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Hamza Ibn 'Abd El-Mutalib radhiaAllâhou'anhou


 
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Badr7
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MessagePosté le: 19/06/2009 23:12:47    Sujet du message: Hamza Ibn 'Abd El-Mutalib radhiaAllâhou'anhou Répondre en citant
:bismillah! salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh


    


Son courage et sa bravoure étaient légendaires. On le surnomait le lion de Dieu. Sa conversion à l'Islam eût l'effet d'un véritable séisme parmi les gens de La Mecque. Son coeur, réputé dur et inflexible ne résista pourtant pas à l'appel de la Révélation. Il faut dire que Hamza Ibn 'Abd El Mutalib, en dépit de ses penchants pour la chasse, était un homme à l'âme spirituelle, porté sur la méditation. N'a-t-il pas dit après sa conversion :


"J'ai erré des nuits durant dans les immensités du désert et j'ai pu me convaincre que Dieu ne peut être confiné dans un temple (la Ka'ba)"



Hamza radhiaAllâhou'anhou (que Dieu l'agrée) était l'oncle paternel du Prophète
et son frère de lait. Ils étaient presque du même âge et, de ce fait, avaient grandi ensemble. Une fois devenus grands, les deux hommes prirent des chemins diamétralement opposés. Alors que Hamza suivit sa passion pour la chasse et les choses de la vie mondaine, Muhammed
s'éloigna peu à peu des préoccupations de ses compatriotes pour suivre la voie que lui avait choisit Allâh soubhana wa Ta'ala. Pourtant, bien que les deux hommes aient suivit des chemins diamétralement opposés, une grande estime les liait . Hamza appréciait chez son neveu, sa loyauté, sa sagesse, sa sincérité et son dédain. Ce qui explique sa réaction violente à l'égard d'Abû Jahl lorsque celui-ci insulta Muhammed
. Ce fut aussi le moment qu'il choisit pour annoncer sa conversion à l'Islam.


C'est en revenant un jour, de la chasse, son passe-temps favori, que tout bascula dans la vie de Hamza. Ce jour là, il rencontra, sur le chemin de la Ka'ba, une domestique de 'AbdAllâh Ibn Jad'ân qui venait d'apercevoir Abu Al-Ashant Ibn Hichâm, surnommé Abu Jahl, insulter Muhammed
et proférer à son égard des propos méprisants.


Elle raconta tout à Hamza. Sans plus tarder, il prit son arc, le mit sur son épaule et partit à la recherche d'Abu Jahl. Il le trouva sur le parvis de la Ka'ba en compagnie d'autres dignitaires qureychites. Hamza alla tout droit vers Abu Jahl. Il lui cria à la figure :

"Insultes-tu Muhamed alors que j'ai embrassé sa religion et cru en ce qu'il professe ? Réponds moi si tu as du courage."

Les compagnons d'Abu Jahl se levèrent, prêts à défendre leur chef, mais l'attitude sévère et décidée les en dissuada. Les mots de Hamza avaient eût l'effet d'un coup de couteau dans le coeur des infidèles. Hamza musulman ? Voilà ce que les qureychites ne pouvaient accepter d'entendre. Ils croyaient au début que cette décision n'était qu'une décision hâtive prise à la suite d'un coup de colère. Ils ne savaient pas combien ils se trompaient.

Certes, Hamza avait répondu à un sentiment tribal, somme toute normal, dans la société arabe d'alors. Mais au delà de ce geste, c'est tout le système cosmogonique païen qu'il rejeta spontanément avec tout ce qu'il incarnait comme obscurantisme, injustice et tyrannie. En effet, juste après avoir annoncé sa conversion à l'Islam, Hamza, en homme raisonnable et sage, commença à réfléchir à sa nouvelle situation. Il venait d'abjurer la religion de ses pères, mais connaissait-il quelque chose du message de son neveu ? Dans la religion de ses ancêtres, il avait au moins l'assurance de la tranquilité due à l'habitude et au milieu dans lequel il vivait. Mais dans cette nouvelle religion, que pouvait-il trouver ? Le doute s'empara alors de son esprit. Il se trouva balloté entre la nostalgie de son ancienne religion et son attirance pour le message de son neveu qu'il savait sincère et loyal. C'est lui même qui nous raconte son supplice moral :

"Après avoir quitté la religion de mes ancêtres et de mon peuple, des doutes commencèrent à m'assaillirent et je commençais à regretter mon acte. Je ne dormais plus la nuit tellement j'avais l'esprit préoccupé. J'allais souvent à la Ka'ba, invoquer Dieu et le supplier de m'éclairer sur la vraie religion et dissiper mes doutes. Et c'est alors que le Seigneur exauça mes prières et me montra le chemin de la vérité. Le lendemain, je me rendis chez l'Envoyé d'Allâh
et lui racontait ce qui m'arrivait. Il en fut réjoui et invoqua Dieu afin qu'Il affermisse mon cœur dans la foi en l'islam."


C'est ainsi que Hamza fut conforté dans sa foi en Dieu et en son Prophète
. Il ne déviera jamais de cette voie jusqu'à ce qu'il meure en martyr pour sa foi. Sa conversion à l'Islam, si elle fut une bénédiction pour les musulmans, causa un véritable désastre parmi les infidèles qui connaissait son courage et son épée redoutable. Il allait confirmer de façon éclatante sa réputation à Badr, la première bataille où les musulmans affrontèrent les païens.




C'est à lui que le Messager d'Allâh
confia le premier emblème pour mener les musulmans dans cette terrible et décisive bataille qui décida du destin de l'islam. La rencontre des deux armées à Badr donna à Hamza l'occasion de montrer son courage, sa vaillance et son engagement au service de sa foi. Il combattit comme un lion à tel point que le Messager d'Allâh
le surnomma "le lion d'Allâh et de Son Envoyé"


A la fin de la bataille, les plus grands dignitaires quraychites étaient vaincus. Parmi eux, il y avait Abu Jahl, 'Utba Ibn Rabi'a, Shay'ba Ibn Rabi'a, Ummaya Ibn Khellaf, et tant d'autres. Ceci sans compter les dizaines de combattants que l'armée qureychite perdit au cours de cette bataille. C'était la catastrophe à La Mecque. On venait d'essuyer une défaite mémorable. Hamza radhiaAllâhou'anhou y était pour beaucoup dans cette défaite. Par son courage et sa bravoure, il avait stimulé l'ardeur et la combativité des musulmans qui étaient peu armés et en nombre inférieur. C'est pourquoi, on décida à La Mecque, d'intenter à sa vie....

Le complot fut tissé par les dignitaires de Qureych qui virent en Muhammed 
et Hamza radhiaAllâhou'anhou les premiers responsables de leurs malheurs. Ils chargèrent Washi, un esclave abyssin, de tuer Hamza en échange de sa liberté. Washi était un habile lanceur de javelot qui manquait rarement sa cible. Les dignitaires païens lui assignèrent la mission de suivre pas à pas Hamza et de l'abbattre, quelle que soit l'issue de la bataille.



Hind, la femme d'Abou Soufyane, était la plus acharnée parmi d'entre les infidèles à concrétiser le complot visant l'assassinat de Hamza. Ayant perdu son père, son frère, son oncle et son fils dans la bataille de Badr, elle en voulait à Hamza qui, lui avait-on dit, était responsable de leur mort. La présence de cet habile lanceur de javelot était une aubaine pour elle. Venger ses proches était devenu une véritable obsession pour elle. C'est pourquoi elle ne cessa d'encourager Washi, lui promettant, en plus de sa liberté, des bijoux de valeur qui lui appartenait. Le pauvre esclave, ébloui par la possibilité d'un rachat et les alléchantes offres de Hind, accepta la sale besogne que lui proposèrent les qureychites.

Le jour tant attendu par les ennemis de l'Islam arriva. La bataille d'Uhud faisait rage. Les compagnons du Prophète
, stimulés et aguerris, donnèrent donc du fil à retordre à l'armée qureychite, qui avait rameuté toutes les tribus arabes des environs de La Mecque. Menés par un Hamza impérial, ils firent mordre la poussière aux qureychites. En bon stratège, il avait préparé la victoire des musulmans et, n'était-ce la fameuse et malheureuse désobéissance des archers qui quittèrent leur position en dépit des recommandations du Messager d'Allâh
, la victoire aurait été facile. Hamza, que cette défaillance dans le système de stratégie des musulmans avait secoué, reprit l'initiative sur le terrain en redonnant du courage aux compagnons démoralisés. Ce que Hamza ignorait, c'était que ses mouvements étaient épiés de près par un homme, qui n'attendait que l'instant propice pour le tuer. D'ailleurs, laissons cet homme nous raconter lui-même la suite de l'histoire :


"Quand les deux armées commencèrent la bataille, j'ai commencé à me faufiler entre les combattants à la recherche de Hamza. J'ai finit par le trouver au milieu de la mêlée tel un chameau gris. Il fauchait ses adversaires de son épée et rien ne semblait l'arrêter. Je me suis caché derrière un arbre pour le surprendre. Profitant d'un moment d'inattention de sa part, je pris ma lance, puis visait attentivement et la lançai. Atteint, il se tourna vers moi, essaya de se relever, puis perdit ses forces et rendit l'âme. Je m'approchai prudemment de lui, pris ma lance et retournai sur mes pas, ayant accompli ce qu'on m'avait demandé. De retour à La Mecque, je gagnai ma liberté et demeurai dans la ville jusqu'à sa prise par le Messager d'Allâh
. Je pris alors la fuite vers Taïf. Une fois que les délégations des tribus arabes commencèrent à affluer à La Mecque pour se convertir à l'Islam et faire allégeance au Messager d'Allâh
, celle de Taïf s'apprêta à se déplacer pour annoncer sa conversion. Moi, j'étais dans une situation embarrassante, ne sachant que faire. Je pensais m'enfuir soit en Syrie, soit au Yémen, n'importe où, pourvu que j'échappais aux musulmans. J'étais en train de réfléchir à mon sort lorsuqe quelqu'un me dit :


"Malheur à toi ! L'Envoyé d'Allâh
n'attente jamais à la vie de celui qui se converti à l'Islam"


Suivant ce conseil, je me rendit à Médine où je fis ma conversion à l'Islam. Au cours de la cérémonie d'allégeance, le Messager d'Allâh
me reconnaissant, m'a dit :


"Raconte-moi comment tu as tué Hamza

Je lui racontai comment j'avais procédé pour le surprendre, le tuer et le mutiler. A la fin du récit, il m'a dit :

"Malheur à toi, épargnes moi la vue de ton visage"

A partir de ce jour, j'évitais toujours de passer par le même chemin que le Messager de Dieu, et ce, jusqu'à sa mort. Plus tard, les musulmans partirent combattre Musaylima, l'imposteur d'Al-Yamama, je pris ma lance et partis avec eux pour prendre part à la bataille. En apercevant Musaylima, l'épée à la main, je me suis dit :

"Si j'ai tué Hamza, le meilleur des hommes avec cette lance, j'espère que Dieu me pardonnera en tuant Musaylima le plus mauvais des hommes."



Ainsi succomba le lion d'Allâh, victime d'un complot tissé à La Mecque par les plus grands dignitaires de Qureych, qui avait engagé l'assassin, pour venger leurs morts de Badr. Bien plus, leur haine et leur acharnement dépassèrent toute les limites. Sur les ordres de Hind (Femme d'Abou Soufyane, le chef de La Mecque) , l'assassin mutila le corps de notre sahabi,en enleva le foie et le porta à celle-ci, en échange de ses bijoux. Dans un excès de colère, à la limite de la démence, Hind commença à manger le foie de cet homme, qui n'était autre, que l'oncle du Prophète
, avant de le cracher. C'est dire la haine qui l'animait, à l'égard de cet homme.


En voyant le corps afreusement mutilé de son oncle, le Messager d'Allâh
fut saisi d'une profonde affliction. Quand sa tante, Saffiya vint pour voir son frère, le Prophète
ordonna à Az-Zubayr de la raccompagner afin de lui épargner cette vision terrible. Mais elle refusa en disant :


"Pourquoi devrais-je partir ? Je sais déjà qu'ils l'ont mutilé. Mais puisqu'il a subi cela dans la voie de Dieu, cela ne m'attriste pas. J'espère en la récompense de Dieu et je me montrerai patiente si Dieu le veut."

Ibn Mas'oud radhiaAllâhou'anhou témoigne n'avoir jamais vu le Messager d'Allâh
pleurer autant qu'il le fit ce jour l Il assista à la mise en Terre et éclata en sanglot.


 Il dira, regardant avec tristesse le cadavre de Hamza, radhiaAllâhou'anhou :

"Jamais malheur ne m'a affligé autant que ta mort ! Et jamais je n'ai connu une situation aussi dramatique que celle-ci"

La vision de tous ces martyrs était réellement pénible et fendait le coeur. Décrivant l'enterrement de notre Sahabi, Khabbâb dira :

"Aucun linceul ne fut assez long pour Hamza, à l'exception d'un manteau cendré. Lorsqu'on lui couvrit le tête, il se trouva être trop court pour recouvrir ses pieds. De même, si l'on essayait de couvrir ses pieds, sa tête ne pouvait être dissimulée. Finalement, on lui couvrit la tête et on plaça un jonc aromatique appelé "Al-Idhkhir" sur ses pied"

Il fut surnommé par le Prophète
, le maître des martyrs.
Qu'Allâh soit satisfait de lui, et qu'Il fasse qu'il soit satisfait de Lui. amine

Source :  "Les Compagnons du Prophète" de Messaoud Abou Oussama.

    

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