Forumuslim : Une question, une réponse



Recherche Avancée


 Message du Forum 
Librairie Musulmane Souk Ul Muslim


Toutes l'équipe vous souhaitent de bonnes fête de l'Aid. 


=>>Aider ACDLP à s'agrandir avec vos dons<<=

Afficher votre pub ici ?
   
  
               
           
        
 
 
Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam


 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Muhammad Salla Allâhou^Alayhi wa Salam -> Les autres Prophètes Alayhi salam
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 24/07/2009 13:15:47    Sujet du message: Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam Répondre en citant
:bismillah!   
 
  
 
A la suite de ce post, seront postées les qualités fondamentales des prophètes ‘alaihi sallam, c’est-à-dire :  
1. La Véracité    
2. La loyauté   
3. Transmission du message   
 
Au plaisir inchaAllah 
 
Wa salam arlikoum wa rahmatouLlah wa barakatouhou 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 24/07/2009 13:15:47    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 24/07/2009 13:35:38    Sujet du message: Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam Répondre en citant
:bismillah!   
 
  
 
La Véracité   
 
 
La véracité est au cœur de la Prophétie. Jamais l’on a entendu d’eux de mensonges ni de tromperies, implicites ou explicites. Le Coran déclare: {Et mentionne dans le Livre, Abraham. C'était un très véridique et un Prophète}. (19:41); {Et mentionne Ismaël dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c'était un messager et un Prophète.} (19:54) et {Et mentionne Idris [Enoch] dans le Livre. C'était un véridique et un Prophète. Et nous l'élevâmes à un haut rang.} (19:56-57) On lit aussi dans le Coran qu’un compagnon de prison s’adressa ainsi au Prophète Joseph: {toi, Joseph le véridique!} (12:46)

Les Prophètes devaient nécessairement être dotés de véracité, car Dieu, qui veut que tout le monde soit véridique, loue le véridique: {vous qui croyez! Craignez Dieu et soyez avec les véridiques.} (9:119); {Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Dieu et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin de Dieu. Ceux-là sont les véridiques.} (49:15)



Dans un autre verset, le Coran exalte les croyants qui, sans hésiter, remplissent leurs promesses:
{Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Dieu. Certains d'entre eux ont atteint leur fin [et sont devenus martyrs], et d'autres attendent encore [leur tour]; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement).} (33:23)



Ce verset glorifie les héros de la bataille d’Ouhoud qui a représenté un tournant dans l’histoire de l’islam. Après que les dirigeants qoraïchites avaient été vaincus à la bataille de Badr, ils passèrent toute une année à préparer des représailles sans merci contre les musulmans. La rencontre eut lieu au pied du Mont Ouhoud, à quelques kilomètres de Médine. Les musulmans furent d’abord victorieux et les Qoraïchites se mirent à fuir. A ce moment crucial, les archers que le Messager de Dieu avait positionnés au passage de ‘Aïnaïn quittèrent leurs positions, contre l’ordre du Prophète, et se lancèrent à la poursuite de l’ennemi. Khalid ibn Walid, commandant de la cavalerie ennemie, profita de cette occasion pour encercler les musulmans par derrière. En conséquence, les musulmans durent essuyer un revers. De grands hommes tels que Hamza, Mus‘ab ibn ‘Umayr, Abd Allah ibn Jahsh, et Anas ibn Nadhr tombèrent martyrs. Même le Prophète fut blessé.


Remarquons au passage que pendant la bataille, le Messager de Dieu, Prophète de pardon et de compassion envoyé comme une miséricorde pour la création, leva les mains au ciel et pria Dieu, tout en saignant abondamment, pour qu’Il pardonne l’ennemi: «Ô Dieu, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas.» [1]


Anas ibn Nadhr était l’oncle d’Anas ibn Malik, le serviteur du Messager de Dieu. Bien qu’il ait juré allégeance au Messager de Dieu à ‘Aqabah avant d’émigrer à Médine, pour quelque raison, il ne prit pas part à la bataille de Badr. Il le regretta tellement qu’il dit au Prophète: «Ô Messager de Dieu, si Dieu nous permet de les confronter encore une fois, ils verront toutes les souffrances que je leur infligerai!» Il se battit courageusement à Ouhoud, surtout au moment où les musulmans souffraient un revers. Juste avant de tomber martyr, il dit à Mu‘adh ibn Jabal avec un sourire: «Par Dieu, je sens l’odeur du Paradis derrière Ouhoud.»


Dans le verset susmentionné (33:23), le Coran loue les martyrs qui remplirent leur engagement envers Dieu à travers Son Messager, ainsi que les autres qui attendaient le martyre pour montrer qu’ils étaient des hommes de parole. Ils ne sont pas les seuls à être loués ici: les louanges concernent aussi tous ceux qui tiennent leur parole et leurs promesses.
Le Messager de Dieu était connu pour sa véracité bien avant l’islam. Les Mecquois, même les incroyants, l’appelaient Al-Amin (le digne de confiance et le véridique). Même ses ennemis ne l’accusèrent pas de mentir après qu’il avait proclamé sa Prophétie. Par exemple, Abou Soufyan avoua à l’Empereur de Byzance qu’il ne mentait jamais. Frappé par les confidences d’Abou Soufyan, qui était alors l’ennemi le plus acharné de l’islam, l’Empereur reconnut la position de Mohammed: «Il n’est pas concevable qu’un homme qui n’a pas menti durant toute sa vie se mette à inventer des mensonges contre Dieu.» [2] Il avait raison. Pourquoi un croyant qui n’a jamais menti, même pour plaisanter, se mettrait soudain à mentir, qui plus est contre Dieu, alors qu’il a atteint l’âge de quarante ans et qu’il se rapproche de la tombe?


Les Mecquois s’entendaient tous à dire que le Messager de Dieu était une personne véridique. Un jour, avant sa conversion, Yasir demanda à son fils ‘Ammar où il allait. Celui-ci répondit qu’il allait chez Mohammed. Cette réponse suffisant à rassurer le père sur la sécurité de son fils parce qu’il allait être en compagnie de Mohammed, Yasir reprit: «Mohammed est un homme véridique. Les Mecquois le reconnaissent comme tel. S’il prétend être Prophète, il doit dire vrai, car personne ne l’a jamais entendu mentir.»
Le Messager de Dieu encourageait toujours la véracité, comme on peut le voir dans ses paroles rapportées dans les hadiths suivants:




  • Laisse ce qui éveille en toi le doute et préfère ce qui est certain. La véracité apporte la satisfaction et le mensonge provoque le doute.
  • Promets-moi six choses et je te promettrai le Paradis: dis la vérité, tiens tes promesses, rempli ton devoir quand on te confie quelque chose, reste chaste, ne regarde pas ce qui est illicite et ne fais pas ce qui est interdit.
  • Dis la vérité même si cela t’est désagréable.
  • Sois toujours véridique, car la véracité mène à la piété et la piété mène au Paradis. Si tu es toujours véridique et cherches la véracité, Dieu t’inscrira comme tel. Ne mens jamais, car le mensonge mène à la perversité et la perversité mène en Enfer. Si tu persistes à mentir et cherches à tromper, Dieu t’inscrira comme tel.
Grâce à sa véracité, le Messager de Dieu put accéder à un si haut rang que sa proximité à Dieu est exprimée métaphoriquement dans le verset coranique qui suit: {Puis il se rapprocha et descendit encore plus bas, et fut à deux portées d'arc, ou plus près encore.} (53:8-9)


La véracité apporte toujours le salut, même quand cela provoque sa propre mort. On ne meurt par la véracité qu’une seule fois, tandis que chaque mensonge est une sorte de mort. L’un des exemples les plus frappants à ce propos est le cas de Ka‘b ibn Malik, un célèbre poète Ansari qui jura allégeance au Prophète à ‘Aqabah. Bien qu’il ait pris part à presque toutes les batailles, il fut absent de la campagne militaire de Tabouk sans excuse valable.
La campagne de Tabouk fut très difficile. Elle eut lieu en plein été et qui plus est contre l’Empire Romain. Le Messager de Dieu avait l’habitude de garder secrète la destination de telles campagnes, mais cette fois-là il la divulgua et voulut que tous les croyants y participent. Ka‘b termina ses préparatifs mais, à la dernière minute, une négligence inhabituelle l’empêcha de rejoindre l’armée musulmane.


Quand le Messager de Dieu rentra de campagne, il demanda à ceux qui n’étaient pas partis au combat pourquoi ils étaient restés chez eux. Les Hypocrites mentirent et inventèrent des excuses, mais Ka‘b, étant incapable de mentir, dit la vérité. Le Messager de Dieu lui dit alors de partir. Suite à cela, Ka‘b et les deux autres croyants qui avaient agi comme lui furent boycottés sur ordre du Prophète. Aucun musulman ne pouvait plus les rencontrer ni leur parler. Ils se repentirent publiquement, implorant Dieu pour Son pardon, pendant cinquante jours. Après cela, les versets suivants furent révélés:
{Et Il accueillit le repentir des trois qui étaient restés à l'arrière si bien que, toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l'étroit, dans leur propre personne et ils pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge de Dieu qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir pour qu'ils reviennent à Lui, car Dieu est l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux.} (9:118)


Après cette révélation, Ka‘b ibn Malik dit au Messager de Dieu: «Je promets de dire la vérité autant que je vivrai.» [3]

La véracité est le pivot de la Prophétie. Il ne pouvait en être autrement, car si les Prophètes venaient à mentir, tout ce qui est lié à la religion divine serait bouleversé. Il suffit d’un seul mensonge pour remettre en question toute une mission. Donc, Dieu déclare:
{Et s'il avait forgé quelques paroles qu'il Nous avait attribuées, Nous l'aurions saisi de la main droite, ensuite, Nous lui aurions tranché l'aorte. Et nul d'entre vous n'aurait pu lui servir de rempart.} (69:44-47)



Le Prophète ne mentait ni ne rompait jamais ses promesses, que ce fût avant ou pendant sa Prophétie. Un Compagnon se rappela:
Avant sa Prophétie, nous nous donnâmes rendez-vous pour nous rencontrer quelque part. Or, trois jours passèrent jusqu’au moment où je m’en souvins. Quand je me précipitai au lieu du rendez-vous, j’y trouvai le futur Prophète qui m’attendait. Il n’était ni en colère ni vexé. Sa seule réaction fut de dire: «Jeune homme, tu m’as causé quelques soucis. Je t’ai attendu ici pendant trois jours.» [4]



Certaines de ses prédictions



Les gens du commun peuvent établir leur véracité par l’incapacité de leurs détracteurs à fournir des éléments prouvant le contraire. Mais dans le cas d’un Prophète qui a apporté un système divin universel, les gens attendent plus que cela. Ils veulent des explications et des règles pour tout: la théologie, le droit, la sociologie, la psychologie humaine, l’économie, l’histoire, et ainsi de suite. De plus, ils exigent d’un Prophète qu’il soit véridique dans tous ces domaines.
Les explications du Messager de Dieu concernant la théologie (l’Essence Divine, les Attributs et les Noms Divins) sont telles qu’aucun philosophe, savant religieux ou saint ne pourrait rivaliser avec lui. Au lieu de cela, ils étudient ses explications et essaient de pénétrer les vérités qu’elles recèlent. En outre, le Prophète traitait des sujets les plus subtils comme le destin et le libre arbitre de façon si convaincante et pertinente que si son savoir était mis de côté, on ne pourrait vraiment saisir de tels sujets.


Ce qu’il avait dit à propos des nations passées et des Prophètes précédents a été confirmé par les recherches historiques et les adeptes des Ecritures précédentes. Bien qu’il fût illettré, n’ayant jamais pu jouir des avantages de la lecture et n’ayant été instruit par personne, il établit le système le plus rationnel, le plus pratique et le plus juste connu dans toute l’histoire. La civilisation islamique, fondée sur ce système, permit à une grande partie de l’humanité de goûter au vrai bonheur pendant des siècles. En effet, la religion, ce système universel de vie qui lui fut révélé, offre toujours une alternative unique pour notre avenir en général. Le monde heureux du futur sera construit sur ces principes.

Parmi ses centaines de prédictions dont la vaste majorité s’est déjà réalisée, j’aimerais en présenter un échantillon afin de vous montrer à nouveau sa véracité.


Omar rapporte qu’un jour le Prophète monta en chaire après la prière du matin et parla de presque toute chose en commençant par la création de l’univers jusqu’au Jour Dernier. Il mentionna certains événements passés et ce qui arriverait à l’humanité jusqu’à ce Jour-là. Ces prédictions démontrent que son Instructeur était Dieu, l’Omniscient, et qu’il ne racontait que ce qui lui avait été révélé. Avant de donner des exemples spécifiques, clarifions certains points concernant la connaissance de l’Inconnaissable.


Connaissance de l’Inconnaissable (ghaïb)


Le concept de l’Inconnaissable se rapporte au domaine de l’extrasensoriel et de la métaphysique, voire de la métacosmique. En ce sens, le passé, le futur et tout ce qui dépasse les sens ordinaires de l’être humain sont inclus dans le concept de l’Inconnaissable, pourvu que certaines indications concrètes ne se soient pas manifestées. Dans un sens plus restreint, l’Inconnaissable se rapporte uniquement au futur. C’est à ce deuxième sens que je me réfère dans les paragraphes suivants qui traitent des prédictions prophétiques.


C’est Dieu qui détient avant tout la connaissance de l’Inconnaissable. On lit dans le Coran:
{C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un Livre Explicite.} (6:59)
{Dis [-leur]: “Je ne vous dis pas que je détiens les trésors de Dieu, ni que je connais l'Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé.” Dis: “Est-ce que sont égaux l'aveugle et celui qui voit? Ne réfléchissez-vous donc pas? ”} (6:50)
{Dis: “Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce que Dieu veut. Et si je connaissais l'Inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance et aucun mal ne m'aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur”.} (7:188)


Est-ce que cela signifie que personne ne peut obtenir même une petite part de cette connaissance? Pour pouvoir répondre à cette question, considérons les points suivants:



  • Tout ce que nous avons (santé, savoir, pouvoir, etc.) appartient en essence à Dieu et provient donc de Lui. Nous n’avons de pouvoir que celui qu’Il nous a accordé, et de savoir que ce qu’Il nous a enseigné ou qu’Il nous a permis d’apprendre. De même, c’est parce qu’Il a rendu cela possible que nous pouvons voir et entendre. Cela étant, ces versets n’excluent pas complètement la possibilité humaine de connaître, si Dieu le permet, une partie de l’Inconnaissable.
  • Le concept de l’Inconnaissable se rattache au passé et au futur. Le Coran présente les histoires des nations passées comme appartenant au domaine de l’Inconnaissable. Les recherches historiques nous informent sur le passé.
  • Beaucoup de gens peuvent, par la volonté de Dieu, avoir un aperçu du futur dans leurs rêves et par d’autres moyens qui dépassent le cadre de notre sujet.
  • Le Coran, comme l’univers et l’humanité, est une entité organique, car chacun de ses versets est étroitement lié aux autres versets. Ainsi, le premier et le plus important interprète du Coran est le Coran lui-même; ce qui veut dire que la compréhension juste et totale d’un verset dépend de la compréhension des autres versets liés. C’est un principe fondamental de la foi qui a été déclaré explicitement dans les versets susmentionnés que la connaissance de l’Inconnaissable, comme le pouvoir, la vue et l’ouïe, appartient à Dieu. Cependant, Il révèle une partie de cette connaissance à un Messager qu’Il a choisi: {[C'est Lui] qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager et qu'Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants.} (72:26-27) Dieu révéla de nombreux secrets à Son Messager, lequel divulgua à sa nation ceux qu’elle avait besoin de connaître. Le nombre de ses prédictions rapportées dans les livres de hadiths excède 300 et se divisent en trois catégories: celles ayant lieu durant sa propre époque, les événements survenus après sa mort, et les explications miraculeuses qui ne peuvent être comprises qu’avec l’éclaircissement apporté par les développements scientifiques.
Prédictions relatives à sa propre époque.


  • Comme le rapportent les livres des hadiths authentiques, y compris Sahih al-Bukhari, un jour le Messager de Dieu monta en chaire, fit son sermon puis offrit à l’assemblée de croyants de répondre à toutes leurs questions. Ils l’interrogèrent sur divers sujets puis un jeune homme nommé Abd Allah se leva et demanda qui était son père. Les rapports illicites étant très répandus avant l’avènement de l’islam, certains lui attribuaient comme père un autre homme que Hudhafa as-Sahmi qu’il appelait son père. Le Messager de Dieu lui dit alors que son père était bien Hudhafa as-Sahmi. Libéré de toutes ces accusations sans fondement, AbdAllah fut soulagé et fut appelé depuis ce jour-là «AbdAllah ibn Hudhafa as-Sahmi». Les gens continuèrent à lui poser des questions jusqu’au moment où Omar, remarquant le mécontentement du Messager de Dieu [5] , se leva et dit: «Nous sommes satisfaits d’avoir Dieu comme notre Seigneur, l’islam comme notre religion et Mohammed comme notre Messager.» Cela soulagea le Prophète qui put descendre de la chaire. Omar rapporte dans un hadith que l’on trouve dans le Sahih Muslim: Avant que la Bataille de Badr ne commençât, le Messager de Dieu marcha autour du champ de bataille et signala certains endroits en disant: ‘Abou Jahl sera tué ici, Utba là, Chaïba là, Walid là, etc.’ Par Dieu, après la bataille, nous retrouvâmes leurs corps exactement aux endroits indiqués. [6]
  • Ahmad ibn Hanbal rapporte: Un jour, le Messager de Dieu était assis avec ses Compagnons à la mosquée. Il leur dit: ‘Dans quelques minutes, un homme au visage radieux va entrer. C’est l’une des meilleures personnes du Yémen et il a sur le front l’empreinte de la main d’un ange.’ Peu de temps après, l’homme entra et, s’agenouillant devant le Prophète, proclama sa conversion. C’était Jarir ibn AbdAllah al-Bajali. [7]
  • Dans son Dala’il an-Nubuwwah, Bayhaqi raconte: Abou Soufyan accepta l’islam lors de la conquête de La Mecque, mais la foi ne s’était pas encore bien ancrée dans son cœur. Pendant que le Messager de Dieu accomplissait les tournées rituelles autour de la Ka‘ba, une idée traversa l’esprit d’Abou Soufyan: «Je me demande ce qui se passerait si je formais une nouvelle armée pour confronter encore une fois cet homme.» ? peine avait-il pensé cela que le Prophète s’approcha de lui pour lui dire: «Si tu fais cela, Dieu te vaincra encore.» [8] Cela renforça la foi d’Abou Soufyan qui implora le pardon de Dieu. Il avait fini par comprendre que le Messager de Dieu était instruit par Dieu l’Omniscient.
  • Comme le révèlent les ouvrages de hadith, Umaïr ibn Wahb, connu sous le nom de «l’homme diabolique» avant sa conversion, conspira avec Safwan ibn Umayya pour assassiner le Messager de Dieu. Il alla à Médine dans ce but et se fit passer pour un musulman. On l’emmena à la mosquée. Toutefois, comme les Compagnons ne lui faisaient pas confiance, ils formèrent un cercle protecteur autour du Prophète. Le Messager de Dieu demanda à Umaïr pourquoi il était venu à Médine. Tous les mensonges de Umaïr ne pouvaient convaincre le Messager de Dieu qui finit par dire: «Puisque tu ne dis pas la vérité, je vais la dire. Tu as conspiré avec Safwan pour me tuer en échange de cent chameaux.» Profondément choqué par l’exactitude de cette réponse, Umaïr serra très fort les mains du Prophète dans une grande crainte révérencielle et une totale stupéfaction, puis se convertit à l’islam. Il devint si engagé dans sa nouvelle religion qu’on l’appela bientôt «un adepte très ascétique de l’islam». [9] Prédictions relatives au futur proche Les livres des hadiths authentiques contiennent environ trois cent prédictions d’événements qui devaient survenir après la mort du Messager de Dieu. Nous n’en citerons que quelques-uns :
  • Bukhari et Muslim rapportent selon Usama: «Un jour, j’étais avec le Messager sur le toit d’un grand bâtiment à Médine. Regardant tout autour, il dit: «Je vois des événements séditieux et des conflits internes tomber comme des gouttes d’eau sur vos maisons.» [10]

Omar avait très peur que le chaos et la sédition puissent apparaître dans la communauté musulmane. Un jour, pendant son califat, il interrogea Hudhayfa ibn al-Yaman, à qui le Messager de Dieu avait divulgué beaucoup de choses secrètes, notamment des événements futurs et l’identité des Hypocrites, à propos du chaos et de la sédition. Hudhayfa répondit: «Ils n’ont rien à voir avec toi ô Omar! Il y a une porte entre eux et toi.» Omar demanda si la porte s’ouvrirait ou si elle serait fracassée. Quand Hudhayfa répliqua qu’elle serait fracassée, Omar, choqué, s’exclama: «Alors on ne refermera jamais cette porte!» Omar était la porte entre la communauté musulmane et la sédition. [11] Après qu’il avait été trahi et poignardé par un esclave persan, l’unité musulmane reçut un coup fatal. C’est depuis ce jour-là que le monde musulman souffre de la discorde et de la sédition.


Bukhari et Abu Dawud citent Khabbab ibn Aratt: «Pendant la période de troubles et de tortures à La Mecque, j’allai voir le Messager de Dieu qui était assis à l’ombre de la Ka‘ba. J’étais encore un esclave à l’époque et les Mecquois m’avaient beaucoup torturé. Comme je ne n’en pouvais plus, je lui demandai de prier Dieu pour qu’Il nous offre aide et salut. Mais il se tourna vers moi et dit:

Par Dieu, les communautés passées endurèrent bien plus que cela. Des gens étaient forcés à s’allonger dans des fossés et y étaient ensuite sciés en deux. Mais cela ne les faisait pas renoncer à leur foi. Ils étaient parfois écorchés vifs, mais ne faiblissaient jamais face à l’ennemi. Dieu va parfaire cette religion, mais tu es impatient. Le jour viendra où une femme pourra voyager seule de San‘a jusqu’à Hadramawt en n’ayant rien d’autre à craindre que les animaux sauvages. Cependant, tu te montres impatient.

Khabbab conclut: «Par Dieu, tout ce que le Messager de Dieu avait prédit ce jour-là s’est réalisé. J’en ai été moi-même témoin.» [12]
Pendant sa dernière maladie, le Messager de Dieu appela sa fille Fatima à son chevet. Il lui soupira quelque chose et elle éclata en sanglots. Puis il la rappela et lui soupira autre chose. Cette fois-ci, elle montra une grande joie. Aïcha vit tout cela et interrogea Fatima. Elle répondit d’abord: «C’est un secret qui appartient au Messager de Dieu.» Mais après la mort du Prophète, Fatima lui raconta: «La première fois, il m’avait dit qu’il allait mourir de cette maladie, ce qui me fit pleurer amèrement. Puis quand il m’annonça que je serais le premier membre de sa famille à le rejoindre après sa mort, je fus tout heureuse.» [13] Le Prophète céda à cette maladie et Fatima mourut et le rejoignit six mois plus tard.
Dans la plupart des six livres de hadiths authentiques, on lit qu’un jour le Messager de Dieu prit son petit-fils Hassan dans ses bras et déclara: «Ce fils de ma descendance est d’une grande noblesse. Il est à espérer que Dieu réconciliera grâce à lui deux grands groupes de musulmans.» [14] Hassan fut effectivement une noble personne. Trente-cinq ans après cette prédiction, il renonça au califat pour laisser sa place à Mu‘awiya, confirmant ainsi la véracité de son noble grand-père.

Un jour le Messager de Dieu posa sa main sur la tête de Abd Allah ibn Busr et dit: «Ce garçon vivra 100 ans, et ces verrues sur son visage disparaîtront.» [15] Abd Allah vécut jusqu’à 100 ans et mourut sans aucune verrue sur le visage.

On lit dans la biographie du Prophète et la quasi-totalité des livres de hadiths: les musulmans creusèrent une tranchée autour de Médine durant la Bataille du Fossé. Le Prophète participa à ce travail et, pour renforcer le moral de ses Compagnons, priait de temps en temps pour eux: «? Dieu! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà, alors pardonne aux Secoureurs et aux ?migrés (les Ansârs et les Mouhâdjirs)!» [16] Ses Compagnons répondaient avec ferveur: «Dieu, si ce n’était par Ta grâce et Ton aide, nous n’aurions pas pu trouver le Droit Chemin, ni offrir l’aumône ni prier. Alors fais descendre sur nous la sérénité et affermis nos pas lors de la rencontre de l’ennemi…!» [17] Alors qu’ils creusaient, un énorme rocher fut découvert. Ne parvenant pas à le retirer, les Compagnons appelèrent le Messager de Dieu. Il vint muni d’un levier et d’une pioche et se mit à le fracasser. Chaque coup produisait des étincelles et, grâce à une inspiration divine, il prédisait une future conquête à chaque fois: «On m’a donné les clés de la Perse; On m’a donné les clés de Byzance; On m’a donné les clés du Yémen, etc.» [18] En l’espace de vingt ans, la Perse et de grandes parties de Byzance devinrent des territoires musulmans grâce au brillant commandement militaire de Khalid ibn Walid et Sa‘d ibn Abi Waqqas. Byzance fut plus tard conquise par le dirigeant ottoman Sultan Mehmed le Conquérant.


‘Adiy ibn Hatim rapporte: Un jour les gens se plaignirent, en présence du Messager de Dieu, de la pauvreté, de la privation et de l’insécurité sur les routes désertes. Il dit alors: «‘Adiy! Si tu vis assez longtemps, tu verras sûrement que la femme voyagera à dos de chameau de Hira jusqu’à la Ka‘ba où elle fera les tournées rituelles en ne craignant personne d’autre que Dieu. Le jour viendra où les trésors de Chosroês fils de Hormuz (le chef de Perse) vous seront distribués. Le jour viendra où les gens voyageront à la recherche de quelqu’un à qui donner l’aumône, sans pouvoir trouver personne.» ? l’époque où il avait prédit tout cela, des membres de la tribu de Tayy s’attaquaient aux voyageurs et l’Empire de Perse vivait ses plus beaux jours. Or j’ai moi-même été témoin de la réalisation des deux premières prédictions, et je m’attends à ce que la troisième se réalise aussi. [19]


‘Adiy ne vécut pas assez longtemps pour voir l’accomplissement de la troisième prédiction. Cependant, peu après sa mort, durant le califat de Omar ibn Abd al-‘Aziz, les gens devinrent si riches que personne ne pouvait trouver un pauvre à qui donner l’aumône obligatoire (zakât) dans les vastes terres de l’Etat musulman. Le niveau de vie était très élevé et il n’y avait aucun déséquilibre visible dans la distribution des richesses.

Pendant la construction de la mosquée du Prophète à Médine, tout le monde, y compris le Messager de Dieu, travaillait dur pour la terminer le plus tôt possible. Certains moulaient des torchis et d’autres les transportaient jusqu’au chantier de construction. Pendant ce temps, ‘Ammar ibn Yasir, l’un des premiers musulmans, s’approcha du Messager de Dieu et, probablement pour s’attirer l’attention et l’amour du Messager, dit: «? Envoyé de Dieu, ils m’ont chargé de deux torchis.» Le Messager de Dieu sourit et, tout en essuyant la poussière du visage de ‘Ammar, lui annonça qu’il tomberait martyr: «Quel dommage (ou «Bonne nouvelle» selon une autre version), ô ‘Ammar, un groupe rebelle te tuera.» [20] ‘Ammar tomba effectivement martyr quarante ans plus tard à la Bataille de Siffin par la main des partisans de Mu‘awiya.


Le Messager de Dieu distribuait le butin de guerre quand un homme aux traits mongols lui demanda d’être équitable dans sa distribution. ? Cette impertinence, le Messager répondit: «Qui serait équitable si je ne le suis pas moi-même? Si je ne me montre pas équitable, alors je suis perdu et j’ai échoué.» Selon une autre version, il aurait dit: «Si je ne suis pas juste, alors (en me suivant), vous (le peuple) êtes perdus et avez échoué.» [21]

Omar était si furieux contre cet homme qu’il demanda que le Prophète lui permette «décapiter cet Hypocrite». Or le Messager s’est contenté de dire: «Dans le futur, un groupe de gens au visage joufflu, avec les yeux bridés et le nez plat [comme cet homme] apparaîtra. Ils réciteront tellement le Coran que ta récitation, comparé à la leur, te semblera négligeable. Toutefois, ce qu’ils réciteront n’aura pas le moindre effet sur eux. Ils quitteront la religion comme la flèche quitte son arc. En outre, il y aura une grande et grasse excroissance sur le bras de l’un d’entre eux.» [22]

Les années passèrent et un groupe appelé les Kharidjites apparut. Portant les caractéristiques susmentionnées et se basant sur une mauvaise interprétation du Coran, ils se rebellèrent. Le calife Ali les confronta et les vaincut à Nahrawan. Un cadavre avec une grosse excroissance sur le bras fut apporté à Ali. Cet événement, en plus de prouver la véracité et la Prophétie de Mohammed, a rempli une autre prédiction: «? Ali, je me suis battu pour la transmission du Coran; tu te battras contre sa mauvaise interprétation.» [23]


Un jour, le Messager de Dieu dormit chez sa «tante de lait» (la sœur de sa nourrice), Oumm Haram. Il se réveilla avec le sourire. Oumm Haram lui demanda pourquoi il était si heureux et il répondit: «J’ai rêvé qu’un groupe de musulmans, tels des rois s’asseyant sur leurs trônes, embarquait sur des bateaux et allait en guerre.» Oumm Haram lui demanda de prier pour qu’elle fasse partie de ce groupe. C’est ce qu’il fit, après quoi il dit: «Tu seras parmi eux.» [24] Les années s’écoulèrent. Pendant le califat de Mu‘awiya, les musulmans s’engagèrent en guerre contre la Chypre. Oumm Haram était dans l’armée, accompagnant son mari, ‘Ubada ibn Samit. Elle mourut là-bas, et sa tombe fut régulièrement visitée depuis ce jour-là.



Prédictions relatives au futur lointain



Un jour le Messager de Dieu déclara: «Quand la fin des temps [le Jour Dernier] approchera, les enfants de Kantura apparaîtront. Ils seront joufflus, les yeux bridés et le nez court et aplati.» [25] Cette description correspond aux Mongols, bien qu’on l’attribut traditionnellement à certains Kharidjites. Le Messager de Dieu avait prédit à la fois l’invasion mongole et la conséquente destruction du monde musulman, et le massacre des musulmans d’Andalousie perpétré par les Occidentaux – deux des plus tragiques calamités qui se sont abattues sur la nation musulmane. Toujours préoccupé par le sort de son peuple, il employait de telles prédictions pour rappeler aux musulmans que la déviation du Droit Chemin apporte les calamités. Dieu utilise les malfaiteurs et les oppresseurs pour châtier et corriger Ses serviteurs croyants, et ensuite Se tourne vers les tyrans et les anéantit.

Le Messager de Dieu avait prédit la conquête de Constantinople (l’actuel Istanbul): «Certes, la ville de Constantinople sera conquise. Quel bon commandant que celui qui la conquerra, et quelle bonne armée que la sienne!» [26] Espérant être l’objet des louanges du Prophète, maints dirigeants et commandants musulmans ont, dès l’époque de Mu‘awiya, cherché à conquérir cette ville. Pendant l’une de ces campagnes, Abou Ayyub al-Ansari, un noble Compagnon, tomba martyr et fut enterré près des remparts de la ville.


Constantinople fut finalement conquis par le dirigeant ottoman Mehmed le Conquérant. Outre ce grand commandant et homme d’Etat, ses deux camarades d’école, Hasan d’Ulubat et Kad Hazar ‘elebi, ainsi que son précepteur Ak Shamsaddin, étaient aussi des symboles de cette conquête. L’un d’eux servait dans l’armée, et les autres étaient dans les départements d’éducation religieuse et scientifique. La prière et les louanges du Prophète les comprend tous.



  • Le Messager de Dieu avait prédit et expliqué les principales raisons de la destruction de l’Empire Ottoman et de la déplorable condition des musulmans après la Première Guerre Mondiale: «Les nations vont s’appeler les unes les autres, tout comme les gens s’invitent à dîner, pour mener une attaque concertée contre vous.» Quelqu’un demanda: «Est-ce que cela arrivera parce que nous sommes peu nombreux?» Le Messager de Dieu répondit: «Non, votre nombre sera grand, mais vous serez aussi impuissants que des bouts de bois ou de la paille emportés par une crue. Dieu ôtera du cœur de l’ennemi sa peur de vous et implantera en vous la crainte de la mort et l’amour du bas monde.» [27] Cette prédiction, qui devint réalité durant la Première Guerre Mondiale, décrit aussi notre situation actuelle. Nous sommes divisés en de nombreuses factions, tandis que nos ennemis cherchent à s’unir plus étroitement en se basant sur leurs intérêts mutuels. Dans le passé, ils avaient peur de nous, car nous voyions le cercueil comme une chambre nuptiale, comme quelque chose auquel on aspirait. Mais maintenant, nous sommes si attachés à ce monde que nous faisons tout notre possible pour échapper à la mort, même si nous savons que cela est impossible. Aussi avons-nous été l’objet de beaucoup de trahisons. Othman et Ali avaient été victimes de trahison, et le magnifique Empire Ottoman a été réduit à une offrande pour les hommes carnivores de ce monde. Il a subi d’innombrables trahisons par des nations qui avaient été si prospères et si pacifiques pendant le règne ottoman.
  • Le Messager de Dieu avait prédit l’avènement du communisme dans un hadith rapporté par ibn Omar. Tournant son visage vers l’Est, il dit: «Faites attention! L’anarchie et la subversion apparaîtront de ce côté-là, à partir d’où l’Age de Satan commencera.» [28] L’Age de Satan, construit sur l’athéisme et l’hédonisme, est l’opposé de l’Age du Prophète, qui est construit sur la croyance et la dévotion à Dieu. Le communisme, ce résultat illégitime du capitalisme, prône l’hostilité à la religion, à la piété et aux valeurs morales et traditionnelles. Dans un autre hadith, le Messager de Dieu prévit que le communisme se lèverait tel «un vent rouge».
  • Le Messager de Dieu déclara un jour: «L’Euphrate s’assèchera probablement, découvrant ainsi un trésor (une montagne selon une autre version) d’or en dessous. Quiconque d’entre vous en sera témoin devra s’abstenir d’en prendre.» [29] Ce hadith fait allusion à la grande guerre qui devra avoir lieu le long de l’Euphrate. Bien que ce fleuve ait déjà vu beaucoup de guerres, parmi lesquelles la guerre Iran/Iraq, ce hadith indique un plus grand éclat de violence dans le futur. Il est possible de comprendre ce hadith de façon littérale ou figurée. Par exemple, on parle du pétrole comme étant de «l’or noir». Mais peut-être que l’eau elle-même deviendra aussi précieuse que de l’or et provoquera des guerres régionales ou internationales; ou bien les revenus obtenus par les barrages sur ce fleuve attireront l’attention internationale et engendreront de grandes guerres. Dans tous les cas, le Messager de Dieu nous a averti que la région de l’Euphrate était comme de la dynamite au cœur du monde musulman.
  • L’Envoyé de Dieu affirma que le christianisme serait purifié de ses éléments païens empruntés et rejoignerait l’islam, renforçant ainsi la religion divine. [30] Ce sera un tournant universel dans l’histoire de l’humanité, et les croyants, à une époque où ils seront saisis par leurs ennemis, vaincront et détruiront les représentants de l’incroyance.
  • Le Messager de Dieu avait prédit que les réformes agricoles et les développements scientifiques et techniques permettraient aux agriculteurs de produire une grenade qui, à elle seule, suffira à vingt personnes, et que son écorce fera de l’ombre aux gens. Il prophétisa également que le blé produit sur une surface pas plus grande que le balcon d’une maison suffira à nourrir une famille pendant une année. [31] Avec l’arrivée de la biotechnologie et des manipulations génétiques, de tels miracles ne vont sûrement pas tarder à se réaliser.
  • Dans un autre hadith, le Messager de Dieu décrit la fin des temps: «Avant le Jour du Jugement dernier, les gens seront sélectifs dans leurs salutations (préférant ne saluer que certaines personnes), le commerce rapportera tellement d’argent et sera si préférable que les femmes aideront leurs maris dans ce domaine, les parents et les proches ne seront plus visités, les fausses preuves et les faux témoignages remplaceront la vérité, et l’écriture sera prédominante.» [32] Tout cela s’est avéré. Aujourd’hui, le commerce est l’activité la plus en vue pour gagner sa vie et les femmes sont exploitées pour faire la publicité de divers produits et services, et pour attirer les clients. Les droits des parents et des proches ne sont plus pris en considération et, dès qu’ils vieillissent et qu’ils ont plus que jamais besoin de tendresse et d’attention, ils sont trop souvent placés dans des maisons de retraite. Le pouvoir des médias modernes est incontestable, et le mensonge est si répandu que rares sont ceux qui y résistent. Cela est vrai à tous les niveaux, des mensonges commerciaux jusqu’aux faux témoignages lors des procès.
  • Dans un hadith qudsi, le Prophète rapporte de Dieu: «A la fin des temps, Je ferai que le savoir soit obtenu par tout le monde, femmes et hommes, personnes libres ou esclaves, jeunes ou âgées.» [33] En effet, l’éducation est désormais accessible à presque tout le monde à travers les écoles, les universités et les médias. Beaucoup d’intellectuels et de scientifiques affirment que l’ère suivante sera l’Ere de l’Information.
  • Dans un autre hadith authentique, le Messager de Dieu déclare: «Le Jour Dernier n’arrivera pas tant que le Coran ne sera pas réduit à un moyen de honte et que l’islam ne sera pas laissé sans aucun groupe puissant pour le soutenir.» [34] Nous avons pu voir la véracité de cette prédiction. Pendant près d’un siècle, les musulmans ont été persécutés même sur leurs propres terres. Tandis que l’athéisme et les incroyants ont ouvertement proclamé leur incroyance partout, l’islam a été la cible d’agressions verbales, écrites et même physiques. Les musulmans se sont vus forcés de cacher leur croyance et sont devenus trop embarrassés pour pouvoir proclamer ouvertement leur foi.
  • Le Messager avait prédit les développements dans la télécommunication et les transports. Le hadith susmentionné continue ainsi: «L’Heure finale ne sonnera pas tant que les distances de temps et d’espace ne seront pas diminuées.» J’ai traduit le mot taqarub par «diminuer». [35] Cela signifie «se rapprocher l’un de l’autre» et implique qu’avant le Jour du Jugement les choses qui prenaient jadis beaucoup de temps vont être possibles en très peu de temps. Ce hadith, en plus de prévoir les moyens de transport et de communication modernes, sous-entend que le temps est relatif. La Terre prend graduellement une forme elliptique, ce qui peut causer quelques changements dans la division et le calcul du temps. Quant à la relativité du temps à laquelle le hadith fait allusion, nous savons que le temps diffère sous certains aspects (division, longueur, calcul, la vitesse de son passage à l’intérieur ou autour de chaque sphère ou planète, etc.) Si l’humanité arrive à quitter ce système solaire, la conception actuelle du temps changera complètement. Ainsi, en un seul mot, le Messager de Dieu fait plusieurs révélations dont certaines se sont déjà réalisées, et qui se réfèrent à plusieurs faits scientifiques.
  • L’Envoyé de Dieu avait aussi prédit: «Le jour viendra où presque tout le monde vivra de l’usure, à un tel point que ceux qui s’en abstiennent seront exposés à sa ‘poussière’.» [36] Le Messager de Dieu se réfère à deux points importants :
  • Viendra les temps où toutes les transactions officielles comporteront de l’intérêt (usure). Personne ne pourra totalement l’éviter. Toutefois, ceux qui ne s’engagent pas dans des transactions basées sur l’intérêt ne seront pas tenus responsables des intérêts qu’ils obtiennent et utilisent involontairement, tant qu’ils feront de leur mieux pour s’en abstenir. Le Messager de Dieu a peut-être voulu dire, par l’expression «exposés à sa poussière», qu’une classe capitaliste émergera et qu’elle augmentera sa richesse grâce aux intérêts, ce qui enlisera peu à peu la classe moyenne dans une pauvreté de plus en plus affligeante. Il en résultera une guerre ouverte et amère entre les classes.
  • Toutes ces prédictions se sont réalisées. Comme il est tragique que les musulmans soient dans un tel état dégénéré et méprisable parce que, entre autres choses, ils se noient dans les marais d’usure en dépit des avertissements coraniques selon lesquels quiconque prendra part à des transactions basées sur l’intérêt recevra {l'annonce d'une guerre de la part de Dieu et de Son messager} (2:279). Si seulement les musulmans avaient été pleinement conscients de ces déclarations coraniques, ils ne seraient pas tombés dans cette position misérable.
  • Dans le hadith authentique suivant, le Messager de Dieu indique un autre aspect de la déplorable situation actuelle du monde musulman: «Le temps viendra où les croyants se cacheront comme le font aujourd’hui les Hypocrites.» [37] A l’époque du Prophète, les Hypocrites se dissimulaient en prenant part aux manifestations extérieures des rites religieux. Selon ce hadith, les musulmans essaieront de se cacher, voire de remplir leurs obligations religieuses en secret. Le même état était décrit dans un autre hadith comme suit: «La sédition et l’égarement surgiront. Un musulman sera couvert de honte pour avoir accompli ses prières prescrites, tout comme une femme est aujourd’hui couverte de honte pour avoir forniqué.»
  • Dans une autre narration, le Messager de Dieu avait prédit la découverte de pétrole dans le Taleqan (en Iran): «Bonnes nouvelles à Taleqan! car des trésors de Dieu se trouvent là-bas, mais pas d’or ou d’argent.» [38] Autrefois, on entendait par trésor l’or ou l’argent. C’est pour cette raison que le Messager de Dieu souligna que les trésors du Taleqan seraient composés d’autres choses. Ce qui vient d’emblée à l’esprit aujourd’hui, quand on nous parle de trésor, c’est le pétrole. Cependant, il se peut qu’il ait voulut dire l’uranium ou les diamants. Si tel est le cas, la prophétie s’est avérée, car de telles ressources ont été découvertes à l’intérieur et autour du Taleqan.
  • Une autre prédiction du Prophète: «Vous suivrez les pas de ceux qui vous ont précédés de si près que même s’ils étaient entrés dans un trou de lézard, vous feriez pareil.» Les Compagnons lui demandèrent si ceux qui vous ont précédés signifiait les juifs et les chrétiens et il répondit: «Qui d’autre pourrait-ce être?» [39] Les musulmans ont souffert d’une crise d’identité depuis deux siècles. Ils ont aveuglément imité l’Occident et se sont laissés prendre à des vices qui ont valu la destruction des civilisations précédentes.
Prédictions des développements scientifiques
  • Le Messager de Dieu fit aussi de nombreuses prédictions concernant divers développements scientifiques dont certains se sont déjà réalisés. Parmi la multitude d’exemples, j’en citerai quelques-uns pour illustrer sa précision à cet égard.
  • Selon Bukhari, le Messager de Dieu déclara: «Dieu n’a fait descendre aucune maladie pour laquelle Il n’ai envoyé aussi un remède.» [40] Ce hadith, en plus d’affirmer que chaque maladie est guérissable, est la déclaration la plus complète encourageant à la recherche médicale. Dans un autre hadith, le Messager révèle qu’ «il existe un remède pour chaque maladie». [41]
  • D’après une autre version: «Ne négligez pas le traitement de vos maladies, car Dieu n’envoie pas de maladie pour laquelle Il n’envoie aussi un remède. La seule exception est la vieillesse.» [42] L’humanité peut donc découvrir un remède pour toutes les maladies, mais ne sera jamais capable d’arrêter notre voyage du monde des esprits au monde matériel, puis au Paradis ou en Enfer, en passant par les étapes de l’embryon, de l’enfance, de la jeunesse, de la vieillesse, de la tombe et de la résurrection. Le Prophète nous incite à apprendre à guérir les maladies, mais il nous prévient aussi de ne pas négliger de nous préparer pour l’autre monde. Dieu nous encourage à poursuivre les recherches scientifiques en nous rapportant aux miracles accomplis par les Prophètes. Cela amène ces faits à l’attention des hommes de science et montre ainsi les limites de leurs aspirations. En permettant à Jésus d’accomplir ce miracle inimitable qu’est de ramener un mort à la vie, Dieu indique que nous pouvons tout guérir sauf la mort. L’histoire du bâton de Moïse nous montre que nous pouvons utiliser des choses inanimées pour divers objectifs, comme pour obtenir de l’eau des profondeurs souterraines en utilisant un moyen aussi simple qu’un bâton comme centrifugeuse. Toutefois, nous n’arriverons jamais à faire jaillir une source d’eau en frappant un rocher avec un bâton, ni à changer un bâton en serpent – deux choses accordées spécialement à Moïse. Le Coran est le plus grand miracle du Prophète Mohammed et marque l’ultime limite dans le domaine de l’éloquence et du style littéraire que l’humanité puisse atteindre. Cela indique aussi que l’écriture et l’éloquence seront d’une importance capitale vers la fin des temps. Les Prophètes montrèrent l’exemple et nous dévoilèrent les limites de nos progrès matériels et spirituels.

  • Le Messager de Dieu conseillait la mise en quarantaine pour contenir les débuts de maladies contagieuses: «Si vous entendez qu’il y a la peste quelque part, n’y entrez pas; et si la peste se déclenche là où vous êtes, ne quittez pas le lieu pour échapper à la peste.» [43] Selon Ahmad ibn Hanbal, il déclara aussi: «Fuyez le lépreux comme vous fuyez le lion.» [44] Dans ce hadith, le Messager de Dieu nous recommande de nous protéger contre la lèpre. Ici, la quarantaine est encore suggérée comme un moyen de prévenir la propagation de la lèpre.
  • Imam Muslim relate dans son Sahih que le Messager de Dieu déclara: «Si un chien lèche votre assiette, nettoyez-la sept fois, la première fois avec la terre et les six autres fois avec de l’eau.» [45] Ce hadith contient les principes médicaux suivants concernant les bactéries:


1. Les chiens peuvent porter les microbes de certaines maladies qui peuvent être transmises aux êtres humains. Ce fait a été récemment découvert par les hommes de science.
2. La salive et l’excrément du chien peuvent contenir des substances capables de nuire à la santé humaine.
3. A l’époque du Prophète, on ne connaissait pas encore la désinfection et la stérilisation. Cependant, le Messager de Dieu conseillait de nettoyer avec de la terre l’assiette léchée par le chien. Aujourd’hui, nous savons que la terre est un bon antiseptique qui est composé de substances telles que la tétracycline.

Dans un autre hadith concernant les chiens, le Messager de Dieu exprime un principe fondamental d’écologie: «Si les chiens ne représentaient pas une communauté à part, j’aurais ordonné de les tuer.» [46] Cela implique que chaque espèce est un élément indispensable pour l’équilibre écologique.



  • Comme il est rapporté dans Sahih al-Tirmidhi et dans Sounan Abou Dawoud, le Messager de Dieu déclara: «La bénédiction de la nourriture réside dans le fait de se laver les mains avant et après manger.» [47] Ce hadith insiste sur l’importance de l’hygiène. ? mesure que nous utilisons nos mains, les germes s’accumulent et ne peuvent être éliminés qu’en se lavant les mains. Dans un autre hadith, il nous incite à nous laver les mains après le réveil, car: «Vous ne savez pas ce qu’ont fait vos mains pendant que vous dormiez.» [48] A l’époque, personne ne savait rien à propos des microbes.
  • Comme il a été rapporté par quarante Compagnons dans les six livres les plus authentiques de hadiths, le Messager de Dieu avait établi le principe des soins dentaires: «Si je ne craignais pas que ce fût un fardeau trop lourd pour ma communauté, je leur ordonnerais de se nettoyer les dents avec le miswak avant chacune des cinq prières.» [49] L’hygiène dentaire est d’une grande importance, non seulement pour les dents mais aussi pour tout notre corps. Le Prophète agissait ainsi, et nous devons en faire de même.
  • En rapport à la santé et à la digestion, le Messager de Dieu recommandait: «Quand vous mangez, gardez un tiers de votre estomac pour la nourriture, un autre tiers pour la boisson et laissez le dernier tiers vide. L’estomac complètement rempli est pour Dieu une chose détestable.» [50] Dans un autre hadith similaire, il dit: «Ce que je crains pour ma communauté, c’est un gros ventre, trop de sommeil, l’oisiveté et le manque de certitude.» [51]
1. Chacune de ces choses est soit l’antécédent soit le résultat des autres. Ceux qui sont oisifs et insouciants, qui ignorent l’autocontrôle et l’autocritique, sont disposés à grossir. Ceci les incite à manger plus. Un estomac rempli pousse au sommeil, et l’individu se met à dormir pour plus longtemps. De telles personnes, qui sont adonnées à la suralimentation et au sommeil excessif, ne seront jamais capables d’acquérir la certitude et la conviction profonde en l’islam. C’est le cas d’une multitude de gens aujourd’hui.
2. Un autre hadith lié à la santé est le suivant: «Soignez vos yeux avec le khôl, car cela nourrit les yeux et les cils.»58 Nombre d’autorités médicales confirment que le khôl a précisément ces vertus. Une autre substance recommandée par le Prophète et utile pour la santé, en tant qu’antibiotique et pour ses bienfaits dermatologiques, est le henné. [52] Le henné est un antibiotique et un agent stérilisant plus sain et plus efficace que des substances comme la teinture d’iode.
3. Bukhari rapporte d’Abou Houraïra qu’un jour le Messager de Dieu a dit: «Une graine nigelle contient un remède pour toutes les maladies sauf la mort.» [53] Ce hadith comprend beaucoup de vérités dans le domaine de la thérapie. Un patient a besoin, surtout pendant la période de convalescence, d’aliments riches en protéines, en calories et en vitamines, et qui sont faciles à digérer. Les recherches scientifiques ont récemment montré que toutes ces propriétés se trouvent dans la graine de nigelle.
4. Bukhari rapporte du Messager de Dieu: «Quand une mouche tombe dans votre assiette, enfoncez-la entièrement dans votre nourriture avant de la retirer. Il y a une maladie dans l’une de ses ailes et un remède dans l’autre.» [54] Personne à cette époque-là ne savait que les mouches transportaient des microbes. De plus, quand une mouche tombe dans un plat, elle essaie de garder une aile en dehors de la nourriture afin de pouvoir reprendre son envol. Ainsi, elle laisse des bactéries dans les aliments. Mais quand on l’immerge en l’enfonçant un peu, le petit sac qui se trouve sur son autre aile éclate et répand une substance anti-bactérienne qui tue les germes déjà laissés. Ceci est une découverte toute récente.
5. Aïcha relate qu’un jour Fatima bint Abou Khubash demanda au Prophète: «? Messager de Dieu, mon sang ne cesse de couler, devrais-je abandonner les prières prescrites?» Il répondit: «Non, il ne faut pas, car il ne s’agit pas de menstruations mais plutôt d’hémorragie.» [55] Si ce n’était grâce à sa Prophétie, comment aurait-il pu faire la distinction entre une hémorragie normale et le sang menstruel.
6. Tariq ibn Suwayd raconte: «Je souffrais d’une maladie et j’utilisais de l’alcool comme remède. Quand l’alcool fut interdit, j’allai demander au Messager de Dieu si je pouvais néanmoins continuer à l’employer comme remède. Il me dit: «Non, car ce n’est pas un remède; c’est bien plutôt la maladie elle-même.» [56] Beaucoup d’hommes de science s’accordent désormais à dire que même une petite quantité d’alcool est nuisible à la santé morale et physique.
7. Le Messager de Dieu proclama que dix choses étaient intrinsèquement nécessaires aux hommes et étaient donc ordonnées par les Prophètes. La circoncision est l’une d’entre elles. [57] Aujourd’hui, les hommes de science admettent que le prépuce de l’homme est exposé aux infections, voire au cancer. En conséquence, des millions de gens sont circoncis en Europe et en Amérique.

Nous sommes persuadés que l’Occident reconnaîtra un jour la véracité de l’islam et que la prédiction faite au début du XXe siècle par Saïd Nursi se réalisera: «L’Etat ottoman est gros d’un Etat occidental tout comme l’Occident est gros d’un Etat islamique. Tous deux mettront au monde ce qu’ils portent en leur sein.» [58]
Nous avons jusqu’ici expliqué la véracité des Prophètes, en mettant en exergue celle du Prophète Mohammed. Nous le répétons, toutes les prophéties des Prophètes finissent par se réaliser, car ils ne mentent jamais. Ils sont venus pour nous guider sur le droit chemin et nous conduire au Paradis. S’ils avaient menti ne serait-ce qu’une fois, ils n’auraient guidé personne vers la vérité. Cependant, leur véracité, et tout particulièrement celle du Prophète Mohammed, sera aussi manifeste que le soleil dans l’au-delà, où les gens verront chaque chose telle qu’elle est. Là, tout ce qu’ils nous ont annoncé concernant la vie future, la résurrection, le Lieu de Rassemblement, le Jour du Jugement, le Pont, le Paradis et l’Enfer se réalisera.







[1] Muslim, “Jihad,” 101; Bukhari, “Anbiya’,” 54.
[2] Bukhari, Bad’u al-Wahy, 6.
[3] Bukhari, “Maghazi,” 79; Muslim, “Tawba,” 53.
[4] Abu Dawud, “Adab,” 82.
[5] Il n’est pas dit précisément pourquoi le Prophète était en colère. Cependant, nous pouvons proposer plusieurs explications: certaines questions contenaient peut-être des choses inconvenantes ou qui semblaient inutiles, ou bien peut-être avait-il perçu des doutes dans leurs coeurs concernant son savoir et aurait donc voulu qu’ils cessent.
[6] Muslim, “Janna,” 76, 77.
[7] Ibn Hanbal, 4:360-64.
[8] Ibn Kathir, Al-Bidaya, 4:348; Bayhaqi, Dala’il al-Nubuwwa, 5:102.
[9] Ibn Hajar, Al-Isaba fi Tamyiz as-Sahaba, 3:36.
[10] Bukhari, “Fadha’il al-Madina,” 8; Muslim, “Fitan,”
[11] Bukhari, “Sawm,” 3; “Fitan,”, 17; Muslim, “Fitan,”
[12] Bukhari, “Manaqib,” 22; Abu Dawud, “Jihad,” 97.
[13] Ibn Maja, “Jana’iz,” 65; Muslim, “Fadha’il as-Sahaba,” 15; Ibn Hanbal, 3:197.
[14] Bukhari, “Sulh,” 9, “Fitan,” 20; Ibn Hanbal, 5:49.
[15] Haythami, Majma‘ az-Zawa’id, 9:404-5.
[16] Bukhari, “al-Maghazi,” 29, Hadith numéro 4100; Muslim, “Jihad,” 127.
[17] Bukhari, “Maghazi,” 29, Hadith numéro 4105; Muslim, “Jihad,” 123, 124, 125.
[18] Ibn Kathir, Al-Bidaya, 4:116; Ibn Hanbal, 4:303; Ibn Hisham, Sira, 3:230.
[19]Bukhari, “Manaqib,” 25.
[20] Bukhari, “Salat,” 63; Muslim, “Fitan,” 70, 72, 73; Ibn Hanbal, 12: 161, 164.
[21] Bukhari, “Adab,” 95; Muslim, “Zakat,” 142; Ibn Hanbal, 3:56.
[22] Bukhari, “Adab,” 95; Muslim, “Zakat,” 142; Ibn Hanbal, 1:356.
[23] Ibn Hanbal, 3:82.
[24] Bukhari, “Jihad,” 3:8; Muslim, “‘Imara,” 160-61.
[25] Bukhari, “Jihad,” 95, 96; Abu Dawud, “Malahim,” 10; Ibn Maja, “Fitan,” 36; Ibn Hanbal, 5:40, 45.
[26] Hakim, Mustadrak, 4:422; Ibn Hanbal, 4:335.
[27] Abu Dawud, “Malahim,” 5; Ibn Hanbal, 5:278.
[28] Bukhari, “Fitan,” 16; Muslim, “Fitan,” 45; Ibn Hanbal, 2:50, 72.
[29] Bukhari, “Fitan,” 24; Muslim, “Fitan,” 30; Abu Dawud, “Malahim,” 12:13.
[30] Muslim, “Iman,” 244-47.
[31] Muslim, “Fitan,” 110; Tirmidhi, “Fitan,” 59; Ibn Hanbal, 4:182.
[32] Ibn Hanbal, 1:407, 408; Hakim, Mustadrak, 4:98, 448.
[33] Darimi, Muqaddima, 27.
[34] Hindi, Kanz al-‘Ummal, 14:244.
[35] Haythami, Majma‘ az-Zawa’id, 7:324.
[36] Ibn Maja, “Tijara,” 58; Ibn Hanbal, 2:494; Nasa’i, “Buyu‘,” 2.
[37] Hindi, Kanz al-‘Ummal, 11:176.
[38] Ibid., 14:591.
[39] Muslim, “‘Ilm,” 6; Bukhari, “Anbiya’,” 50.
[40] Bukhari, “Tib,” 1.
[41] Abu Dawud, “Tib,” 10; Muslim, “Salam,” 69.
[42] Tirmidhi, “Tib,” 2; Ibn Maja, “Tib,” 1; Ibn Hanbal, 4:278.
[43] Bukhari, “Tib,” 30; Muslim, “Salam,” 98.
[44] Bukhari, “Tib,” 19; Ibn Hanbal, 2:443.
[45] Muslim, “Tahara,” 91.
[46] Abu Dawud, “Adahi,” 21; Ibn Maja, “Sayd,” 2; Ibn Hanbal, 4:85.
[47] Abu Dawud, “At‘ima,” 11; Tirmidhi, “”At‘ima, 39; Ibn Hanbal, 5:441.
[48] Muslim, “Tahara,” 87; Abu Dawud, “Tahara,” 49; Tirmidhi, “Tahara,” 19.
[49] Bukhari, “Jumu‘a,” 8; Muslim, “Tahara,” 42; Abu Dawud, “Tahara,” 25; Tirmidhi, “Tahara,” 18; Nasa’i, “Tahara,” 6;Ibn Maja, “Tahara,” 7; Ibn Hanbal, 1:80.
[50] Tirmidhi, “Zuhd,” 47; Ibn Hanbal, 4:132.
[51] Hindi, Kanz al-‘Ummal, 3:460.
[52] Ibn Maja, “Tib,” 29; Tirmidhi, “Tib,” 13.
[53] Bukhari, “Tib,” 7; Muslim, “Salam, “88.
[54] Bukhari, “Bad’u al-Khalq,” 17; Tib, 58; Abu Dawud, “At‘ima,” 48.
[55]Bukhari, “Wudhu’,” 63; Muslim, “Hayd,” 62; Abu Dawud, “Tahara,” 109.
[56] Muslim, “Ashriba,” 12; Ibn Maja, “Tib,” 27.
[57] Muslim, “Tahara,” 49; Abu Dawud, “Tahara,” 27.
[58] Said Nursi, Tarikhca Hayat (Biographie), 56.


La suite prochainement inchaAllah...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 24/07/2009 18:55:27    Sujet du message: Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam Répondre en citant
:bismillah!    
   
La Loyauté     
 
 
Le deuxième attribut de la Prophétie est amana, un mot arabe qui signifie le fait d’être digne de confiance, la loyauté, et dérive de la même racine que mu’min (croyant). Etre un croyant sous-entend que l’on est digne de confiance. Tous les Prophètes étaient les meilleurs croyants et par suite de parfaits modèles de loyauté. Pour souligner ce principe, Dieu résume les histoires de cinq Prophètes en employant le même mot: {Le peuple de Noé traita de menteurs les messagers, lorsque Noé, leur frère, leur dit: “Ne craindrez-vous pas Dieu? Je suis pour vous un messager digne de confiance.} (26:105-107)

Remplacez le nom de Noé par ceux de Houd, Loth, Chou‘aïb et Salih, et vous aurez une version résumée de la loyauté de ces cinq Prophètes.


Mu’min est aussi un nom divin, car Dieu est l’ultime Mu’min, la source de sécurité et de confiance. Nous mettons toute notre confiance en Lui, nous nous confions à Lui et nous nous reposons sur Lui. Il distingua les Prophètes par leur loyauté, et notre connexion à Lui à travers les Prophètes est entièrement fondée sur cette qualité et sur leur sérieux.


La loyauté est aussi une caractéristique essentielle de l’archange Gabriel. Le Coran le décrit comme un être {obéi, là-haut, et digne de confiance.} (81:21) Nous avons reçu le Coran de deux messagers dignes de confiance: Gabriel et Mohammed. Ce premier le lui a transmis et ce dernier nous l’a communiqué.



La loyauté du Messager de Dieu



Le Prophète Mohammed était parfaitement digne de confiance envers toutes les créatures de Dieu. Il était loyal et ne trompait jamais personne. Dieu choisit le Messager pour sa loyauté afin qu’il se consacre totalement à transmettre le Message en toute vérité et sincérité. Il était si préoccupé par sa mission qu’il répétait les versets pendant que Gabriel les lui récitait. Puis Dieu révéla:
{Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation: son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation. Nous, ensuite, incombera son explication.} (75:16-19)


Le Coran lui ayant été donné comme dépôt, il le transmit aux gens de la meilleure façon possible. Il voua sa vie à cette cause sacrée, toujours conscient de sa responsabilité. Durant la dernière année de sa vie, alors qu’il prononçait le Sermon d’Adieu lors du pèlerinage au Mont ‘Arafat, il rappela encore une fois les Commandements de Dieu. ? la fin de chaque phrase, il disait aux gens: «Dans un futur proche, ils vous interrogeront à mon propos.» Alors il leur demandait s’il leur avait bien transmis le Message, à quoi ils répondaient à chaque fois avec une grande ferveur: «Oui, tu l’as transmis!» Ensuite, il demandait à Dieu d’être témoin de leurs paroles. [1]



Evénements spécifiques



Le Messager de Dieu n’a jamais pensé à dissimuler ne serait-ce qu’un seul mot du Coran. En fait, on lit dans le Coran plusieurs douces réprimandes divines pour certaines de ses actions. S’il avait été l’auteur du Coran, comme osent le prétendre certains, pourquoi aurait-il inclus de tels versets?



Le Prophète fut élevé dans une société primitive caractérisée par des coutumes qui contredisent la raison ainsi que les faits sociologiques et scientifiques. Par exemple, parce que les enfants adoptés jouissaient du même statut légal que les enfants biologiques, un homme ne pouvait pas légalement épouser la veuve ou l’ex-femme de son fils adoptif. Cette pratique a été abolie, car l’adoption ne crée pas une relation comparable à celle qui existe avec des parents biologiques. Dieu régla ce problème, comme toujours, à travers la vie du Prophète afin de séparer une fiction légale d’une réalité naturelle et d’établir une nouvelle loi et coutume.



Zaïd, un esclave noir affranchi et serviteur du Messager de Dieu, était aussi son fils adoptif. A la demande du Prophète, Zaïd se maria avec Zaïnab bint Jahsh. Toutefois, il fut bientôt clair que le mariage ne durerait pas. Avouant qu’il était spirituellement et intellectuellement inférieur à sa femme, Zaïd pensa qu’il valait mieux pour lui qu’il divorce. Finalement, le Coran ordonna à Mohammed de l’épouser: {Nous te la fîmes épouser.} (33:37)

Evidemment, une telle action violerait un puissant tabou social. ? cause de cela, et parce que les Hypocrites en profiteraient pour le diffamer, le Prophète retarda l’annonce de ce décret divin. C’est pour cela que Dieu l’admonesta comme suit:


Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l'avais comblé: “Garde pour toi ton épouse et crains Dieu”, et tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Dieu qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement de Dieu doit être exécuté. (33:37)
Anas commenta plus tard: «Si le Messager de Dieu avait pu dissimuler une part de la révélation, il aurait dissimulé ce verset.» [2]



Si Mohammed n’avait pas été digne de confiance, il aurait fait cela. Toutefois, un tel acte aurait été contraire à son caractère et à sa mission, et aurait signifié qu’il n’avait pas transmis le Message. D’ailleurs, Dieu l’interdit de faire cela:
{Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message. Et Dieu te protégera des gens. Certes, Dieu ne guide pas les gens mécréants.} (5:67)
Ainsi, le Messager de Dieu communiquait absolument tout ce qui lui était révélé.



Ses relations avec les autres



Le Messager de Dieu était digne de confiance et encourageait les autres à suivre son exemple. Une fois, pendant les dix derniers jours du Ramadan, son épouse Safiyya lui rendit visite alors qu’il était en retraite spirituelle à la mosquée. Tandis qu’il la raccompagnait chez eux, deux Compagnons les croisèrent. Le Prophète les arrêta et, dévoilant le visage de sa femme, leur dit: «Voici mon épouse, Safiyya.» Ils dirent: «Que Dieu nous garde de penser le moindre mal à ton sujet, ô Messager de Dieu!» Le Messager voulait les empêcher d’avoir une fausse idée de lui, car cela entraînerait la perte de leur foi et leur entrée en Enfer. Il donna, à eux comme à nous, une leçon en disant: «Satan circule continuellement dans les veines des êtres humains.» [3]



Le Messager de Dieu était la loyauté personnifiée. Son propre peuple, même avant sa Prophétie, l’appelait Al-Amin (le digne de confiance). Une fois proclamé Prophète, ses ennemis continuèrent à lui confier leurs biens précieux.
Il avertit son peuple contre le fait de mentir, de ne pas tenir sa parole et de ne pas rendre le dépôt à son ayant droit. Toutes ces choses étaient condamnées comme étant des «signes d’Hypocrisie». [4] Il était si scrupuleux à ce sujet que lorsqu’il voyait une femme appeler son enfant en lui disant: «Viens-donc, je vais te donner quelque chose!», il lui demandait si elle disait vrai. Une fois, une femme répondit qu’elle allait donner une datte, à quoi le Prophète répondit: «Si tu ne lui donnais rien, tu aurais menti.»



Sa préoccupation à ce sujet s’étendait jusqu’aux animaux. Un jour, agacé de voir un Compagnon essayer de tromper son cheval, il dit: «Cesse de tromper les animaux et sois loyal envers eux.» [5] Une autre fois, rentrant d’une campagne militaire, plusieurs Compagnons prirent quelques oisillons de leur nid pour les caresser. La mère oiseau rentra après un moment et, ne retrouvant pas ses petits dans leur nid, se mit à voler aux alentours en poussant des cris de détresse. Quand le Messager de Dieu en fut informé, il fut si attristé qu’il ordonna que les oisillons soient immédiatement remis dans leur nid. [6] Un tel ordre montrait que les représentants de la loyauté ne devaient jamais faire le moindre mal à des créatures vivantes. Chacun des Compagnons était la loyauté personnifiée. En vertu de cela et d’autres qualités louables, des villes et des Etats se soumirent à l’islam. Durant le califat de Omar, Abou ‘Ubayda, la justice incarnée, commandait les armées musulmanes en Syrie. Quand l’Empereur de Byzance se lança à la capture d’Emèse, Abou ‘Ubayda décida d’évacuer la ville, car les forces byzantines surpassaient en nombre les siennes. Il rassembla la population non musulmane et leur annonça: «Nous avions prélevé de vous l’impôt de capitation afin de vous protéger. Mais puisque nous ne pouvons pas vous défendre contre l’assaut imminent des Byzantins, nous vous rendons l’argent que nous avions prélevé.» La restitution eut lieu. Contents des autorités musulmanes, les prêtres chrétiens et les rabbins juifs se rendirent en masse aux églises et aux synagogues pour prier afin que Dieu accorde la victoire à l’armée musulmane. [7]



Telle était l’attitude des conquérants et des gouverneurs musulmans sur les terres qu’ils dirigeaient. Les musulmans restèrent en Espagne pendant huit siècles. S’il restait assez de chrétiens pour gagner suffisamment de pouvoir pour plus tard expulser les musulmans, c’est en raison de la tolérance religieuse des autorités musulmanes. Les dirigeants musulmans ne se mêlaient pas de la religion, de la langue et de la culture des peuples conquis. S’ils l’avaient fait, il ne serait resté aucun chrétien pour reprendre l’Espagne, aucun juif pour conquérir la Palestine, ni aucun chrétien dans les Balkans pour y perpétrer des génocides. Et les chrétiens n’auraient pas non plus été capables de détruire des peuples, des cultures et des langues sur une échelle presque globale.


L’islam insiste sur la loyauté et la sécurité à un tel point que les conjectures et la médisance sont interdites .
{Ô vous qui avez cru! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas; et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? (Non! ) vous en aurez horreur. Et craignez Dieu. Car Dieu est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.} (49:12)



Le Messager de Dieu était si sensible sur ce point qu’un jour, quand Aïcha fit ce commentaire: «Ce qu’elle a un long cou!», il lui dit: «Tu l’as médite et tu as donc mangé de sa chair!» [8]
Il priait toujours: «Ô Dieu, je cherche refuge auprès de Toi contre la faim, car elle est certes un très mauvais compagnon! Et je cherche refuge auprès de Toi contre la trahison, car elle est certes un très mauvais confident!» [9] Il avait aussi de dures paroles contre ceux qui trahissent et sont déloyaux: «Quand Dieu rassemblera toutes les personnes du passé et du futur, une bannière sera levée au nom de chaque personne déloyale. Il sera annoncé: ‘Ceci est à cause de la déloyauté d’un tel!’» [10]



Le cœur du Messager de Dieu était fermé à tout mal, mais ouvert à tout bien. Il vivait dans un climat de probité, de fidélité et d’honnêteté. Il ne trompait ni ne mentait jamais, ne trahissait personne, de même qu’il ne médisait ni ne calomniait jamais et ne faisait jamais de mauvaises conjectures sur qui que ce soit. En retour, les gens se reposaient sur lui et se confiaient à lui. Ses ennemis le calomniaient, mais aucun ne l’accusa jamais de mentir ou d’être déloyal. Ceux qui lui tournaient le dos étaient vite eux-mêmes trompés et entraînés dans de mauvais chemins.

On pouvait toujours compter sur le Messager de Dieu. Son honnêteté avait deux aspects: sa relation avec les gens d’une part, et avec Dieu d’autre part. La première se manifestait sous la forme d’une entière fiabilité, et la seconde comme une parfaite confiance en Dieu. Quand ces deux aspects sont combinés, ils assurent une atmosphère paisible de sécurité et de fermeté.



Le Coran donne plusieurs exemples de la parfaite confiance des Prophètes en Dieu et combien ils s’en remettaient à Lui. Nous ne citerons que quelques versets:
{Raconte-leur l'histoire de Noé, quand il dit à son peuple: «O mon peuple, si mon séjour parmi vous, et mon rappel des signes de Dieu vous pèsent trop, alors c'est en Dieu que je place entièrement ma confiance. Concertez-vous avec vos associés et ne cachez pas vos desseins. Puis, décidez de moi et ne me donnez pas de répit.} (10:71)
{[Houd] dit [à son peuple]: “Je prends Dieu à témoin - et vous aussi soyez témoins, qu'en vérité, je désavoue ce que vous associez en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne me donnez pas de répit. Je place ma confiance en Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Il n'y a pas d'être vivant qu'Il ne tienne par son toupet. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin.} (11:54-56)
{Certes, vous avez eu un bel exemple à suivre en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: “Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Dieu, seul”. Exception faite de la parole d'Abraham adressée à son père: “J'implorerai certes, le pardon de Dieu en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu”. “Seigneur, c'est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons repentants. C’est à Toi que tout doit aboutir.} (60:4)



La nature de l’incroyance est l’égarement et l’opposition. Les incroyants voient le monde enfoui dans les ténèbres et se sentent seuls dans ce monde étranger; les croyants voient l’univers entier comme un berceau de fraternité et se sentent liés à toutes choses. Par sa nature même, l’incroyance rompt les relations; par suite, les incroyants se sentent hostiles à tout, et surtout aux croyants. Parce qu’ils ne peuvent pas supporter l’existence des croyants, ils font tout pour éradiquer la foi. C’est pourquoi tous les Prophètes rencontrèrent une opposition farouche et, avec leurs disciples, souffrirent les pires actes de cruauté. Mais grâce à leur entière confiance et dépendance à Dieu, {ils ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier de Dieu. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point.} (3:146)


La confiance que le Messager avait en Dieu le rendait sans crainte. Il apparut au cœur d’un désert habité par l’un des peuples les moins civilisés du monde. Malgré leur traitement impitoyable et l’hostilité implacable de l’un de ses oncles, il défia le monde entier et, s’en remettant entièrement à Dieu, accomplit sa mission avec succès. Il n’avait qu’une poignée d’adeptes mais il obtint la victoire en très peu de temps – un exploit sans précédent. Nous pouvons comprendre l’absence de peur chez lui et son courage, qui se développa grâce à sa confiance absolue en Dieu, à travers les anecdotes suivantes.



Les Qoraïchites voulaient à ce point le tuer que, juste avant son émigration à Médine, ils choisirent un homme de chaque clan pour l’assassiner. En tout, ils étaient environ 200 hommes avec à leur tête Abou Lahab. Ils assiégèrent sa maison. Le Messager de Dieu dit à son cousin Ali de passer la nuit dans son lit et, jetant de la poussière aux assaillants en récitant: {Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile: et voilà qu'ils ne pourront rien voir} (36:9), il partit sans être vu. [11] Il quitta La Mecque avec son ami le plus cher, Abou Bakr, et parvint à la cave de Thawr qui se situe à la cime d’une montagne abrupte. Abou Bakr devint très anxieux, craignant pour la vie du Messager de Dieu. Mais ce dernier le réconforta: {Ne t'afflige pas, car Dieu est avec nous} (9:40), et ajouta: "Que penses-tu de deux êtres dont le troisième est Dieu?" [12]



Comme cela a été rapporté par divers moyens, pendant les campagnes militaires de Ghatafan et Anmar, un courageux chef de tribu appelé Ghowras apparut subitement à côté du Messager de Dieu qui était allongé sous un arbre.
Dégainant son épée, il demanda: «Qui donc pourra te sauver de moi maintenant?» «Dieu», répondit le Messager qui fit cette prière: «O Dieu, protège-moi contre lui comme Tu le voudras!» A ce moment-là, Ghowras fut jeté à terre et son épée glissa de sa main. Le Messager de Dieu la ramassa et lui demanda: «Et maintenant qui pourra te sauver de moi?» Ghowras se mit à trembler et à implorer qu’il lui laisse la vie sauve: «Tu es un homme noble et pardonneur; on ne peut attendre de toi que la clémence.» Le Messager de Dieu le pardonna. [13] Quand Ghowras retourna vers sa tribu, il dit: «Je viens tout juste de rencontrer la crème de l’humanité.»



La loyauté est une pierre angulaire de la croyance:
{Certes, Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation que Dieu vous fait! Dieu est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout.} (4:58)


Selon le Messager de Dieu, abuser de la confiance et ne pas rendre le dépôt à son ayant droit est l’un des signes de la fin des temps: «Quand le dépôt ne sera pas rendu, attendez-vous à la fin des temps.» [14]

Assigner des gens qualifiés à des postes ou à des emplois est un acte de conviction sociale et joue un grand rôle dans l’administration publique et l’ordre social. Un abus dans ce domaine causerait un chaos social. Il faut de l’ordre à tous les niveaux de la société, car des individus doivent attribuer des responsabilités à d’autres. Le Messager de Dieu déclara: «Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le dirigeant est un berger responsable de ses sujets. Le mari est un berger responsable de sa famille. La femme est un berger responsable de la maison de son mari. Le domestique est un berger responsable des tâches ou des biens que son maître lui a confiés.» [15] Si tout le monde dans la société remplissait ses responsabilités, nous vivrions dans une «société de personnes dignes de confiance». D’ici là, nous ne pouvons qu’imaginer de telles utopies.
La loyauté est un aspect si essentiel de la croyance que le Messager de Dieu déclara un jour: «Celui qui n’est pas digne de confiance n’est pas un croyant» [16], et décrivit le croyant comme celui en qui les gens ont confiance pour ce qui a trait à leur sang et à leurs biens. [17]
De plus, il dit:
Promets-moi les six choses suivantes et je te promettrai le Paradis: quand tu parles, dis la vérité; quand tu fais une promesse, tiens-la; quand quelqu’un te confie quelque chose, sois loyal; reste chaste, ne regarde pas ce qui est illicite et ne fais pas ce qui est interdit. [18]
Même poser un regard rempli de désir sur une personne avec qui l’on n’est pas marié est interdit. Dieu dit: «Un tel regard est comme une flèche empoisonnée lancée du carquois de Satan. Quiconque s’abstient par crainte de Moi, J’imprimerai la foi si fermement dans son cœur qu’il y goûtera.» [19]
Vivre dans une sécurité absolue n’est possible que si des gens dignes de confiance sont au pouvoir. Si le monde musulman observe le dépôt que Dieu lui a confié et devient le représentant de la loyauté et de la sécurité dans le monde, un «nouvel ordre mondial» fondé sur la justice et l’équilibre sera possible. Sinon, l’humanité continuera à courir après des mirages de justice, de sécurité et de bonheur.
Par sa véracité, sa loyauté et ses autres vertus louables, le Messager de Dieu laissa des marques indélébiles sur les gens de tous âges. Chacune de ses paroles et de ses actions proclamait qu’il était Prophète, qu’il avait été envoyé pour guider les gens vers la vérité, pour les sortir des ténèbres de l’ignorance et de la barbarie, de l’esclavage et de l’immoralité, vers la lumière du savoir, de la haute moralité, de l’amour, de la compassion et de la vraie liberté.





[1] Abu Dawud, “Manasik,” 56; Ibn Maja, “Manasik,” 84; Ibn Kathir, Al-Bidaya, 5:173.
[2] Bukhari, “Tawhid,” 22; Muslim, “Iman,” 288.
[3] Bukhari, “I‘tiqaf,” 8; Ibn Maja, “Siyam,” 65.
[4] Abu Dawud, “Adab,” 80; Ibn Hanbal, 3:447.
[5] Muslim, “Iman,” 107.
[6] Abu Dawud, “Jihad,” 112, “Adab,” 164; Ibn Hanbal, 1:404.
[7] Abu Dawud, “Adab,” 164; Ibn Hanbal, 1:404.
[8] Ibn Kathir, Tafsir, 7:359; Al-Targhib wa al-Tarhib, 4:285.
[9] Abu Dawud, “Witr,” 32; Nasa’i, “Isti‘adha,” 19:20; Ibn Maja, “At‘ima,” 53.
[10] Muslim, “Jihad,” 9.
[11] Ibn Hisham, Sira, 2:27.
[12] Bukhari, Tafsir, Sourate at-Tawba, 9; Ibn Hanbal, 1:4.
[13] Bukhari, “Jihad,” 84; Muslim, “Fadha’il,” 13.
[14] Bukhari, “‘Ilm,” 2; Ibn Hanbal, 3:361.
[15] Bukhari, “Jumu‘a,” 10; Muslim, “‘Imara,” 20; Abu Dawud, “‘Imara,” 1.
[16] Ibn Hanbal, 3:135.
[17] Tirmidhi, “Iman,” 12; Ibn Maja, “Fitan,” 2.
[18] Ibn Hanbal, 5:323.
[19] Hindi, Kanz al-‘Ummal, 5:328. 





La suite prochainement inchaAllah...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
*~Nass~*
Soeur
Soeur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Fév 2007
Messages: 3 425
Sexe: Féminin
Localisation: Devant l'ordi

MessagePosté le: 24/07/2009 20:00:16    Sujet du message: Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam Répondre en citant
:bismillah!  
 
 
Transmission du message   

Le troisième attribut de la Prophétie est la transmission des vérités islamiques, autrement connues comme étant «enjoindre le bien et interdire le mal». Nous disons «islamiques» parce que tous les Prophètes vinrent avec la même religion divine fondée sur la soumission à Dieu. La transmission de ce message était l’ultime raison de l’envoi de Prophètes.

De même que Dieu manifeste Sa Clémence à travers la lumière et la chaleur du soleil, de même Il manifesta Sa Miséricorde et Sa Compassion pour l’humanité à travers les Prophètes. Il choisit Mohammed, qu’il envoya comme une miséricorde pour tous les mondes, pour établir pour toujours le message de compassion et de miséricorde. S’il n’avait pas été envoyé pour raviver et réviser les messages des Prophètes précédents et ensuite propager cette connaissance à travers la terre, nous serions maintenant en train d’errer dans un désert terrifiant d’incroyance, d’égarement et d’ignorance.

Philosophes, sociologues et psychologues ont de tout temps recherché des réponses à des questions existentielles telles que: Qui suis-je? D’où viens-je? Quelle est ma destination finale? Quel est le sens de la vie? Que signifie notre mort? La mort est-elle une non-existence absolue ou seulement une porte vers une nouvelle et éternelle vie? Chacun de nous se débat avec de telles questions. Mais ce n’est qu’avec les éclaircissements des Prophètes que nous pouvons trouver la vraie satisfaction et la sérénité. ? travers eux, nous pouvons comprendre que cette vie terrestre n’est qu’une étape sur notre voyage perpétuel du monde des esprits au monde de l’éternité, un champ qu’il faut semer de graines pour en faire la récolte dans le monde éternel. On parvient à ce monde via le monde intermédiaire de la tombe. Quand nous réalisons cela, nous sommes soulagés de nos angoisses, et le monde se transforme en un jardin fleuri de récréation et un lieu de rassemblement pour des amis.

Les Prophètes furent envoyés pour transmettre ce message et pour illuminer le sentier du bonheur dans ce monde et dans l’autre. Nous allons maintenant discuter de trois points essentiels concernant la transmission du message divin par les Prophètes.

Une invitation universelle à Dieu

Les Prophètes traitaient les gens et la vie d’une manière holistique, faisant appel à l’intelligence, à la raison, à l’âme et à tous les sentiments et sens internes et externes de tout un chacun.

La position d’un Prophète par rapport à la révélation divine est similaire à celle d’un cadavre entre les mains de son laveur: l’individu ne peut rien faire de son propre chef. Dieu dirige et guide un Prophète dans la manière requise afin qu’il puisse guider son peuple. Sans cette direction divine, il serait incapable de guider qui que ce soit. S’il négligeait leurs intellects, le résultat final serait une communauté de mystiques misérables et dociles. S’il négligeait leurs cœurs ou leurs âmes, il en résulterait un rationalisme brut, dépourvu de toute dimension spirituelle. Comme chaque individu est composé d’un intellect, d’une âme et d’un corps, chacun doit donc recevoir sa part du message.

Les êtres humains sont actifs. Par conséquent, ils doivent être conduits vers les activités qui forment le vrai but de leurs vies, comme l’a déterminé Dieu et l’a communiqué le Prophète. Dieu n’a pas créé les gens pour qu’ils soient des reclus passifs, des activistes sans raison ni âme, ou des rationalistes sans réflexion spirituelle ni activisme.

Ce n’est que lorsque l’intellect, l’âme et le corps sont en harmonie et que les gens sont motivés à agir sur le chemin illuminé du message divin, qu’ils peuvent atteindre la perfection et la vraie humanité. Tous les Prophètes poursuivaient cet objectif, et ceux qui veulent les suivre doivent s’évertuer à cela: Dis: {Voici ma voie: j'appelle les gens [à la religion] de Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente.} (12:108)

Un Prophète est un être entièrement dévoué à sa mission. Il est donc un altruiste qui vit pour le bonheur et le bien-être des autres. Son bonheur consiste à voir les autres se consacrer à Dieu dans l’espoir d’obtenir le salut, et non pas à attendre une quelconque récompense pour ses services. Il sait que sa récompense est seulement avec Dieu. Ce fait indispensable est souligné dans le Coran: {Ô mon peuple! je ne vous demande pas de richesse en retour. Mon salaire n'incombe qu'à Dieu.} (11:29)

Les Prophètes étaient chargés de transmettre le message divin. Ils faisaient de leur mieux, ils enduraient patiemment les malheurs et même les supplices et remplissaient leurs responsabilités sans se soucier des résultats de leur appel à Dieu, car ils savaient avec certitude que Dieu seul pouvait donner le résultat souhaité. Ces trois points fondamentaux forment la ligne de conduite pour tous ceux qui veulent appeler les gens à l’islam.

La méthode suivie par les Prophètes

L’effort constant est une caractéristique essentielle de la transmission du message, ainsi qu’un élément important de la méthode prophétique. Un Prophète est, pour ainsi dire, obnubilé par l’accomplissement de son devoir. Mettant cet objectif au premier plan, il considère toutes les circonstances et fait tout ce qui est permis. Comme il n’est pas responsable des résultats, il laisse cela à Dieu. Il sait qu’il ne peut faire accepter à qui que ce soit le message, car il n’a été envoyé que pour le transmettre de la meilleure façon possible: {Tu (Mohammed) ne diriges pas celui que tu aimes: mais c'est Dieu qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés.} (28:56)

Beaucoup de Prophètes vécurent sans que personne n’eût accepté leur message. Cependant, ils ne perdirent jamais espoir, ne faiblirent pas et n’eurent pas recours à des moyens inacceptables comme la violence, la terreur ou la tromperie quand ils étaient confrontés aux épreuves et aux tortures les plus impitoyables. Quand le Prophète fut sévèrement blessé à la bataille d’Ouhoud, certains Compagnons lui demandèrent d’invoquer la malédiction divine sur l’ennemi. Au lieu de cela, il pria pour eux en disant: «O Dieu, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas.» [1] Il fit cela tandis que son visage était couvert de sang.

Tous les Prophètes réagissaient de la même façon aux supplices et aux fausses accusations qu’ils avaient à endurer. Par exemple:
{Les notables de son [Noé] peuple dirent: “Nous te voyons dans un égarement manifeste”. Il dit: "O mon peuple, il n'y a pas d'égarement en moi; mais je suis un messager de la part du Seigneur de l'Univers. Je vous communique les messages de mon Seigneur et je vous donne conseil sincère, et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas.} (7:60-62)
{Les notables de son [Houd] peuple qui ne croyaient pas dirent: “Certes, nous te voyons en pleine sottise et nous pensons que tu es du nombre des menteurs”. Il dit: "O mon peuple, il n'y a point de sottise en moi; mais je suis un messager de la part du Seigneur de l'Univers. Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un conseiller digne de confiance.} (7:66-68)

Rien ne changea dans l’histoire de la Prophétie. Les Prophètes transmettaient le message dans le seul but de plaire à Dieu. Un messager fut envoyé à chaque nation:
{Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même; et quiconque s'égare, ne s'égare qu'à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d'autrui. Et Nous n'avons jamais puni [un peuple] avant de [lui] avoir envoyé un messager.} (17:15)
{Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, [pour leur dire]: “Adorez Dieu et écartez-vous des fausses déités.} (16:36)

Après avoir reçu la première révélation, le Messager de Dieu rentra chez lui tout bouleversé. Alors qu’il était enveloppé dans son manteau, Dieu lui ordonna:
{O toi (Muhammad)! Le revêtu d'un manteau! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage. Et pour ton Seigneur, endure.} (74:1-7)

Il lui fut également dit:
{O toi, l'enveloppé [dans tes vêtements]! Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie; Sa moitié, ou un peu moins ou un peu plus. Et récite le Coran, lentement et clairement. Nous allons te révéler des paroles lourdes (très importantes).} (73:1-5)

Tous les Prophètes transmirent le message divin sans se lasser ni se laisser intimider. La dureté des gens ne les dissuadait pas.

Par exemple:
{[Noé] dit: “Seigneur! J'ai appelé mon peuple, nuit et jour. Mais mon appel n'a fait qu'accroître leur fuite. Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. Ensuite, je les ai appelés ouvertement. Puis, je leur ai fait des proclamations publiques et des confidences en secret. J'ai donc dit: “Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur.} (71:5-10)

Quand un peuple rejette le Prophète qui leur a été envoyé et persiste dans l’incroyance et la corruption, il s’ensuit généralement que le courroux divin s’abat sur eux. Le Coran contient les récits de la destruction de plusieurs peuples; nous pouvons d’ailleurs voir leurs ruines à travers toute la terre.

Un effort constant

La communication du message divin était l’une des caractéristiques essentielles du Messager de Dieu. Nous sommes inquiets dès que nous avons faim ou soif ou que nous avons du mal à respirer, lui était inquiet dès qu’une journée passait sans qu’il ne pût transmettre le message divin à quelque personne. Il était si préoccupé par la guidée et si affligé par l’incroyance que Dieu lui conseilla de faire attention à sa santé: {Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours!} (18:6)

Le Messager de Dieu invitait tous les Mecquois, aussi bien en public qu’en privé, au chemin de Dieu. Il appela certains individus très obstinés, comme Abou Jahl, au moins une cinquantaine de fois. Il aspirait surtout à la conversion de son oncle Abou Talib qui l’avait élevé et protégé des Mecquois polythéistes. Durant la onzième année de sa Prophétie, quand Abou Talib était mourant, le Messager de Dieu l’invita à nouveau à croire. Cependant, les chefs mecquois l’entouraient pour l’en empêcher.
Il fut si marqué par l’incroyance d’Abou Talib qu’il dit: «Je demanderai pardon à Dieu aussi longtemps qu’Il me le permettra.» [2] Plus tard, un verset lui fut révélé, l’interdisant de faire cela:
{Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer.} (9:113)

Abou Bakr, le plus proche Compagnon du Prophète, savait combien la conversion de son oncle lui tenait à cœur. Un jour, il emmena son vieux père, qui s’était converti le jour de la conquête de La Mecque, au Messager de Dieu et pleura amèrement. Quand le Prophète lui demanda pourquoi il versait ainsi des larmes, il expliqua: «O Messager de Dieu, je voulais tellement que mon père croie, et maintenant il croit. Mais plus que cela, je voulais qu’Abou Talib croie, parce c’est ce que tu souhaitais. Pourtant, Dieu ne lui accorda pas la foi. C’est pourquoi je pleure.» [3]
L’un des meilleurs exemples de la préoccupation du Prophète pour la croyance de tout le monde est le fait qu’il ait invité Wahshi à l’islam – cet homme qui avait tué son oncle Hamza à Ouhoud. Après la conquête de La Mecque, le Messager de Dieu le fit venir pour l’appeler à l’islam. Wahshi déclina l’invitation par une lettre où il cita les versets suivants:
{Ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Dieu et ne tuent pas la vie que Dieu a rendue sacrée, sauf à bon droit; qui ne commettent pas de fornication - car quiconque fait cela encourra une punition, et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie.} (25:68-69)

Wahshi ajouta à la suite du verset: «Tu m’invites à accepter l’islam, or j’ai commis tous les péchés mentionnés ci-dessus. J’ai vécu plongé dans l’incroyance, j’ai eu des relations sexuelles illicites et, en plus de cela, j’ai tué ton oncle que tu aimais tant. Est-ce qu’une telle personne peut réellement être pardonnée et devenir musulmane?»

Le Messager de Dieu lui répondit par une lettre contenant le verset suivant:
{Certes Dieu ne pardonne pas qu'on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Dieu quelque associé commet un énorme péché.} (4:48)

Wahshi répondit à la lettre en prétextant que le pardon promis dans le verset dépendait de la volonté divine.

Sur ce, le Messager de Dieu lui envoya une troisième lettre dans laquelle figurait le verset suivant:
{Dis: “O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux”.} (39:53)

C’est à travers cette correspondance que le Messager de Dieu ouvrit le cœur de Wahshi à la foi, lequel put enfin se voir inclus dans le verset mentionné dans la dernière lettre. Cette correspondance permit à Wahshi de se repentir complètement et de devenir un Compagnon. [4] Toutefois, Hamza avait été tué d’une façon si horrible que le Prophète en fut profondément affecté et qu’il soupira à Wahshi: «Evite de te présenter trop souvent à moi. Il se peut que je me souvienne de Hamza et que je ne te montre pas l’affection que je devrais.»

Wahshi fit de son mieux pour accéder à sa demande. Il se cachait derrière un poteau et essayait d’attirer l’attention du Messager de Dieu dans l’espoir qu’il lui permette de se présenter à lui. Quand le Messager de Dieu décéda peu après, Wahshi chercha le moyen de réparer sa faute. Quand la guerre de Yamama éclata contre Moussaïlima le Menteur, Wahshi se précipita sur le champ de bataille avec la lance qu’il avait employée pour tuer Hamza. Au moment crucial, il vit Moussaïlima en train d’essayer de s’enfuir. Il jeta immédiatement sa lance sur l’imposteur et le tua. Après cela, Wahshi se prosterna devant Dieu. [5] Pleurant à chaudes larmes, c’était comme s’il disait: «Me permettras-tu maintenant de me montrer à toi, ô Messager de Dieu?»

On ne peut qu’espérer que le Messager de Dieu fût présent en esprit à Yamama et qu’il embrassât Wahshi pour montrer qu’il le pardonnait et qu’il l’acceptait complètement dans sa noble compagnie.

Un autre bel exemple de la noblesse et de l’altruisme du Messager de Dieu, ainsi que de son amour de l’humanité et de sa préoccupation pour la guidance des gens, est son acceptation de Ikrima en tant que Compagnon. Ikrima était l’un des ennemis les plus farouches de l’islam et du Prophète, et un participant actif dans tous les complots menés contre lui. Le jour de la conquête de La Mecque, tandis qu’un grand nombre de ses camarades se convertirent à l’islam, Ikrima choisit de fuir au Yémen avec sa femme. Celle-ci, Oumm Hakam, le convainquit d’aller voir le Messager de Dieu et de lui demander pardon. Malgré son hostilité passée, Ikrima fut très bien accueilli par le Messager de Dieu: «Bienvenue, ô cavalier émigrant!» Après la conquête de La Mecque, il n’y avait plus eu d’«émigration» au vrai sens du terme; le Prophète faisait allusion au long voyage d’Ikrima du Yémen jusqu’à Médine.

Ikrima fut profondément touché par tant de noblesse et lui demanda d’implorer le pardon de Dieu pour ses péchés. Quand le Messager de Dieu eut fait cela, Ikrima devint euphorique et promit de dépenser pour l’islam le double de ce qu’il avait dépensé pour le combattre. Ikrima tint sa promesse à la bataille de Yarmuk où il fut blessé. Voyant sa femme pleurer à ses côtés sous la tente, il lui dit: «Ne pleure pas, car je ne mourrai pas tant que je n’aurai pas été témoin de la victoire.» Quelques temps plus tard, son oncle Hisham entra et annonça le triomphe des musulmans. Ikrima demanda de l’aide pour pouvoir se lever et une fois debout, il dit d’une voix faible: «O Messager de Dieu, ai-je tenu la promesse que je t’avais faite?» Puis il récita: {Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais-moi rejoindre les vertueux.} (12:101), et soumit son âme à Dieu. [6]

Tout au long de sa vie, le Messager de Dieu a toujours pleuré les malheurs de l’humanité. Il n’a jamais cessé d’appeler les gens au chemin de Dieu. Pendant ses années à La Mecque, il marchait dans les rues et visitait les foires annuelles dans l’espoir de gagner quelques nouveaux convertis. Les insultes, les moqueries et la torture ne l’ont jamais dissuadé, pas même une fois. Quand le verset {Et avertis les gens qui te sont les plus proches} (26:214) fut révélé, il invita les membres les plus proches de sa famille à dîner.

Plus tard, Ali raconta l’incident:
Le Messager de Dieu invita ses proches chez lui. Après le repas, il s’adressa à eux: «Dieu m’a ordonné d’avertir mes proches. Vous êtes de ma tribu et parmi mes plus proches. Je ne pourrai rien faire pour vous dans l’au-delà à moins que vous ne proclamiez qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu». A la fin de son discours, il demanda qui d’entre eux le soutiendrait. A cette époque, j’étais un jeune garçon chétif aux bras et aux jambes tout maigres. Comme personne ne répondait, je mis de côté la cruche que je tenais et déclarai: «Moi! ô Messager de Dieu!» Le Prophète réitéra son appel trois fois et à chaque fois, j’étais le seul à lui répondre. [7]

Le Messager de Dieu persévéra, endurant une dérision incessante et de plus en plus dure, l’humiliation, les coups et l’expulsion des foires. Il fut même lapidé par les enfants de Ta’if.
Ce n’est que durant la douzième année de sa mission qu’il fut capable de rencontrer quelques Médinois à ‘Aqaba (à l’extérieur de La Mecque). Il leur parla d’islam et ils acceptèrent. L’année suivante, soixante-dix Médinois devinrent musulmans au même endroit. Ils prêtèrent le serment d’allégeance au Messager de Dieu et promirent de l’aider s’il décidait d’émigrer à Médine. Le Prophète désigna Mus‘ab ibn ‘Umayr pour leur enseigner l’islam. C’était le début d’une nouvelle étape dans sa vie. Lorsqu’il émigra à Médine l’année suivante, il y avait au moins un musulman dans chaque maison. [8]

Autres remarques

Ce qui est notable dans le comportement du Prophète, c’est que tout en communiquant le message, il présentait un excellent exemple de ferveur pour guider les gens. Les Compagnons faisaient leur possible pour imiter sa technique. Par exemple, la technique de Mus‘ab ibn ‘Umayr était si efficace et sincère que même les Médinois les plus obstinés, comme Sa‘d ibn Mu‘adh, devenaient musulmans. La réaction initiale de Sa‘d aux activités de Mus‘ab avait été dure. Mais quand ce dernier lui demanda poliment: «Tout d’abord assieds-toi et écoute-moi. Si ce que je te dis ne te plaît pas, n’hésite pas à me décapiter avec l’épée que tu as entre les mains». La colère de Sa‘d se dissipa et il finit par quitter Mus‘ab en musulman.

Le Messager de Dieu continua à envoyer des Compagnons dans les villes voisines. Il envoya Talha à Duwmat al-Jandal et Bara’ ibn Azib au Yémen. Quand un Compagnon ne réussissait pas sa mission, ce qui était rare, il en envoyait un autre à sa place. Comme Khalid et Bara’ n’arrivaient pas à ouvrir les cœurs des Yéménites, le Messager de Dieu envoya Ali. Peu de temps après, la plupart d’entre eux devinrent musulmans. [9]

Un autre point important est sa conduite après le Traité de Houdaïbiya. Certains Compagnons estimaient que plusieurs conditions du traité étaient humiliantes (pour les musulmans). Toutefois, dans l’atmosphère de paix qui s’ensuivit, à la suite d’années de perturbations et de guerres, beaucoup d’ennemis de l’islam reconsidérèrent le message. Finalement, même de puissants opposants tels que Khalid et ‘Amr ibn al-‘As acceptèrent l’islam. [10]

Le Messager de Dieu accueillit Khalid avec un compliment: «Je me demandais comment un homme aussi raisonnable que Khalid pouvait rester incroyant. J’étais persuadé que tu finirais par embrasser un jour l’islam.»[11] Il rassura ainsi ‘Amr ibn al-‘As, qui lui demandait d’implorer Dieu pour qu’Il le pardonne: «Ne savez-vous pas que ceux qui acceptent l’islam sont purifiés de tous leurs péchés passés?» [12]

Après le Traité de Houdaïbiya, le Messager de Dieu envoya des lettres aux dirigeants des pays voisins. Il écrivit au Négus, roi d’Abyssinie:
De la part de Mohammed, le Messager de Dieu, au Négus Ashama, Roi d’Abyssinie. Paix sur vous! ? cette occasion, je loue Dieu, le Souverain, le Très Saint exempt de tous défauts, le Garant de la sécurité, Celui qui surveille Ses créatures. J’atteste que Jésus est un esprit venant de Dieu, un verbe de Lui, qu’Il octroya à Marie qui était chaste, pure et vierge. Je t’invite à Dieu, l’Unique sans associé. [13]

Le Messager incita le Négus à se convertir en commençant par le saluer avec la paix. Comme le Négus était chrétien, le Messager de Dieu exprima sa croyance en la Prophétie de Jésus et affirma la pureté et la virginité de Marie, soulignant ainsi leurs points communs.

Le Négus reçut la lettre et, y appliquant un baiser, la fit passer sur sa tête en signe de respect. Après l’avoir lue, il adopta l’islam sans hésitation et dicta la réponse suivante à son scribe:
O Mohammed, le Messager de Dieu, de la part du Négus. J’atteste que tu es le Messager de Dieu. Si tu m’ordonnes de venir, je viendrai, mais je ne suis pas dans la position de pouvoir convertir mes sujets à l’islam. O Messager de Dieu, j’affirme que tout ce que tu dis est vrai. [14]

Le Négus était si sincère qu’un jour il dit à ses confidents: «Je préfèrerais être un serviteur de Mohammed plutôt qu’un roi.» Quand il mourut, le Messager de Dieu accomplit la prière funéraire en son absence. [15]

La lettre suivante fut envoyée à Héraclès, l’Empereur de Byzance:
Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le très Miséricordieux! De la part de Mohammed, le serviteur de Dieu et Son Messager, à Héraclès, le grand chef des Byzantins. Que le salut soit sur celui qui suit la guidance! Je t’appelle selon la formule de l’Islam: embrasse l’Islam et tu seras sauvé (aslam taslim); tu auras de la part de Dieu une double récompense. Si tu tournes le dos, tu seras brûlé avec, en plus de la tienne, les âmes de tous ceux qui tournent le dos (parmi ton peuple). {O Gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n'adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors de Dieu”. Puis, s'ils tournent le dos, dites: “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”.} (3:64) [16]
 
L’Empereur fut touché par la lettre. Il convoqua Abou Soufyan, qui était alors en Syrie en train de conduire une caravane marchande de La Mecque. Le dialogue que voici eut lieu entre eux deux:
  • – Quel est le statut de la famille de cet homme?
  • – Noble.
  • – Est-ce que l’un de ses ancêtres a jamais proclamé la Prophétie?
  • – Non.
  • – Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres?
  • – Non.
  • – Ceux qui le suivent font-ils surtout partie de l’élite ou des faibles?
  • – Des faibles.
  • – Parmi les convertis à sa religion, y a-t-il déjà eu des apostats?
  • – Pour l’instant, aucun.
  • – Est-ce que le nombre de ses disciples augmente ou diminue?
  • – Il augmente jour après jour.
  • – L’as-tu déjà entendu prononcer un mensonge?
  • – Non.
  • – A-t-il jamais manqué à sa promesse?
  • – Pas encore, mais je ne sais pas si cela arrivera dans le futur.

Bien qu’Abou Soufyan fût alors un ennemi juré du Messager de Dieu, il dit la vérité à son propos, exceptés ses derniers mots qui laissaient entendre que le Prophète pourrait plus tard être déloyal. L’Empereur était enclin à reconnaître la foi, mais voyant la réaction des prêtres qui l’entouraient, il se contenta de conclure: «Dans un futur très proche, toutes ces terres sur lesquelles je demeure seront les siennes.» [17] Imam Bukhari rapporte que l’évêque de la région accepta l’islam. [18]

Le Messager de Dieu envoya des lettres à d’autres rois, parmi lesquels Mouqawqis, le gouverneur d’Egypte, qui répondit par des présents. [19] Crésus, de Perse, déchira la lettre – incident prémonitoire de la fin de son empire, qui eut lieu pendant le califat de Omar. [20]

Quand Dieu ordonne à Mohammed de communiquer le message, Il s’adresse à lui en l’appelant Messager, pour montrer qu’il a le plus haut rang parmi les Prophètes. Il s’adresse à tous les autres Prophètes par leurs noms; le terme Messager démontre qu’il est le plus en avant dans la transmission du message. La civilisation islamique, fondée sur les principes qu’il a transmis, a attiré et ébahi un grand nombre de gens, tant et si bien que survinrent des incidents intéressants comme celui que l’on peut lire dans Mizanc Murad Tarihi (L’Histoire par Mizanc Murad): Auguste Comte, philosophe français et athée, fit quelques recherches sur l’islam après avoir visité les ruines de l’Espagne islamique. Quand il apprit que le Prophète Mohammed était analphabète, il dit: «Mohammed n’était pas un dieu, mais il n’était pas non plus un simple être humain.»

Néanmoins, citons al-Busiri: «La conclusion que nous tirons de toutes les informations que nous avons rassemblées à son propos est qu’il était un être humain – mais le meilleur parmi la création de Dieu.»

Autres points importants

Les trois points suivants jouent un rôle important dans la transmission du message de l’islam: l’intelligence, la pratique de ce qui est prêché, et le fait de ne n’attendre aucune rétribution.

Premièrement, l’intelligence doit être utilisée pour évaluer l’individu à qui le message doit être délivré. A ce propos, un hadith dit: «Il nous a été ordonné, à nous Prophètes, de nous adresser aux gens en fonction de leur niveau de compréhension.» Ceux qui cherchent à répandre l’islam doivent savoir comment aborder et gagner l’attention des non-musulmans. Illustrons ce point avec deux des nombreux exemples qui se trouvent dans la vie du Messager de Dieu:
Le Messager de Dieu gagna le cœur de Omar en appréciant son bon sens. Il dit à Omar: «Je n’arrive pas à comprendre comment un homme aussi raisonnable que toi peut attendre quoi que ce soit d’objets inanimés comme les pierres, le bois ou la terre.» Aussi inspirait-il confiance à Omar à travers sa bonne conduite. Sa dévotion à l’adoration de Dieu influença tellement Omar que celui-ci finit par venir au Messager de Dieu en étant aussi obéissant et respectueux devant lui que l’est un enfant bien élevé devant un père respectable.

Un jour, un jeune homme (apparemment Joulaïbib) demanda au Messager de Dieu la permission de forniquer parce qu’il n’arrivait pas à se retenir. Ceux qui étaient présents réagirent de différentes façons. Certains se moquèrent de lui, d’autres lui tirèrent la robe, d’autres encore se préparaient à le frapper. Mais le Prophète, plein de compassion, l’approcha de lui et commença à lui parler.

«Laisserais-tu quelqu’un faire cela à ta mère? demanda-t-il d’abord.
Jamais de la vie, Ô Messager de Dieu! Je ne serais pas d’accord avec cela, répondit le jeune homme.
Naturellement, personne n’accepterait que sa mère soit impliquée dans un acte aussi honteux», dit le Prophète.

Il continua à demander à Joulaïbib la même question, mais en remplaçant ta mère par ta femme, ta sœur et ta tante. Chaque fois, Joulaïbib répondait qu’il ne serait pas d’accord avec un tel acte. A la fin de la conversation, Joulaïbib avait perdu toute envie de forniquer. Le Messager de Dieu conclut cette «opération spirituelle» par une supplication. Plaçant sa main sur la poitrine de Joulaïbib, il pria: «O Dieu, pardonne-lui, purifie son cœur et préserve sa chasteté.» [21]

Joulaïbib devint un modèle de chasteté. Quelques temps plus tard, il se maria avec la médiation du Prophète. Peu après cela, il tomba martyr dans une bataille après avoir tué sept soldats ennemis. Quand on retrouva son corps, le Messager de Dieu mit sa main sur son genou et dit: «Celui-ci est de moi, et je suis de lui.» [22]

Le Messager de Dieu était d’une compétence et d’une réussite exceptionnelles dans l’éducation des gens que cela constitue une preuve irréfutable de sa Prophétie. Les gens les moins civilisés, les plus grossiers, mal élevés, cruels et ignorants de cette époque-là furent transformés en très peu de temps en des guides de l’humanité les plus dignes de louanges.

Je me demande si le groupe le plus grand et le mieux équipé d’éducateurs professionnels, de pédagogues modernes, de sociologues, de psychologues, d’enseignants et de leurs semblables pourraient réussir en 100 ans où que ce soit dans le monde moderne et civilisé ne serait-ce qu’un centième de ce que le Messager de Dieu avait accompli en 23 ans dans le désert barbare d’Arabie d’il y a quatorze siècles. Quand on compare les efforts et les techniques modernes mis en œuvre pour supprimer une mauvaise habitude aussi insignifiante que celle de fumer – et ce, sans grand succès – avec le succès durable du Prophète pour éradiquer tant d’importantes mauvaises habitudes et idées, prouve que le Prophète Mohammed était inégalable dès qu’il s’agissait d’éduquer les gens.

Deuxièmement, ceux qui veulent que leurs paroles aient un impact sur les gens doivent d’abord mettre en pratique ce qu’ils prêchent. S’ils ne font pas cela, qu’ils ne s’attendent pas à réussir, car il est bien connu que les actes sont plus éloquents que les paroles. Le Coran est très explicite à ce sujet: {O vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? C'est une grande abomination auprès de Dieu que de dire ce que vous ne faites pas.} (61:2-3)
Le Messager de Dieu était la personnification même de sa mission. Il était le meilleur dans la pratique de l’islam, dans la dévotion et la servitude à Dieu. Il suffisait souvent qu’une personne le voie et n’ait besoin d’aucune autre preuve pour croire en sa Prophétie. Par exemple, Abd Allah ibn Salam, le célèbre savant juif de Médine, crut en lui dès le premier coup d’œil et dit: «Il ne peut y avoir de mensonge avec un tel visage. Un être doté d’un visage pareil ne peut qu’être un Messager de Dieu.» [23]

Abd Allah ibn Rawaha, un poète renommé de l’époque, exprima ce fait dans les vers suivants:
Même s’il n’était pas venu avec des signes manifestes,
Un simple regard sur sa personne aurait suffi à inspirer la croyance en lui. [24]

Ceux qui croyaient en lui n’étaient pas des gens idiots ou insensés. Parmi eux se trouvaient de grands personnages comme les quatre premiers califes (Abou Bakr, Omar, Othman, et Ali), chacun ayant dirigé de très grands Etats. Ils avaient une spiritualité si intense et une foi si profonde que Ali, par exemple, dit une fois: «Ma certitude n’augmenterait pas même si le voile de l’Invisible (qui sépare le monde matériel du monde immatériel) se levait.» [25]
L’une des raisons pour laquelle le Prophète Mohammed est toujours profondément aimé par des millions de gens – en dépit de l’incessante propagande hostile et négative – et pour laquelle chaque jour des gens de par le monde embrassent l’islam, est qu’il prêchait par l’exemple. Il invitait les gens à adorer Dieu en toute sincérité et était lui-même le meilleur dans le domaine de l’adoration. Il passait plus de la moitié de la nuit en prière, en larmes et plein d’humilité. Quand on lui demandait pourquoi il priait si longtemps que ses pieds enflaient, alors qu’il n’avait commis aucun péché, il répondait: «Ne devrais-je pas être un esclave reconnaissant envers Dieu?» [26]

Aïcha relate qu’une nuit, il demanda sa permission pour se lever et prier. Il était si soucieux des droits de ses épouses qu’il attendait leur accord pour accomplir les prières surérogatoires. Cette nuit-là, il pria jusqu’à l’aube en versant des larmes. Il récita de nombreuses fois les versets suivant:
{En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence qui, debout, assis, couchés sur le côté, invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant): “Notre Seigneur! Tu n'as pas créé cela en vain. Gloire à Toi! Garde-nous du châtiment du Feu. Seigneur! Quiconque Tu fais entrer dans le Feu, Tu le couvres vraiment d'ignominie. Et pour les injustes, il n'y a pas de secoureurs! Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi: “Croyez en votre Seigneur” et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place-nous, à notre mort, avec les gens de bien. Seigneur! Donne-nous ce que Tu nous as promis par Tes messagers. Et ne nous couvre pas d'ignominie au Jour de la Résurrection. Car Toi, Tu ne manques pas à Ta promesse”.} (3:190-194)  [27]

Aïcha rapporte aussi:
Une nuit, je me suis réveillée mais le Messager de Dieu n’était pas à mes côtés. J’étais jalouse, car je craignais qu’il ne fût avec une autre de ses épouses. Tandis que je me levais du lit, ma main toucha ses pieds. Je remarquai qu’il était prosterné et qu’il priait: «O Dieu, je cherche refuge en Ton agrément contre Ton courroux, en Ta clémence contre Ton châtiment; je cherche aussi refuge auprès de Toi contre Toi. Je ne puis Te louer comme Tu Te loues Toi-même.» [28]

Sa vie était si simple qu’une fois Omar dit en le voyant: «O Messager de Dieu! les rois dorment dans des lits de plumes tout moelleux, alors que tu dors sur une natte rugueuse. Tu es le Messager de Dieu et mérites donc plus que les autres une vie facile.» Le Messager de Dieu répondit: «Ne veux-tu pas que les plaisirs de ce monde soient les leurs et ceux de l’au-delà les nôtres?» [29] Le Messager de Dieu vivait pour les autres. Il souhaitait une vie confortable pour sa nation, pourvu que sa communauté ne fût pas égarée par les attraits de ce monde; mais lui menait une vie très simple.

Troisièmement, le Messager de Dieu, comme tous les autres Prophètes, n’attendait aucune récompense pour l’accomplissement de sa mission. Il souffrait de la faim, de la soif et de toutes sortes de difficultés. Il fut forcé à l’exil et fut la cible d’assauts et de pièges. Il supportait tout cela uniquement pour le bon plaisir de Dieu et pour le bien-être de l’humanité. Un jour, Abou Houraïra le vit prier en position assise et lui demanda s’il était malade. La réponse du Messager fit pleurer Abou Houraïra: «J’ai faim. La faim ne m’a pas laissé assez de force pour me lever et prier.» [30] La faim était chose commune parmi les musulmans. Une nuit, le Messager de Dieu, Abou Bakr et Omar se croisèrent dehors. Quand ils se demandèrent les uns les autres pourquoi ils étaient sortis, tous répondirent: «La faim.» [31]
Même si les années qui suivirent, la plupart de ses Compagnons devinrent plus riches, le Messager de Dieu et sa famille ne changèrent jamais de style de vie. Fatima, son unique enfant survivant, accomplissait elle-même toutes les tâches ménagères pour sa famille. Un jour, lorsque les prisonniers de guerre étaient distribués à Médine, elle demanda à son père si elle pouvait avoir une servante. Il répondit:
O ma fille! je ne pourrai rien te donner tant que je n’aurai pas satisfait les besoins du peuple de Suffa. Cependant, laisse-moi t’enseigner quelque chose de mieux pour toi qu’une servante. Avant de te coucher, dit 33 fois «Gloire à Dieu!», «Louanges à Dieu!» et «Dieu est le plus grand!». [Selon d’autres hadiths, la dernière expression devrait être répétée 34 fois.] Ceci est meilleur pour ta vie future. [32]
Un jour, la voyant porter un bracelet (ou un collier selon une autre version), il la prévint: «Voudrais-tu que les habitants des cieux et de la terre disent que ma fille porte une chaîne de l’Enfer?» [33]
En plus de ne recevoir aucune récompense en ce monde, le Messager de Dieu endurait les tortures. Il était souvent battu et laissé à terre, couvert de poussière, avec seulement Fatima courant à son aide. Un jour, tandis qu’on le frappait à la Ka‘ba, Abou Bakr courut à son secours en s’écriant aux malfaiteurs: «Allez-vous tuer un homme parce qu’il dit: ‘Mon Seigneur est Dieu’?» [34]



[1] Qadi Iyad, Shifa’ al-Sharif, 1:105; Bukhari, “Anbiya’,” 54; Muslim, “Jihad,” 105
[2] Ibn Kathir, Al-Bidaya, 3:153
[3] Ibn Hisham, Sira, 4:48; Ibn Hanbal, 3:160; Ibn Hajar, Al-Isaba, 4:116
[4] Haythami, Majma‘ az-Zawa’id, 7:100-1
[5] Bukhari, “Maghazi,” 21; Ibn Hisham, Sira, 3:76-77
[6] Hakim, Mustadrak, 3:241-43; Ibn Hajar, Al-Isaba, 2:496
[7] Ibn Hanbal, 1:159; Haythami, 8:302-3
[8] Ibn Hisham, Sira, 2:73
[9] Ibn Kathir, Al-Bidaya, 5:120-21
[10] Ibid., 4:272
[11] Ibid., 4:273
[12] Ibid., 4:271
[13] Ibid., 3:104
[14] Ibid., 3:105
[15] Muslim, “Jana’iz,” 62-67
[16] Bukhari, “Bad’u al-Wahy,” 6
[17] Ibid
[18] Ibid
[19] Ibn Kathir, Al-Bidaya, 5:324
[20] Bukhari, “‘Ilm,” 7:1; Ibn Hanbal, 1:243
[21] Ibn Hanbal, 5:256-57
[22] Muslim, “Fadha’il as-Sahaba,” 131
[23] Ibn Hisham, Sira, 163-64
[24] Sa‘id Hawwa, Ar-Rasul, 1:9. Pour une version différente, voir Ibn Hajar, Al-Isaba, 2:307
[25] ‘Ali al-Qari, Al-Asrar al-Marfu‘a, 286
[26] Bukhari, “Tahajjud,”6; Muslim, “Munafiqin,” 81
[27] Ibn Kathir, Tafsir, 2:164.
[28] Muslim, “Salat,” 221-2; Abu Dawud, “Salat,” 148; “Witr,” 5
[29] Muslim, “Talaq,” 31
[30] Abu Nu‘aym, Hilya, 7:107; Hindi, Kanz al-‘Ummal, 1:199
[31] Muslim, “Ashriba,” 140
[32] Bukhari, “Fadha’il as-Sahaba,” 9
[33] Nasa’i, “Zinat,” 39
[34] Bukhari, “ Fadha’il as-Sahaba,” 5; Ibn Hanbal, 2:205

Fin

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 22/06/2018 07:14:05    Sujet du message: Les qualitées fondamentales des prophètes 'alaihi sallam
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Muhammad Salla Allâhou^Alayhi wa Salam -> Les autres Prophètes Alayhi salam Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Bienvenue sur le Forum Muslim