prenait Abû Bakr sous sa protection, pratique qui était très courante durant la période antéislamique, notamment entre des tribus qui étaient liés par une alliance militaire. Les Qurayshites acceptèrent cette protection, mais quelques temps après, ils allèrent trouver Ibn Ad-Dughuna et lui demandèrent de dire à son protégé de ne plus lire le Qur'ân en public, parce que cela finissait, dans la plupart des cas, par influencer les gens de son voisinage. Celui-ci fit ce que lui demandèrent les qurayshites, et invita son protégé à cesser sa lecture publique. Mais Abû Bakr lui répondit clairement :

"Je n'ai plus besoin de ta protection ! Dieu me suffit".

Il resta donc à La Mecque et ne quitta plus l'Envoyé d'Allâh .
Il faut dire que plusieurs épreuves attendaient ce dernier ainsi que ses compagnons qui sont restés avec lui. Plus l'Islam progressait parmi les gens de La Mecque et des alentours, plus l'acharnement des infidèles augmentaient et devenait intolérable. Il est vrai que la conversion d'un noble comme Abû Bakr avait amené la conversion d'autres membres de la noblesse mecquoise comme 'Uthmân, Talha, Zubayr Ibn Al-'Awwâm, Abî Waqâs,etc radhiAllâhou'anhoum.

Les émigrés tardèrent à donner de leur nouvelles au Prophète
qui se mit à s'inquiéter pour eux. Peu après, une femme de qureych vint et dit au Prophète


"J'ai vu ton gendre en compagnie de son épouse"

Il lui dit :

"Dans quel état les as-tu vu ?"

Elle répondit :

"J'ai vu son épouse, montée sur un âne, tandis qu'il lui tenait la bride"

Le Prophète
lui dit :


"Qu'Allâh leur tienne compagnie ! 'Uthmân est le premier à émigrer en compagnie de son épouse après Loth 'aleyhi salam" (rapporté par El-Bayhaqi)

Dans la patrie du Négus (c'est le nom que l'on donne au roi d'Abyssinie, un peut comme le "Pharaon" d'Egypte) qui s'appelait Ashama les accueillit. Ja'far vécurent en paix et purent s'adonner en toute quiétude à l'adoration d'Allâh. Le Messager d'Allâh 
ne s'y était pas trompé en disant à ces exilés :


"Allez en Abyssinie où règnent la justice et la sécurité"

V) Pendant ce temps là, à La Mecque, un évènement spectaculaire se produisit..

A La Mecque, toujours le même combat pour le Prophète
, qui sans broncher outre mesure, affrontait les mécréants, et propageait l'Islam aux yeux des gens.


Au mois de Ramadan de cette fameuse cinquième année de l'hégire, un évènement pour le mons troublant se produirsit à La Mecque. Personne n'aurait pu l'imaginer, pourtant, ceci s'est réellement passé. Un jour, le Prophète
se rendit devant la Ka'ba, il se mit à réciter devant l'Assemblée, la Sourate An-Najm (sourate 53). Contrairement à toutes les autres fois, les infidèles profitèrent de la révélation de manière toute fraîche. En temps normal, le peu de révélation qui aupravant, parvenait aux oreilles des mécréants, subissaient des altérations de la part des railleurs, et de surcroît, les infidèles s'étaient promis de faire du bruit afin de tenter d'étouffer les Saintes paroles. C'est ce dont parle Allâh 'azawajal lorsqu'Il dit dans le Qur'ân :


وَقَالَ الَّذِينَ كَفَرُوا لَا تَسْمَعُوا لِهَذَا الْقُرْآنِ وَالْغَوْا فِيهِ لَعَلَّكُمْ تَغْلِبُونَ
41.26. Waqala allatheena kafaroo la tasmaAAoo lihatha alqur-ani wailghaw feehi laAAallakum taghliboona
41.26. Les négateurs disent : «N’écoutez pas ce Coran, mais faites du chahut quand il est récité ! Peut-être en triompherez-vous ainsi !»
41.26 . Those who disbelieve say : Heed not this Quran , and drown the hearing of it ; haply ye may conquer .

Mais rien n'éteins le Qur'ân. Cette fois-ci, c'était la première fois que la Révélation parvenait jusqu'à eux de façon aussi direct et sans que rien ne viennent perturber la Révélation. Et l'effet fut immédiat. Transportés de la manière la plus saine par les paroles dvines, les mecquois quittèrent leurs occupations, et vinrent se joindre au Prophète
pour écouter, de manière extrêmement attentive. La révéaltion d'Allâh 'azawajal eut l'effet d'un coup de tonnerre sur leur tête. La force de la vérité venait d'avoir raison sur l'obscurantisme de l'époque.



 Tous se mirent à écouter le prophète
, et dans cet élan de quiétude, ils ne purent s'empêcher de se prosterner à l'évocation du verset :


فَاسْجُدُوا لِلَّهِ وَاعْبُدُوا
53.62. Faosjudoo lillahi waoAAbudoo
53.62. Prosternez-vous plutôt devant Dieu et adorez-Le !
53.62 . Rather prostrate yourselves before Allah and serve Him .

Ainsi donc, se prosternèrent les mecquois. La foi venait de traverser leur coeur le temps de la Récitation du prophète
, ils ne surent que dire, et s'aperçurent que la majesté des paroles de Dieu avait concquis leurs coeur et produit exactement ce qu'ils avaient essayer d'étouffer et d'anhniliher, c'est à dire la foi authentique. Leurs amis polytéïstes, frustrés au plus haut point, et qui étaient absents au moment des faits, les blamèrent sévèrement. Ils ne purent expliquer ce séïsme qui venait de s'abbattre à La Mecque, et par conséquent, ils se mirent à forger des mensonges et à calomnier le Prophète
, prétendant qu'il avait vénéré profondément leurs idoles et qu'il leur avait attribué le pouvoir d'intercession auprès d'Allâh. Ce furent là des tentatives désespérées en vue de présenter une justification pour leur prosternation auprès du prophète
ce jour là. Ce comportement était évidemment en parfaite continuité avec leur habitude désormais solidement ancrée de mentir et de monter des complots, disait Moubarakfuri.


Cette évènement, bien que temporaire (puisque finalement, les mécréants sous l'impulsion des notables repoussèrent l'Islam) eût une incidence capital. En effet, les émmigrants d'Abyssinie prirent connaissance de l'information, et à bride abbatue, décidèrent de retourner vers leur cité d'origine, La Mecque, la croyant acquise à l'Islam. Ils arrivèrent à La Mecque au Mois de chawwal, environ un mois après l'évènement. Ils firent leurs adieux à l'accueillante et tolérante Abyssinie et reprirent le chemin du retour. Or, une déception les attendait. La conversion des qureychites n'était qu'une rumeur sans fondement. La Mecque, du moins, une grande partie de sa population, restait hostile au message du Prophète . Il ne leur restait plus que la vielle pratique arabe du "jiwar", le droit de protection à un homme menacé ou traqué. Celui qui jouissait de ce droit de la part d'un notable était immunisé contre toute poursuite ou violence. Seuls, quelques exilés pouvaient se permettre ce privilège, tandis que les autres firent demi-tour, où se faufilèrent dans les rues de la Mecque.
 'Uthmân Ibn Mad'un, un des compagnons du Prophète
  faisait partie des privilégiés jouissant de la protection d'un notable, en la personne d'El Walid Ibn El-Mughira, l'ennemi d'Allâh (celui qui avait lancé l'accusation de sorcier souvenez-vous). De ce fait, entrer librement à La Mecque.



Plus personne ne pouvait s'en prendre à lui, nous raonte Messaoud Abu Oussama dans son ouvrage. 'uthmân pouvait aller et venir à sa guise dans les rues de La Mecque. Ce n'était pas le cas, par contre, pour les autres croyants qui n'avaient pas eu l'opportunité d'être protégé comme lui. Pour eux, les brimades continuèrent comme avant. C'est pourquoi, ne pouvant supporter de voir ses compagnons maltraités alors qu'il jouissait d'une protection, il alla trouver El-Walid Ibn El-Mughira et lui demanda de lever son immunité. Etonné, ce dernier lui dit :


"Pourquoi ô fils de mon frère ! Un des hommes de mon clan t'a-t-il fait du tort ?"

Notre sahabi répondit :

"Non, mais la protection de Dieu me suffit et je ne veux pas que quelqu'un d'autre me protège."

Al-Walid lui dit alors :

"Allons à la Ka'ba pour déclarer publiquement que tu n'es plus sous ma protection."

Devant l'oratoire, Al-Walid déclara solennellement que notre héros n'était plus, selon son désir, sous sa protection. Notre Sahabi en fit de même et déclara qu'il avait demandé lui même la levée de la protection.

C'était sa façon à lui de partager les souffrances de ses frères. Du jour au lendemain, il se retrouva comme eux, sans défense autre que celle d'Allâh. Un jour, alors qu'il passait devant une assemblée de qureychites, il entendit le poète La bîd Ibn Rabî'a réciter des vers. Il s'assit devant eux tandis que Labîd déclamait les vers suivants :

"Toute chose en dehors de Dieu n'est que vanité"

Notre Sahabi répliqua :

"Tu dis vrai"

Labîd reprit :

"Tout bienfait est fait pour ne pas durer"

Notre sahabi répondit :

"Tu mens car les bienfaits du Paradis sont éternels."

Vexé, Labîd se tourna vers ses auditeurs et leur dit :

"Ô Peuple de Qureysh ! Par Dieu, jamais auparavant un membre de votre assemblée se faisait traiter ainsi. Comment acceptez-vous cela ?"

Une personne de l'assistance lui répondit :

"Celui-là est un insolent, il a apostasié notre religion. ne fais pas attention à lui."

Notre géros répliqua à l'homme et vice-versa jusqu'à ce que la polémique se transforma en dispute. L'homme se leva et donna un coup de poing atteignant l'œil de notre compagnon. Al-Walid Ibn El-Mughira qui avait assisté à la scène, dit à notre Sahabi :

"Par Dieu ! Ô fils de mon frère, si tu étais sous ma protection, ton n'aurait pas été atteint.

Ce dernier lui dit :

"Par Dieu, mon oeil saint voudrait bien recevoir ce qu'a reçu l'autre oeil pour l'amour de Dieu. Et sois assuré, je suis sous la protection de Celui Qui est plus fort et plus puissant que toi."

Ibn El-Mughira lui proposa une nouvelle fois de revenir sous sa protection, mais il déclina l'offre, confiant en sa foi en Allâh. Son destin et celui de ses frères parmi les faibles et les persécutés ne faisaient qu'un et il ne pouvait en être autrement.

Les polythéïstes devinrent furieux lorsqu'ils finirent par savoir que les musulmans avaient reçu un accueil chaleureux et avaient trouvé une amicale hospitalité en Abyssinie, et dès lors, ils durçirent encore plus leurs mauvais traitement qu'ils infligeaient aux musulmans. Suite à cette aggravation de la situation, le Prophète
jugea qu'il était impératif d'organiser une seconde émigration en Abyssinie pour les musulmans les plus défavorisés, afin qu'ils y trouvent refuge. Mais cette nouvelle entreprise fut difficile, car les qureychites s'y attendaient, et étaient déterminer à les faire échouer. Toutefois, les musulmans réussirent à s'organiser si rapidement que les qureychites ne purent contrer leur fuite. Les musulmans étaient cette fois-ci, au nombre de 83 hommes et 19 femmes. la présence de 'Amar Ibn Yasir parmi eux est à ce jour sujette à caution.




Mais les qureychites ne l'entendaient pas de la même oreille. jamais ils ne tolèreraient de voir les musulmans s'épanouir comme ils l'entendaient, c'est pourquoi, ils fomentèrent un véritable complot contre eux.... C'est ce que nous verrons dans le prochain chapitre inchaAllâh.

"Allahumma salli 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ sallayta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm.
Wa bârik 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ barakta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm fil 'alamin. Innaka Hamîdun-Majîd. "

"Ô Allâh ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim.
Bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim parmi les mondes. Tu es Digne d'éloges, Le Glorieux Suprême. »

    

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MessagePosté le: 24/08/2009 20:14:02    Sujet du message: Publicité
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