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Muhammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 5


 
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Badr7
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MessagePosté le: 04/05/2009 23:55:03    Sujet du message: Muhammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 5 Répondre en citant
BismiLlâh, Er-Rahmân, Er-Rahim
Salam 'aleykoum wa rahmaTouLlâhi wa barakaTou


      

CHAPITRE 5
: Phase 2, Prédication ouverte à La Mecque et la réaction des notables qureychites


" Il n' y a de Dieu qu'Allâh, et Muhammed est l'Envoyé d'Allâh"
      

Tel fut, en substance, le message qui retentit tel un orage en plein milieu de La Mecque, devant la Ka'ba, message dont le héraut n'était autre que le sublime Abû Bakr radhiaAllâhou'anhou.

Comme nous l'avons vu, la réaction des qureychites fut sans appel, ils se ruèrent sur les musulmans pour les battre.

L'Ere de la prédication ouverte du Prophète   :
:   venait de s'ouvrir, l'ère de l'Islam !


I) La réponse de la famille du Prophète :
:


Au sein même de la famille du Prophète  :
:
, les hostilités à l'égard de l'Islam commencèrent à éclore. C'est la raison pour laquelle le prophète  :
:
réfléchit à la manière dont il allait inviter sa famille à entrer dans l'Islam. Il demanda à son cousin 'Ali radhiaAllâhou'anhou d'appeler les 'Abd El-Moutalib (la famille du Prophète :
:
) à venir participer à un repas. Le but étant de les réunir, puis le moment propice, expliquer les préceptes de la religion d'Allâh 'azawajal. 'Ali radhiaAllâhou'anhou s'exécuta et réunis ainsi une quarantaines d'hommes, dont 4 oncles du Prophète (hamza, Abou Talib, El-Abbas et Abou Lahab). Au passage, je vous remet le schéma de la généalogie du Messager d'Allâh :
:
.




'Ali donc, présent ce jour là, dira :

"Le Prophète prit un morceau de viande, en arracha une bouchée et le reposa. Il leur dit alors : "Mangez au nom d'Allâh". Ils mangèrent donc et ne laissèrent rien. On ne voyait que les traces de leurs doigts. Le Messager d'Allâh m'a dit ensuite "Abreuve-les ô 'Ali !" J'ai amené alors la grande coupe pleine de lait et ils en burent à satiété."



Une fois bien rassasié, les gens étaient donc plus enclin à écouter le message de leur hôte. Mais lorsque le Prophète :
:
s'apprêta à leur parler, Abou Lahab, qu'Allâh le maudisse, le plus hostile, le précéda, et dit :

"Votre compagnon veut vous ensorceler !"

Et ils se dispersèrent sans que le Prophète :
:
n'ait pu leur parler. Plus tard, il réitéra l'invitation, et put cette fois ci parler. Il dit :

"Je loue Dieu et implore Son secours, crois en Lui, et place ma confiance en Lui. Je témoigne qu'il n'est d'autre divinité que Dieu, sans associé. Un guide ne peut jamais mentir à son peuple. Je jure par Dieu, en dehors de Qui il n'y a pas d'autre dieu, que j'ai été choisi comme messager pour vous en particulier et pour toute l'humanité en général. Par Dieu ! Vous mourrez tout comme vous dormez, et vous serez ressuscités tout comme vous vous éveillez. Vous serez certes comptables de vos actes. Puis ce sera le Paradis ou l'Enfer à jamais. "

Abou Talib, l'oncle bienveillant du Prophète :
:
, prit la parole et dit :

"Nous aimerions tant te soutenir. Nous sommes réceptifs à ton conseil et nous croyons en ta sincérité. je suis l'un de tes proches parents que tu as ici rassemblés, mais j'ai toujours été le premier d'entre eux à répondre favorablement à tes attentes. Agis donc selon les commandements que tu as reçus. Par Dieu ! Je te protègerai et te défendrai, mais je ne puis abandonner la religion de 'AbdAl-Mutalib"

Abou Lahab, dont l'hostilité à l'égard de l'Islam était établie, reprocha la tolérance de son frère. Il lui dit :

"Je jure par Dieu que ton soutien envers lui est une mauvaise chose. Tu dois l'arrêter dans son entreprise avant qu les autres ne le fassent. "

En vain, car Abû Talib réitéra sn soutien :

"Je jure par Dieu de le protéger aussi longtemps que je vivrai" lui dit il.

Remarque : Déjà, vous souvenez-vous de l'oncle du prophète, Abou Talib ? Celui qui avait prit en charge le Prophète  :
:  
à la mort de son grand père, et qui se montra de toute douceur à son égard ? Malheureusement, il refusa aussi de suivre le Prophète :
:
, bien que le Messager :
:
fut à ses yeux la personne la plus chère. Il lui témoignait de l'affection et de la bienveillance, le défendait et le protégeait, en se mettant ainsi en porte à faux avec son peuple, dont il partageait pourtant les croyances. Mais Allâh 'azawajal lui avait donné un amour naturel et non un amour inspiré par la foi. Il fit preuve de tendresse naturelle et d'intelligence, comme son comportement et sa défense du Prophète :
:
et de ses compagnons l'attestent.

Par la suite, le Prophète 
monta au sommet du mont As-Safa, et dit :


"O compagnons !"

Les gens se rassemblèrent autour de lui, les uns venant par eux même, les autres envoyant des représentants. C'est alors que le Prophète :
:
interpella les grandes tribus en ces termes :

"Ô 'Abd El-Moutalib ! Ô Banou Fihr ! Ô Banou Ka'b ! Voyez-vous si je vous informais que des cavaliers sont en train d'escalader cette montagne pour vous attaquer; me croiriez-vous ?"

Connaissant la sincérité de Muhammed :
:
,  celui qui était surnommé Al-Amin (le digne de confiance), l'assemblée annonça à l'unanimité :

"Oui !"

C'est alors que le Prophète :
:
leur dit :

"Je vous mets donc en garde contre un châtiment rigoureux"

C'est alors que l'un des oncles du Prophète :
:
, répondant au nom d'Abû Lâhab (encore lui) rétorqua :

"Malheur à toi tout les jours ! Est-ce pour nous dire cela, que tu nous as réunis ?"


En tout état de cause, le Prophète :
:
continua à inciter les gens à se soumettre à Allâh, nuit et jour, en cachette et ouvertement, sans se laisser décourager ni se laisser détourner de sa mission, par quoi que ce soit. Il allait à la rencontre des gens dans leurs assemblées, leurs lieux de regroupement et de fêtes, dans les regroupements du pèlerinage, et appelait tous ceux qu'il rencontrait, qu'ils soient des hommes libres ou des esclaves, des puissants ou des faibles, des riches ou des pauvres. Tous étaient égaux à ses yeux.

Mais les puissants et les riches parmi les païens de Qureych les persécutèrent par leurs paroles et leurs actes. Le plus acharné dans ses persécutions, fut son oncle Abou Lahab, ainsi que sa femme Oum Djamil Aroua Bint Harb, la sœur du chef de La Mecque de l'époque, Abou Soufyane.  Il y eût aussi celui qu'on appelle Abû Jahl, on reviendra sur son cas plus tard inchaAllâh, et on montrera de quelle manière, il avait surpassé le Cheytan a'udhu biLlâh mina Cheytan ar-rajim dans son entreprise de nuir au Prophète :
:
....

II) La critique du paganisme

Malgré l'effort des négationnistes, la voix du prophète :
:
continua de résonner dans La Mecque jusqu'à la révélation du verset suivant :

فَاصْدَعْ بِمَا تُؤْمَرُ وَأَعْرِضْ عَنِ الْمُشْرِكِينَ
15.94. FaisdaAA bima tu/maru waaAArid AAani almushrikeena
15.94. Proclame donc hautement les ordres que tu as reçus et détourne-toi des idolâtres !
15.94 . So proclaim that which thou art commanded , and withdraw from the idolaters .

Là, outre l'appel aux gens pour rejoindre l'islam, le Prophète :
:
commença à discréditer les pratiques superstitieuses de l'idôlatrie, exposant la vérité sur les idoles, démontrant leur extrême impuissance, et donnant des preuves concrètes de l'égarement manifeste de celui qui les adore, croyant qu'elles le rapprocheraient de Dieu.


 Les mecquois adoraient en dehors de dieux, des statues qu'ils vénéraient. Il leur octroyait le rang d'intermédiaire entre eux et Allâh 'azawajal. Nous avons déjà parlé de ces coutumes dans le tout premier post de cette série.


Remarque : Pourquoi refusaient-ils la vérité ?

Saffyu Er-Rahmân El-Moubarafuri  nous apprend que de leurs cotés, les mecquois se sentaient outragés et désapprouvaient au plus haut point l'attitude du Prophète :
:
. Les paroles de ce dernier avait l'effet d'un coup de tonnerre venant bouleverser les habitudes de longues dates. Mais en vérité, ce qui les inquiétaient le plus,c'était la crainte de voir s'effondrer leur acquis basé sur l'injustice, le mensonge, la dérision, et la liberté d'agir, qui sont autant de droits injustes que leur octroyait leur religion. En d'autres termes, leur tyrannie et leur suprématie, qui étaient fondées sur un simulacre de religion, n'auraient plus aucune raison d'être. Leurs passions devraient se plier à la volonté de Dieu et à celle de Son Messager :
:
, et surtout, ils ne pourraient plus perpétrer de vils péchés dans leur vie quotidienne et ils seraient contraints de s'abstenir de toute injustice à l'encontre des faibles. C'est pourquoi se refusaient-ils à accepter cette position "déshonorante", non pour des motifs liés à la dignité et à l'honneur, mais plutôt parce que :

بَلْ يُرِيدُ الْإِنسَانُ لِيَفْجُرَ أَمَامَهُ
75.5. Bal yureedu al-insanu liyafjura amamahu
75.5. Mais l’homme voudrait plutôt continuer à vivre dans le libertinage
75.5 . But man would fain deny what is before him .

Exaspérés et inquiets, les notables de qureychs commencèrent à perdre leur sang froid.

C'est dans ce contexte qu'un jour, alors que les musulmans étaient en train de prier, près de La Mecque, certains païens vinrent perturber leur prière et se moquer d'eux, et ils finirent par en venir aux mains. Prêt à en découdre, ils s'attendaient à une partie de plaisir, cependant, l'un d'entre eux n'oublia certainement jamais ce jour là. Ce jour là, un illustre sahabi radhiaAllâhou'anhou du nom de Sa'd Ibn Abî Waqas se distinguera par son courage. Armé d'un simple os de chameau, il se défendit ardemment. et blessa un païen à l'aide de cette arme, au visage, allant jusqu'à lui faire couler son sang.

Ce jour là restera marqué dans les annales de l'Histoire de l'Islam, puisque ce fut le Jour du premier sang versé au nom de l'Islam, quelques années avant même que la Grande bataille de Badr ne débute. Cette-fois ci, la moindre des choses que l'on puisse dire, c'est que les mécréants étaient tombés sur un os !

III) La plainte des mecquois à Abû Talib

Voyant l'islam grandissant, ils partirent se plaindre à Abu Talib, et l'exhortèrent à convaincre Muhammed  :
:
de revenir à de meilleurs sentiments vis à vis de leurs "dieux".

Ils se plaignirent en ces termes :

"Ô Abou Talib ! Ton neveu insulte nos dieux; il critique notre religion, nous fait passer pour des insensés, et annonce que nos aïeux étaient dans l'erreur; il faut que tu le dissuades de continuer à agir de la sorte, sinon autorises-nous à l'empêcher de nous nuire, car tu es autant que nous, en désaccord avec ce qu'il proclame".

Abou Talib convoqua ensuite le prophète  :
:
et lui dit :

"Ô neveu ! Ton peuple se plaint de toi en te reprochant ceci et cela ! Epargne moi donc tes problèmes ainsi qu'à toi et ne me fais pas supporter ce qui est insupportable pour moi ainsi que pour toi ! Evite donc de dire à ton peuple ce qu'il n'aime pas entendre."

Le Messager d'Allâh  :
:
répondit :

"Ô oncle, si le soleil était posé à ma droite, et la lune à ma gauche, je ne laisserai pas cette mission, jusqu'à ce qu'Allâh l'impose ou que je périsse !"



Les larmes du prophète 
se mirent à couler sur son visage, tandis qu'Abou Talib lui dit :


"Ô mon neveu ! Continue ta mission et fais ce que bon te semble ! Par Allâh, je ne te laisserai jamais à la merci de quicqonque !"

Et quel secour ! Les mecquois voulait déjà en finir avec Muhammed  :
:
, si ce n'étais la position d'Abou Talib, dont l'autorité était indiscutable. Les notables qureychites ont tout fait pour convaincre Abou Talib de renier son neveu. On se souvient de la fois où ils allèrent le voir, en compagnie d'une jeune homme vigoureux, du nom de 'Amara Ibn El Walid, dans la fleur de l'âge, afin de le proposer comme nouveaux fils à Abou Talib en échange du Prophète.  :
:
En gros, c'était "on te donne 'Amara Ibn El-Walid, il est beaux, il est robuste et tout, et toi en échange, tu nous donne Muhamed et l'on fait de lui ce que l'on veut.."

"Quel mauvaise proposition !!!" s'offusqua Abou Talib, avant d'ajouter : "Vous me donner votre enfant, pour que je l'éduque et que je le chérisse, et en retour, je vous donne mon enfant pour que vous le tuez ???? Quelle proposition... Il n'en sera jamais ainsi !"

IV) Le pèlerinage de La Mecque imminent  : Une opportunité pour le Prophète :
:
, mais un problème pour les mécréants, et l'appel d'El Walid Ibn El-Mughira

En parallèle des inquiétudes suscitées par la prédication ouverte de la nouvelle religion, El- Mubarakfuri nous apprend dans son ouvrage qu'un autre problème préoccupait les Qureychittes; en effet, l'Appel publique à l'Islam venait de commencer, il n' y avait que quelques mois seulement, que s'ouvrit  la saison du pèlerinage païen annuel.


Ils savaient que les représentants des différentes tribus arabes allaient prochainement venir à La Mecque. Ils se mirent donc d'accord pour mettre au point une stratégie propre à détourner les pèlerins arabes de la foi nouvelle prêchée par Muhammed :
:
. Leur idée fut de mettre en place une campagne de prévention contre le Message de Muhammed  :
:
Ils propageront ainsi de fausses rumeurs aux pèlerins sur le message du Prophète :
:
, afin de le discréditer.

Pour trouver les arguments qui alimenteront leurs futurs diatribes contre l'Envoyé d'Allâh :
:
, les qureychittes iront se payer les services d'un homme, poète de renom, et qui pourtant, avait dans un premier temps été sensiblement touché par le Qur'ân,. Il s'appelait El-Walid Ibn El-Mughira. Lorsqu'il partit pour la première fois à la rencontre du Prophète :
:
, celui-ci lui récita des versets du Qur'ân, qui le subjuguèrent. Il fut convaincu d'avoir été témoin ce jour là,  d'une manifestation de la vérité. Mais son amour pour les biens d'ici-bas et son orgueil finiront par avoir raison de lui. Abou Jahl , grand ennemi de l'Islam, connaissait ces défauts, c'est pourquoi il ira lui dire :

"Ô mon oncle, ton peuple veut amasser de l'argent !"

El Walid lui demanda :

"Et pourquoi donc ?"

Abou Jahl rétorqua :

"Pour te le donner, car il parait que tu es allé voir Muhammed pour écouter ce qu'il a à t'exposer."

Il lui répondit :

"Les qureychites savent que je suis l'un des plus riches d'entre eux !"

Abou Jahl répliqua :

"Dis donc de lui des paroles qui prouve à ton peuple que tu rejettes ce qu'il prêche !"

Après avoir réfléchit, Al-Walid déclara :

"L'accusation la plus plausible à l'encontre de Muhammed est qu'il est sorcier. Sa sorcellerie sépare l'homme de son père, de son frère, de son épouse et de sa famille. "

L'assemblée des incroyants adopta son opinion et fut d'accord pour la propager. Cette rumeur terrifiante, avait de quoi dissuader tout curieux de venir écouter les paroles de Muhammed :
:
. Et ce qui est le plus triste, c'est que cette idée émanait d'un homme qui avait pourtant reconnu, en tant que poète, la véridicité du Qur'ân. il avait même reconnu de manière solennelle :

"Par Allâh, il n ' y a pas d'homme parmi vous qui connaisse mieux que moi la poésie ! je connais le rajaz et je connais la poésie des djinns, et je jure par Allâh, que ce qu'il récite (Muhamed) ne ressemble ni à l'un, ni à l'autre ! ce qu'il récite possède une saveur et une douceur; son amont est fécond et son aval est abondant; il s'élève sur toute chose, et rien ne s'élève au dessus de lui; il détruit tout ce qui se trouve au dessous de lui."

Mais il réfléchit, et il décida de s'opposer à la vérité qu'il avait pourtant pu apprécier l'authenticité. C'est alors, qu'Allâh 'azwajal révéla à son encontre, seize versets concernant lui et sa ruse qu'il voulait mettre en oeuvre pour tromper les pèlerins. Allâh 'azawajal dit :

ذَرْنِي وَمَنْ خَلَقْتُ وَحِيداً
74.11. Tharnee waman khalaqtu waheedan
74.11. Alors c’est à Moi qu’aura affaire cet être que J’ai créé démuni de tout,
74.11 . Leave Me ( to deal ) with him whom I created lonely ,

وَجَعَلْتُ لَهُ مَالاً مَّمْدُوداً
74.12. WajaAAaltu lahu malan mamdoodan
74.12. à qui J’ai donné des richesses étendues
74.12 . And then bestowed upon him ample means ,

وَبَنِينَ شُهُوداً
74.13. Wabaneena shuhoodan
74.13. et des enfants nombreux, témoins de sa fortune.
74.13 . And sons abiding in his presence

وَمَهَّدتُّ لَهُ تَمْهِيداً
74.14. Wamahhadtu lahu tamheedan
74.14. Or, malgré les grandes facilités que Je lui ai accordées,
74.14 . And made ( life ) smooth for him .

ثُمَّ يَطْمَعُ أَنْ أَزِيدَ
74.15. Thumma yatmaAAu an azeeda
74.15. il demeure insatiable, Me réclamant toujours davantage !
74.15 . Yet he desireth that I should give more .

كَلَّا إِنَّهُ كَانَ لِآيَاتِنَا عَنِيداً
74.16. Kalla innahu kana li-ayatina AAaneedan
74.16. Mais aucun de ses souhaits ne sera satisfait, car il a toujours combattu avec acharnement Nos versets.
74.16 . Nay! For lo! he hath been stubborn to Our revelations .

سَأُرْهِقُهُ صَعُوداً
74.17. Saorhiquhu saAAoodan
74.17. Aussi vais-Je l’épuiser dans une montée fort harassante.
74.17 . On him I shall impose a fearful doom .

إِنَّهُ فَكَّرَ وَقَدَّرَ
74.18. Innahu fakkara waqaddara
74.18. Certes, il a bien réfléchi et a bien supputé.
74.18 . For lo! he did consider ; then he planned

فَقُتِلَ كَيْفَ قَدَّرَ
74.19. Faqutila kayfa qaddara
74.19. Eh bien ! Qu’il périsse d’avoir si bien supputé !
74.19 . ( Self ) destroyed is he , how he planned!

ثُمَّ قُتِلَ كَيْفَ قَدَّرَ
74.20. Thumma qutila kayfa qaddara
74.20. Oui, qu’il périsse d’avoir si bien supputé !
74.20 . Again ( self ) destroyed is he , how he planned!

ثُمَّ نَظَرَ
74.21. Thumma nathara
74.21. C’est ainsi que, après avoir dévisagé l’assistance,
74.21 . Then looked he ,

ثُمَّ عَبَسَ وَبَسَرَ
74.22. Thumma AAabasa wabasara
74.22. il se renfrogna et fronça les sourcils ,
74.22 . Then frowned he and showed displeasure .

ثُمَّ أَدْبَرَ وَاسْتَكْبَرَ
74.23. Thumma adbara waistakbara
74.23. puis se détourna d’un air hautain
74.23 . Then turned he away in pride

فَقَالَ إِنْ هَذَا إِلَّا سِحْرٌ يُؤْثَرُ
74.24. Faqala in hatha illa sihrun yu/tharu
74.24. et dit : «Tout ceci n’est que sorcellerie fort bien imitée !
74.24 . And said : This is naught else than magic from of old ;

إِنْ هَذَا إِلَّا قَوْلُ الْبَشَرِ
74.25. In hatha illa qawlu albashari
74.25. Ce ne sont-là que des propos d’un mortel !»
74.25 . This naught else than speech of mortal man .

Leur décision prise, les notables qureychites s'attelèrent à leur tâche, ils abordaient les pèlerins pour lancer leurs infâmes propagandes. On se souvient avec quelle ardeur, les ennemis de l'islam, à l'instar d'Abou lahab, aimait propager leurs mensonges. Abou Lahab fera même, de la lutte contre son neveu, et contre l'Islam, sa raison de vivre. On raconte qu'alors que le prophète :
:
arpentait les marché et appelait les gens à la foi en Allâh, Abou Lahab, marchait derrière lui et le suivais partout où il allait, disant après lui :

"C'est un homme qui a abandonné la religion de ses ancêtres et c'est un menteur."

C'est à dire qu'alors que les gens se réveillait pour aller au marché, pour acheter ou pour vendre, Abou lahab lui se réveillait et partait au marché dans le seul et unique but de démentir le Prophète :
:
.

Allâh 'azawajal révéla alors les versets suivants :

تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ
111.1. Tabbat yada abee lahabin watabba
111.1. Périssent les mains d’Abû Lahab, et qu’il périsse lui-même !
111.1 . The power of Abu Lahab will perish , and he will perish .

Ils ont tout fait pour étouffer le Message, et d'empêcher à tout prix que les nouveaux pèlerins embrassent la foi nouvelle.



Seulement, Muhammed
:
:
parvint tout de même à ébranler les coeurs des pèlerins et quelques uns d'entre eux se rallièrent à son appel...

V) Le témoignage de Tawfal Ibn 'Amr Ad-Dûsi radhiaAllâhou'anhou

 En dépit des efforts pour briser l'islam, on note le témoignage de Tawfal Ibn 'Amr Ad-Dûsi, radhiaAllâhou'anhou

Un jour en effet, un homme du nom de Tawfal Ibn 'Amr vint en visite à La mecque. Cet homme était originaire de la tribu de Dûs. Ayant hérité de ses ancêtres les qualités de générosité, de protection des faibles et d'hospitalité des voyageurs, il avait, en plus de tout cela, un don admirable et un talent magnifique de poète. C'est à ce titre d'ailleurs qu'il venait chaque année à la foire de 'Uqaz où se rassemblaient les plus grands poètes de la presqu'île arabique pour déclamer leurs poèmes et chercher la notoriété et la récompense. A La Mecque, il entendit parler pour la première fois de la mission du Messager d'Allâh.  :
:
Mais laissons-le nous raconter lui-même cette histoire qui changea sa vie :

"En entrant un jour à La Mecque, je fut accosté par les dignitaires qureychites qui me prirent à part, non sans m'avoir réservé un accueil chaleureux et ils me dirent :

" Ô Tawfal ! Toi qui viens d'entrer dans notre ville, tu dois savoir qu'il y a un de nos concitoyens qui se prétend prophète et qui a semé la discorde entre nous et divisé nos rangs. C'est pourquoi, nous craignons qu'il ne vous arrive la même chose chez vous dans le cas où ce qu'il prêche arrive jusqu'à vous. Aussi, nous vous mettons en garde contre lui. Ne lui parlez-pas et évitez-le, car ses paroles sont comme de la magie. Elles sèment la discorde entre le fils et le père, les frères entre eux et l'épouse et son mari."

Leurs mises en garde et leurs recommandations m'avaient tellement fait de l'effet que j'avais décidé de ne pas le rencontrer et de l'éviter autant que faire se peut. C'est pourquoi, allant faire mes rites d'adoration dans la Ka'ba, j'ai pris le soin de mettre du coton dans mes oreilles pour ne pas écouter  ce que pourrait dire Muhammed.



 Or, dès que j'entrais dans le temple et que je le vis prier différemment de nous, sa vue me plut et les rites qu'il accomplissait suscitèrent ma curiosité et mon intérêt. Je fus touché par son adoration et me sentis attiré vers lui sans intention de ma part, jusqu'à ce que j'entende ce qu'il récitait. Ce furent des paroles merveilleuses qui m'évmerveillèrent. Je me suis dit alors :"Que ta mère te perde, ô Tawfal ! Tu es un homme intelligent et doué en poésie, capable de distinguer le beau du médiocre. Qu'est-ce qui t'empêche t'entendre ce que dit cet homme ? Si ce qu'il a apporté est bon, tu l'acceptes, sinon, tu es libre de le rejeter." je restai à ma place jusqu'à ce que le Messager d'Allâh s'en allât chez lui. Je le suivit et le vis entrer dans sa demeure. j'entrais après lui et lui dit :

"Ô Muhammed ! Ton peuple m'a dit de toi telle et telle chose. Par Dieu, ils n'ont cessé de me mettre en garde contre toi jusqu'à ce que j'ai mis du coton dans mes oreilles pour ne pas t'entendre. mais Dieu a daigné que j'entende ce que tu récites, et je l'ai trouvé merveilleux. Expose moi ce que tu prêches."

 Il m'exposa les préceptes de l'islma, et me récita quelques versets du Qur'ân. Par Dieu, jamais je n'ai entendue de paroles aussi belles et aussi justes. Aussitôt, je lui ait fait allégeance et me suis converti à l'islam. Je suis resté quelques temps avec lui pour apprendre les préceptes de l'islam et, lorsque vint le moment de retourner chez moi, je dis au Messager de Dieu :

"Ô Messager de Dieu ! Je suis un homme obéi au sein de mon peuple. Je vais retourner chez mes concitoyens et les inviter à embrasser l'islam. Invoque pour moi Dieu afin qu'il m'accorde un signe qui m'assisterait dans ma mission."

Le Messager de Dieu dit alors : "Ô Dieu, accorde-lui un signe !". je suis donc parti à la rencontre de mon peuple pour appeler à l'islam."


VI) Les différentes tentatives en vue d'enrayer la progression de l'Islam

Ayant bien saisi l'attachement de Muhammed  :
:
pour sa mission, mais voulant désespérément briser la vague de l'Appel à l'Islam, les Qureychites se mirent à recourir à d'autres moyens d'actions, bas et mesquins, parmi lesquels El-Moubarakfuri cite  :

a) Le dénigrement.

Le dérision, la dépréciation, la négation aux fins de pousser les adeptes de la nouvelle foi à la défection et à la démoralisation. Ainsi, les qureychites ne cessèrent de traiter le Prophète 
de possséder ou de déséquilibrer.


وَقَالُواْ يَا أَيُّهَا الَّذِي نُزِّلَ عَلَيْهِ الذِّكْرُ إِنَّكَ لَمَجْنُونٌ
15.6. Waqaloo ya ayyuha allathee nuzzila AAalayhi alththikru innaka lamajnoonun
15.6. Les négateurs disent : «ش toi à qui le Coran a été révélé ! Tu n’es en vérité qu’un possédé !
15.6 . And they say : O thou unto whom the Reminder is revealed , lo! thou art indeed a madman!

Ils le traitèrent de sorcier et de menteur :

وَعَجِبُوا أَن جَاءهُم مُّنذِرٌ مِّنْهُمْ وَقَالَ الْكَافِرُونَ هَذَا سَاحِرٌ كَذَّابٌ
38.4. WaAAajiboo an jaahum munthirun minhum waqala alkafiroona hatha sahirun kaththabun
38.4. Les infidèles trouvent étrange que l’un d’eux soit venu les avertir et disent : «Cet homme est un sorcier et un imposteur !
38.4 . And they marvel that a warner from among themselves hath come unto them , and the disbelievers say : This is a wizard , a charlatan .

Ils le fixaient de leurs regards hostiles débordant de haine et d'animosité.

وَإِن يَكَادُ الَّذِينَ كَفَرُوا لَيُزْلِقُونَكَ بِأَبْصَارِهِمْ لَمَّا سَمِعُوا الذِّكْرَ وَيَقُولُونَ إِنَّهُ لَمَجْنُونٌ
68.51. Wa-in yakadu allatheena kafaroo layuzliqoonaka bi-absarihim lamma samiAAoo alththikra wayaqooloona innahu lamajnoonun
68.51. Peu s’en faut que les négateurs ne te foudroient du regard quand ils entendent réciter le Coran. «C’est un vrai possédé !», disent-ils.
68.51 . And lo! those who disbelieve would fain disconcert thee with their eyes when they bear the Reminder , and they say : Lo! he is indeed mad ;

وَمَا هُوَ إِلَّا ذِكْرٌ لِّلْعَالَمِينَ
68.52. Wama huwa illa thikrun lilAAalameena
68.52. Or, ce Coran n’est qu’un rappel qui s’adresse à tout l’Univers.
68.52 . When it is naught else than a Reminder to creation .

Lorsque les musulmans les plus démunis, parce que n'appartenant pas à un clan puissant succeptible de les soutenir, entouraient le Messager d'Allâh
, les négateurs les ridiculisaient. Ils disaient, comme cela est rapporté dans le Qur'ân :


وَكَذَلِكَ فَتَنَّا بَعْضَهُم بِبَعْضٍ لِّيَقُولواْ أَهَـؤُلاء مَنَّ اللّهُ عَلَيْهِم مِّن بَيْنِنَا أَلَيْسَ اللّهُ بِأَعْلَمَ بِالشَّاكِرِينَ
6.53. Wakathalika fatanna baAAdahum bibaAAdin liyaqooloo ahaola-i manna Allahu AAalayhim min baynina alaysa Allahu bi-aAAlama bialshshakireena
6.53. C’est ainsi que Nous mettons à l’épreuve les hommes les uns par les autres , afin qu’ils disent : «Sont-ce là ceux d’entre nous que Dieu a comblés de Ses faveurs?» Mais n’est-Il pas le mieux Informé de ceux qui Lui sont véritablement reconnaissants?
6.53 . And even so do We try some of them by others , that they say : Are these they whom Allah favoureth among us? Is not Allah best aware of the thanksgivers?

Allâh 'azawajal les dénonce également dans le Qur'ân, lorsqu'Il dit :

إِنَّ الَّذِينَ أَجْرَمُوا كَانُواْ مِنَ الَّذِينَ آمَنُوا يَضْحَكُونَ
83.29. Inna allatheena ajramoo kanoo mina allatheena amanoo yadhakoona
83.29. Certes, les impies se moquaient autrefois des croyants.
83.29 . Lo! the guilty used to laugh at those who believed ,

وَإِذَا مَرُّواْ بِهِمْ يَتَغَامَزُونَ
83.30. Wa-itha marroo bihim yataghamazoona
83.30. Quand ils les croisaient, ils échangeaient des regards malveillants.
83.30 . And wink one to another when they passed them ;

وَإِذَا انقَلَبُواْ إِلَى أَهْلِهِمُ انقَلَبُواْ فَكِهِينَ
83.31. Wa-itha inqalaboo ila ahlihimu inqalaboo fakiheena
83.31. Quand ils rentraient dans leurs foyers, ils se répandaient en sarcasmes à leur sujet ,
83.31 . And when they returned to their own folk , they returned jetting ;

وَإِذَا رَأَوْهُمْ قَالُوا إِنَّ هَؤُلَاء لَضَالُّونَ
83.32. Wa-itha raawhum qaloo inna haola-i ladalloona
83.32. et quand ils les apercevaient, ils s’écriaient : «Voici les égarés !»,
83.32 . And when they
them they said : Lo! these have gone astray .


وَمَا أُرْسِلُوا عَلَيْهِمْ حَافِظِينَ
83.33. Wama orsiloo AAalayhim hafitheena
83.33. comme s’ils avaient reçu mission de les censurer !
83.33 . Yet they were not sent as guardians over them .

b) La calomnie

 Déformer les enseignements de Muhamed, soulever des arguments spécieux, faire circuler de fausses informations, lancer des accusations infondées sur l'Islam et la personne de l'Envoyé d'Allâh
, et amplifier tout cela au point que les gens ne puissent plus avoir une compréhension saine de la foi nouvelle ; concernant le Qur'ân, ils le calomniaient de la façon suivante :


وَقَالَ الَّذِينَ كَفَرُوا إِنْ هَذَا إِلَّا إِفْكٌ افْتَرَاهُ وَأَعَانَهُ عَلَيْهِ قَوْمٌ آخَرُونَ فَقَدْ جَاؤُوا ظُلْماً وَزُوراً
25.4. Waqala allatheena kafaroo in hatha illa ifkun iftarahu waaAAanahu AAalayhi qawmun akharoona faqad jaoo thulman wazooran
25.4. «Ce Coran, disent les négateurs, n’est qu’une imposture qu’il a forgée avec l’aide d’un groupe d’individus.» Mais, en disant cela, ils commettent une grave injustice et un affreux mensonge.
25.4 . Those who disbelieve say : This is naught but a lie that he hath invented , and other folk have helped him with it , so that they have produced a slander and a lie .

وَقَالُوا أَسَاطِيرُ الْأَوَّلِينَ اكْتَتَبَهَا فَهِيَ تُمْلَى عَلَيْهِ بُكْرَةً وَأَصِيلاً
25.5. Waqaloo asateeru al-awwaleena iktatabaha fahiya tumla AAalayhi bukratan waaseelan
25.5. «Ce ne sont que de vieux contes recueillis par lui, ajoutent-ils, et qu’on lui dicte matin et soir.»
25.5 . And they say : Fables of the men of old which he hath had written down so that they are dictated to him morn and evening .

Ou bien encore :

وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّهُمْ يَقُولُونَ إِنَّمَا يُعَلِّمُهُ بَشَرٌ لِّسَانُ الَّذِي يُلْحِدُونَ إِلَيْهِ أَعْجَمِيٌّ وَهَـذَا لِسَانٌ عَرَبِيٌّ مُّبِينٌ
16.103. Walaqad naAAlamu annahum yaqooloona innama yuAAallimuhu basharun lisanu allathee yulhidoona ilayhi aAAjamiyyun wahatha lisanun AAarabiyyun mubeenun
16.103. Nous savons bien que les négateurs disent : «C’est un simple mortel qui l’instruit !» Mais celui qu’ils visent parle une langue étrangère , alors que ce Coran est en langue arabe bien claire.
16.103 . And We know well that they say : Only a man teacheth him . The speech of him at whom they falsely hint is outlandish , and this is clear Arabic speech .

Ou bien encore :

وَقَالُوا مَالِ هَذَا الرَّسُولِ يَأْكُلُ الطَّعَامَ وَيَمْشِي فِي الْأَسْوَاقِ لَوْلَا أُنزِلَ إِلَيْهِ مَلَكٌ فَيَكُونَ مَعَهُ نَذِيراً
25.7. Waqaloo mali hatha alrrasooli ya/kulu alttaAAama wayamshee fee al-aswaqi lawla onzila ilayhi malakun fayakoona maAAahu natheeran
25.7. Ils disent encore : «Qu’est-ce donc que ce Prophète qui se nourrit et circule comme tout le monde dans les marchés? Si seulement il était assisté d’un ange descendu du Ciel, pour prêcher à côté de lui !
25.7 . And they say : What aileth this messenger ( of Allah ) that he eateth food and walketh in the markets? Why is not an angel sent down unto him , to be a warner with him .

Le noble Qur'ân a réfuté avec vigueur leurs accusations et allégations.

c) L'insulte au Qur'ân


Comparer le Qur'ân aux fables des anciens afin de détourner l'intérêt que les gens pourraient porter aux paroles d'Allâh.



Ce sera la tâche d'An-Nadr Ibn El-Harith,  entreprit de passer derrière Muhammed
:
:
pour sermoner des fables, et rabaisser les paroles du Prophète
. S'il a agit ainsi, c'est parce qu'il savait pertinement que l'accusation de sorcier, poète et fou incombé au Prophète 
ne tiendrait pas longtemps, An-Nadhr Ibn El-Harith s'est adressé aux qureychites de la manière suivante :


"Ô Qureych ! Vous êtes actuellement confronté à un phénomène sans précédent face auquel vous avez été jusqu'à ce jour désespérement impuissants. Muhammed a grandi ici parmi vous et s'est toujours montré très obligeant, il a été le jeune homme le plus sincère et le plus digne de confiance dans cette cité. Cependant, lorsqu'il est parvenue à l'âge de pleine maturité, il a commencé à prêché une fois nouvelle et étrangère à votre société, et il s'est opposé à ce qui vous est cher, c'est pourquoi vous l'avez dénoncé tour à tour comme étant un sorcier, un devin, un poète ou même un dément. Je jure par Dieu qu'il n'est rien de tout cela. Il n'est, en efet, pas enclin à souffler sur les neouds, à la différence des sorcies. Ce n'est pas un devin, car nous connaissons l'agitation des devins ainsi que leur prose cadencée. Il n'est pas non plus un poète, ses paroles ne ressemblent en rien à la poésie, et il n'est pas fou, parcequ'il n'a pas tenu des propos incohérents propres aux déséquilibrés. Ô gens de Qureych, cette question est vraiment sérieuse et je vous recommande de reconsidérer votre manière de voir."

Il a été rapporté qu'An-Nadr se rendit plus tard dans la région de Hîra, où il apprit les traditions des rois de Perse, et les récits concernant des hommes tels que Rustum et Asphandiar. De retour à La Mecque, il suivit pas à pas le Messager :
:  
lors de ses déplacements lorsque ce dernier allait prêcher la foi nouvelle et mettre les gens en garde contre le gouroux d'Allâh. Après chaque discours du Messager d'Allâh :
:
, il s'adressait à ceux qui venaient de l'écouter, et il leur raconter de longues légendes perses, puis il terminait son intervention en demandant insidieusement à l'assemblée s'il avait réussi à surpasser Muhammed  :
:
dans le domaine de l'art oratoire.

Ibn 'Abbâs a rapporté qu'An-Nadhr avait acheté des esclaves chanteuses, qui par leur charme, éloignaient de l'Islam certaines personnes qui accordaient de l'attention au Prophète
. A ce propos, Allâh 'azawajal a dit :


وَمِنَ النَّاسِ مَن يَشْتَرِي لَهْوَ الْحَدِيثِ لِيُضِلَّ عَن سَبِيلِ اللَّهِ بِغَيْرِ عِلْمٍ وَيَتَّخِذَهَا هُزُواً أُولَئِكَ لَهُمْ عَذَابٌ مُّهِينٌ
31.6. Wamina alnnasi man yashtaree lahwa alhadeethi liyudilla AAan sabeeli Allahi bighayri AAilmin wayattakhithaha huzuwan ola-ika lahum AAathabun muheenun
31.6. Il est des gens qui, au mépris de toute science, prônent de futiles discours pour écarter leurs semblables de la Voie du Seigneur, en la discréditant à leurs yeux. ہ ceux-là est réservé un supplice infamant.
31.6 . And of mankind is he who payeth for mere pastime of discourse , that he may mislead from Allah ' s way without knowledge , and maketh it the butt of mockery . For such there is a shameful doom .

Remarque : Cet étrange à quel point cette situation ressemble aux concerts d'aujourd'hui....

d) Tentative de compromis et de négociation

Tenter de dissuader Muhammed 
:
:
de deumeurer fermement attaché à ses principes en l'invitant à conclure le compromis suivant : il devrait reononcer à une partie de la nouvelle religion, et les qurecyhites en feraient de même vis-à-vis de leurs pratiques pré-islamiques. Allâh'azawajal dit à ce propos :

فَلَا تُطِعِ الْمُكَذِّبِينَ
68.8. Fala tutiAAi almukaththibeena
68.8. N’obéis donc point aux négateurs
68.8 . Therefor obey not thou the rejecters

وَدُّوا لَوْ تُدْهِنُ فَيُدْهِنُونَ
68.9. Waddoo law tudhinu fayudhinoona
68.9. qui aimeraient bien que tu sois accommodant avec eux, afin qu’ils le soient aussi avec toi.
68.9 . Who would have had thee compromise , that they may compromise .

D'après Ibn Jârir et At-Tabarani, les idôlatres proposèrent à Muhammed  :
:
d'adorer leurs fausses divinités pendant une année, tandis qu'eux adoreraient Dieu l'année suivante, et ainsi de suite. Selon une autre version, rapportée par 'Abd Ibn Humayd, ils dirent : "Si tu acceptes nos idoles, nous adorerons ton Dieu."

C'est ainsi que selon Ibn Ishaq, un groupe de polythéistes influents composé de :

-Al Aswad Ibn Al-Mutalib Ibn Asad
-Umayya Ibn Khellaf (le maître de Bilâl)
-Al-As Ibn Wâ'il (qui sera plus tard musulman)

vinrent à la rencontre du Prophète :
:
, alors qu'il effectuait des circumambulations (tawaf) autour de la Ka'ba; il lui signifia que les qureychites étaient disposés à adorer ce qu'il adorait s'il faisair de même envers leurs divinités. Le groupe de gens ajouta ceci :

"Si le Seigneur que tu adores est meilleur que nos idoles, alors cela nous sera profitable, mais si nos dieux s'avèrent être meilleurs que le tien, alors tu en tireras bénéfices."

Un jugement bien injuste quand on connaît la grandeur d'Allâh 'azawajal....



C'est à leur sujet qu'Allâh 'azawajal révéla la sourate Al-Kafiroun :


قُلْ يَا أَيُّهَا الْكَافِرُونَ
109.1. Qul ya ayyuha alkafiroona
109.1. Dis : «ش négateurs !
109.1 . Say : O disbelievers!

لَا أَعْبُدُ مَا تَعْبُدُونَ
109.2. La aAAbudu ma taAAbudoona
109.2. Je n’adore pas ce que vous adorez ,
109.2 . I worship not that which ye worship ;

وَلَا أَنتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ
109.3. Wala antum AAabidoona ma aAAbudu
109.3. pas plus que vous n’adorez ce que j’adore !
109.3 . Nor worship ye that which I worship .

وَلَا أَنَا عَابِدٌ مَّا عَبَدتُّمْ
109.4. Wala ana AAabidun ma AAabadtum
109.4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez
109.4 . And I shall not worship that which ye worship .

وَلَا أَنتُمْ عَابِدُونَ مَا أَعْبُدُ
109.5. Wala antum AAabidoona ma aAAbudu
109.5. et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
109.5 . Nor will ye worship that which I worship .

لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِيَ دِينِ
109.6. Lakum deenukum waliya deeni
109.6. ہ vous votre religion, et à moi la mienne !»
109.6 . Unto you your religion , and unto me my religion .

Cette sourate mit fin à leur négociation ridicule.

Face à l'inutilité de leurs manœuvres pour briser l'islam naissant, les qureychites décidèrent de briser l'Islam par la force.. Après la campagne de décrédibilisation des musulmans, de censures, de propagande, les qureychites franchiront une étape sombre qui marquera la mémoire de l'Islam. Ce dont on va parler la prochaine fois inchaAllâh, c'est de la vague  terrible de tortures et de répression qui s'abattit sur  les musulmans, tandis que se manifesteront au grand jour, les miracles de la foi, et le courage d'hommes et de femmes qui graviront en lettres d'or leurs noms sur la vaste épopée de l'Islam....

"Allahumma salli 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ sallayta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm.
Wa bârik 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ barakta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm fil 'alamin. Innaka Hamîdun-Majîd. "

"Ô Allâh ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim.
Bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim parmi les mondes. Tu es Digne d'éloges, Le Glorieux Suprême. »
      

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MessagePosté le: 04/05/2009 23:55:03    Sujet du message: Publicité
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