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Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net..


 
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Badr7
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MessagePosté le: 11/05/2009 00:54:54    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

BismiLlâh, Er-Rahmân, Er-Rahim
  

  
Chacun d'entre nous possède une adresse mail, un outil merveilleux. Néanmoins, chaque jour, des "chaînes" abondent et bien souvent, font naître des rumeurs les plus folles. Pas plus tard qu'hier, voilà que ces chaîne ont encore frappé, avec la prétendu rumeur d'Apple Mecca. Ma boite mail regorge aussi d'ânerie en tout genre, de gens qui n'hésite pas à se moquer de nous impunément. De la femme kangourou au Djinn des cavernes, en passant par l'Aigle du Qur'ân et j'en passe, et des pires. On ressent dans notre communauté le besoin de certain de vouloir à tout prix crédibilisé la religion, allant jusqu'à inventer les histoires les plus folles. Or, celà à pour effet le contraire, c'est pourquoi nous devons nous demander réellement qui se cache derrière toutes ces manigences. Beaucoup se font piégé et renvoie automatiquement la chose, sans savoir qu'ils porpagent là, une calomnie.  

  
Des études de plusieurs années ont mis en évidence, l'existence de groupuscules sur internet dont l'objectif répondaient à cette exigence de rabaisser les musulmans au rangs d'arriérés, de "dangereux fanatiques" et j'en passe. Une de ces organisations a finalement été découverte. Aussitôt, elle se chargea d'effacer les messages douteux de leurs archives qui finiraient par les confonfdre une bonne fois pour toute, mais c'était sans compter sur la détermination de nombreux journalistes, las de voir se dérouler devant une mascarade raciste.
  

  
Vous cherchez le responsable de la plupart des fausses informations qui circulent sur le Net,  qui accusent les musulmans de tous les maux, et qui inonde nos boîtes mails de rumeurs toutes aussi loufoques qu'Apple Mecca ou autres,  je vous présente, le MEMRI.
  

  
Je vous ai séléctionné deux articles, le premier de Mohammed El Oifi, journaliste du mensuel "Le Monde diplomatique" , ainsi qu'une dépêche de Brian Whitaker, journaliste du quotidien britannique "The Guardian".   


I) Présentation



Traduction ou trahison ?

Désinformation à l'Israélienne

La stupéfiante condamnation pour antisémitisme d’Edgar Morin, de Sami Naïr et de Danièle Sallenave par un tribunal français fait écho à la campagne que certaines agences organisent pour étouffer toute critique de la politique israélienne. Parmi celles-ci, le Memri, qui présente l’essentiel des journalistes des médias arabes et musulmans comme des fanatiques antioccidentaux et antisémites.
  
Par Mohammed El Oifi
  

  
Fondé en février 1998 par le colonel Yigal Carmon, ancien membre des services de renseignement israéliens, le Middle East Media Research Institute (Memri), installé à Washington, est un centre de traduction des médias, essentiellement arabes et iraniens, vers les langues européennes. Son site Internet indique qu’il « crée un pont entre l’Occident et le Proche-Orient au moyen de traductions de médias en arabe, en hébreu et en farsi, et d’analyses originales des tendances politiques, idéologiques, intellectuelles, sociales, culturelles et religieuses de la région (1) ».

Son objectif serait donc d« apporter des éléments d’information au débat sur la politique américaine au Proche-Orient. C’est une organisation indépendante, non partisane, à but non lucratif. Elle a des bureaux à Berlin, Londres et Jérusalem. Elle fournit des traductions en anglais, allemand, espagnol, français, hébreu, italien, russe et turc ». Ce service est envoyé gratuitement de manière régulière et massive aux médias, aux institutions et aux responsables politiques occidentaux, notamment les membres du Congrès des Etats-Unis.


En outre, Memri TV Monitor Project « surveille » les principales chaînes de télévision arabes et iraniennes. L’institut réalise de manière ponctuelle le sous-titrage et la distribution de courts extraits, soigneusement sélectionnés, de ces télévisions, qu’il fournit gratuitement aux chaînes occidentales.


Toute l’opération tient dans la sélection des textes et des séquences que l’institut choisit de traduire. Il a tendance à présenter comme majoritaires des courants d’idées très minoritaires dans la presse et les médias arabes. Ainsi, le lecteur non arabophone qui se contenterait de la lecture de ces traductions aurait l’impression que les médias arabes sont dominés par un groupe d’auteurs fanatiques, antioccidentaux, antiaméricains et violemment antisémites que combattraient quelques braves mais rares journalistes, que le Memri qualifie de « libéraux ou progressistes ».


C’est pourquoi, à plusieurs reprises, des auteurs arabes ou quelquefois européens ont présenté le Memri comme une arme de propagande au service du gouvernement de Tel-Aviv, du Likoud et de leurs groupes de pression. Il est vrai que, lors de sa création, sur six membres de son équipe, trois étaient d’anciens membres des services israéliens (2). Depuis sa fondation, l’institut a réussi diverses opérations.


C’est lui qui a lancé, en 2001, une campagne de dénonciation des manuels scolaires palestiniens, largement infondée (3), pour faire croire que ceux-ci attisaient l’antisémitisme. En 2004, il réussit, avec notamment le relais du site Proche-Orient.info (qui a, au moins provisoirement, cessé ses activités en juillet dernier), à exploiter les « dérapages » de la télévision du Hezbollah, Al-Manar  (4), pour faire interdire celle-ci en France, suscitant des protestations de l’association Reporters sans frontières. Il a activement participé à la campagne qui a abouti à la fermeture du centre Cheikh Zayed aux Emirats arabes unis  (5).


Plus largement, le Memri sert la stratégie israélienne de mise en cause des relations entre les Arabes et l’Occident (6). Invité dans une émission d’Al-Jazira, le colonel Carmon rétorque à ses accusateurs que le Memri poursuit un objectif scientifique : transmettre à l’Occident la lecture que les médias arabes font des événements au Proche-Orient (7).


Il ne faudrait pas accepter cette affirmation sans réserves : si le conflit israélo-arabe tourne autour du contrôle de la terre de Palestine, il est inséparable de la lutte symbolique que mènent les protagonistes pour influencer les opinions publiques et légitimer ainsi leur propre lecture des événements. Les rapports de forces n’obéissent que partiellement à une logique locale, et le soutien extérieur s’avère décisif, notamment pour la partie israélienne. D’autant que, depuis la guerre du Liban et la première Intifada (1987-1993), l’image internationale d’Israël s’est fortement dégradée. Pour tenter de regagner une partie du terrain perdu, le Memri cherche à noircir les Arabes et les musulmans aux yeux des Occidentaux, en les présentant comme haineux et fanatiques.
D’autre part, avec le développement des télévisions satellitaires arabes, les opinions publiques se sont émancipées, et les dirigeants du Proche-Orient ont perdu une partie de leur contrôle sur les médias. Cette nouvelle configuration a poussé les autorités israéliennes à s’intéresser directement aux médias arabes et à leur contenu. C’est ce qui explique en grande partie la création du Memri, un an et demi après le lancement d’Al-Jazira.
Des lettres de menaces
Le colonel Carmon dispose d’un solide ancrage en Israël. Arabophone, il a conseillé en contre-terrorisme deux premiers ministres, M. Itzhak Shamir et Itzhak Rabin. Il bénéficie de surcroît de solides soutiens à Washington – il s’est d’ailleurs associé avec Mme Meyrav Wurmser, une ancienne du Memri, qui dirige le département Proche-Orient au Hudson Institute, proche des néoconservateurs américains. Le Memri bénéficie enfin de nombreux donateurs, parmi lesquels la Lynde and Harry Bradley Foundation, la plus importante fondation de la droite américaine.


Le Memri a pris en otage les libéraux arabes en construisant l’étrange catégorie de « journaliste arabe libéral ou progressiste ». Pour appartenir à cette dernière, il faut : se prononcer contre toute forme de résistance armée dans le monde arabe, et en particulier en Palestine et en Irak ; dénoncer le Hamas et le Hezbollah ; critiquer Yasser Arafat ; plaider pour le « réalisme », c’est-à-dire l’acceptation du rapport des forces et donc de la domination étrangère ; se montrer favorable aux projets américains au Proche-Orient ; inciter les Arabes à faire leur autocritique et à renoncer à la « mentalité du complot ».


Le candidat à cette étiquette doit aussi afficher une hostilité sans faille au nationalisme et à l’islam politique, voire son mépris pour la culture arabe. Sa critique doit viser avant tout les religieux et, plus généralement, les sociétés qui seraient en retard par rapport à des dirigeants arabes éclairés. Il lui faut faire l’éloge des libertés individuelles, sans toutefois insister sur les libertés politiques et encore moins sur la souveraineté nationale. Quand il traite de la réforme politique, le « journaliste arabe libéral ou progressiste » visera avant tout les régimes républicains, en particulier l’Irak d’avant l’occupation américaine, la Syrie ou l’Egypte : pas question, en revanche, d’évoquer la réforme politique en Arabie saoudite. Rien d’étonnant à cela, considérant que la majorité des professionnels chers au Memri s’exprime essentiellement dans la presse financée par certains princes ou hommes d’affaires saoudiens (8).


L’institut est souvent attaqué sur la qualité – parfois même l’honnêteté – de ses traductions. Ainsi, après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, il a traduit des extraits de l’émission « Plus d’une opinion » d’Al-Jazira à laquelle participait M. Hani Al-Sebai, un islamiste vivant en Grande-Bretagne. Ce dernier a déclaré, à propos des victimes : « Il n’existe pas de terme dans la jurisprudence islamique pour désigner les “civils”. Le Dr Karmi [un autre invité] est avec nous et il a l’habitude de la jurisprudence islamique. Il existe les catégories de “combattant” et “non-combattant”. L’islam est contre le meurtre d’innocents. Selon l’islam, un innocent ne peut être tué. » Traduction du Memri : « Le terme de “civil” n’existe pas dans la loi religieuse musulmane. Le Dr Karmi est avec nous et je suis là et je connais la loi religieuse. Il n’existe pas de “civil” au sens occidental moderne du terme. Les gens appartiennent ou non au dar al-harb. »


On notera l’introduction de cette formule contestée de dar al-harb (littéralement : la maison de la guerre (9)), que l’intervenant n’avait pas utilisée. En pleine bataille antiterroriste en Grande-Bretagne, cet ajout induit l’idée que, dans la « maison de la guerre », tout serait permis. Au passage, le Memri a supprimé de sa traduction la condamnation par M. Al-Sebai de tout assassinat d’innocents...


Le professeur Halim Barakat, de l’université Georgetown (New York), aux Etats-Unis, a fait, lui aussi, les frais de ces méthodes. L’article qu’il a écrit dans le quotidien londonien Al-Hayat sous le titre « Ce monstre créé par le sionisme : l’autodestruction » a été reproduit par le Memri, explique son signataire, sous « un titre incitant à la haine : “Jews Have Lost Their Humanity” [Les juifs ont perdu leur humanité]. Ce que je n’ai pas dit... Chaque fois que j’écrivais “sionisme”, le Memri remplaçait par “juif” ou “judaïsme”. Ils [le Memri] veulent donner l’impression que je ne suis pas en train de critiquer la politique israélienne et que ce que je dis, c’est de l’antisémitisme ». A peine cette traduction mise en ligne sur le site du Memri, l’auteur a reçu « des lettres de menaces » dont « certaines disent que je n’ai pas le droit d’enseigner dans les universités » – il a enseigné plus de trente ans –, « que je n’ai pas le droit d’être professeur et que je dois quitter les Etats-Unis...  (10) ».


En juin 2004, le Memri a déclenché une violente campagne contre la visite à Londres du cheikh Al-Qardaoui. Pour en avoir le cœur net, le maire, M. Ken Livingstone, a commandé une étude, au terme de laquelle il a conclu que cette offensive s’inscrivait, « à l’évidence, dans une vague d’islamophobie visant à empêcher un dialogue entre les opinions de musulmans progressistes et l’Occident ». L’étude demandée, précisait-il, a couvert « les 140 ouvrages que le Dr Al-Qardaoui a écrits. Et les résultats furent très choquants. Presque tous les mensonges qui déformaient les sermons du Dr Al-Qardaoui proviennent d’une organisation appelée Memri, qui prétend être un institut de recherche objectif ». Or, concluait M. Livingstone, « nous avons découvert que cet institut est dirigé par un ancien officier du renseignement israélien, le Mossad. Et il déforme systématiquement les faits, pas uniquement ce que dit le Dr Al-Qardaoui, mais ce que disent beaucoup d’autres savants musulmans. Dans la plupart des cas, la déformation est totale, c’est pourquoi j’ai publié ce dossier (11) ».


Le sérieux de l’institut peut aussi être mis en doute, tant ses erreurs factuelles sont nombreuses. Ainsi, selon les « experts » du Memri, Abdel Karim Abou Al-Nasr est de nationalité saoudienne pour la seule raison qu’il est éditorialiste dans un journal saoudien ; or il s’agit bien d’un journaliste libanais connu (12). De même, écrire, dans une longue analyse sur l’Arabie saoudite, que son prince héritier Abdallah Ben Abdel Aziz (devenu roi en août 2005) appartient à la branche Soudayri de la famille régnante étonnera ceux qui connaissent ce pays (13).


L’efficacité du Memri tient à la coordination très étroite de ses activités avec les acteurs qui mènent les campagnes de propagande sur le terrain. Les listes des journalistes arabes qu’il loue ou qu’il dénigre constituent un système de récompense et de sanction. Ainsi les « journalistes arabes libéraux ou progressistes » se voient invités aux Etats-Unis dans des centres de recherche amis : on leur facilite l’obtention de visas ainsi que l’accès aux médias et aux autorités américaines. Quant aux sanctions contre ceux que le Memri désigne comme « prêcheurs de haine », elles risquent de s’alourdir depuis que le célèbre éditorialiste au New York Times Thomas Friedman a fait référence à l’« expertise » du Memri et de son fondateur. Et de recommander : « Le département d’Etat américain doit publier un rapport trimestriel avec les noms des dix premiers prêcheurs de haine et ceux qui trouvent des prétextes ou le justifient (14). »


Quoi qu’en pense Thomas Friedman, il reste à prouver que les membres anciens ou présents des services de renseignement israéliens sont les meilleurs architectes du « pont » à (re)bâtir entre le monde arabe et l’Occident...
  
Mohammed El Oifi

(1) site du memri, avec pour principales rubriques : projet d’étude sur le djihad et le terrorisme, les Etats-Unis et le Moyen-Orient, réforme dans le monde arabe et musulman, conflit israélo-arabe, relations interarabes et projet de documentation sur l’antisémitisme.
(2) Brian Whitaker, « Selective Memri », The Guardian, Londres, 12 août 2002.
(3) Lire Elisa Morena, «Les manuels palestiniens sont-ils antisémiteshttp://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/MORENA/15106 », Le Monde diplomatique, avril 2001.
(4) Al-Manar avait notamment diffusé, en octobre 2003, un feuilleton antisémite reconstituant, entre autres, un « crime rituel », ce que la chaîne avait ensuite regretté.
(5) Pour un article rédigé par le Memri qui résume l’affaire, voir "La fermeture du centre Zayed", 15 septembre 2003.
(6) Lire Guy Bachor, « La stratégie d’Israël dans ses relations avec l’Europe : montrer que les musulmans sont une menace », Yediot Aharonot, Tel-Aviv, 25 février 2004.
(7) Emission « Min Washington », "Le Mermri et l'image des arabes en occident", 13 septembre 2002.
(8) Bilal Al-Hassan, La Culture de la capitulation, Riad El-Rayyes Books, Beyrouth, 2005. Ce livre résume bien l’idéologie de ces auteurs, mais sa vision reste partielle et injuste envers certains d’entre eux. On lui reproche également d’avoir mis l’accent exclusivement sur les journalistes d’Al-Hayat, sans jamais citer l’autre quotidien saoudien Asharq al-Awsat, qui représente on ne peut mieux l’idéologie que l’auteur dénonce.
(9) Le monde serait divisé entre la dar al-islam (maison de l’islam) et la dar al-harb (maison de la guerre) dont la population ne s’est pas convertie.
(10) Emission « Min Washington », voir note 7.
(11) Al Jazeera, 20 janvier 2005.

(12) Le quotidien Al-Watan (Arabie saoudite), 13 décembre 2004.
(13) Memri, « Arabie saoudite : l’organisation de l’oligarchie royale », 12 septembre 2002. Les Soudayri comprennent notamment le défunt roi Fahd, le prince Sultan, le prince Nayef, etc., qui sont justement opposés à Abdallah.
(14) Thomas L. Friedman, « Giving the hatemongers no place to hide », The New York Times, 22 juillet 2005.


II) Témoignage




  
Article publié le 8 Aout 2002 au Guardian par Brian Whitaker  
  
L’inconscience des médias : reproduire des informations sans vérification, en ces moments de fièvre guerrière
  
Lundi 12 AOUT 2002 :  

  
  
Depuis quelque temps je reçois des petits cadeaux de la part d’un institut très généreux ayant son siège au USA. Les cadeaux prennent la forme d’une excellente traduction d’articles de journaux arabes et l’institut me les envoie par mail tous les quelques jours et ceci sans aucun frais pour moi. Ces mails parviennent aussi à d’innombrables politiciens, universitaires, et journalistes . Les histoires qu’ils contiennent sont en général très intéressantes.  

  
  
Chaque fois que je reçois un de ces mails de L’Institut plusieurs de mes collègues au Guardian les reçoivent aussi et en général ils m’en transmettent des copies -parfois avec une note me suggérant de vérifier la nouvelle et en faire un article .  
  
Quand la note me vient d’un collègue plus âgé je me sens le devoir de faire l’article suggéré. Par exemple , la semaine dernière il y avait deux paragraphes d’un article traduit par l’Institut, annonçant qu’un ancien médecin irakien révélait que Saddam Hussein avait personnellement donné l’ordre de couper l’oreille des militaires déserteurs .  

  
  
L’organisation qui avait fait cette traduction et la diffusait était le MEMRI basé à Washington mais qui venait d’ouvrir récemment des bureaux à Londres , Berlin et Jérusalem.  
  
Son travail est subventionné par les imposables U.S puisqu’il s’agit d’une "organisation indépendante, non partisane et sans but lucratif" , et la loi américaine lui donne un statut de non imposable .  
  
Selon son site web les buts de MEMRI serait de réduire le fossé linguistique entre l’Ouest-où peu de gens parlent l’Arabe - et le Moyen -Orient et ceci grace à des "traductions d’articles signifiants parus dans les medias arabes, Farsi,ou hébreux ".  

  
  
Malgré ces dispositions très louables plusieurs choses me mettaient mal à l’aise chaque fois que j’étais sollicité de me pencher sur les histoires que MEMRI faisait circuler . La première c’est que cette organisation était plutôt mystérieuse . Son site ne donnait aucune personne à contacter et pas même l’adresse de ses bureaux .  
  
La raison de ce secret me dit un ancien employé était "que MEMRI ne voulait pas qu’un kamikaze suicide franchisse un beau matin de Lundi le seuil de ses bureaux (Washington Time , 20 Juin").  
  
Cette excessive précaution me frappa de la part d’un Institut qui ne désirait rien d’autre qu’abattre les barrières linguistiques entre l’Ouest et le Moyen-Orient .  

  
  
La seconde chose, qui me mit mal à l’aise, venait de ce que toutes les histoires que MEMRI avait choisi de traduire répondaient à un même modèle : soit elles donnaient un reflet négatif des Arabes, soit elles encourageaient l’agenda politique israelien. Je n’étais pas le seul à éprouver ce malaise .  
  
Ibrahim Hooper , membre du Conseil pour les Relations Americano Islamiques, a souligné dans le Washington Times que "MEMRI n’avait d’autres fins que de trouver les pires propos qui soient dans le monde musulman et de les diffuser aussi largement que possible " .  

  
  
MEMRI pourrait arguer, bien sur ! qu’ils ne font cela que pour encourager la modération en donnant de flagrants exemples d’intolérance et d’extrémisme . Mais s’il en était ainsi on pourrait s’attendre à ce qu’il publie - par souci d’impartialité- les articles extrémistes des medias israeliens.  
  
Bien que MEMRI se propose de fournir des traductions de propos en provenance des medias hébreux je ne me souviens pas en avoir jamais reçu.  
  

  
D’autres preuves sur le site web de MEMRI font douter de son statut soit-disant non -partisan. Tout en proclamant son support pour la démocratie libérale, la société civile et le marché libre l’Institut insiste sans cesse sur "l’importance permanente du Sionisme pour le Peuple juif et pour l’Etat d’Israel".  
  
Voilà ce que le web affirme mais les mots sur le sionisme ont été maintenant supprimés. La page d’origine peut cependant être retrouvée dans les archives de l’internet.  

  
  
Les raisons de l’ambiance de secret qui entourent MEMRI deviennent claire si l’on va voir qui est derrière. Le co-fondateur et President de MEMRI et le propriétaire enregistré du site est un Israelien nommé Yigal Carmon.  
  
Monsieur -ou plutot le Colonel Carmon-a passé 22 dans les services secrets de l’armée israelienne et par la suite a été conseiller au contre-terrorisme sous deux premiers ministres israeliens, Yitzshak Shamir et Yitzak Rabin.  
  
La consultation de l’une des pages d’archives web désormais supprimée nous livre la liste du personnel de MEMRI. Parmi les six personnes nommées, trois -en incluant Carmon- sont décrites comme ayant travaillé dans les services secrets israeliens.  

  
  
Parmis les trois autres, l’un a servi dans le Commandement Nord du Corps d’Artilleriede l’Armée Israelienne, l’un a une carrière universitaire, et le sixième est un ancien comédien intermittent.  
  
La co-fondatrice de MEMRI avec le Colonel Carmon n’est autre que Meyrav Wurmser, qui dirige aussi le Centre pour la Politique du Moyen -Orient (Center for Middle East Policy) à L’Hudson Institute basé à Indianapolis, Centre qui se proclame comme "la première source américaine de recherches appliquées pour un changement politique durable".  

  
  
L’omnipresent Richard Perle, Président du Conseil d’Administration de la Politique de Défense du Pentagone, vient d’entrer au Conseil d’ Administration de l’Hudson Institute .  

  
  
Madame Wurmser est l’auteur d’un travail universitaire intitulée"Israel peut-il survivre au Post-Sionisme"dans lequel elle argumente le fait que "l’aile gauche des intellectuels israeliens est plus qu’une menace passagère pour l’Etat d’Israel du fait qu’elle sape son ame et réduit sa volonté de se défendre ".g  
  
De plus madame Wurmser est diplomée, internationalement reconnue, elle inspire et informe les orateurs parlant du Moyen-Orient et "sa présence à un débat radiodiffusé ou telévisé en fait un évènement unique " si l’on en croit le Benador Associé loue souvent ses services.  

  
  
Personne , pour autant que je sache, ne discute la précision des traductions de MEMRI, mais il y a d’autres raisons pour s’inquiéter de ses productions .  
  
L’article qui circulait la semaine dernière sur Saddam Hussein faisant couper les oreilles des gens était un extrait d’un article plus long publié dans le journal pan-arabe Al Ayat et écrit par Adil Awadh qui proclamait en avoir eu connaissance le premier .  
  
C’était une sorte de récit de la brutalité irakienne que les journaux allaient reproduire sans vérification, en ces moments de fièvre guerrière. Celà aurait pu être vraie mais se devait d’être traité avec un minimum de prudence .  

  
  
Monsieur Awadh n’était pas ce que l’on appelle une figure indépendante . Il est , ou du moins il fut , un membre de la Coalition Nationale Irakienne, groupe d’opposition en exil soutenu par les USA. Selon un reportage du Washington Post de1998 sa proclamation sur les amputation faisait partie des conditions exigées pour qu’il obtienne asile politique aux USA.  

  
  
A une époque ,il fut un des six Irakiens arrêtés aux USA pour suspicion de terrorisme ou d’espionnage et dut démontrer que les américains se trompaient dans leurs accusations.  

  
  
Au début de cette année MEMRI marqua des points en réussissant deux coups propagandistes significatifs contre l’Arabie Saoudite. La première fut la traduction de l’article d’un journal d’Arabie Saoudite écrit par un chroniqueur qui avait écrit que les juifs se servaient du sang d’enfants Chrétiens et Musulman pour les pâtisseries de la fête religieuse de Pourim .  
  
Le chroniqueur , professeur d’université semblait se calquer sur un mythe antisémite datant du moyen-age. Ce que celà démontrait avant tout c’est l’ignorance de beaucoup d’Arabes -même hautement éduqués-sur ce qu’est Le Judaisme et Israelet leur propension à croire les histoires les plus ridicules .  

  
  
Mais MEMRI proclama en outre que le Journal était un "journal gouvernemental de l’Arabie Saoudite" -en fait il appartenait à un propriétaire privé-ce qui impliquait que l’article était officiellement approuvé.  
  
L’éditeur de Al Riyad affirma qu’il n’avait pas vu l’article avant sa publication du fait qu’il était à l’étranger . Il s’excusa sans hésiter et licencia son chroniqueur sur le champ mais le mal avait été fait .  

  
  
L’autre succès de MEMRI survint un mois plus tard quand l’Ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Londres écrivit un poème "Les Martyres " -sur un jeune homme Kamikaze suicide qui fut publié dans le journal Al Hayat.  
  
MEMRI envoya des extraits traduits de ce poème décrit comme un éloge des kamikazes suicides Ce qu’est ce poème donne matière à interprétations . Il peut être aussi bien lu comme une condamnation de l’incapacité des gouvernements arabes , mais ce fut l’interprétation de MEMRI qui fut d’emblée diffusé sans interrogations par les medias occidentaux .  

  
  
Ces incidents concernant l’Arabie Saoudite ne sont pas à prendre de façon isolés . Ils font partie de l’entreprise d’une campagne d’accusation du Royaume Arabe Unie et vise à persuader les USA à le traiter comme un ennemi plutot que comme un allié.  
  
C’est une campagne qu’ Israel et les NeoConservateurs Américains ont commencé au début de cette année, sur la base d’instructions bizarres initiés par le Pentagone- alors que Richard Perle venait d’y être investi depuis un mois .  

  
  
Pour ceux qui lisent régulièrement les journaux arabes il est clair que les termes soulignés par MEMRI ont plus à voir avec l’agenda de cette campagne et ne représentent que peu le contenu général de la presse arabe .  
  
Le danger c’est que de nombreux sénateurs, députés, les agents d’opinions ne lisant pas l’Arabe et recevant les e-mails de MEMRI finissent par penser que ces exemples extrémistes ne sont pas seulement représentatifs mais de plus reflètent la politique des gouvernements arabes.  

  
  
Le Colonel Carmon de MEMRI semble impatient de les ancrer dans cette croyance . A Washington, en Avril dernier, comme en témoigne son rapport sur les medias arabes à la Commission des Relations Internationales medias présentés comme un système d’endocrination à large échelle , sponsorisé par les gouvernements arabes .  

  
  
"Les medias sous le controle des gouvernements arabes vehiculent la haine de l’Ouest et en particulier des USA. " dit-il. Avant le 11 Septembre on y trouvait des articles qui soutenaient ouvertement ou même en appelaient à des attaques terroristes contre les Etats Unis . ...."  
  
"Les Etats Unis sont parfois comparés à l’Allemagne Nazi, Bush à Hitler , et Guantanamo à AUschwitz" dit-il  

  
  
Pour ce qui concerne Al -Jazeera, la chaine satellite arabe,il ajouta que " la majorité de ses invités et de ses intervenants étaient typiquement anti-americain et antisémites".  
  
Malheureusement c’est sur la base de ces hâtives s généralisations que la plus grande part de la politique américaine étrangère est aujourd’hui construite.  
  
Pour autant que les relations de l’Ouest et du monde arabe sont concernés la langue est une barrière qui perpétue l’ignorance et peut précipiter les malentendus .  
  
Ceci amène un petit groupe d’activistes israéliens à exploiter cette barrière à ses propres fins et à changer la perception des Arabes dans le sens du pire .  
  
Il n’est pas difficile de voir ce que les arabes pourraient faire pour contrer celà . Des groupes de Compagnies de medias arabes pourraient s’associer et publier eux même des traductions d'articles reflétant plus justement le contenu de leur journaux .  
  
Celà ne serait pas au-delà de leur moyens . Mais comme toujours ne préfèreront ils pas ne rien faire et rouspèter contre les machinations des retraite des services secrets israelien.  

  
  
Brian Whitaker : dans Guardian  

  
III) Comment empêcher le Memri ??  

  
La solution, c'est eux même qui nous la donne. Leur propagande se propage sur internet via les boîtes mails. Il suffit de vérifier l'information qui vous parvient, avant de la propager. De manière générale, on ne sait jamais d'où provient ces informations, donc pourquoi propager une chose dont on ne connait la provenance ?  Allâh 'azawajal ne dit-Il pas dans le Qur'ân :  

  
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن جَاءكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَأٍ فَتَبَيَّنُوا أَن تُصِيبُوا قَوْماً بِجَهَالَةٍ فَتُصْبِحُوا عَلَى مَا فَعَلْتُمْ نَادِمِينَ
49.6. Ya ayyuha allatheena amanoo in jaakum fasiqun binaba-in fatabayyanoo an tuseeboo qawman bijahalatin fatusbihoo AAala ma faAAaltum nadimeena
49.6. ش vous qui croyez ! Si un homme pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-en la teneur, de crainte de faire du tort à des innocents, par ignorance, et d’en éprouver ensuite des remords.
49.6 . O ye who believe! If an evil liver bring you tidings , verify it , lest ye smite some folk in ignorance and afterward repent of what ye did .  

  

Qu'Allâh nous protège. amine
  

  

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MessagePosté le: 11/05/2009 00:54:54    Sujet du message: Publicité
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Badr7
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MessagePosté le: 19/05/2009 20:00:14    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh

Wa fiki barakAllâhou oukhti, Allâhi hafdek. amine
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MessagePosté le: 22/01/2010 13:49:45    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
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MessagePosté le: 28/03/2010 14:10:58    Sujet du message: hi Répondre en citant
Bislmil-Lâh y rahmen y rahim
salaam

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MOUGHNIA


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MessagePosté le: 23/05/2010 16:06:25    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
SALAM,

Citation:
MEMRI FALSIFICA-SION DES FAITS


L'HOLOCAUSTE FAVORISE A DESSEIN



Citation:
l'holocauste a été l'oeuvre de la franc-maçonnerie

Comment pourrait-on expliquer d'une façon correcte les événements historiques qui surviennent dans le monde moderne, sans parler de la plus puissante société secrète qui le domine, la franc-maçonnerie ? Et pourquoi les historiens de notre époque ne veulent-ils pas parler de la secte et des crimes commis de concert par ses membres ? Sans doute par opportunisme, pour ne pas dire lâcheté. Il est par ailleurs certain que la plupart des historiens occidentaux sont affiliés à la secte. Celle-ci entend contrôler l'inventaire qui est fait de ses crimes, lesquels doivent être enregistrés pour la postérité comme étant des actes accomplis pour le grand bien qui arrivera à l'humanité dans un avenir lointain.


Citation:


L'HOLOCAUSTE FAVORISÉ À DESSEIN PAR LA FRANC-MAÇONNERIE


Je dois savoir gré à l'auteur qui m'a déchargé d'un immense travail de recherche en accomplissant lui-même cette tâche dans le domaine de l'histoire contemporaine. Il s'agit de David S. Wyman, enseignant à l'Université du Massachusetts, et de son livre L ‘abandon des Juifs publié en français par les Editions Flammarion en 1987 d'après l'édition originale américaine de 1984.
*****************************************




Un écrivain célèbre a préfacé cette oeuvre dont je recommande la lecture et la relecture à la lumière des documents secrets révélés par mon présent livre. Elie Wiesel, auteur de la préface, constate:

"Les Juifs furent bel et bien abandonnés. Livrés aux bourreaux, ils ne purent compter sur personne. Pas même sur leurs frères qui vivaient librement en Amérique. Constatation triste et révoltante: les grandes organisations juives, les grandes figures de la communauté juive n'avaient pas voulu ou n'avaient pas pu forger un front unique de sauvetage."

Le très grand mérite de David S. Wyman consiste dans l'énumération sans complaisance des faits importants relatifs au sujet de son ouvrage. Il n'a toutefois pas réussi à donner une explication satisfaisante quant aux responsabilités ni à la causalité des événements. Mais cette faille ne réduit guère la valeur de son entreprise. André Kaspi, professeur à la Sorbonne, a écrit la postface au livre de David S. Wyman. J'en cite ici un court passage caractérisant le livre en question:

"David S. Wyrnan ne se contente pas de dresser un réquisitoire contre Roosevelt et la communauté juive."

Toute explication de la tragédie d'une portion non négligeable du peuple juif demeure une tentative vouée à l'échec si l'on ne dispose pas des documents que je soumets actuellement à l'examen du lecteur .

Quoique je m'adresse aussi au grand public, à ceux qui, n'étant pas des chercheurs professionnels, ne peuvent pas se permettre, faute de temps, de lire tous les ouvrages de base, j'invite mon lecteur à faire l'effort nécessaire pour lire intégralement L’Abandon des Juifs. Souhaitant démontrer que cet effort vaut la peine d'être dépensé, je vais essayer, sous ce chapitre, de mettre en valeur quelques passages saillants de l'excellent livre de David S. Wyman. Je
recommande aussi sa traduction dans toutes les langues.

Vouloir expliquer, par l'antisémitisme ambiant aux Etats-Unis, le refus des Américains de sauver les Juifs européens était une approche qui avait le mérite, ou plutôt le défaut, d'éviter le fond du problème. David S. Wyman rappelle à juste titre:

"Aux Etats-Unis, l'omniprésence de l'antisémitisme durant la fin des années trente et pendant les années de guerre était confirmée par les sondages d'opinion. Une série d'enquêtes conduites entre 1938 et 1946 concernait l'image que les Américains se faisaient des Juifs. Les résultats indiquaient que plus de la moitié de la population des Etats-Unis considérait les Juifs comme cupides et malhonnêtes, et qu'un tiers environ les jugeait exagérément agressifs."

Roosevelt qui, au fur et à mesure, était tenu au courant de l'extermination systématique des Juifs, ne voulait rien faire pour les sauver. Au lieu de cela, il se contenta d'assurer les dirigeants de la communauté juive américaine, par un message qu'il leur fit parvenir à l'occasion d'une grande manifestation publique tenue le 21 juillet 1942, que le peuple américain « ferait en sorte que la responsabilité des auteurs de ces crimes soit très strictement pesée au jour d'un jugement qui ne manquerait pas d ' arriver ».
Winston Churchill, le Premier ministre britannique, rappelait, par un message adressé aux dirigeants de la communauté juive américaine à la même occasion, que Roosevelt et lui avaient décidé « de faire du châtiment de ces crimes l'un des principaux objectifs de la guerre ».
David S. Wyman constate à ce propos:

"Les organisations juives américaines se déclarèrent satisfaites des résultats de cette manifestation de masse et en particulier du fait que les plus hautes autorités avaient publiquement pris l'engagement de traduire en justice les responsables de ces crimes monstrueux. Mais ni Roosevelt, ni Churchill, ni la déclaration adoptée lors de la réunion, ni aucun des orateurs n'avaient proposé, pour les J uifs qui vivaient encore dans les pays d'Europe soumis à l'autorité hitlérienne, de mesure de sauvetage."

Les orateurs dont il est question dans le passage ci-dessus cité étaient des Juifs. Aucun d'entre eux ne voulait sauver les Juifs européens. David S. Wyman souligne à propos de l'un des orateurs:

"Le rabbin Wise affirma même que « le salut de leur peuple et de tous les peuples qui allaient être libres ne pouvait venir que de Dieu et d'une victoire rapide et complète des Nations unies »."

Reprenant la déclaration de Winston Churchill ci-dessus, si l'un des principaux objectifs de la guerre était le châtiment de ces crimes, leur perpétration en était un autre. L'empêchement de l'extermination massive de Juifs n'était point un objectif de la guerre.
Les horreurs étaient connues aux dirigeants politiques et aux dirigeants communautaires juifs américains. David S. Wyman rappelle:

"On devait, à la fin du mois d'octobre 194], trouver un récit (...) dans les pages intérieures du New York Times. L'article, se référant à des « sources dignes de foi » mais non identifiées, était fondé sur le témoignage oculaire d'officiers hongrois qui, venant de Galicie, étaient rentrés en Hongrie. L'article estimait à 10 ou 15 000 le nombre de Juifs tués en Galicie."

Au mois de juin 1942, le nombre de Juifs tués était estimé à 700 000. Si la remarque suivante de David S. Wyman peut excuser l'incrédulité du grand public, elle demeure inopérante concernant les gouvernements anglais et américain ainsi que les dirigeants juifs de leur pays:

"Le scepticisme manifesté à l'égard des récits d'extermination trouvait aussi sa source dans les abus dont la propagande britannique s'était rendue coupable durant la Première Guerre mondiale. L'historien anglais A. J. T. Taylor a noté que certaines des atrocités imputées aux Allemands étaient réelles mais que la plupart d'entre elles étaient exagérées; « l'on n'a jamais trouvé ces religieuses et ces enfants dont on disait qu'ils étaient violés et qu'on leur coupait les mains ». Et pourtant, « tout le monde croyait ces histoires »."
Roosevelt, « ayant rejeté l'appel à des représailles contre l'Allemagne », réitéra plusieurs fois, et notamment le 21 août 1942, sa promesse de faire traduire en justice, après la défaite de l'empire hitlérien, les auteurs de crimes de guerre qui encourraient un « terrible châtiment », qu'il leur serait infligé une « punition juste et certaine ».
Il est clair que ce qui importait aux dirigeants juifs américains, de même qu'aux gouvernements alliés, n'était point le sauvetage des Juifs européens. A ce stade de la lecture de L’Abandon des Juifs leur objectif principal n'est pas évident, quoique Churchill ait déjà donné plus de précisions (voir ci-dessus). En tout cas la préparation des procès spectacle les intéressait davantage que le sauvetage de ceux qui étaient exposés à une menace permanente d'extermination. Serait-il possible que les horreurs de la guerre aient été sciemment recherchées par quelque puissance occulte ? La réponse à cette question s'imposera avec toute la force de l'évidence au cours de mon exposé. D'aucuns prétendent encore que les responsables ne savaient pas du tout qu'Adolf Hitler voulait faire du mal aux Juifs. Cette prétention est détruite par le passage suivant de L ‘Abandon des Juifs:

"Hitler parlait sérieusement quand il s'était, en septembre 1939, adressé à la nation allemande à partir du palais des Sports de Berlin. Se référant à un discours prononcé en 1939, il affirma qu'il avait alors prévenu que:
« Si les Juifs devaient concocter une autre guerre mondiale dans le dessein d'exterminer les peuples aryens d'Europe, ce ne serait pas les peuples aryens qui seraient exterminés, mais bien les Juifs ».
Maintenant, en 1942, il menaçait:
« Il fut un temps où les Juifs d ’a1lemagne riaient de mes prophéties. Je ne sais pas s'ils rient encore ou s'ils ont déjà perdu toute envie de rire. Mais en cet instant précis je ne peux que répéter: partout où ils
vont s'arrêter de rire, et j'aurais encore raison en ce qui concerne cette prophétie. »"


Il est donc établi que les gouvernements alliés et les dirigeants des communautés juives de leur pays savaient que Hitler s'était attelé à l'extermination des Juifs; ils le savaient même avant la guerre. Les nouvelles du déroulement de la tragédie des Juifs européens arrivaient en Amérique sans retard. Il eût suffi, pour les sauver, de laisser immigrer tous les Juifs d'Europe aux Etats-Unis. Il y avait même un projet de loi en préparation en ce sens par un certain Emmanuel Celler, membre du Congrès. Les parlementaires juifs, de même que les personnalités juives américaines, s'opposèrent à la promulgation d'un tel texte de loi. L‘Abandon des Juifs nous précise la suite:

"Le Dr. Samuel Margoshes, éditorialiste au journal yiddish new- yorkais Day, expliqua que les dirigeants de la communauté juive n'avaient pas fait campagne pour les propositions de Celler parce que la question d'une immigration de grande envergure était « extrêmement délicate »."
Le Congrès juif mondial était une composante importante du sionisme. L’Abandon des Juifs nous précise:

"Durant les dernières semaines de 1942, plusieurs sionistes - parmi lesquels Wise et d'autres membres du Comité d'organisation -consacrèrent une part de leurs énergies au problème du sauvetage. Toutefois, l'essentiel des ressources des sionistes continuait à être dirigé vers le but qu'ils se fixaient pour l'après-guerre: un Etat juif en Palestine. La tendance devait se maintenir en 1943 et la question du sauvetage resta, pour eux, au second plan."

Force est de constater que les sages de Sion ont estimé qu'il y avait déjà beaucoup trop de Juifs aux Etats-Unis d'Amérique. C'est ce qui ressort de tous leurs discours et de tous leurs efforts déployés en vue d'empêcher l'immigration massive de Juifs européens dans le pays de Georges Washington. Le mobile de leurs actions apparaîtra plus loin. Il est souhaitable d'éviter l'anticipation, de respecter l'enchaînement naturel des événements historiques. En procédant autrement, on risquerait de tomber dans l'erreur de penser que l'histoire contemporaine soit dirigée par le pur hasard ou par une force surnaturelle. C'est d'ailleurs cette dernière possibilité qui avait eu la préférence du rabbin Wise lorsqu'il voulait laisser à Dieu le soin de sauver les Juifs de la main d'Adolf Hitler .

Il y avait d'autres moyens d'action possibles en faveur des victimes juives. La Roumanie, où 100000 Juifs avaient déjà été tués en deux ans, offrait de libérer 70 000 Juifs de Transnistrie. Mais elle demandait un payement de 50 dollars par Juif roumain. Les banquiers et les usuriers juifs d'Amérique refusèrent d'ouvrir leur bourse. Le résultat fut la mort de ces malheureux.
L‘Abandon des Juifs stigmatise aussi le comportement d'Eleanor Roosevelt lors d'une manifestation publique en faveur des Juifs; elle y avait ainsi pris la parole:

"Mme Roosevelt montrait les grands dangers que font courir l'intolérance et la cruauté; mais de la nécessité d'agir pour aider les Juifs pris au piège en Europe elle ne disait rien."
L’Abandon des Juifs résume ainsi la situation qui prévalait vers la fin de l'année 1942:

"A Auschwitz, quatre nouvelles et énormes installations (chambres à gaz et fours crématoires) avaient été mises en service, accélérant le rythme déjà élevé des assassinats et portant la capacité à un niveau que l'on estime entre 6000 et 12 000 meurtres et crémations par jour. (...)
Quant au président (Roosevelt), qui était tout à fait au courant du caractère catastrophique de la situation, il était indifférent, au point même de ne pas vouloir parler de cette question avec les dirigeants de 5 millions de Juifs américains."


L’Abandon des Juifs rend justice aux Anglais en précisant:

"Ce sont les réactions du public britannique lorsqu'il apprit que les Juifs européens étaient en train d'être exterminés qui conduisirent à la conférence des Bermudes."

Les gouvernements anglais et américain, de même que les dirigeants juifs, inventèrent des procédures pour faire tout ce qui était humainement possible en vue d'éviter de devoir sauver les Juifs qui vivaient encore sous la domination hitlérienne. Ils ne voulaient pas laisser envahir leur pays par des millions de Juifs polonais. Les arguments ne manquaient pas. S'il était impossible de prétendre qu'il n'y avait pas suffisamment de territoire aux Etats-Unis d'Amérique pour parquer tout ces gens, les négociants juifs, américains et anglais trouvèrent qu'il manquait des bateaux pour transporter les réfugiés hors d'Europe. Il y avait aussi une sérieuse pénurie d'eau en Amérique du Nord, région prévue aussi comme lieu de refuge temporaire possible. L’Abandon des Juifs indique que les Anglais révélèrent sans ambages la raison de toutes les manoeuvres entreprises en vue d'échapper au devoir de sauver les Juifs:

"La possibilité existe que les Allemands ou leurs satellites puissent passer de la politique d ' extermination à une politique d'exclusion et visent, comme ils le firent avant la guerre, à mettre d'autres pays dans l'embarras en les inondant d'immigrants étrangers."
L’Abandon des Juifs ne laisse aucun doute quant aux intentions réelles des participants à la conférence des Bermudes:

"Comme les Anglais, les Américains étaient mus essentiellement par la crainte d'une possible libération de centaines de milliers de juifs."

Faisant partie de la délégation américaine, les participants juifs à la conférence des Bermudes empêchèrent la mise au point de toute mesure de sauvetage des Juifs prisonniers d'Adolf Hitler. Ils agissaient de concert avec le président Roosevelt qui était soutenu par la grande majorité de la communauté juive américaine.
Il fut formé un Comité intergouvernemental après la conférence des Bermudes pour permettre aux Américains d'y envoyer toutes questions de sauvetage. Ils trouvèrent de la sorte un nouveau moyen d'échapper aux pressions exercées par quelques individus en faveur des Juifs menacés de mort.
Un autre moyen de défense contre l'invasion juive de l'Amérique fut trouvé par l'administration de Roosevelt dans le domaine de la délivrance des visas. Le procédé était plutôt subtil. En établissant des visas, le Département d'Etat attendait, avant de les envoyer aux intéressés, que ceux-ci ne pussent plus s'en servir, c'est-à-dire qu'ils se trouvassent déjà dans les camps de la mort. Il fut aussi créé un « Comité d'urgence », par un Juif ayant pour pseudonyme Bergson. Celui-ci était un agent de l'Irgoun, la fameuse organisation [ [ terroriste - DSL: Le terrorisme est devenu un sujet interdit sur les forums] - DSL: Le terrorisme est devenu un sujet interdit sur les forums] juive. L‘Abandon des Juifs précise à propos de ses actions en 1943 et 1944:

"Le Comité d'urgence prit également contact avec Henry Morgenthau. Au début du mois d'août, ce dernier confia à Bergson qu'il désirait profondément contribuer à arrêter le massacre. Mais il ne voulut pas prendre la tête d'une campagne visant à pousser le gouvernement à l'action. Trois semaines plus tard, Bergson écrivit à Morgenthau pour lui dire combien il était désemparé de voir que les discussions que le Comité d'urgence avait eues avec lui et avec Hull, Long, Eleanor Roosevelt et le ministre de la Justice Francis
y avait déjà beaucoup trop de Juifs sur les colonies britanniques. Les Juifs anglais ne voulaient pas eux non plus mettre en danger leur position dominante dans l'Empire britannique.
Il faut donc comprendre la tragédie du petit navire Stroma qui partit de Roumanie, au début de l'année 1942, avec 769 Juifs à bord. I1s ne purent entrer en Palestine. L‘Abandon des Juifs précise à ce propos:
"Quoique discrètement, le Département d'Etat soutenait totalement la politique anglaise en Palestine."


Il apparaît déjà qu'il y avait un consensus entre les divers gouvernements alliés et organisations juives quant au sort des Juifs se trouvant entre les mains des soldats d'Adolf Hitler .
Il n'est pas moins connu qu'aux Etats-Unis d'Amérique la communauté juive - cinq millions d'âmes - occupait une position sociale dominante pendant l'holocauste.
Le président du B'nai B'rith, qui jouissait d'une grande considération dans la communauté juive, fut chargé de convoquer les diverses organisations juives à une réunion à Pittsburgh en janvier 1943. L'objectif était d'organiser le sauvetage des Juifs européens. B'nai B'rith a subtilement permis de transformer toutes ces campagnes, initialement prévues pour le sauvetage, en propagande en faveur de l' établissement d'un Etat juif en Palestine. Ses dirigeants voulurent laisser exterminer le surplus de la population juive dans le monde. Je dois ici faire remarquer que, malgré ses mérites, l'information donnée par David S. Wyman concernant B'nai B'rith est incomplète pour ne pas dire erronée. Il traite cette organisation comme une organisation juive de plus, sans faire de différence entre celle-ci et les autres organisations juives. C'est certainement l'une des raisons pour lesquelles L’Abandon des Juifs n'arrive pas à donner d'explication convaincante quant aux responsabilités et à la causalité de l'holocauste. Cette erreur n'est pas spécifique à l'excellent livre que nous étudions à présent. Cet ouvrage prétend - par erreur - que B'nai B'rith était neutre envers le sionisme politique, c'est-à-dire, dans le présent contexte, neutre envers la création d'un Etat juif en Palestine.
B'nai B'rith,société secrète, est un ordre maçonnique exclusivement juif. Les déclarations publiques faites par ses dirigeants ne révèlent pas nécessairement ses objectifs réels. David S. Wyman n'écrit nulle part dans son livre le mot franc-maçonnerie. Ignore-t-il l'existence de la secte ? Je ne le crois pas. Comment pourrait-on expliquer d'une façon correcte les événements historiques qui surviennent dans le monde moderne, sans parler de la plus puissante société secrète qui le domine, la franc-maçonnerie ? Et pourquoi les historiens de notre époque ne veulent-ils pas parler de la secte et des crimes commis de concert par ses membres ? Sans doute par opportunisme, pour ne pas dire lâcheté. Il est par ailleurs certain que la plupart des historiens occidentaux sont affiliés à la secte. Celle-ci entend contrôler l'inventaire qui est fait de ses crimes, lesquels doivent être enregistrés pour la postérité comme étant des actes accomplis pour le grand bien qui arrivera à l'humanité dans un avenir lointain. Nous reparlerons de l'ordre maçonnique B'nai B'rith au cours de mon récit. En ce qui concerne le résultat obtenu par les organisations sionistes en Amérique, qui avaient détourné l'essentiel de leurs efforts du sauvetage des Juifs européens, L’Abandon des Juifs précise:

"Lorsque arriva l'automne de 1944, les trois quarts des membres du Sénat et de la Chambre avaient déjà pris officiellement position en faveur de la création d'un Etat juif."

Il apparaît que les Juifs pauvres d'Europe avaient été condamnés et abandonnés exprès à Hitler pour pouvoir établir l'Etat d'Israël. Cependant certains voulaient faire passer au Congrès une motion de sauvetage. A ce propos L‘Abandon des Juifs rappelle:

" Tout au long de la bataille menée autour de ce texte, bataille engagée dès avant son introduction au Congrès, ses partisans se heurtèrent aussi bien à l'opposition des dirigeants sionistes qu'à celle du parlementaire juif le plus puissant, Sol Bloom."


On doit aussi étudier le comportement des communautés juives des autres pays non soumis à la domination hitlérienne. Certes, il y avait cinq millions de Juifs aux Etats-Unis d'Amérique, ce qui est beaucoup si l'on sait que chacun souhaite occuper une position importante dans le pays. Mais il y avait aussi des pays moins densément peuplés de Juifs, quoique l'on pût arguer que les Etats-Unis d'Amérique possédaient de vastes territoires vierges. Il convient de citer par exemple la constatation faite par un certain Olsen, qui s'occupait du sauvetage. L‘Abandon des Juifs précise à ce propos:

"Ceux qui organisèrent ces tentatives de sauvetage ne pouvaient pas s'attendre à recevoir beaucoup d'aide de la communauté juive suédoise, communauté assez modeste (7000 personnes environ) mais relativement prospère. Les principales associations juives ne s'intéressaient pas énormément au sauvetage. L'opinion d'Olsen était que les Juifs suédois craignaient qu'un afflux de réfugiés ne soit pour eux un fardeau financier."

Il est donc très clair que les sages de Sion estimèrent qu'il y avait déjà trop, beaucoup trop de Juifs en Suède. L’Abandon des Juifs rappelle encore:

"Olsen nota que les Juifs suédois s'étaient montrés « extrêmement apathiques » au moment du sauvetage des Juifs danois en octobre 1943. Ils n'avaient rien fait pour les Juifs norvégiens qui réussirent à fuir en Suède. Et même lorsque 30 orphelins juifs venant d'Europe centrale arrivèrent en Suède en 1943, les Juifs suédois « ne voulurent pas être dérangés ». Les enfants allèrent dans des familles chrétiennes."

Quant à la Suisse, je me réjouis de citer à son sujet ce passage de L ‘Abandon des Juifs:

« Il n'existe pas de statistiques précises mais il est incontestable qu'en matière d'accueil des réfugiés, la Suisse a été, si l'on tient compte de sa faible étendue, plus généreuse que n'importe quel autre pays, à l'exception de la Palestine. A la fin de l'année 1944, quelque 27 000 réfugiés juifs étaient en sécurité en Suisse - de même qu'environ 20 000 réfugiés non juifs et à peu près 40 000 militaires internés. »

David S. Wyman consacre un épais chapitre à la situation des Juifs en Hongrie pendant la guerre. Il constate à ce propos:

"En dépit de sévères restrictions antisémites, la Hongrie avait permis à son importante population juive de vivre, jusqu'en 1944, dans un semblant de paix. Elle avait même servi de refuge à plusieurs milliers de Juifs polonais et slovaques. Mais le 19 mars 1944, craignant que la Hongrie ne se range aux côtés des Alliés et furieux de voir qu'elle n'avait pas remis ses Juifs aux nazis, Hitler envoya dans ce pays des forces d'occupation."

Il convient de noter que l'un des aspects importants des « sévères » restrictions antisémites consistait en ce que les rues de Budapest, ville à population juive dense, étaient balayées par des balayeurs juifs pendant cette période. C'était, pour des propagandistes sionistes, une manifestation évidente de l'antisémitisme ...
L'amiral Mikos Horthy, régent du royaume de Hongrie de 1920 à 1944, résistait aux nazis, obtenant même la cessation des déportations au mois de juillet 1944. L’Abandon des Juifs précise:

"Mais le pouvoir de Horthy était chancelant et les déportations pouvaient reprendre à tout moment. Pourtant, le 18 juillet, les Juifs de Budapest virent grandir leurs espérances. Ce jour-là en effet, dans une réponse tout à fait étonnante adressée à la Croix - Rouge internationale, Horthy offrit de permettre l'émigration de tous les enfants juifs de moins de dix ans possédant des visas pour d'autres pays et de tous les Juifs qui avaient un certificat d'entrée en Palestine, quel que soit leur âge. Il invitait aussi la Croix - Rouge à apporter son aide aux Juifs de Hongrie."

Les Britanniques et les Américains ont cependant saboté la proposition de Horthy. L’ Abandon des Juifs constate:

" Tandis que Britanniques et Américains négociaient, les nazis avaient cadenassé les portes."

"Bien que son projet d'émigration eût avorté, Horthy avait tout de même offert à plus de 200 000 Juifs de Budapest la possibilité de survivre. Les déportations avaient cessé."

« lorsque les Russes s'emparèrent enfin de la ville, au milieu du
mois de février 1945, il y restait encore à peu près 120 000 Juifs vivants. »

Adolf Eichmann conduisait les négociations avec les dirigeants sionistes en même temps qu'il dirigeait les déportations des petits Juifs sans importance selon lui et ses interlocuteurs. Il était en relations avec le Dr. Rudolf Kasztner, un sioniste hongrois. Celui-ci et Eichmann envoyèrent de Hongrie en Suisse plus de 1700 Juifs riches et influents. L’ Abandon des Juifs précise, à propos des captifs qui se trouvaient déjà en Allemagne:

"Eichmann offrait de relâcher un million de Juifs en échange de 10 000 camions (qui seraient utilisés, affirmait-il, sur le front oriental et d'importantes quantités de café, de thé, de cacao et de savon."

Toutes ces propositions ont été sabotées. Les organisations juives, mis à part les Juifs orthodoxes très pieux, refusèrent de payer une rançon pour le sauvetage des Juifs. Et pourtant, suivant la loi mosaïque, les Juifs sont tenus de racheter les prisonniers juifs. Sur ce point, il n'y a pas de discussion possible. Ce que les geôliers font de la rançon ne les regarde pas. C'est ainsi que de nos jours encore, les Juifs collectent des fonds comme montant de la caution qu'un Juif, fût-il un escroc, doit payer pour être remis en liberté provisoire .

Rudolf Kasztner s'était installé en Israël après la guerre. Il aurait pu témoigner en faveur d'Adolf Eichmann. Il est en effet clair que les Juifs « riches et influents », c'est-à-dire, le plus souvent, les Juifs affiliés à la franc-maçonnerie, ne devaient pas périr dans l'holocauste. Nous en donnerons des preuves supplémentaires plus tard. Le surplus de Juifs dont les sages de Sion voulaient débarrasser la Terre signifiait les pauvres petits Juifs sans valeur à leurs yeux puisqu'ils n'étaient ni riches ni influents. Les sages de Sion se trouvaient, sur ce point essentiel, en parfait accord avec Adolf Hitler . En ce qui concerne Rudolf Kasztner, retourné, après la guerre, au pays de ses ancêtres, on penserait qu'il devait y trouver la paix et le bonheur; qu'il ne devait y être dérangé que par les témoignages de la gratitude de ses compatriotes qu'il avait sauvés. Erreur! Il fallait empêcher qu'il modifiât un jour la légende établie par les sages de Sion. Il fut donc assassiné à Tel-Aviv, sur ordre de la franc-maçonnerie juive, par une balle dans la tête. On a dit que ce fut l'oeuvre du Mossad, les services secrets israéliens.
Quant à l'amiral Mikos Horthy, il fut innocenté à Nuremberg. Après son acquittement, il s'installa au Portugal. Des Juifs originaires de Hongrie, vivant aux Etats-Unis d'Amérique, mirent alors à sa disposition une villa dans son pays de refuge. De plus, ils lui assurèrent une pension de retraite en lui faisant parvenir des subsides, d'une façon régulière, jusqu'à sa mort en 1957, à l'âge de 89 ans.

L’Abandon des Juifs pose, au chapitre XV, la question suivante:

« il est une question que l'on ne cesse de se poser depuis la Se- conde Guerre mondiale: pourquoi les Etats-Unis se refusèrent-ils à bombarder, comme on le leur demandait, les chambres à gaz et les fours crématoires d'Auschwitz ainsi que les voies ferrées qui y menaient ?
Les demandes commencèrent à se faire nombreuses au printemps de 1944. Pendant cette période, trois facteurs contribuèrent à rendre le bombardement de ces installations de mort, et des voies ferrées qui y conduisaient à partir de la Hongrie, terriblement important et militairement possible.
»

La réponse à cette question est que le gouvernement américain ne voulait pas empêcher l'holocauste. Les environs d'Auschwitz furent bel et bien bombardés à maintes reprises. Il eût alors été possible de bombarder aussi les installations de mort, de même que les voies ferrées y conduisant. Avant de donner une réponse plus complète à la question posée, nous allons étudier les responsabilités avec David S. Wyman. Je souligne ici que les faits recensés par lui sont pertinents. N ous les approfondirons plus loin à la lumière de mes documents secrets.
Voici quelques jugements concernant les responsabilités, portés par L‘Abandon des Juifs:

"La réaction de l'Amérique en face de l'Holocauste fut le résultat de l'action et de l'inaction d'un grand nombre de personnes. Au premier rang se trouvait Franklin D. Roosevelt, qui ne prit, pour aider les Juifs d'Europe, que des mesures extrêmement limitées. S'il l'avait voulu, il aurait pu, en s'exprimant clairement sur ce sujet, faire naître dans le public un grand mouvement d'opinion favorable à un vital effort de sauvetage. A défaut d'autre chose, quelques déclarations présidentielles énergiques auraient fait sortir de l'obscurité les nouvelles de l'extermination et les auraient mises au premier plan de l'actualité. Mais il ne parlait que très peu de ce problème et ne fit pas du tout du sauvetage l'une de ses priorités."

"La War Shipping Administration aida le WRB (l'Agence pour les réfugiés de guerre) à résoudre quelques problèmes de transport maritime. Le bilan du reste de l'administration Roosevelt est égal à zéro."

"Felix Frankfurter, juge à la Cour suprême, eut régulièrement accès à Roosevelt durant toute la guerre et exerça une influence discrète mais efficace dans plusieurs secteurs de l'activité gouvernementale. Il usa de ces contacts pour appuyer un grand nombre d'orientations et de projets politiques, mais le sauvetage ne fut pas l'un d'entre eux."

"Des sept Juifs siégeant au Congrès, seul Emmanuel Celler exhorta constamment le gouvernement à entreprendre des actions de sauvetage. De temps en temps, Samuel Dickstein participa au combat. Quatre d'entre eux ne soulevèrent que très rarement la ques- tion. Quant à Sol Bloom, il se rangea toujours aux côtés du Département d'Etat. »
"Dans l'ensemble, les intellectuels juifs se montrèrent aussi in- sensibles que les non-juifs. Pour prendre un exemple parmi beaucoup d'autres, Walter Lippmann, un éditorialiste extrêmement in- fluent qui traita de pratiquement toutes les grandes questions de l'heure, n'écrivit jamais rien à propos de l'Holocauste
."

"L'une des raisons pour lesquelles les Américains ordinaires semblaient être relativement indifférents aux souffrances des Juifs européens était qu'un grand nombre d'entre eux (probablement la majorité) ignorèrent pendant très longtemps -jusqu'en 1944 et même plus tard -l'exi",tence du prowamme d'extermination établi par Hitler."

"Le New York Times, le journal le plus important de l'époque, appartenait à des Juifs mais ne désirait pas être vu comme un journal orienté vers les questions juives."

"Le Wasllington Post, appartenant aussi à des Juifs, publia quelques éditoriaux prônant le sauvetage mais très peu de nouvelles et de reportages concernant la situation des Juifs en Europe."

"La tragédie des Juifs d'Europe fut un sujet que négligèrent les cinéastes américains. Durant la guerre, Hollywood sortit de nombreux longs métrages consacrés aux réfugiés et aux atrocités na- lies. Aucun ne traitait de l'Holocauste. Bien que les Juifs aient joui d'une grande influence dans l'industrie cinématographique, le Congrès juif américain fut incapable d'obtenir que quelqu'un produise un film, ne serait ce qu'un court documentaire, sur l'extermination des Juifs."

"L'impression que le Times, journal dont les propriétaires étaient juifs, ne pensait pas que l'assassinat systématique des Juifs valût la peine qu'on le mît en relief pourrait avoir influencé d'autres journaux. De même, le fait que Roosevelt ait négligé, jusqu'en mars 1944, de mentionner l'extermination des Juifs lors de ses conférences de presse peut avoir amené certains rédacteurs en cher à conclure que cette question n'était pas majeure."

"... les organisations non sionistes (American Jewish Commit tee, Jewish Labor Commit tee, B'nai B'rith et les groupes ultra-orthodo- xes) s'en allèrent de leur côté et ne firent pas grand-chose pour raire monter la pression en faveur du sauvetage."

Elie Wiesel, dans la préface qu'il a écrite à l'excellent livre de David S. Wyman, pose les questions suivantes:

"Comment expliquer la quasi-indifférence d'un Franklin D. Roosevelt à l'agonie du Judaïsme européen ? Comment justifier la politique anti-juive de certains hauts fonctionnaires du Département d'Etat ? Comment comprendre la passivité et le manque de perspicacité de la plupart des dirigeants juifs en Amérique ?"

Nous donnerons une réponse adéquate à ces questions, réponse qui complétera et éclairera d'un angle nouveau celle qui a été donnée par David S. Wyman. Toutefois, notre réponse ne sera complète qu'au terme de cet ouvrage.
Pour commencer à déchiffrer l'histoire en vue de comprendre le pourquoi des événements, il convient de rappeler que Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt étaient tous deux francs-maçons: ce n'est point un secret que je livre au lecteur. La plupart des conseillers du président américain étaient des francs-maçons juifs. Quant à la Grande-Bretagne, je précise qu'il y a environ un million de francs-maçons au Royaume-Uni. En ce qui concerne le nombre de Juifs affiliés à la franc-maçonnerie, la question fera l'objet d'une étude spéciale plus loin. J'indique toutefois que la proportion de Juifs affiliés à la secte maçonnique est - sans commune mesure - plus grande que celle de ce peuple par rapport à tous les autres. Il est certain que la plupart des dirigeants juifs américains et britanniques pendant la guerre étaient francs-maçons. Le Juif, dès qu'il occupe une position importante, soit par sa fortune soit par sa formation intellectuelle, s'affilie à une loge maçonnique non juive, c'est-à-dire à une loge faisant partie d'une obédience maçonnique dont les membres sont en partie juifs et en partie non juifs. S'il est riche, il entrera aussi dans l'ordre maçonnique juif B'nai B'rith. Outre les conseillers de Roosevelt, les dirigeants juifs nommément désignés sous ce chapitre étaient tous affiliés à la franc-maçonnerie, et la plupart à B'nai B'rith aussi. Il convient de préciser que les Etats-Unis d'Amérique nourrissent environ cinq millions de francs-maçons sur leur vaste territoire. Pour occuper un poste important dans l'administration américaine, il est pratiquement indispensable d'appartenir à la secte.
Après ce préambule, on constate que l'holocauste a été l'oeuvre de la franc-maçonnerie, y compris la franc-maçonnerie juive. Fut-ce une oeuvre due au destin aveugle et réalisée involontairement par la secte ? La réponse à cette question sera donnée plus loin.
Il convient néanmoins de rappeler dès à présent que l'horrible crime a permis l'établissement de l' Etat d'Israël et de l'Organisation des Nations Unies. Les couleurs de l'organisation internationale sont les mêmes que celles de son frere jumeau, l' Etat hébreu.
Après ce que nous savons déjà du fonctionnement d'une obédience maçonnique régulière, laquelle collabore étroitement avec toutes les obédiences maçonniques régulières à travers le monde, du pouvoir du Grand Maître, de son droit de grâce, droit régalien, et des assassinats maçonniques, nous ne pouvons que constater que
Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt, leurs conseillers et leurs ministres, le plus souvent francs-maçons juifs, obéissaient à des directives maçonniques supérieures en facilitant à dessein l'extermination de six millions de Juifs par Adolf Hitler. En effet, si ces francs-maçons avaient fait, collectivement ou individuellement, obstacle à l'accomplissement de la mission d'Adolf Hitler, ils auraient été sévèrement sanctionnés par leurs Grands Maîtres ou par leurs Grands Commandeurs respectifs.

source: Aron MONUS " les secrets de l'empire nietschien" editions interseas editions.
l'auteur est un ex franc-maçon refugié judeo-hongrois en france mathématicien professeur à l'école des mines.
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rachid666
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MessagePosté le: 29/09/2010 15:44:03    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
salaam Depuis longtemps il y a u toujours des ennemie de l'islam! je me corrige, des ennemies des musulmans ce n'est pas la même chose parce que a chaque fois que çà arrive les perdants se son les population des pays arabes ou musulmans comme l'Irak ou l'Afghanistan mais concernant l'islam (religion) elle est la première gagnante pacque après chaque man-oeuvre les gens viens en masse embrasse l'islam pourtant ses ennemies visent la religion pas les adeptes.
On reflichissant comme être humain pas comme musulman, il y a une formule assai bisard dans tout ca, on diré que La CIA LE MOSAD, MAMRI et autre noms ou regroupe la grosses cylindré de l'intelligence mondial travail pour le compte du bon dieu pour répondre l'islam dans le monde entier pretendant être son ennemie.
la hawla wa la kouwata il bi ellah
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antichirkus
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MessagePosté le: 06/10/2010 20:13:10    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
:bismillah!
 

Jazak Allah khayr pour tous ces articles extrêmement intéressants.
MEMRI ne peut trouver de terrain favorable que dans un environnement déjà hostile à l'Islam et aux Arabes.... pétrole et besoin d'hégémonie obligent.
Il existe aussi un phénomène bien enraciné aux états unis, qui laisse faire et exerce une énorme pression sur les média et sur cet immense peuple "ignorant" de la vérité: c'est le sionisme chrétien et multi - confessionnel qui a donné naissance à l'islamophobie guerrière, et qui prend le relai avec enthousiasme et "générosité" en sacrifiant TOUT pour porter haut le bras Israel et ses visées.
Ce qui m'étonne, c'est le laxisme arabe et musulman qui n'exerce aucune forme de réplique et de contre attaque pour braver ce phénomène, même en utilisant les mêmes méthodes.
Salam.
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
"Dis: "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d' Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c' est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." (Coran)
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luxmix
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MessagePosté le: 27/07/2011 06:53:10    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
salaam salâm alaykoum
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cadeau original
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Yanis Muslim


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MessagePosté le: 07/09/2011 20:43:14    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net.. Répondre en citant


As salam alikoum.

J'ai reçu aussi des chaines de ce genre. Qu'Allah nous préserve des manigances des mécréants. Je ne crois, pour ma part, qu'au Coran, la parole de Dieu et à la Sunnah, parole du Prophète de Dieu. Allah voit clair dans le jeu des détraqueurs de l'islam : viendra donc un jour où tout sera réduit à néant pour eux. Soyons patient, Allah est Grand. Barek Allah fik pour ce rappel, cher frère!





  
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MessagePosté le: 25/06/2018 17:38:18    Sujet du message: Memri, responsable de tous ces mensonges sur le net..
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