Forumuslim : Une question, une réponse



Recherche Avancée


 Message du Forum 
Librairie Musulmane Souk Ul Muslim


Toutes l'équipe vous souhaitent de bonnes fête de l'Aid. 


=>>Aider ACDLP à s'agrandir avec vos dons<<=

Afficher votre pub ici ?
   
  
               
           
        
 
 
'Umayr Ibn Wahb radhiaAllâhou'anhou


 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Hommes/Femmes vertueus(es)
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Badr7
Frère
Frère

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2007
Messages: 3 167
Sexe: Masculin

MessagePosté le: 08/05/2009 13:12:17    Sujet du message: 'Umayr Ibn Wahb radhiaAllâhou'anhou Répondre en citant
salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh
BismiLlâh, ER-Rahmân, ER-Rahim


  

Notre homme venait de l'échapper belle. Ce noble qurayshite,  mieux connu sous le nom de 'Umayr Ibn Wahb, ennemi du Prophète 
au moments des faits, venait de s'en sortir vivant de la bataille de Badr, mais on ne pouvait en dire autant de son fils, Wahb, tombé prisonnier entre les mains des musulmans. Notre homme n'était pas rassuré sur le sort de son fils. Il craignait que les musulmans ne châtient celui-ci pour tout ce qu'il avait fait de mal contre l'islam. Il ne cessait alors de penser au sort qui attendait son fils et de ruminer une vengeance contre le Messager d'Allâh 
et ses compagnons.


Un jour, en sortant du temple de la Ka'ba, il vit son cousin Safwân Ibn Umayya sur le parvis à côté de la Pierre Noire. Il prit place à côté de lui et commencèrent à échanger des banalités avant de passer au sujet qui les intéressait tous les deux, à savoir la défaite de Badr et ses conséquences sur Qureych. Il faut dire que tout les deux ont subit un tort lors de cette bataille. Safwân a perdu son père Umayya Ibn Khellaf (l'ancien maître de Bilâl Ibn Rabbah radhiaAllâhou'anhou), tandis que notre homme a vu son fils tomber prisonnier entre les mains des musulmans.

C'est ainsi qu'ils ruminèrent leur haine et leur amertume ensemble. Safwân dit à son cousin :

"Par Dieu, la vie après eux n'a aucun goût"

Notre homme garda le silence puis lui répondit :

"Tu as raison".

Il garda le silence un moment et ajouta :

"Par le Seigneur de la Ka'ba, s'il n' y avait pas des dettes qui m'accablent et que je ne peux honorer et une famille dont je crains la pauvreté après moi, j'irai trouver Muhammed et je le tuerais en épargnant aux hommes les malheurs de son message et en réglant une bonne fois pour toute ce problème !"

Il ajouta en baissant la voix :

"D'ailleurs, la présence à Yathrib (Médine) de mon fils Wahb, prisonnier, éloignera tous les soupçons."

Les paroles de notre homme ne tombèrent pas dans les oreilles d'un sourd. Safwân, qui voulait lui aussi se venger du Messager d'Allâh 
sauta sur cette occasion. Il dit au père désespéré :


" Ô 'Umayr, je suis prêt à prendre en charge tes dettes et à les acquitter quel que soit leur montant. Quant à ta famille, j'en prendrai soin comme de ma propre famille car les biens que je possède me suffisent amplement pour leur assurer une vie digne...."

Notre homme répondit :

"Dans ce-cas là, garde ceci entre nous et n'en parle à personne."

Et sur ces entrefaites, il alla se préparer pour sa mission à Médine. Il prit son épée, l'aiguisa puis la trempa dans du poison. Ensuite, il se fit préparer une monture et prit le chemin de Médine, le cœur rongé par la haine et le désir de vengeance.

Dans la ville illuminée, on se remémorait encore les exploits de Badr, les martyrs et les prisonniers. Un groupe de compagnons assis devant la mosquée était en train de parler justement de ce sujet, lorsque notre homme descendit de sa monture et s'apprêta à entrer dans la mosquée où se trouvait le Messager d'Allâh 
.



 'Umar Ibn El-Khettab radhiaAllâhou'anhou qui se trouvait parmi ce groupe de compagnons, vit notre homme qui se dirigeais d'un pas décidé vers la mosquée. Il dit alors à ceux qui étaient avec lui :


"C'est ce chien de 'Umayr, l'ennemi de Dieu. Par Dieu, il n'est venu que pour quelque sombre dessein. C'est lui qui, le jour de Badr, a excité les païens contre nous et a fait l'espion pour eux. Entrez chez le Messager d'Allâh 
et restez auprès de lui, on ne sait jamais ce qui peut arriver avec un être infâme et rusé comme lui."


Il les précéda chez le Messager d'Allâh 
et lui dit :


"Ô Envoyé d'Allâh, voilà l'ennemi de Dieu, 'Umayr, qui vient te voir, portant son sabre. Je crois qu'il est animé de mauvaises intentions."

Le Messager d'Allâh 
lui dit :


"Fais-le entrer"

'Umar s'approcha alors de notre homme, le prit par son vêtement et lui passa le ceinturon de son épée autour du coup. Il l'emmena ainsi devant le Messager d'Allâh
. Celui-ci, en le voyant ainsi, dit à 'Umar :


"Lâche-le, ô 'Umar, et éloignes-toi un peu de lui"

'Umar le lâcha et fit quelques pas en arrières. Notre homme s'approcha et dit :

"Bonne journée" comme il était d'usage de saluer dans la société pré-islamque. Le Messager d'Allâh 
lui répondit :


"Dieu nous a honorés par une salutation préférable à la tienne, ô 'Umayr ! C'est la paix. C'est par elle que les habitants du Paradis se salueront."

Notre homme lui dit :

"Par Dieu, ô Muhammed, tu n'as reçu ce salut que recemment."

L'Envoyé de Dieu 
lui demanda ensuite :


"Pour quel motif es-tu venu, ô 'Umayr ?"

Celuic-i répondit :

"Je suis venu pour intercéder pour le prisonnier que vous détenez."

Le Messager d'Allâh 
lui dit :


"Et cette épée que tu portes à ton cou ?"

Notre homme répondit :

"Maudites soient ces épées, nous ont-elles servis le jour de Badr ?"

L'Envoyé d'Allâh 
ajouta :


"Dit moi la vérité, ô 'Umayr, pour quel motif es-tu venu ?"

Celui-ci répondit :

"Je ne suis venu que pour cela !"

Le Messager d'Allâh 
lui dit alors :


"Ne t'étais-tu pas réuni avec Safwân Ibn Umayya près de la Pierre Noire en vous remémorant la bataille de badr et vos dignitaires morts ce jour-là ? N'as-tu pas dit : "Si je n'avais pas des dettes à honorer et une famille à ma charge, je serais partis tuer Muhammed ?" Safwân ne t'a-t-il pas promis de prendre en charge tes dettes et ta famille à condition que tu me tues ? Mais Dieu s'est interposé entre toi et ton projet."

Notre homme resta ébahi et stupéfait devant ces confidences faites par le Messager d'Allâh
. Il marqua un temps de silence, signe de son désarroi apparent, puis dit :


"Je témoignes qu'il n' y a de Dieu que Dieu, et que tu es le Messager de Dieu, ô Muhammed !"

Puis il ajouta :

"Nous t'avons toujours traité de menteur, ô Messager de Dieu, lorsque tu nous parlais de la Révélation qui te venait du ciel. Mais mon entretien avec Safwân, personne n'en était au courant sauf lui et moi. Je suis convaincu maintenant que c'est Dieu seul qui t'en a informé. Je rends grâce à Dieu de m'avoir guidé à l'Islam. "

Le Messager d'Allâh
s'adressa alors à ses compagnons et leur dit :


"Apprenez à votre frère les préceptes de l'Islam, enseignez-lui le Saint Qur'ân et libérez son prisonnier."

C'est ainsi que 'Umayr Ibn Wahb devint musulman. C'est ainsi que la haine et l'animosité qui l'animaient quelques heures auparavant devinrent de la foi et de l'amour.



En un mot, il fut transformé à tel point que 'Umar dit à son sujet :


Par Celui Qui tient mon âme dans Sa main, je préférais voir un porc plutôt que de voir  'Umayr avant que celui-ci ne se convertisse à l'Islam. Mais maintenant, il est devenu plus aimé pour moi que certains de mes enfants.

Tandis que notre Sahabi (compagnon du Prophète
) s'attelait avec foi et piété à assimiler les préceptes de l'islam et à s'imprégner de spiritualité de sa morale, son cousin Safwân vivait toujours dans l'illusion que se dernier allait le débarrasser du Messager d'Allâh
. Il disait à tous ceux qu'il rencontrait :


"Une bonne nouvelle vous sera annoncé qui vous fera oublier Badr"

Mais les jours passèrent, et aucune nouvelle de notre Compagnon ne lui parvint. Il commença alors à s'impatienter et se mit à interroger les gens qui venaient de Médine. Et c'est alors qu'il appris que son cousin s'était converti à l'islam. Il resta abasourdi devant cette nouvelle, lui, qui croyait que notre compagnon serait le dernier homme à embrasser l'islam. Dieu guide qui Il veut sur Son chemin. Celui qui était, il y a quelques heures seulement, l'ennemi le plus acharné de l'islam, était devenu en un laps de temps extra-ordinaire, l'un de ses plus ardents défenseurs. En une fraction de seconde, son âme passa des ténèbres à la lumière et de l'incroyance à la foi pure et transcendante. Après avoir appris les enseignements de l'islam et assimilé ses principes, notre illustre compagnon demanda au Messager d'Allâh 
la permission de retourner à La Mecque pour prêcher l'islam à ses proches qui voudraient l'écouter. Le Prophète 
le lui accorda, et le voilà s'en allant avec ferveur prêcher l'islam après l'avoir dénigré.


C'est là l'un des miracles les plus prestigieux de l'islam en ce sens que celui-ci transformait ceux qui étaient ses ennemis les plus acharnés en ses défenseurs les plus inconditionnels. Notre compagnon s'attela donc à faire connaître l'islam et à le faire aimer aux gens, en utilisant son prestige et le respect qu'il avait dans la société qureychite. Il n'oublia pas d'aller rendre visite à son cousin et ami, Safwân Ibn Umayya afin de lui faire partager la foi et la sincérité dans lesquelles il vivait depuis sa conversion à l'islam. Or, celui-ci n'avait pas oublié l'affront que notre compagnon lui a fait subir en prétendant aller tuer Muhammed et en revenant musulman, alors que lui avait informé tout le monde qu'il allait se passer quelque chose qui les réjouira. C'est donc avec des vociférations et des insultes que celui-ci accueilli notre sahabi. Mais qu'à cela ne tienne, notre pieux compagnon ne se découragea nullement. Il continua à prêcher et à faire aimer l'islam aux gens jusqu'à ce qu'il touchât le cœur de plusieurs personnes qu'il ramena quelques temps après avec lui à Médine, proclamant l'uncité d'Allâh.

Le jour glorieux de la conquête de La Mecque, notre illustre compagnon ne fut pas en reste de cet évènement inoubliable. Il lui tenait à cœur de voir sa ville natale reconnaître au Messager d'Allâh 
sa sincérité et le bien fondé de sa mission. Lui-même n'oubliera pas ses anciens amis qu'il alla trouver pour réïtérer l'appel à la lumière de l'islam et pour leur montrer l'égarement dans lequel ils se trouvaient. C'est ainsi qu'il fut finalement la cause de la conversion de son cousin Safwân Ibn Umayya qui, effrayé à la perspective de subir les représailles des musulmans pour les torts qu'il leur a faits, s'apprêtait à prendre le bateau pour fuir au Yémen. Safwân refusait de croire notre compagnon, qui lui assurait que le Messager d'Allâh 
lui avait pardonné, jusqu'à ce qu'il lui apportât le turban du Prophète 
comme garantie et gage de bonnes intentions de ce dernier à son égard.



Revenu rassuré à La Mecque, il demanda au Messager d'Allâh 
un délai de deux mois pour réfléchir à la question. Le Prophète 
lui en accorda 4. Quelques temps après, Safwân annonnça sa conversion et rejoignit le cortège des compagnons du Prophète
. Quant à notre illustre compagnon, il continuera son glorieux parcours après la mort du Messager d'Allâh 
, sans jamais faillir à son serment et à son devoir jusqu'à ce que Le Seigneur le rappelât à Lui...



Source : "Les Compagnons du Prophète
" de Messaoud Abou Ousama

   
  

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
http://www.aucoeurdelaprecarite.com/
http://aucoeurdelaprecarite.over-blog.com/
http://souk-ul-muslim.com/
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 08/05/2009 13:12:17    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Hommes/Femmes vertueus(es) Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Bienvenue sur le Forum Muslim