Forumuslim : Une question, une réponse



Recherche Avancée


 Message du Forum 
Le Guide des meilleurs restos Halal


=>>Aider ACDLP à s'agrandir avec vos dons<<=

Afficher votre pub ici ?
   
  
               
           
       
'Uthmân Ibn Mad'oun radhiaAllâhou'anhou


 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Hommes/Femmes vertueus(es)
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Badr7
Frère
Frère

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2007
Messages: 3 167
Sexe: Masculin

MessagePosté le: 04/04/2009 11:59:39    Sujet du message: 'Uthmân Ibn Mad'oun radhiaAllâhou'anhou Répondre en citant
BismiLlahi Er-Rahmân, Er-Rahim

salâmou^alaykoum wa rahmatoulahi barakatouh


  


Notre sahabi était parmi les tous premiers convertis à l'Islam. D'une nature calme et austère, il avait un penchant marqué pour la vie ascétique. Il abhorrait, depuis sa plus tendre enfance, l'esprit libertin et l'obscurantisme de ses concitoyens, et semblait toujours à la recherche d'une voie succeptible de le mener à la Vérité. L'élan de son âme, vers la révélation qur'ânique fut donc des plus naturels dès lors qu'il avait trouvé réponse à tous ses questionnements existentiels.


En effet, dès le moment où les lueurs de la Révélation commencèrent à poindre, illuminant les coeurs de chercheur d'Allâh, notre héros n'hésita pas à aller rejoindre le groupe des disciples de Muhammed
, "les Sahabas" comme il sera d'usage de les appeler. Il deviendra ainsi un des habitués dela demeure d'Al-Arqam, lieu où le Messager d'Allâh
transmettait et expliquait les verset révélés. Comme tous les musulmans faibles et sans défense, il sera victime des persécutions et des exactions des païens qui s'acharnèrent sur lui.  Il fera donc partie de ceux qui émigreront en Abyssinie pour échapper aux persécutions des qureyshites. Il y sera lors de la première et de la deuxième émigration en compagnie de son fils As-Sayb. En Abyssinie, il gardera toujours sa foi en l'unicité d'Allâh et la mission prophétique de Muhammed
. Il restera fidèle au message en qui il avait trouvé paix spirituelle et sérénité.




Et les mois passèrent. Notre héros et ses compagnons d'exil attendaient avec impatience le jour où ils pourraient revenir chez eux. Un jour, une rumeur parvint à nos exilé disant que La Mecque s'était convertie à l'Islam et que les qureychites avaient fini par se prosterner devant Allâh. Ce fut la joie chez la famille de notre héros et ses compagnons, heureux d'entendre une telle nouvelle. Ils firent leurs adieux à l'accueillante et tolérante Abyssinie et reprirent le chemin du retour. Or, une déception les attendait. La conversion des qureychites n'était qu'une rumeur sans fondement. La Mecque, du moins, une grande partie de sa population, restait hostile au message du Prophète
. Il ne leur restait plus que la vielle pratique arabe du "jiwar", le droit de protection à un homme menacé ou traqué. Celui qui jouissait de ce droit de la part d'un notable était immunisé contre toute poursuite ou violence. Seuls, quelques exilés pouvaient se permettre ce privilège. Notre Sahabi était un de ceux-là. Il se mit sous la protection du chef qureychite, El-Walid Ibn El-Mughira et put, de ce fait, entrer librement à La Mecque. Plus personne ne pouvait s'en prendre à lui, et il pouvait aller et venir à sa guise dans les rues de La Mecque. Ce n'était pas le cas, par contre, pour les autres croyants qui n'avaient pas eu l'opportunité d'être protégé comme lui. Pour eux, les brimades continuèrent comme avant. C'est pourquoi, ne pouvant supporter de voir ses compagnons maltraités alors qu'il jouissait d'une protection, il alla trouver El-Walid Ibn El-Mughira et lui demanda de lever son immunité. Etonnée, ce dernier lui dit :


"Pourquoi ô fils de mon frère ! Un des hommes de mon clan t'a-t-il fait du tort ?"

Notre sahabi répondit :

"Non, mais la protection de Dieu me suffit et je ne veux pas que quelqu'un d'autre me protège."

Al-Walid lui dit alors :

"Allons à la Ka'ba pour déclarer publiquement que tu n'es plus sous ma protection."

Devant l'oratoire, Al-Walid déclara solennellement que notre héros n'était plus, selon son désir, sous sa protection. Notre Sahabi en fit de même et déclara qu'il avait demandé lui même la levée de la protection.

C'était sa façon à lui de partager les souffrances de ses frères. Du jour au lendemain, il se retrouva comme eux, sans défense autre que celle d'Allâh. Un jour, alors qu'il passait devant une assemblée de qureychites, il entendit le poète La bîd Ibn Rabî'a réciter des vers. Il s'assit devant eux tandis que Labîd déclamait les vers suivants :

"Toute chose en dehors de Dieu n'est que vanité"

Notre Sahabi répliqua :

"Tu dis vrai"

Labîd reprit :

"Tout bienfait est fait pour ne pas durer"

Notre sahabi répondit :

"Tu mens car les bienfaits du Paradis sont éternels."

Vexé, Labîd se tourna vers ses auditeurs et leur dit :

"Ô Peuple de Qureysh ! Par Dieu, jamais auparavant un membre de votre assemblée se faisait traiter ainsi. Comment acceptez-vous cela ?"

Une personne de l'assistance lui répondit :

"Celui-là est un insolent, il a apostasié notre religion. ne fais pas attention à lui."

Notre géros répliqua à l'homme et vice-versa jusqu'à ce que la polémique se transforma en dispute. L'homme se leva et donna un coup de poing atteignant l'œil de notre compagnon. Al-Walid Ibn El-Mughira qui avait assisté à la scène, dit à notre Sahabi :

"Par Dieu ! Ô fils de mon frère, si tu étais sous ma protection, ton n'aurait pas été atteint.

Ce dernier lui dit :

"Par Dieu, mon oeil saint voudrait bien recevoir ce qu'a reçu l'autre oeil pour l'amour de Dieu. Et sois assuré, je suis sous la protection de Celui Qui est plus fort et plus puissant que toi."

Ibn El-Mughira lui proposa une nouvelle fois de revenir sous sa protection, mais il déclina l'offre, confiant en sa foi en Allâh. Son destin et celui de ses frères parmi les faibles et les persécutés ne faisaient qu'un et il ne pouvait en être autrement.

C'est alors qu'eût lieu l'émigration à Médine des exilés d'Abyssinie qui purent échapper ainsi et d'une façon définitive aux persécutions des infidèles de Qureych. La miséricorde d'Allâh n'avait pas de limites. Après les épreuves et les vicissitudes, vint le temps de la quiétude et de la paix. A Médine, les croyants pouvaient se consacrer à l'adoration d'Allâh sans craindre les exactions de qui que ce soit.



La vie de notre héros était faîte d'adoration passionnée et de renoncement aux plaisirs de ce monde. Il jeûnait le jour et s'absorbait dans les prières de la nuit. Sa vie était devenue un hymne continuel à la gloire d'Allâh. Ayant renoncé d'une façon définitive aux attraits de la vie, il ne mangeait que des repas simples et ne portait que des habits en haillons ou en étoffes rugueuses. La vie n'avait plus d'intérêt pour lui. Un jour, il entra à la mosquée, alors que le Messager d'Allâh
s'y trouvait avec un groupe de compagnons; il portait un habit déchiré qu'il avait rafistolé avec un morceau de fourrure. En le voyant ainsi, le Prophète
eut de la compassion pour lui et ses compagnons se mirent à pleurer. L'Envoyé d'Allâh
leur dit :


"Qu'en êtes-vous du jour où l'un de vous portera le matin un vêtement et le soir, un autre, où vous envelopperez vos demeures comme on enveloppe la ka'ba ?"

Les compagnons répondirent :

"Nous souhaitons que tout cela se produise, ô messager d'Allâh, et que nous soyons dans le bine être et le confort."

Le messager d'Allâh
leur rétorqua :


"Certes, ce jour arrivera, mais sachez que la façon dont vous viviez aujourd'hui est préférable à celle que vous vivrez ce jour là."

Le renoncement de 'Uthman était tel qu'il alla jusqu'à négliger ses devoirs conjugaux. Le Messager d'Allâh


"Ô 'Uthman ! Tu as des obligations vis-à-vis de ta femme. c'est ainsi qu'est ma sunna en ce domaine."

Il revint à sa femme, mais continuant sa vie de renoncement et d'ascétisme avec plus de rigueur. Car c'était là son tempérament et sa vocation. Le Messager d'Allâh
savait cela et il lui manifestait un grand amour.


Le jour de la mort de notre héros, le Prophète
le pleura tellement que ses larmes innondèrent son visage. Il l'embrassa sur le front en lui disant :


"Que Dieu te soit miséricordieux, ô Abû Sa'd ! Tu es parti de ce monde sans qu'il n'ait rien pris de toi, et sans que tu n'aies rien pris de lui."

Le jour de sa mort, 'Umar In El-Khettab radhiaAllâhou'anhou dira :

"Lorsque 'Uthmân Ibn Mad'oun décéda de mort naturelle, il perdit un peu de mon estime dans mon coeur. Je me suis dit : "Regardez un peu celui d'entre nous qui était le plus renonçant à ce monde. Voilà qu'il meurt de mort naturelle." Mais lorsque le Prophète 
décéda de mort naturelle et après lui, Abû Bakr, je me suis dit : "Malheur à toi, les meilleurs d'entre nous meurent de mort naturelle." Et il reprit l'estime qu'il avait dans mon coeur."


'Umar s'attendait à ce que notre héros meure sur un champs de bataille en martyr. Notre Sahabi, l'ascète, le sage, sera le premier musulman à mourir à Médine. Il sera aussi le premier à être enterré au cimetière d'Am-Baqî'. Qu'Allâh soit satisfait de lui ! Amine

Voici la photo du cimetière des compagnons radhiaAllâhou'anhoum, à Médine.




Source : Les Compagnons du Prophète de Messaoud Abou Oussama.
             

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
http://www.aucoeurdelaprecarite.com/
http://aucoeurdelaprecarite.over-blog.com/
http://souk-ul-muslim.com/
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 04/04/2009 11:59:39    Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Islam Sunnite Index du Forum -> Science de la religion (Verrouillé) -> Hommes/Femmes vertueus(es) Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Bienvenue sur le Forum Muslim