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Muhammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 4


 
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Badr7
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MessagePosté le: 28/03/2009 23:44:14    Sujet du message: Muhammed Salla Llâhou 'aleyhi wa salam : Chapitre 4 Répondre en citant
BismiLlâh, Er-Rahmân, Er-Rahim
Salam 'aleykoum wa rahmaTouLlâhi wa barakaTou

        
     

Chapitre 4 :
Phase 1, La Prédication secrète et les tous premier(e)s converti(e)s..


La fois précédente, nous avions étudié l'instant de la Révélation, et nous avons appris de quelle manière cet homme d'exception, Muhamed  salla Llâhou 'aleyhi wa salam fut investi de la mission prophétique.
Les premiers versets de la Sourate Al-Mudathir annoncèrent de façon explicite, l'ordre de transmettre le Message Divin. Ainsi débuta la mission du Prophète  :
: , Une mission difficile, certes, mais elle fut aussi, et c'est ce que nous allons tenter d'illustrer tout au long de ces post inchaAllâh, une magnifique leçon de courage, de persévérance, et un modèle unique de perfection. Ainsi donc commence la vaste épopée de Notre Prophète  :
: bien aimé.


Le Prophète :
: , comme nous l'avons vu précédemment, vivait à La mecque.

Il commença sa mission par une première phase, que je vous propose d'étudier.

Au début de sa mission prophétique, le Prophète  :
: n'exorta pas directement et publiquement les gens à l'Islam. La Mecque jouait un rôle central dans la vie religieuse des arabes et ses habitants étaient les gardiens de la Ka'ba. La protection des idoles vénérées par tous les arabes était à la charge des mecquois. C'est pourquoi la réforme y était encore plus difficile à réaliser. Œuvrer dans cette perspective au sein d'un tel milieu hostile a requis sans aucun doute une volonté et une détermination sans faille face aux malheurs et aux calamités. Aussi, l'appel à l'Islam s'est-il fait, au début, dans la clandestinité, afin de ne pas irriter les mecquois que la nouvelle foi déconcerterait.


Le Prophète  :
: s'adressa d'abord à ses proches, en priorité, avant d'étendre son champs d'action à La mecque.


Remarque : C'est déjà là, une leçon importante concernant la da'wa (appel à l'Islam). En effet, il est utile, lorsqu'on s'évertue à faire le rappel, de commencer par ses proches en priorité, puis agir envers les autres par la suite, et agrandir le cercle de la da'wa au fur et à mesure.

Il appela à l'islam ceux qui étaient susceptible de l'accepter, qui connaissaient la sincérité du prophète  :
: , et qui étaient connus pour leur amour authentique et sans intermédiaire vis-à vis d'Allâh.

Dans l'histoire de l'Islam, ces femmes et ses hommes, dont nous allons cités les noms inchaAllâh, seront désignés par le vocable "Assâbiqûn Al-Awwalûn", ce qui signifie "les précurseurs. Leurs vie sera dédié à l'islam. Voyons donc qui se cache derrière ce mérite immense.

I)  Khadîja radhiaAllahou'anha (Première musulmane)

Cette femme, épouse du prophète :
: et mère des croyants, se place en tête des précurseurs de l'islam.


Remarque : On appelle mère des croyantes toutes les femmes du Prophète  :
: , conformément à la parole d'Allâh 'azawajal, lorsqu'il dit :


النَّبِيُّ أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنفُسِهِمْ وَأَزْوَاجُهُ أُمَّهَاتُهُمْ وَأُوْلُو الْأَرْحَامِ بَعْضُهُمْ أَوْلَى بِبَعْضٍ فِي كِتَابِ اللَّهِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ إِلَّا أَن تَفْعَلُوا إِلَى أَوْلِيَائِكُم مَّعْرُوفاً كَانَ ذَلِكَ فِي الْكِتَابِ مَسْطُوراً
33.6. Alnnabiyyu awla bialmu/mineena min anfusihim waazwajuhu ommahatuhum waoloo al-arhami baAAduhum awla bibaAAdin fee kitabi Allahi mina almu/mineena waalmuhajireena illa an tafAAaloo ila awliya-ikum maAAroofan kana thalika fee alkitabi mastooran
33.6. Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes , et ses épouses sont leurs mères. D’après le Livre de Dieu, les liens du sang ont la priorité dans les successions sur ceux qui unissent les croyants de Médine et les émigrés de La Mecque, à moins que vous ne fassiez quelque donation en faveur de vos alliés, tel que cela est inscrit dans le Livre.
33.6 . The Prophet is closer to the believers than their selves , and his wives are ( as ) their mothers . And the owners of kinship are closer one to another in the ordinance of Allah than ( other ) believers and the fugitives ( who fled from Mecca ) except that ye should do kindness to your friends . This is written in the Book ( of nature ) .

khadija Bint Khuwaylid est le premier être humain à avoir cru au message de son mari et a ajouté foi a ce qu'il a apporté de la part de son Seigneur. Elle se tint à ses côtés dans sa mission. Elle fut la première à croire en Allâh et en Son Messager et a ajouter foi à ce qu'il avait rapporté. Allâh allégea ses soucis grâce à elle, dans la mesure où, à chaque fois qu'il entendait du mal de ses concitoyens, elle le soulageait, le consolait et allégeait son affliction, qu'Allâh soit satisfaite d'elle et fasse qu'elle soit satisfaite de Lui. Nous avons déjà raconté, dans le précédent post, la manière dont elle le soutenait dans les moments difficiles.

Ibn Ishaq ajoute : «  Ibn Hicham ibn 'aroua m'a rapporté d'après son père, d'après 'AbdAllâh Ibn Ja'far qui a dit : « Le Messager d'Allâh  salla Llâhou 'aleyhi wa salam a dit :

« Il m'a été ordonné d'annoncer la bonne nouvelle à Khadija : elle aura une maison en perles, où il n' y a ni vacarne, ni fatigue ».

Un post entier sera prochainement, dédié à son histoire inchaAllâh

II) 'Ali Ibn Abî Talib radhiaAllâhou'anhou (le premier enfant musulman)

'Ali Ibn Abî Talib radhiAllâhou'anhou est né à La Mecque en l'an 600 après Jésus Christ ('aleyhi salam), c'est à dire quelques dix ans avant le début de la Révélation. Il avait donc trente ans de moins que l'Envoyé d'Allâh  :
: . Il était le benjamin de 4 enfants d'Abû Talib. Son prénom, choisi par sa mère, était Haydar qui signifie le lion, mais son père le changea en 'Ali. Il garda toutefois, son surnom en raison de son courage légendaire.

Sa mère s'appelait Fâtima bint As-Sad ibn Hâshim. C'etait donc une pure hashemite (c'est à dire descendante de hachim, l'arrière grand père du Prophète :
: ) de la famille du Prophète :
: . Elle s'est convertie à l'Islam et a rejoint le Prophète :
: et ses compagnons à médine. Durant son enfance, 'Ali fut pris en charge et élevé par le prophète :
: . Celui-ci voulait soulager son oncle Abû Tâlib qui arrivait difficilement à subvenir aux besoins de sa famille. Il voulait aussi lui rendre le bien qu'il lui avait fait en l'élevant alors qu'il (le prophète : :
: : ) était orphelin de père et de mère (cf posts précedent). C'est ainsi que 'Ali grandit dans la demeure du Prophète :
: entouré de l'affection du Messager d'Allâh :
:


On raconte ainsi sa conversion :

Un jour, alors qu'il était toujours pris en charge par le Prophète :
: , il entra chez celui-ci et le vit en prière avec son épouse Khadîja radhiAllâhou'anha. Tout étonné, il leur demanda ce qu'ils faisaient. L'Envoyé d'Allâh :
: lui répondit :


"Nous sommes en train de rendre un culte à Dieu, l'Unique, tel qu'Il l'a ordonné pour son adoration. Il m'a chargé de transmettre Son message aux hommes. je t'appelle donc à croire en Dieu, l'unique, sans associé, et à rejeter la croyance en Lât et 'Uzza !"

Ali répondit :

"C'est une chose nouvelle pour moi. Je n'en ai jamais entendu parler auparavant. Je ne peux pas te donner ma réponse tant que j'en ai pas parlé à abû Tâlib."

L'Envoyé d'Allâh :
: qui n'avait pas encore proclamé ouvertement son message lui dit :


"Tu es libre d'adhérer ou non à cette religion, mais il vaut mieux que tu en gardes le secret pour l'instant."

Il promit de le faire. Toute la nuit durant, il ne cessa de réfléchir à ce que lui avait présenté le Prophète :
: comme nouvelle religion. Comme le dit le proverbe, la nuit porte conseil...




Son âme oscillait entre cette croyance qu'il voyait différente et la croyance de ses concitoyens. Connaissant la droiture et la sincérité de Muhammad :
: , son cousin et bienfaiteur, il savait que celui-ci ne saurait mentir. Finalement, l'appel de la Vérité eut raison des contraintes ancestrales. Le lendemain, il alla se convertir entre les mains du prophète :
: et de son épouse khadîja radhiAllâhou'anha. Lorsque la révélation survint, il avait alors dix ans. La lumière divine se nicha dans son cœur. Allâh 'azawajal l'avait préservé des impuretés de l'idolâtrie. Il ne s'était jamais prosterné devant les idoles et autres icônes qui pullulaient à l'intérieur et autour de la ka'ba. c'est pour cela que les musulmans, en parlant de lui, disent :


"'Ali, qu'Allâh annoblisse son visage "

Selon toutes les versions hagiographique, 'Ali fut le premier enfant à embrasser l'Islam après khadîja radhiAllâhou'anha. Il faut dire que c'est le Messager d'Allâh :
: lui même qui avait élevé 'Ali et l'avait façonné dans le moule de l'Islam. Ce dernier avait donc eu le rare privilège de vivre dans l'atmosphère spirituelle intense qui régnait dans la demeure du prophète :
: . Il s'en était bien imprégné. En effet, dans son comportement de tous les jours, dans ses paroles comme dans ses actes, 'Ali dégageait une grande spiritualité.


Pour plus de détails sur l'histoire de 'Ali radhiaAllâhou'anhou inchaAllâh : http://muslim.xooit.com/t8199-Ali-Ibn-Abi-Talib-radhiAllahou-anhou.htm

III) Zayd Ibn Haritha radhiaAllâhou'anhou (le premier esclave affracnhi musulman)

L'histoire de Zayd est tout à fait extraordinaire. Lorsqu'il fut enlevé des mains de sa mère, à l'âge de huit ans, Zayd Ibn Haritha ne se doutait nullement du glorieux destin qui l'attendait. Les marchands d'esclaves qui l'avaient enlevé et vendu à La Mecque, ne croyaient pas tirer un bon prix de cet enfant décrit comme court de taille, d'un brun foncé et le nez camus.
Ils le vendirent à un noble de La mecque, Hâkim Ibn Hizâm radhiaAllâhou'anhou, pour 400 dinars.



Ce dernier, parent de Khadija, l'épouse du Prophète  :
: , acheta avec Zayd, tout un groupe de jeunes esclaves. Il alla voir sa tante Khadija et lui demanda d'en choisir un pour son service. khadija fit son choix et opta pour Zayd. A son tour, elle l'offrit à son époux le prophète. :
:   Ce dernier n'avait pas encore reçut la Révélation, mais c'était un homme juste et honnête qui avait l'estime de tous ses concitoyens. A ce titre, il fit afranchir le jeune Zayd et le considéra comme son propre fils. Or, le père de Zayd, que l'enlèvement avait profondément attristé, ne cessait de le chercher.


Un jour, au cours d'une période de pèlerinage, un groupe de personnes venues du village natal de Zayd découvrit la présence de celui-ci à La Mecque. ils lui rapportèrent l'immense chagrin de ses parents et leurs efforts pour le retrouver. Emu, Zayd leur demanda de transmettre son salut à ses parents et de les réconforter sur son sort en leur disant qu'il était avec le plus généreux des pères. La nouvelle de la découverte de Zayd ne pouvait que réjouir ses parents qui avaient été longtemps privés de leur enfant. Son père et son oncle partirent sans plus tarder à La Mecque pour le revoir et pourquoi pas le ramener avec eux. En arrivant à La Mecque, où se trouvait Muhamed "Al Amine" (le Digne de confiance). Une fois en sa présence, ils lui dirent :

"Ô fils de 'Abd Al-Mualib, vous êtes les voisins de Dieu. Vous affranchissez l'esclave et vous nourrissez le prisonnier ! Nous sommes venus te voir au sujet de notre fils qui est en ta possession et nous avons ramené avec nous de l'argent pour son rachat. Sois généreux avec nous et ne nous demande pas trop."

Le messager d'Allâh  :
: n'ignorait pas l'attachement et l'amour que lui vouait Zayd. En effet, zayd aimait énormément notre Prophète  :
: . Mais en homme noble et généreux, le Prophète  :
: ne pouvait refuser à son père le droit de récupérer son enfant. il dit à ses deux visiteurs :


"Appelons Zayd et laissons-le choisir entre vous et moi. S'il vous choisit, il est libre de vous suivre sans aucune rançon de rachat. Mais s'il choisit de rester avec moi, par Dieu, je ne demande aucune rançon pour celui qui me préfère."

Réjouis par une telle réponse, Haritha, le père de Zayd, répondit :

"Tu fais preuve d'équité, et plus encore !"

L'Envoyé d'Allâh appela Zayd et lui fit part de la proposition faite à son père et à son oncle. Sans même réfléchir, Zayd répondit :

"Je choisis de rester avec toi."

Son père lui répliqua alors :

"Malheur à toi ô Zayd ! Tu préfères l'esclavagisme à la liberté ?"

Il lui répondit :

"J'ai vu en cet homme des choses tellement extraordinaires que je ne pourrai jamais le quitter;"

En entendant cela, le Messager d'Allâh  :
: prit Zayd par la main, et l'emmena sur le parvis de la ka'ba où il trouva les qureychites réunis. Il proclama devant eux :


"Soyez témoins, ô gens de Qureych, que Zayd est mon fils. Il héritera de moi et j'hériterai de lui !"

A ces mots, le coeur de haritha s'apaisa. Il su qu'il avait laissé son fils entre des mains nobles et généreuses. Il revint dans son village, serein et tranquilisé sur le sort de son fils. C'est ainsi que Zayd devint, pour tout le monde, le fils de Muhammed. Il fut considéré ainsi jusqu'à ce qu'un verset du Qur'ân vint mettre un terme à la coutume de l'adoption par filiation, très répandue alors chez les arabes.



Et la vie continua, douce et paisible, pour Zayd qui ignorait le destin glorieux auquel était appelé cet homme en qui il avait décelé des choses extraordinaires et qu'il avait préféré à son père et à son oncle. De fait, la clairvoyance de Zayd s'avéra juste puisque la Révélation ne tarda pas à se manifester à Muhammed  :
: alors qu'il venait d'atteindre ses quarantes ans. Dès que le prophète :
: annonça à ses intimes les premières visites de l'Ange gabriel 'aleyhi salam,  Zayd fut dans les premiers à le suivre et à le soutenir après son épouse Khadija, ce qui lui conféra une place de choix au sein de l'islam et aussi dans le coeur du messager d'Allâh.



IV) Abû Bakr radhiaAllâhou'anhou (le premier homme libre musulman)

Lorsque Muhammad :
: s'isolait dans la grotte de Hirâ pour méditer et se recueillir, Abû Bakr, son futur compagnon et beau-père, était alors l'un des plus riches commerçants de La Mecque. Etait-il au courant de la quête spirituelle de son compatriote ? Il avait du apprendre, comme la plupart des gens de La Mecque, que Muhammad :
: , l'époux de la riche Khadija, avait une attirance pour la méditation et la spiritualité. Il devait être au courant de son comportement moral, rare à l'époque, qui lui avait valu le surnom d'al-Amîn (le digne de confiance). C'est pour cela, sans doute, qu'il a dû le suivre dès qu'il a commencé à prêcher ce que l'Esprit Saint ( l'ange Djibril 'aleyhi salam) lui a révélé.


Par ailleurs, les sources islamiques mettent l'accent sur le caractère doux et spirituel d'Abû Bakr. Il en était de même de son penchant pour l'ascétisme et le détachement des choses de ce monde. On rapporte à cet effet, que même devenu calife, successeur temporel du Prophète :
: , il vaquait à ses affaires personnelles, en vendant des vêtements au marché pour subvenir à ses besoins. C'est dire combien cet homme illustre était disposé à recevoir les enseignements du Prophète :
: et à devenir un de ses plus intimes compagnons.


Abû Bakr appartenait à la célèbre tribu de Quraysh. Ayant un ancêtre commun avec le Prophète :
: , il était donc un pur produit de la noblesse arabe.

Comme s'il était prédestiné au rôle qui serait le sien, les histoires qui se rapportent à son sujet indiquent que son comportement et sa morale durant son enfance et sa jeunesse furent aux antipodes de ceux de ses concitoyens. On louait son honnêteté dans les affaires du commerce. On admirait sa sagesse et sa pondération.

Cet homme hors du commun est né à La Mecque deux ans après le Prophète :
: . Son père s'appelait 'Uthmân, mais on le surnomait Abû Quhâfa. Quand à sa mère, elle s'appelait Salma, mais était plus connue sous le nom d'Um Al-Khayr. Il reçut une solide éducation faisant de lui l'une des personnes les plus en vue de la société mecquoise.

Dès son jeun âge, sa réputation d'honnête homme, loyal, sage, et intègre s'imposa à ses concitoyens. On rapporte que la tribu de Quraysh l'avait choisit pour la représenter dans les discussions lors des conflits tribaux où il y avait mort d'homme. Ces discussions servaient à fixer le prix du sang (ad-diya). Il est évident que pour pouvoir être désigné à tenir ce rôle -là, il fallait avoir fait ses preuves en matière de sagesse et de maturité. On rapporte aussi qu'il était très sollicité par ses concitoyens pour ses conseils qui étaient d'une grande utilité. Figure d'une grande noblesse, il était très généreux envers les pauvres et les nécessiteux. Toutes ces qualités ne pouvaient que susciter l'estime et la sympathie des gens de bons caractères et de bonne moralité que connaissait alors La Mecque. Parmi ceux-ci, il y avait bien sûr le Prophète :
: , qu'une grande amitié , dit-on, liait à notre homme. Et lorsque l'heure de la révélation sonna, on les retrouva tous les deux sur le chemin d'Allâh, assumant et subissant toutes les épreuves qu'exige une telle mission.

Abû bakr est comme nous l'avons dit, le premier homme à avoir embrassé l'Islam. Son choix ne fut pas long à se dessiner. Connaissant l'honnêteté et la sincérité de son ami d'enfance, il n'hésita pas un instant. Il est vrai que sa nature douce et son âme spirituelle le prédisposaient à faire ce choix. Lorsque le Prophète :
: lui prêcha le message qu'Il venait de recevoir de Son Seigneur, il accepta sans hésitation. Il en devint l'un des plus ardents défenseurs. C'est à juste titre que le Prophète :
: a dit de lui :


" S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre qu'Allâh, cela aurait été Abû Bakr. Seulement, il est mon frère et mon compagnon."

Son comportement et sa morale étaient des plus exemplaires du temps même de la période antéislamique (djahiliya). On rapporte, qu'étant encore enfant, son père l'emmena à la Ka'ba pour rendre un culte d'adoration aux idoles.



Il s'approcha de l'une d'elle et lui dit :


"J'ai faim, nourris moi !"

Il n'eût aucune réponse. Il ajouta :

"J'ai soif, donne moi à boire !"

Il n'eût aucune réponse. Il ajouta encore :

"J'ai froid, vêts-moi !".

Ce fut toujours le silence. A la fin, il prit un caillou et lui dit :

"Je vais te jeter ce caillou et si tu es un dieu, défends toi !".

Il lui jeta le caillou et elle tomba à la renverse.
On rapporte aussi qu'il était d'une grande vertu et qu'il n'avait jamais bu une goutte d'alcool. Chose vraiment paradoxale dans une société où tous ses membres étaient des épicuriens nés. (un épicuriens est celui qui considère que la vie est trop courte, donc qu'il faut absolument profiter de la vie à fond en jouissant de tout les plaisir possibles comme l'alcool, la fornication, ils appellent ça le Carpe Diem....). Dans un hadith rapporté par Ibn 'Asakir, on demanda à Abû Bakr pourquoi il s'était toujours abstenu de boire de l'alcool, il répondit :

"Parce que je voulais préserver mon honneur, et protéger ma réputation ; car celui qui s'adonne à l'alcool ne fait attention ni à son honneur, ni à sa dignité !"

Lorsque le Prophète :
: entendit ces propos, il dit :


"Abû Bakr a dit vrai ! Abû Bakr a dit vrai !".

Il était dans la nature des choses qu'un homme comme Abû Bakr se convertisse à la religion prêchée par Muhammad :
: dans la mesure où les idéaux véhiculés par cette religion correspondaient à sa philosophie de vie. C'est pourquoi le Prophète :
: a dit à son sujet :


"Tous ceux à qui j'ai prêché l'Islam ont trouvé quelques hésitations, sauf Abû Bakr".

Il avait alors 38 ans. Sa vie sera dès lors intimement liée au destin du Prophète :
: et de l'Islam dont il sera l'un des principaux piliers. On ne connaît pas d'évènements dans l'histoire de l'Islam naissant où il n'ait été associé avec le Prophète :
: . Bien plus rares étaient des fois où il s'éloigna de l'Envoyé d'Allâh. On peut dire qu'ils étaient inséparables. Les seules fois où ils se séparèrent ce fut lorsque le Prophète :
: lui confiait des missions ou le chargeaient d'accomplir des rites, comme par exemple lorsqu'il fut désigné pour diriger le pèlerinage succédant à la prise de La Mecque et à la purification de la Ka'ba. A l'exception de ces rares cas où les deux hommes furent séparés, le reste de leur existence fut intimement lié jusqu'à ce que la mort les eut séparés temporairement.


Remarque : il existe des divergences quant à l'ordre des conversions. Pour palier à cela, on a coutume de dire que chacun des compagnons est le premier convertis de son genre. C'est à dire qu'on dit que Khadija est la première femme, 'Ali le premier enfant, Zayd le premier esclave et Abû Bakr, le premier homme libre. WaAllâhou a'lem.

Pour plus de détails sur l'histoire d'Abû Bakr radhiaAllâhou'anhou : http://muslim.xooit.com/t7664-Abu-Bakr-radhiAllahou-anhou.htm

V) Mention des compagnons qui se sont convertis suite à l'appel d'Abû Bakr, radhiaAllâhou'anhoum

Selon Ibn ishaq, une fois qu'Abû bakr se fut converti à l'Islam et qu'il eût proclamée sa conversion, il commencea à son tour, à demander aux gens d'adorer Allâh.
Il faut dire qu'Abû Bakr était un homme aimé et respecté au sein de son clan. Il était celui dont la parenté au sein de son clan était la plus attesté. Il était également celui qui distinguait le mieux entre le bien et le mal parmi Qureych. En outre, il était un commerçant important et un homme aux grandes qualités morales.
Les gens de son clan avaient l'habitude de venir le consulter, pour ses connaissances, son commerce et sa bonne fréquentation.
Il exhorta les gens en qui il avait confiance, à se convertir à l'Islam, ainsi qu'aux amis qui le fréquentaient et qui formaient son entourage.
C'est ainsi que se convertirent, par sa cause, d'après ce qui m'est parvenu, Ez-Zzubir Ibn El-Awwâm, 'Uthmân Ibn 'Affâne, Talha Ibn 'UbayduLlâh, Sa'd Ibn Abî Waqqâs et 'AbdEr-Rahmân Ibn 'Awf radhiaAllâhou'anhoum.

a) Talha Ibn 'UbayduLlâh

C'est lors d'un voyage commerciale en Syrie que la vie de Talha Ibn 'UbayduLlâh, un commercant bien vu de la mecque, se trouva subitement transformée. Ce jour-là, il était en compagnie d'autres commerçants de Qureych dans une caravane chargée de marchandises en provenance de Syrie. Arrivés dans une ville appelée Busra, les commerçants se hatèrent vers le marché pour vendre et acheter. Talha était parmi eux. Alors qu'ils vaquaient à leurs affaires, ils entendirent un moine parler de la prochaine apparition d'un Prophète  :
: du coté de La mecque. Les qureyshites n'accordèrent aucune importance à cette prédiction, absorbés qu'ils étaient dans leurs affaires. Quant à Talha, il ne put rester insensible à ces paroles. Un prophète  :
: à La Mecque ? Cette question tarauda l'esprit de talha et perturba son séjour à Busra.  Il reparti en route vers chez lui, troublé par les paroles du moine.



Dès son retour à La Mecque, il alla s'enquérir des nouvelles de ce prophète  :
: auprès de ses proches. On lui répondit que muhammed Ibn 'AbdAllâh prétendait, en effet, être renvoyé par Allâh et qu'Abû Bakr radhiaAllâhou'anhou l'avait suivit dans son apostolat. Ces gens là mentionnèrent Abû Bakr à Talha, parceque ces deux hommes étaient amis et se connaissaient de longue date.

Talha partit alors à la recherche d'Abû Bakr. il le trouva et lui demanda des informations sur la mission de Muhammed et les raisons qui l'avaient poussé à croire en lui. Abû Bakr lui parla de la sincérité de Muhammed, et lui récita quelques versets sublimes du Saint Qur'ân qui subjugèrent son âme. Talha lui parla de son côté du moine de Busra et des paroles qu'il pronoça. Abû Bakr en fut étonné et l'invita à venir raconter cela au messager d'Allâh. Devant l'Envoyé de Dieu, Talha sentit une grande sérénité l'envelopper. Son âme était attiré comme un aimant vers celui qui se disait être le Messager de Dieu pour l'humanité. Le prophète :
: lui exposa les principes de l'Islam et lui annonça la bonne nouvelle en ce monde et dans l'autre. Talha proclma alors sa conversion à l'Islam et fit son serment d'allégeance au Messager d'Allâh.

il lui raconta l'histoire du moine de Busra et l'impression qu'elle fit sur lui. Cela fit un grand plaisir au Messager d'Allâh dont le visage s'illumina de joie.
Talha fut donc l'un des premiers convertis à l'Islam. 

b) Az-Zubayr Ibn Al-Awwâm :

Talha et Az-Zubayr étaient deux amis inséparables que tout liait : leur parenté avec le messager de Dieu, leur conversion précoce à l'Islam, leur commerce propsère et, surtout, leurs qualités et leurs vertus spirituelles qui ont fait d'eux de prestigieux compagnons du Prophète :
: .  Ne figurent-ils pas parmi les dix élus du Paradis ?

Le Messager d'Allâh n'a-t-il pas dit à leur sujet :

"Talha et Az-Zubayr sont mes deux voisins au Paradis."

Même dans la mort, leur sort fut identique. C'est combien il est difficile de parler de l'un sans citer l'autre et de dissocier ces deux compagnons. Quoi qu'il en soit, c'est très tôt (il avait semble-t-il 15 ans) que Az-Zubayr Ibn Al-Awwâm, le fils de Sâfiya, la tante paternelle du Prophète  :
: , vint se convertir à l'Islam, rejoignant le groupe béni des premiers compagnons qui se réunissaient dans la demeure d'Al-Arqam. ( Nous verrons plus tard inchaAllâh ce qu'étais la maison d'Al-Arqam).

On rapporte, d'après Bukhari et Muslim, que le Prophète :
: a dit :

"Chaque prophète avait des apôtres. Mon apôtre à moi, c'est Az-Zubayr Ibn Al-'Awwâm."

c) 'Uthmâne Ibn 'Affâne (Dhou Nourayne, l'homme au deux lumières..) :

'Uthmân ibn 'Affân radhiAllâhou'anhou est né dans la ville de Tâ'if en l'an six après l'évènement de l'Eléphant qui sert de repère historique aux historiens musulmans. Il est donc vraisemblablement né en l'an 576 après J-C. Il appartenait au clan des Banu Umayya, l''un des plus importants de Qureych et avait un ancêtre commun avec le Prophète :
: : 'Abd Manâf. De sa jeunesse, nous ne savons pas grand chose sinon qu'il s'adonnait au commerce de tissus et qu'il était très riche. Quant à ses qualités morales, elles contrastaient avec les us et coutumes de ses concitoyens.


Il était pudique et d'une moralité exemplaire. Pour cela, on le respectait et on l'estimait beaucoup. Bien évidemment, avec un tel comportement, 'Uthmân ne pouvait que présent face à l'appel de l'Islam. C'est ainsi qu'il fut parmi les premières personnes à se convertir à l'Islam après Abû Bakr, Khadîja et 'Ali ibn abi talib Radi Allâh ^Anhou . Une autre version veut qu'il soit la septième personne à embrasser l'Islam. Il avait alors dépassé la trentaine. Les versions les plus sûres estiment que c'est par l'intermédiaire d'Abû Bakr et grâce à Allâh qu'il vint à l'Islam. Ils étaient tous deux commerçants et sûrement amis. D'ailleurs, ils avaient tous deux en commun une réputation établie en matière de bonne moralité. De là, à ce qu'ils répondent présent à l'appel de l'Islam, il n' y avait qu'un pas qu'ils n'ont pas hésité à franchir.

Pour plus de détails sur l'histoire de 'Uthmân radhiaAllâhou'anhou inchaAllâh : http://muslim.xooit.com/t7926-Uthman-Ibn-Affan-radhiAllahou-anhou.htm

d) Sa'd Ibn Abî Waqâs

Sa'd Ibn Abî Waqâs est venu très tôt à l'Islam. Il n'avait que 17 ans lors de sa conversion. Il embrassa l'islam en compagnie d'autres hommes de Quraysh venus avec Abû Bakr.
Sa'd disait souvent : "Il est un temps où je représentais le tiers de l'islam."
Il entendait par là qu'il était parmi les tout premiers convertis de l'Islam.
La conversion de Sa'd fut accueillie avec une grande joie par le Messager de Dieu qui connaissait sa maturité et sa vive intelligence en dépit de son jeune âge.  Il mettra, en effet, ces deux nobles qualités au service de l'Islam, le moment venu.

Le prophète  :
: l'aimait beaucoup et l'appelait "mon oncle". Un jour, alors qu'il était assis avec ses compagnons, l'envoyé de Dieu le vit s'approcher de leur conseil. Il dit à ses compagnons :


"Voici mon oncle maternel qui arrive. Que quelqu'un d'entre vous me montre son oncle !"

Il est vrai que sa'd appartenait aux banû Zuhra, la tribu de Âmina, la mère du Prophète  :
: . Mais ce n'est pas là que résidait l'estime qu'avait l'Envoyé d'Allâh pour Sa'd. Il l'aimait pour sa foi, pour son engagement au service de l'Islam et pour sa grande piété. Dès qu'il prêta serment d'allégence dans la demeure d'Al-Arqam, notre compagnon fit de la victoire de l'islam sa préoccupation et son but dans la vie. Pour ce faire, il a tout sacrifié, jusqu'à l'amour de sa mère qui le renia après avoir tenté vainement de lui faire abjurer sa foi en un Dieu unique. Mais laissons-le nous raconter lui même les épreuves qu'il traversa avec sa mère dans sa quête de Dieu :


"Trois jours avant ma conversion à l'Islam, je fit un rêve étrange où je me vis enveloppé de vagues de ténèbres les unes plus épaisses que les autres. Tout à coup, je vis une Lune briller et je suivis sa lumière. En arrivant jusqu'à cette Lune, je trouvais un groupe de gens qui m'avait précédé. Il y avait là Zayd Ibn haritha, 'Ali Ibn Abû Talib et Abû Bakr. Je leur ai dit : " Depuis quand êtes-vous là ?" Ils me répondirent : "Nous venons d'arriver." Après le lever du jour, j'ai appris que le Messager de Dieu était en train de prêcher l'islam en secret. j'acquis alors la conviction que Dieu me voulait du bien et voulait me sortir des ténèbres vers la lumière par son intermédiaire. Je courais donc vers les sentiers de La Mecque où je retrouvais l'Envoyé de Dieu qui venait de terminer la prière de l'après midi. Devant lui, j'annonçais ma conversion à l'Islam. A l'exception des trois personnes précitées, aucune autre me précéda dans l'Islam."

Remarque importante : Avez-vous remarqué, dans le récit de Sa'd, qu'il est mentionné que le prophète :
: priait déjà ? Cela pourrai sembler paradoxale, quand on sait que la prescription des cinqs prières obligatoires furent instaurer après le voyage de l'Ascencion, que nous verrons plus loin inchaAllâh. En réalité, l'obligation d'accomplir la prière fut l'objet des toutes premières révélations. On rapporte à ce propos que la prière a été instaurée comme rituel obligatoire au tout début de l'islam, mais elle consistait à s'acquitter de seulement 2 rak'ats (unité de prières) le matin et de deux autres le soir. Allâh 'azawajal révéla en effet :


فَاصْبِرْ إِنَّ وَعْدَ اللَّهِ حَقٌّ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ بِالْعَشِيِّ وَالْإِبْكَارِ
40.55. Faisbir inna waAAda Allahi haqqun waistaghfir lithanbika wasabbih bihamdi rabbika bialAAashiyyi waal-ibkari
40.55. Sois patient ! La promesse de Dieu s’accomplira sans conteste. Implore donc la rémission de tes péchés et célèbre les louanges de ton Seigneur, matin et soir !
40.55 . Then have patience ( O Muhammad ) . Lo! the promise of Allah is true . And ask forgiveness of thy sin , and hymn the praise of thy Lord at fall of night and in the early hours .

Ibn Hajar, rahimahoullâh (qu'Allâh lui fasse miséricorde), un grand savant de l'Islam, a dit :

"Assurément, le prophète  :
: ainsi que ses compagnons priaient avant le Voyage Nocturne. L'on divergea quant à savoir si l'obligation de la prière fut antérieur à la prescriptions des cinqs prières. Il fut soutenu qu'avant le voyage nocturne, il était obligatoire de s'acquitter de deux rak'a, le matin avant le lever du soleil, et le soir avant le coucher; Al-Harith Ibn Usama a rapporté d'après Ibn Luhay'a qui a son tour a cité Zayd Ibn haritha, qu'au début de la Révélation, l'Ange Djibril apprit à l'Envoyé d'Allâh à faire ses ablutions. C'est ce qui se dégage de la version rapportée par Ibn Mâja, mais également de celles tenues d'Al-Barâ Ibn 'Âzib et d'Ibn 'Abbâs; dans le hadith de ce derbier, il est dit "Cela eût lieu dès que fut imposée la prière."



               

On apprend également que
Mousa Ibn 'Oqba a rapporté ce qui suit d'après Ezzuhri :

  "Khadija fut la première à croire en Allâh et  à avoir la foi en Son Messager, et ce, avant que la prière ne fut imposée. "

 Il faut entendre par-là, les cinqs prières  qui ont été imposées, la nuit de l'ascension, et non pas celles composées de deux rak'ates que l'on verra plus loin inchaAllâh.

Sa'd poursuivit son récit en ces termes :

"Dès que ma mère eu vent de ma conversion, elle entra dans une terrible colère. Il est vrai que j'étais un jeune homme très attaché et très obéissant à sa mère. En me voyant, elle dit sévèrement :

"Ô Sa'd ! Quelle est cette religion que tu viens d'adopter et qui t'a détourné de la religion de ta mère et de ton père ? Par Dieu, ou tu renies ta nouvelle religion ou je vais m'abstenir de manger et de boire jusqu'à ce que je meure. Comme cela, tu seras rongé par les remords et les gens jetteront l'opprobre sur toi"; je lui ait répondu : "Ne fais pas ceci ô mère, car je n'abandonnerai jamais ma religion." Mais elle passa outre mes conseils et exécuta sa menace. Elle resta ainsi sans manger et sans boire durant plusieurs jours, perdant beaucoup de forces et devenant très maigre. Quant à moi, je ne cessais de lui rendre visite en insistant pour qu'elle mette fin à son geste. Mais elle refusait obstinément, répétant à chaque fois qu'elle ne se remettrait à manger et à boire qu'une fois que j'aurais renié ma religion.  Je lui dit alors :"Ecoutes-moi mère; autant je t'aime, autant j'aime encore plus Dieu et Son messager. Par Dieu, même si tu possédais 1000 âmes et que ces âmes te quitteraient l'une après l'autre, je n'abandonnerai pas ma religion pour cela." Voyant alors que ma détermination était inébranlable, elle céda. juste après fut révélé le verset suivant :

وَإِن جَاهَدَاكَ عَلى أَن تُشْرِكَ بِي مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ فَلَا تُطِعْهُمَا وَصَاحِبْهُمَا فِي الدُّنْيَا مَعْرُوفاً وَاتَّبِعْ سَبِيلَ مَنْ أَنَابَ إِلَيَّ ثُمَّ إِلَيَّ مَرْجِعُكُمْ فَأُنَبِّئُكُم بِمَا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ
31.15. Wa-in jahadaka AAala an tushrika bee ma laysa laka bihi AAilmun fala tutiAAhuma wasahibhuma fee alddunya maAAroofan waittabiAA sabeela man anaba ilayya thumma ilayya marjiAAukum faonabbi-okum bima kuntum taAAmaloona
31.15. Mais s’ils exercent sur toi une contrainte pour t’amener à M’associer des divinités dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, tout en continuant à te comporter envers eux en ce bas monde de façon convenable. Suis en cela la voie de celui qui revient repentant vers Moi, car c’est vers Moi que se fera ensuite votre retour, et Je mettrai alors chacun de vous en face des œuvres qu’il aura accomplies.
31.15 . But if they strive with thee to make thee ascribe unto Me as partner that of which thou hast no knowledge , then obey them not . Consort with them in the world kindly , and follow the path of him who repenteth unto Me . Then unto Me will be your return , and I shall tell you what ye used to do .

Un homme comme Sa'd ne pouvait être ébranlé dans sa foi par quoi que ce soit; une fois son coeur illuminé par l'Islam, plus personne ne pouvait le faire revenir à l'obscurantisme et à l'erreur. L'engagement de cet homme pour sa nouvelle foi fut total et ne souffrit d'aucune faiblesse.

e) 'Abd Er-Rahmân ibn 'Awf

'Abd Er-Rahmân Ibn 'Awf était un ami d'Abû Bakr durant la période préislamique. Tous deux étaient des commmerçants prospères. C'est d'ailleurs par l'intermédiaire d'Abû Bakr qu'il connaîtra l'Islam, et il en deviendra un des plus fidèles adeptes. Le messager d'Allâh   :
: l'estimait beaucoup pour sa profonde foi, sa piété, et surtout, sa générosité qui était l'une de ses qualités  :
: les plus particulières. Il était l'un des dix élus au Paradis, c'est à dire de ceux à qui le Prophète  :
: avait promis le Paradis de leur vivant.


Ils vinrent tous, en compagnie d'Abû Bakr, vers le Prophète salla llâhou 'aleyhi wa salam qui leur expos les préceptes de l'Islam et leur récita les versets du Qur'ân. Ils y crurent et devinrent musulmans.

Des leur conversion, plusieurs sahabas vivaient dans l'attente de pouvoir proclamer leur religion aux yeux du monde. La foi stimulait les premiers Sahaba radhiaAllâhou'anhoum, si ce n'était l'insistance du Prophète salla llâhou 'aleyhi wa salam d'attendre d'être plus nombreux avant de la proclamer. En effet, il était trop dangereux de proclamer la foi nouvelle dans l'immédiat.

Ces hommes, les précurseurs de l'Islam, avec le non-moins glorieux 'UbayduLlâh At-Taymi, constituèrent l'avant garde de la foi musulmane.
Puis, des vagues successives d'hommes et de femmes et de femmes, embrassèrent l'Islam, à tel point que la foi nouvelle se répandit à La Mecque et que l'on commença à en parler. Cependant, il est important de mentionner que malgré le bruit qui courrait à La mecque, le Prophète  :
: ne déclara pas encore la Révélation publiquement,
pour le moment, nous sommes toujours dans la phase de prédication secrète.
C'est à ces moments là, que les grands personnages, qui laissèrent chacun leur noms marquée en lettre d'or dans l'épopée de l'Islam, embrassèrent l'Islam. Parmi eux, on cite les suivants.

VI) L'Histoire d'autres conversions

a) Abû Dhar El-Ghifarî radhiaAllâhou'anhou

C'est dans la tribu de Ghifâr que Jundûb Ibn Juant, surnommé Abû Dhar, a vu le jour. Cette tribu arabe était établie dans les environs de La Mecque et vivait des subsides (=taxe) que lui versaient les caravanes qui traversaient son territoire. Certaines sources parlent même de Razzias (=attaque, incursions rapides en territoire étranger) auxquelles s'adonnaient les membres de cette tribu qui détroussaient les caravanes de passage. Il faut dire que la tribu avait mauvaise réputation et on essayait de l'éviter. Il y avait au sein de cette communauté un homme particulier, un homme que la grandeur de l'Islam éleva aux cimes les plus hautes de la sagesse humaine.

Celui qu'on surnommai Abû Dharr Al-Ghifârî était un homme aux qualités exceptionnelles. Ses penchants ascétiques (=penchant pour la retraite pieuse, loin des tentation), sa nature profondément religieuse et son esprit clairvoyant tranchaient singulièrement avec le matérialisme et l'obscurantisme de son peuple. Un homme de cette stature ne pouvait ne pas être au rendez-vous de l'avènement de l'Islam. En effet, il fut l'un des premiers à croire au message du Prophète :
: . Comme tout les habitants de La Mecque et de ses environs, Abû Dharr avait entendu parler de Muhammad :
: et de la révélation qu'Il affirmait recevoir du ciel. Les nouvelles qui lui parvenaient de La Mecque le renforçaient dans sa conviction qu'il était dans le vrai et que les croyances de son peuple n'étaient qu'affabulations et déviations du vrai monothéisme prêché par tous les Messagers d'Allah. Alors, n' y tenant plus, il décida d'aller à la rencontre de cette homme exceptionnel que la providence divine avait envoyé comme miséricorde à l'humanité.


A La Mecque, il fit mine d'être venu faire les rites du pèlerinage de peur que l'on découvre l'objet de sa visite. Il connaissait l'hostilité des Qureychites pour Muhammad :
: et pour ceux qui le suivaient. C'est pourquoi il agissait avec prudence en cherchant l'endroit où il pouvait trouver Le Messager d'Allah et entendre de sa bouche les paroles de la Révélation. Il le trouva. "Que la paix soit sur toi Ô frère " répondit le Messager :
: .

Lorsqu'il dévoila l'objet de sa visite, Le Prophète :
: lui récita alors les versets de la révélation qui le confortèrent.


Une nouvelle page venait de s'ouvrir dans la vie de cette homme. Lui qui avait toujours abhorré les idoles et les croyances absurdes de son peuple venait de découvrir que ses convictions monothéistes avaient un fondement spirituel et qu'un Messager envoyé par Allah les prêchaient à tous les hommes.

Déjà, il voulait défier Quraych en proclamant devant eux sa conversion à l'Islam. Le Messager  :
: lui avait recommandé de retourner chez son peuple et de leur parler de la Révélation qui lui a été parvenue et d'attendre de ses nouvelles. Mais il lui répondit : "Par Dieu, je ne retournerai pas avant que je ne déclare ma conversion dans la Ka'ba".




Et il passa aux actes.
On se souvient de ce jour où, bravant le danger que représentaient les ennemis de l'Islam, Abû Dahr radhiaAllâhou'anhou s'écria de sa voix la plus forte, dans l'enceinte de la Ka'ba, "J'atteste qu'Il n' y a de Dieu que Dieu, et que Muhamed et l'Envoyé de Dieu". A ces mots, les quereychites se levèrent et frappèrent notre Sahabi allant jusqu'à le mettre au sol et à continuer de le frapper. C'est alors qu''El-'Abas radhiaAllâhou'anhou (l'oncle du Prophète :
: ), alors qu'il ne s'était pas encore converti, s'interposa de son corps et vint sortir Abû Dhar de cette situation.,
en leur parlant en ces termes "Ô peuple de Qureych, vous êtes des gens de commerce et vos caravane passent par Ghifâr. Cet homme est un membre de cette tribu. Si celle-ci apprenait ce que vous lui avez fait, elle pourrait empêcher vos caravanes de passer par ses terres". L'argument réussit et Abû Dharr fut épargné par ses agresseurs. L'important pour les mécréants, étaient bien sûr qu'une telle situation ne se reproduise plus. Les mécréants étaient sûr d' avoir donné à notre Sahabi, de quoi le dissuader de revenir à La Mecque annonçer sa shahada, et de plus, il servait d'exemple pour les autres.  Qu' à cela ne tienne, voici que le lendemain à peine, un  autre appel se fit entendre, "J'atteste qu'Il n'ya de Dieu que Dieu, et que Muhamed est l'Envoyé de Dieu."  Les mécréants se précipitèrent pour lui faire payer l'affront  comme ils le firent la veille. Arrivé sur place, le sahabi se tenait debout et fier, prêt à se défendre de toutes ses forces.
Les mécréants furent surpris d'assister au retour d'Abû Dahr radhiaAllâhou'anhou !!! Qui aurait cru une seule seconde qu'Abû Dahr radhiaAllâhou'anhou était de ceux qui se rabaisse devant ses ennemis ? Celui-là même que les mécréants  croyaient avoir réduit au silence en le frappant la veille, est revenu le lendemain directement, et sans l'ombre d'une hésitation, réïtéra sa Shahada dans l'enceinte de la Ka'ba, attendant de pied ferme les qureychites. Ceux-ci se ruèrent sur sur lui une seconde fois, et c'est 'Abas radhiaAllâhou'anhou qui intervint une seconde fois. Ce n'est que parce que le Prophète :
: avait demander à Abû Dahr de retourner auprès de sa tribu qu'il finit par partir. Cet épisode traduit bien l'état d'esprit de ce sahabi, qui n'avait jamais peur de ses ennemis. Sa vie le prouvera, surtout quand il s'agira de défier les plus grands au périls de sa vie. Une détermination et une volonté de fer machaAllâh.

A partir de ce jour, sa foi ne fit qu'augmenter et son engagement pour l'Islam s'affermit. Il se révéla être un prêcheur hors pair que ni la fatigue, ni les épreuves de la vie ne décourageaient

Pour plus d'infos inchaAllâh : http://muslim.xooit.com/t7214-Abu-Dhar-RadhiAllahou-anhou.htm

b) Bilâl Ibn Rabâh radhiaAllâhou'anhou

Avant sa conversion à l'Islam, Bilâl Ibn Rabbâh n'était qu'un simple esclave appartenant au Banû Jumah et, plus précisément, à Umayya Ibn Khellaf, un des grands dignitaires de Qurecyh. C'est de la lointaine Abyssinie que Bilâl Ibn Rabbâh fut ramené, lui et sa mère, pour être vendus comme esclaves. Après bien des péripéties, ils échouèrent à La Mecque où le clan des Banû Jumah les acheta pour les employer à leurs service. C'est ainsi que Bilâl se retrouva esclave de Umayya Ibn Khalaf. Sa vie rythmée par les travaux pénibles dans la demeure ou sur les terres de Umayya où il était exploité par son maître.



Telle semblait sa destinée avant que sa vie ne bascule subitement dans la gloire et n'entre dans l'histoire pour l'éternité. En effet, à travers les discussions de son maître avec ses invités, Bilâl apprit qu'une nouvelle religion fut préchée par Muhammed des Banû Hashim, celui-là même que toute La mecque connaissait pour son honnêteté et sa grande sagesse. Bilâl écoutait les nouvelles de cet homme qui prêchait l'unicité d'Allâh 'azawajal et l'égalité de tous les hommes quelle que soit leur couleur, et au fur et à mesure, que ces nouvelles devenaient précises, il sentait son âme méprisé et avili par ses maîtres pour la couleur de sa peau venait de goûter à la foi qui libère et le corps et l'âme de toutes les servitudes. Désormais, il pouvait être un homme libre, délivré de toutes les chaînes qui entravaient son corps et son âme. Il alla voir le Messager d'Allâh :
: et annonça sa conversion. La nouvelle de sa conversion suscita la colère et la stupéfaction parmi les qureyshites qui voyaient avec rage le Message de Muhammed gagner jusqu'à leurs esclaves.
Pour les mécréants, Bilâl était qu'un médiocre esclave, et un homme de couleur surcroît. Pour le Prophète :
: , c'était différent. Peu importe sa couleur ou sa condition, il voyait en lui un pieux, et l'élèvera ainsi aux cimes de ce monde, lui donnant l'unique privilège devant tout les autres, d'être le premier homme, à appeler les gens à la prière. Bien entendu, nous aurons l'occasion d'en revenir inchaAllâh, sur cet illustre personnage de l'Islam.

Il y eût également d'autres nouveaux convertis. Je vais me contenter de leurs donner leurs noms, étant donné qu'une rubrique intitulé "homme et femme vertueuses" existe dans le forum, à laquelle vous pourrez vous référer (pour le moment, c'est vrai qu'elle n'est pas très garni, mais inchaAllâh, je vous assure qu'elle se remplira très vite...).

C'est ainsi que je vous propose les noms de convertis qui formaient le cercle des premiers compagnons :

-Abou Salama
-El Arqam Ibn Abî El-Arqam
-'Uthmân Ibn Madh'oùn http://muslim.xooit.com/t11651-Uthman-Ibn-Mad-oun-radhiaAllahou-anhou.htm
-'Ubeyda Ibn El-Harith
-Sa'ïd Ibn Zayd et sa femme fatimah Bint El-Khettab
-Asmâ Bint Abî Bakr
-'Aisha Bint Abî Bakr (alors très jeune)
-Qudâma Ibn Madh'oun
-'AbdAllâh Ibn Madh'oun
-El-Khebbab Ibn El-Arth
-'Umeyr Ibn Abî Waqâs
-'AbdAllâh Ibn Mas'oud
-Mas'oud Ibn El-Qarî
-Salît Ibn 'Amr
-'Ayyache Ibn Rabi'a et son épouse 'Asmâ Bint Selma Ibn Moukhreba Ettaminiyya
-Khounîs Ibn Houdhâfa
-'Amr Ibn Rabi'a
-'AbdAllâh Ibn Ja'ch
-Abou Ahmed Ibn Ja'sh
-Dja'far Ibn Abî Talib et de sa femme Asmâ Bint 'Umaïs
-Hatêb Ibn El-Harith et sa femme Fatimah Bint El-Moudjalil
-Hattâb Ibn El-Harith et sa feme Fuqiha Bint Yassâr
-Ma'mar Ibn El-Hareth Ibn Ma'mar El-Djoumahî
-Essaïb Ibn 'Uthmân Ibn Madh'oun
-El-Moutallib Ibn Azhar Ibn 'Abd Manaf et sa femme Ramia Bint Abî 'Awf
-Nu'man Ibn 'AbdAllâh Ibn Asîd
-'Amr Ibn Fuhira (l'esclave d'Abû Bakr)
-Khaled Ibn Sa'd
-Umayna Bint Khalf Ibn Ass'ad Ibn 'Amr de Khouza'a
-Hâteb Ibn 'Amr Ibn 'Abd Chems
-Abû Houdeyfa Ibn 'Utba Ibn Rabi'a
-Waqed Ibn 'AbdAllâh Ibn 'Ârîne Ibn Tha'laba (l'allié des Banou 'Adiyya)
-Khalid Ibn El-Bukaïr
-'Amr Ibn El Bukaïr
-'Aqel Ibn El Bukaïr
-Iyyâs Ibn El Bukaïr Ibn 'Abd Yalil Ibn Nâchib Ibn Ghaïra
-'Ammar Ibn Yâsir
-Sohaïb Ibn Sinân

Ensuite, des groupes d'hommes et de femmes firent allégeance, jusqu'à ce que l'Islam commença à se répandre à La Mecque et devint le sujet de conversation principal de ses habitants. Comme nous l'avons déjà dit, cette phase de prédication secrète dura près de 3 ans. La réaction des qureychites ( tribu prinicpale qui forumait le coeur des gens de La Mecque) ne se fit pas attendre de plus belle. Bien que le Prophète   :
: n'a pas commencé à annoncé, et à authentifié de façon publique les rumeurs qui couraient à son encontre, et ainsi appeler toute la communauté à l'Islam, les premières persécutions commencèrent à pleuvoir sur la tête de certains compagnons, parmi les plus faibles, mais aussi les plus nobles.
En effet, des leur conversion, plusieurs sahabas vivaient dans l'attente de pouvoir proclamer leur religion aux yeux du monde. La foi stimulait les premiers Sahaba radhiaAllâhou'anhoum, si ce n'était l'insistance du Prophète :
: d'attendre d'être plus nombreux avant de la proclamer., ils l'auraient crié au monde entier. En effet, il était trop dangereux de proclamer la foi nouvelle dans l'immédiat. On se souvient par ailleurs de l'épisode tragique qui se déroula dès la conversion d'Abû Bakr et de Talha radhiaAllâhou'anhoum. Ceux-ci furent arrêtés par Noufel Ibn Khouwaylid Ibn El-'Adwiyya, surnommé le lion de Qureych, qui les attacha avec une seule corde, sans que les Banou Taym ne puissent l'en empêcher. C'est pour cela qu'Abou Bakr et Talha furent srunommés les deux compagnons. Le Prophète  :
: dit alors :


" Mon Dieu, épargne-nous le mal d'Ibn Al'Adwiyya !" Rapporté par El-Bayhaqî.

Ce fut aussi, comme nous l'avons vu, le cas d'Abû Dahr El-Ghifari radhiaAllâhou'anhou. Une histoire émouvante et particulièrement marquante. On y ressent l'amour sincère d'un homme pour le Prophète :
: , ce qui d'ailleurs, est une caractéristique propre à tout les sahabas radhiaAllâhou'anhoum.

Ainsi, on sent bien que la nouvelle religion était loin de faire l'unanimité... Bien au contraire, car comme nous l'avons vu dans les posts précedents, les arabes étaient très attachés à leur coutumes païennes.

Il est indéniable que les hauts dignitaires quereychites furent très vite mis au courant de la prédication secrète de Muhammed. Mais en vérité, Muhammed Al-Ghazali (savant de l'Islam) nous apprend que les qureychites n'y prêtèrent pas attention, pensant peut être que Muhammed était l'un de ces religieux comme Umayya Ibn As-Salt, 'Amr Ibn Nawfal  ou d'autres qui avaient appelé au Tawhid (lunicité d'Allâh) auparavant (cf post précédent).

Cependant, ils se rendirent compte que l'Islam gagnait très vite le coeur des gens. C'est pourquoi, une certaine inquiétude s'installa dans le coeur des dignitaires de Qureych. Car, ils voyaient bien que s'ils continuaient à sous estimer l'Islam grandissant, cela leurs poseraient problème. Ils tenaient à la religion de leurs ancêtres, et aux plaisirs que celle-ci les octroyaient, c'est pourquoi ils considérèrent très vite l'expansion de l'Islam comme une menace. Il fallait agir vite afin de couper le problème à la racine.

Au même moment, le Révélation commença à s'accélerer après la descente des premiers versets de la Sourate 74. Les versets et fragments qur'âniques étaient courts. La fin de ces versets formidables et lourds de sens étaient dotée d'un rythme doux et fascinant qui s'harmonisait avec un contexte où la prédication se faisait de bouche à oreille. Il y était question de purification de l'âme, du Paradis et de l'Enfer. Ces premières révélations plongeaient les croyants dans un milieu autre que celui où s'embourbait la société humaine d'alors.


De ces trois années de propagation clandestine émergea un groupe de croyants dont l'état d'esprit était fondé sur la résolution de pratiquer la fraternité, l'entraide, ainsi que la transmission du Message d'Allâh pour l'établir.

L'heure était grave. Les dignitaires qureychites commençaient à se réunir en vue de discuter de la naissance de la religion, lorsque soudain, un évènement pour le moins unique, se produisit. Il sera le déclencheur du combat des musulmans dans la lutte pour la vérité.

Lorsque les compagnons du Prophète :
: se réunissaient, alors qu'il étaient au nombre de 38 hommes, il y en a un qui ne cessa d'insister auprès du Prophète :
: pour qu'il manifeste au grand jour la foi de l'Islam, mais prudent, le Prophète :
: lui répondait à chaque fois :


"Nous sommes peu nombreux"

Cependant, ce sahabi radhiaAllâhou'anhou ne cessa d'insister, jusqu'à ce que le Prophète :
: céda. Les musulmans se dispersèrent alors, dans la Maison Sacrée, chacun se mêlant à son clan.


Notre Sahabi, qui n'est autre qu'Abû Bakr radhiaAllâhou'anhou, se leva alors pour prêcher, tandis que le Prophète :
: ,  resta assis. Il fut ainsi, le premier prêcheur à appeler à la foi en Allâh 'azawajal et en Son Messager :
: .



Mais les polythéïstes, furieux, se ruèrent sur lui et sur les autres musulmans. Ils les rouèrent de coup dans la Mason Sacrée et notre Sahabi fut écrasé et battu sauvagement. Le prévaicateur 'Utba Ibn Rabi'a s'approcha de lui et se mit à le frapper avec deux sandales non cousues sur le visage, à tel point qu'on ne pouvait plus différencier le reste de son visage de son nez.


Les Banou Taym (tribu locale) accouruent alors et délivrèrent notre valeureux Sahabi du joug de ses agresseurs. Ils le mirent dans une couverture et l'emmenèrent chez lui, croyant qu'il n'allait pas survivre à ses blessures. Notre valeureux sahabi semblait mourrant. Les membres de la tribu de Banou Taym, voyant que l'inévitable n'allait pas tarder à arriver, retournèrent dans la Maison Sacrée, et avertir l'ignoble 'Utba :

"Par Allâh, si Abû Bakr meurt, nous te tuerons 'Utba Ibn rabi'a !"

Ils retournèrent au chevet de notre sahabi et y trouvèrent son père (Quhafa) auprès de lui. Ils parlèrent et essayèrent de ranimer notre sahaba qui demeurait inerte sur le lit. Tous le monde se résolut, il n'y avait plus aucun espoir dans la salle, lorsqu'à la fin du jour, une voie murmura :

"Qu'est-il advenu du Messager d'Allâh ?"

Tels ont été ses premiers mots. Aucun regard pour lui même, et peu lui importait sa condition, il n'avait de regard que pour le Prophète :
: Tout le monde se leva et avertirent la mère du Sahaba de venir lui apporter à boire et à manger. Lorsqu'elle arriva, notre Sahaba insista pour avoir des nouvelles du Messager d'Allâh :
: . Impuissante, sa mère lui répondit :


"Je jure par Allâh que je n'ai aucune nouvelle du Messager d'Allâh :
: .


Rien à faire, notre Sahabi voulait à tout prix savoir ce qui était arrivé au Prophète :
: . Il s'obstina et dit à sa mère :


"Va voir Oum Djamîl Bint El-Khettab, et et demande lui des nouvelles."

Sa mère alla voir cette fameuse Oum Djamîl qui répondit à son tour :

"Je n'ai aucune nouvelle de Muhammed  ni de ton fils, et si tu veux que j'aille voir ton fils avec toi, alons-y"

Elles retournèrent donc au chevet de notre Sahabi radhiaAllâhou'anhou, et le trouvèrent étendu, presque inconscient. La même pensée le guettait, qu'est-il arrivé au Prophète  :
: A la vue de l'état de notre Sahaba, Oum Djâmil s'écria :


"Par Allâh, les gens qui t'ont fait ça ne peuvent être que des prévaricateurs et des infidèles ! J'espère qu'Allâh se vengera d'eux !"

Notre sahabi dit :

"Qu'est-il advenu du Messager d'Allâh :
: ?"


Elle lui dit :

"Ta mère nous entend" (Sa mère n'avait pas embrassé l'Islam)

Abû Bakr rétorqua :

"Tu nous pas à te soucier d'elle"

Oum Djâmil répondit alors :

"Muhammed :
: est bien sain et sauf."


Notre sahabi :

"Où est-il ?"

OUmdjâmil :

"Dans la maison d'Al-Arqam"

Notre Sahabi s'exclama alors :

"Je ne mangerai rien ni ne boirai rien, jusqu'à ce que j'ai vu le Prophète :
: !"


Les deux femmes attendirent alors la tombée de la nuit, avant de sortir soutenant notre Sahaba appuyé sur leurs épaules, qui ne pouavait pas marcher, pour aller jusqu'à la maison d'Al-Arqam.
Dès qu'il le vit, le Messager d'Allâh :
: se jeta sur lui et l'embrassa. Tous les musulmans en firent de même. Le Prophète :
: fut très peiné de voir son compagnon dans un tel état.


Notre sahaba radhiaAllâhou'anhou s'exclama : "Ô toi pour qui je sacrifirai mon père et ma mère, je n'ai rien, sauf ce que le prévaricateur à fait à mon visage. Voici ma mère qui est très affectueuse avec son fils. Toi qui est béni, incite-là à reconnaître Allâh et invoque Allâh pour elle afin qu'Il la délivre, grâce à toi, du feu."

Le Prophète :
: invoqua Allâh en sa faveur et l'appela à l'Islam. Elle embrassa l'Islam.


Peu lui importait sa santé, la vue du Prophète :
: lui suffisait. Et dès qu'il fut rassuré, sa deuxième préoccupation, était le destin de sa mère. Il n'avait d'yeux que pour les autres..


On sentit dès lors, que l'ordre d'Allâh 'azawajal au Prophète, d'avertir la communauté toute entière, était iminent. C'est alors qu'effectivement, Allâh 'azawajal révéla les versets suivants :

وَأَنذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ
26.214. Waanthir AAasheerataka al-aqrabeena
26.214. Avertis les gens qui te sont les plus proches,
26.214 . And warn thy tribe of near kindred ,

وَاخْفِضْ جَنَاحَكَ لِمَنِ اتَّبَعَكَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ
26.215. Waikhfid janahaka limani ittabaAAaka mina almu/mineena
26.215. et sois bienveillant à l’égard des croyants qui te suivent ,
26.215 . And lower thy wing ( in kindness ) unto those believers who follow thee .

فَإِنْ عَصَوْكَ فَقُلْ إِنِّي بَرِيءٌ مِّمَّا تَعْمَلُونَ
26.216. Fa-in AAasawka faqul innee baree-on mimma taAAmaloona
26.216. mais s’ils te désobéissent, dis-leur : «Je désavoue ce que vous faites.»
26.216 . And if they ( thy kinsfolk ) disobey thee , say : Lo! I am innocent of what they do .

وَتَوَكَّلْ عَلَى الْعَزِيزِ الرَّحِيمِ
26.217. Watawakkal AAala alAAazeezi alrraheemi
26.217. Confie-toi au Tout-Puissant, au Tout-Compatissant,
26.217 . And put thy trust in the Mighty , the Merciful .

الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ
26.218. Allathee yaraka heena taqoomu
26.218. qui te voit quand tu te tiens seul pour prier,
26.218 . Who seeth thee when thou standest up ( to pray )

وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ
26.219. Wataqallubaka fee alssajideena
26.219. et quand tu te trouves parmi ceux qui se prosternent.
26.219 . And ( seeth ) thine abasement among those who fall prostrate ( in worship ) .

إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ
26.220. Innahu huwa alssameeAAu alAAaleemu
26.220. Il est, en vérité, l’Audient et l’Omniscient.
26.220 . Lo! He , only He , is the Hearer , the Knower .

Le verset suivant :

 وَأَنذِرْ عَشِيرَتَكَ الْأَقْرَبِينَ
26.214. Waanthir AAasheerataka al-aqrabeena
26.214. Avertis les gens qui te sont les plus proches,
26.214 . And warn thy tribe of near kindred ,

s'insère dans une sourate qui relate l'histoire de Moussa 'aleyhi salam depuis la préiode où il assuma la charge de l'apostolat jusqu'au moment où il émigra avec les enfants d'Israël qu'Allâh 'azawajal sauva de Pharaon et de son armée qu'Il fit périr engloutis par les flots. Cette sourate mentionne les différentes étapes par lesquelles Moussa 'aleyhi salam est passé dans sa prédication.

Saffyu Er-Rahmân El-Moubarakfuri affirme que ces détails furent fournis lorsque l'ordre fut donné à l'Envoyé d'Allâh 'azawajal d'appeler son peuple à Allâh. Ainsi, cet exemple fut proposé au Prophète et à ses compagnons de ce qu'ils allaient essuyer comme démenti et persécutions, une fois la prédication publique entammée. Ils connaîtraient dès le départ, les difficultés à venir.

Qui plus est, elle inclut des récits décrivant la terrible issue qui fut celle des négateurs qui avaient traité de menteurs leurs prophètes, tels que les peuples de Nuh (Noé) 'aleyhi salam, de 'Âd, de Thamûd, d'Ibrahim salla Llâhou 'aleyhi wa salam, de Loth et de Chu'ayb 'aleyhim salam.

Les qureychites qui frapperaient de mensonge le Message Divin ne pourraient plus douter du courroux d'Allâh à leurs égards et les croyants auraient la ferme conviction que l'avenir leur sera favorable contrairement aux négateurs.


Comment les mecquois réagiront-ils à l'appel publique de Muhammed  :
: de la foi authentique en Allâh 'azawajal, et en la mission Divine qui lui accorda ?
Réponse, dans le prochain post, inchaAllâh, qui sera centré autour de la deuxième phase : Le Prédication publique.

"Allahumma salli 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ sallayta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm.
Wa bârik 'ala (Sayydina) Muhammad wa 'ala âli (Sayyidina) Muhammad kamâ barakta 'ala (Sayyidina) Ibrâhîm wa 'ala âli (Sayyidina) Ibrâhîm fil 'alamin. Innaka Hamîdun-Majîd. "

"Ô Allâh ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim.
Bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim parmi les mondes. Tu es Digne d'éloges, Le Glorieux Suprême. »

               

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MessagePosté le: 28/03/2009 23:44:14    Sujet du message: Publicité
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